A la recherche d’un fabuleux trésor

Des trésors, il y en a partout, et singulièrement en France. Les amateurs d’Histoire sont parfois les mieux placés pour les situer et les découvrir. Certaines aventures méritent d’être contées. En voici une particulièrement passionnante.
En 711, lorsqu’il aborda les côtes espagnoles, Tariq Ibn Ziyad traînait dans son sillage de lourdes et mystérieuses caisses dont il est encore fait mention en 714, lors de la prise de Saragosse. A cette époque, les conquérants ne s’embarquaient pas la fleur à l’arbalète. Et le corps spécial des gardes était chargé de veiller sur le butin. Un fait est certain, c’est que rappelé d’urgence à damas, en 715, Tariq n’eut pas la possibilité de ramener en terre sarrasine toutes ses prises de guerre, et une grande partie resta à ses successeurs qui, quatre ans plus tard, allaient entreprendre le passage des Pyrénées.
Une vieille chronique assure que les Sarrasins auraient été les dépositaires des  » Secrets du Monde « , c’est à dire d’une connaissance avancée, celle qui plus tard se révéla à Tolède et à Cordoue. La civilisation avancée que les califes imposèrent à l’Espagne encore barbare milite en faveur de cette hypothèse.

Le trésor des Maures serait donc un puits de science que de nombreux occultiste et pêcheurs de lune tentèrent de retrouver au cours des siècles. Sans doute, les sarrasins ne purent-ils en tirer en es pagne toute le bénéfice, en raison du manque de matières premières. Mais, tant au point de vue de l’architecture que dans le domaine de l’agriculture, ils firent ce que l’on nommerait aujourd’hui des miracles.

DES TONNES D’OR !

Une légende locale transmise d’Equiül à Barcus, le soir à la veillée, prétend qu’il existe dans une des grottes de la région un trésor fabuleux déposé là il y a près de 1300 ans par les grands initiés maures. Depuis toutes les tentatives pour le récupérer on été vouées à l’échec. L’affaire ne date pas d’hier. En 1938, un radiesthésiste qui avait de nombreuses informations sur le trésor de Tariq Ibn Ziyad décela au pendule la présence de précieux biens. Il monta sa propre expédition, accompagné d’un expert en dynamite. Les grottes d’alentour retentirent d’explosions. Puis un beau matin, le radiesthésiste limogea son assistant et s’enfonça seul dans la galerie. Il ne revint jamais. L’affaire fit assez de bruit dans la région pour que les langues se délient :  » Ce n’est pas le premier que latere avale, racontèrent les vieux. Il y en a comme ça qui partent à la recherche du trésor des Maures, et puis que l’on ne revoit plus !  » En faisant le compte, on apprit qu’une vingtaine d’aventuriers avaient laissé leur vie dans l’entreprise ! En 1946, un nommé Henri B…descendit à une soixantaine de mètres au fond d’un aven du pic de Abeillon. Discret sur le but de son exploration, il répondit à un journaliste qui l’interrogeait : « Je viens rechercher un message de paix. »

En revanche, chacun put voir qu’il était remonté les poches vides ! Cela n’empêcha pas d’ailleurs, à quelques jours de là, la police judiciaire de fouiller ses bagages dans un hôtel d’Oloron. L’ayant rencontré à plusieurs reprises à Nice, ce dernier me montra des plans très précis du site qu’il prospecta, ainsi que des parchemins rédigés en arabe, auxquels je l’avoue, je ne compris rien…cependant un croquis sans âge ornait l’un d’eux.

Au mois d’août 1967, les montagnards pyrénéens virent sans surprise arriver dans leur région une douzaine de spéléologues équipés pour le moins d’un matériel pour le moins curieux. Des détecteurs électroniques voisinaient avec des sondes ultra-sensibles dans une panoplie du parfait explorateur souterrain. Ces insolites touriste désiraient eux aussi, prospecter les avens et les grottes qui s’étendent entre Oloron et Arette. Le tremblement de terre du 13 août à 23 h15 stoppa leur téméraire ardeur.

Mon ami Claude B… décida au mois de septembre 1970 de retrouver le passage qui conduit à ce précieux pactole. Se fixant à Arette, il rayonna dans toute la région en interrogeant les personnes âgées les plus susceptibles de lui fournir des renseignements sur l’histoire locale. Il constata aussitôt qu’une sorte de barrière de silence avait été dressé autour du  » trésor des Maures « .

Le pic de Cambeillon attira son attention, car il constitue le meilleur repère pour qui voudrait dissimuler dans les entrailles de la terre un dépôt précieux. Ce pic est formé de quatre arêtes sensiblement orientées vers les quatre points cardinaux. Il ressemble à une grande pyramide et sa topographie particulière est visible de loin. Nombreux sont ceux qui estiment que c’est dans l’aven qui s’étire sous cette montagne que les Maures ont dissimulé leurs mystérieuses caisses. Ils savaient que même après des siècles, la topographie des lieux resterait immuable, et que leurs descendants découvriraient très facilement la montagne pyramidale.

Non loin de la grotte de Cambeillon, Claude B… s’entretint avec les habitants d’une ferme du nom de « Larrandaburu  » . Ses occupants semblaient parfaitement au courant de la légende locale, mais une peur s’empara d’eux lorsque le chercheur évoqua le trésor des maures. Cette région est protégée par des  » forces « , lui confia le fermier, il est dangereux de s’y aventurer seul.

 » Allez-donc faire un petit tour sur la face ouest du pic, ajouta-t-il et vous verrez que je ne vous mens pas».

Claude B… suivit ce conseil et découvrit, vers le couchant, des orifices qui donnaient accès à l’intérieur de la « pyramide ». C’est à ce moment précis que des centaines d’abeilles l’assaillirent lui et sa femme. Les insectes pénétrèrent dans leur chevelure sans les piquer, semblant les repousser loin de la montagne protégée. A plusieurs reprises, le couple tenta de revenir jusqu’à l’entrée des grottes, mais chaque fois les abeilles s’interposèrent entre eux et le site frappé d’interdit.

Nous savons que plusieurs personnes qui résident non loin du pic de Cambeillon ont retrouvé des statues en métal de différentes dimensions. Cependant depuis que la terre a tremblé de nombreuses fois, les aventuriers se font de moins en moins nombreux dans les grottes et avens de la région !

Par Guy Tarade

Voir également : http://web.archive.org/web/20150318090305/http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/ et http://web.archive.org/web/20141104103722/http://lesdossiersdeletrange.over-blog.com:80/

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