1975, un ovni près de Cheyenne, Wyoming

On évoque très souvent une relation entre les ovnis et les installations nucléaires militaires. Voici le témoignage d’un officier américain, en fonction sur un site de lancement.

Mon prénom est Bruce. J’ai passé 20 ans dans l’armée de l’air. Les neuf premières années, j’ai servi comme engagé et les 11 dernières comme  officier. Au départ, j’étais très sceptique quant à toutes ces  » absurdités sur les OVNI « .

L’incident 

À l’automne de 1975, j’étais commandant d’une unité de combat Minuteman III avec mon adjoint «Sam » (un lieutenant qui avait auparavant servi dans les unités TAC).Afin de rester éveillés cette nuit là  nous avons surveillé les communications radio entre le chef de patrouille («Sgt Jones») et les flics – en fait l’équipe de sécurité d’alerte (SAT). Ils étaient en patrouille près de l’un de nos 10 sites de missiles, au sud à une quinzaine de kilomètres de l’installation de contrôle du lancement ou (LCF).

Installation de contrôle de lancement standard

Vers 2 h du matin, nous avons entendu le sergent Jones demander aux deux policiers d’arrêter leur véhicule, et de regarder autour d’eux et de rapporter tout ce qui pourrait avoir l’air d’anormal. Il ne donna pas de conseil pour savoir où chercher ni quoi chercher. La réponse fut d’abord qu’ils ne voyaient rien. Puis quelques secondes plus tard, ils indiquèrent d’une voix enthousiaste qu’ils avaient vu une chose blanche avec des pulsations dans le ciel. Ils pouvaient voir clignoter des lumières rouge et bleu entre les pulsations. Jones demanda où ils l’avaient vu. Les flics  répondirent que c’était au nord, à environ 15 kilomètres, et qu’il semblait très proche de la capsule principale. Maintenant pleinement éveillé, Sam et moi nous sommes regardés et nous sommes demandés ce qui se passait. J’ai appelé Jones sur la ligne nous reliant et lui ai posé des questions sur la conversation qu’il venait juste d’avoir avec la SAT. Il a dit que, en ce moment au-dessus de la LCF (à environ 30 mètres) il y avait une lumière blanche palpitante avec des lumières rouge et bleu visible entre les pulsations. Il a également dit qu’elle avait la forme d’un «gros cigare» et semblait être longue d’environ 15 à 18 mètres. Il l’observait alors que nous discutions au téléphone. Jones a indiqué que l’objet s’éloignait.

Le sergent Jones appela de nouveau  quelques minutes plus tard et  déclara que l’objet semblait s’être arrêté quelques kilomètres plus loin – à proximité de l’un des sites de missiles.


Site de lancement typique

Nous ordonnâmes aux policiers de se rendre à ce site de missiles, mais ils durent  revenir à la capsule pour changer les piles de leurs lampes de poche et prendre d’autres équipements. Quand ils se sont finalement dirigés vers le silo, la  lumière pulsante était partie avant leur arrivée. Au cours des deux heures suivantes, la lumière pulsante fit escale à proximité de plusieurs sites de missiles. Chaque fois que nous essayâmes d’envoyer les flics sur le site en question. Chaque fois  les flics dirent qu’ils avaient des problèmes de voiture et / ou d’autres problèmes d’équipement et en fait ne se rendirent jamais à l’un des sites. Selon Jones,  peu de temps autour de 4 heures ½ du matin, elle disparu rapidement,  transformée en un point blanc en l’espace de quelques secondes. Le point blanc dans le ciel resta quelques secondes, puis disparu totalement.

Pendant que cela se déroulait, nous mentionnèrent, au cours d’une des communications de contrôle avec les autres cellules de commandement, l’objet et reçûmes des ricanements et fûmes ridiculiser. Dans la minute, un des autres commandants appela notre capsule et dit qu’il avait été informé par son équipage de surface qu’ils avaient observé le même type de lumières au dessus de leur site de missiles, plus tôt dans la nuit, mais qu’il ne voulait  rien dire à ce sujet dans les communications par crainte du ridicule. Il dit qu’il n’avait pas et n’aurait pas signalé l’incident au quartier général- encore une fois par peur du ridicule. Sam et moi  signalâmes l’incident au SAC et au centre de contrôle de Warren juste après cet appel et ils rirent de nous et nous demandèrent de rappeler  si elle «  mangeait les flics», que nous avions envoyé vérifier, ce qui bien sûr ne fut pas le cas puisqu’ils ne furent jamais près des sites. Même si on rît de nous à chaque fois que nous appelâmes, nous nous assurâmes que cela avait été officiellement rapporté au moyen de 3 ou 4 appels de plus au centre de contrôle. Lors du dernier appel nous insistâmes sur le fait pour qu’ils  l’incluent dans leur journal sinon nous allions réveiller le commandant de la base. Je souhaite maintenant que nous l’ayons fait.

Le lendemain matin, après notre garde nous avons été relevés par une nouvelle équipe et sommes remontés à la surface. Le sergent Jones était là recroquevillés sur une chaise. Il était éveillée et toujours très perturbé et effrayé par son expérience. Nous passâmes un certain temps à lui parler et à essayer de le calmer. Contre  la promesse que nous ne ferions pas de rapport, sur les opérations du samedi, le Sgt Jones déclara également  que les flics (SAT) avaient eu peur de la mort la nuit précédente et avaient décidé de ne se rendre en aucune circonstance sur l’un des sites où avaient été vue «cette chose».C’est ce qui explique l’ensemble  des problèmes avec leur véhicule et  leur équipement. A ce jour, je suis convaincu que le Sgt Jones a estimé qu’il avait vu quelque chose de très rare cette nuit là et a été sincère dans sa description de l’activité. Je n’ai jamais revu le Sgt Jones lors de mes autres gardes.

Au cours de plusieurs des réunions de démobilisations suivantes, tous les équipages sortants furent informés que cet événement n’avait jamais eu lieu et reçurent pour instructions de ne parler à personne à ce sujet. Je n’ai pas reconnu la personne qui nous avait briefés lors de la réunion de démobilisation. Comme un militaire qui a suivi les ordres pendant 20 ans, j’ai eu des réserves à mentionner cet incident.

Toutefois, au cours de ces dernières années, j’ai lu ou vu à la TV au Larry King Show le cas où des incidents similaires avaient été rapportés par d’anciens militaires, plus spécialement me vient à l’esprit un ancien commandant de missiles – Robert Salas . Depuis il semble que les sceptiques ont mis en doute leur intégrité, ainsi que leur mémoire, je pense qu’il est temps pour nous tous qui sommes tus de parler de ce que nous avons observé.

Plus d’informations sur le service des missiles

Au cours de la période de 1974 à 1977, j’ai été affecté au 400e SMS à FE Warren AFB près de Cheyenne Wyoming. Cinq ou six fois par mois, j’ai été envoyée à l’une des nombreuses capsules de commande de lancement(LCCS), ainsi que dans les installations de contrôle de lancement en surface (LCFS) situées dans le Wyoming, le Nebraska ou le nord du Colorado. Comme je m’en souviens, le service d’Alerte des missiles comprenait 12 heures dans le trou (18 mètres sous terre et derrière une porte de 8 tonnes).Ensuite, 8-12 heures en surface pour les repas et le sommeil (l’ancienne équipe nous remplaçait et partait après son quart).Et à nouveau un autre cycle de 12 heures dans le trou où nous serions  remplacés par un nouvel équipage lorsque le cycle recommencerait. L’équipage de surface avait un calendrier différent et se composait d’un cuisinier, un sous-officier qui dirigeait le site, de policiers de la sécurité («les flics » – officiellement SAT ou Equipe d’ Alerte de Sécurité Team), qui avait à répondre aux  alarmes du site, la plupart étaient déclenchées par des lapins ou des équipes de test. Il y avait toujours au moins le NCOIC, un cuisinier et deux policiers en service à la LCF.

La charge de « Missile Alert » est un emploi unique. La plupart du temps était passé assis à faire très peu. Ensuite, il y avait des périodes  très mouvementée avec les messages de test et les exercices ainsi que l’entretien soit à la CDC ou de l’un des 10 sites de missiles Minuteman III (silos) que votre capsule contrôlait. Dormir pendant votre quart de travail à ce moment-là n’était pas autorisé (même si il y avait un beau lit de camp dans la capsule). Certains des membres de l’équipage ont violé cette règle, mais à 99,99 % du temps mon adjoint et moi restâmes éveillés (toutefois peut-être pas toujours pleinement en alerte)

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