A propos du soi-disant réchauffement  »global »

Un intéressant autre son de cloche, à  contre courant des idées dominantes actuelles (non, non, je n’ai pas dis ‘’désinformation » !) et émanant d’un éminent glaciologue, svp…. :

Non, les glaciers ne sont pas menacés de disparition !

par le Professeur Robert Vivian, glaciologue.

– La thèse condamnée : « Le réchauffement global de la terre est une certitude : la preuve ?, les glaciers disparaissent ! ».

– Un discours dominant, faisant la loi chez les scientifiques et méme chez certains glaciologues, dans la presse et les médias… et, in fine, chez les politiques.

  • On nous dit que

les glaciers, à  cause du « réchauffement global », sont en recul catastrophique. Non. C’est faux.
Voici quelques arguments pour prouver que la deuxième moitié du XXe siècle a été marquée plutôt par une stabilisation et une avancée des glaciers… que par un recul.

  • On nous dit que

les glaciers, toujours pour les mémes raisons, vont disparaître. Non, c’est faux.

Les arguments existent pour prouver que les glaciers, dans le passé, ont enregistré des reculs beaucoup plus importants qu’aujourd’hui et que cela n’a pas signifié pour autant « disparition » de la glaciation.

  • Alors pourquoi ce discours, convenu et simpliste à  la fois, sur une supposée « débàcle » actuelle ou prochaine des glaciers alpins ?
  • La part du réchauffement provoqué par les industries humaines est tout à  fait insuffisante pour expliquer, seule, les variations glaciaires. Elle n’en est pas la cause première !

Le discours  » ambiant  »

La terre enregistre depuis quelques dizaines d’années un réchauffement de l’atmosphère de l’ordre de 1,5°C à  2° ou méme 3°C selon les scénarios, réchauffement – dit « global »- dû à  l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à  effet de serre produits par les industries humaines (C02, CH4, CFC….). La preuve ? les glaciers fondent, le niveau de la mer s’élève ; mieux ! Les glaciers des Alpes sont, à  court terme, menacés de disparition !

Quelques pistes de réflexion critique

  • Une remarque d’abord : en matière scientifique, les « moyennes » ne veulent rien dire : elles peuvent recouvrir des états et des notions complètement contradictoires (ex. suite à  la déglaciation quaternaire il a été enregistré aux latitudes moyennes des transgressions marines tandis qu’aux latitudes polaires au contraire, la conséquence a été le phénomène de landhà¶jning = allègement, donc avec émersion des terres et « terrasses soulevées »). Incontestablement l’utilisation abusive des « moyennes » nuit à  la crédibilité de certains modèles.
  • La  » mondialisation  » en matière de climat est un leurre. Elle n’existe pas Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène . On le redécouvre aujourd’hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l’Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe etc. Il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l’environnement chimique des régions polaires. Qu’on se le dise !!

  • Par ailleurs il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à  températures négatives, iI signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à  terme, une crue glaciaire. Autre remarque : pour certains glaciers alpins et pour les glaciations d’ inlandsis (travaux de la NASA au Groënland) les conclusions des études de bilans glaciaires doivent étre nuancées : des bilans positifs peuvent correspondre sur les fronts à  des reculs linéaires et volumétriques (et vice-versa).

  • Ensuite les glaciers n’ont pas attendu l’aube du troisième millénaire, ni le développement des industries humaines pour fluctuer (grosso modo) en fonction du climat . Depuis la fin des temps quaternaires, la décrue en Europe a ainsi ramené les glaciers des zones de piémont jusque dans le cœur de la montagne alpine.. enregistrant alors des fluctuations qui ont été beaucoup plus importantes que celles enregistrées aujourd’hui, et en des temps où il n’y avait ni voitures, ni chauffages urbains, ni aucune autre trace sensible de civilisation humaine!

  • En fait, ce qu’il faut surtout savoir, c’est que les glaciers -surtout les glaciers dits « de montagnes » tels que ceux que l’on rencontre dans les Alpes- ne sont que des indicateurs « imparfaits » du climat. D’autres facteurs que le climat interviennent, en particulier ceux liés au cadre physique dans lequel s’inscrivent les glaciers (géologie, altitude moyenne, altitude du front, pente longitudinale, hypsométrie, couverture morainique, hydrographie…).

  • On ne peut donc, en aucune façon, faire systématiquement d’une variation glaciaire (positive ou négative) le test d’une fluctuation de méme sens du climat.., donc, à  fortiori, de  » l’artificialité » du climat mise en avant en cette fin du XXe siècle.

    L’expérience du terrain.., mais que disent donc les glaciers ?

    L’holocène a marqué depuis 12000 ans le grand recul des glaciers alpins jusqu’à  leur position actuelle. Depuis le Boréal, les glaciers ont oscillé sur un espace assez restreint, celui des marges des glaciers actuels, permettant à  ces altitudes une présence continue des espèces arborées (cf. bois datés C14)

    Alors que dans le dernier tiers du XlXe siècle et dans la première partie du XXe siècle, les glaciers des Alpes ont subi, surtout de 1925 à  1965, un très intense recul qui a marqué… et les esprits et les paysages glaciaires…. le dernier tiers du siècle (période centrée sur l’intervalle 1970-1990) a vu – au contraire- , dans le massif du Mont-Blanc et dans d’ autres régions du monde, les fronts des glaciers avancer et les volumes de glace s’accroître. Ne parlait-on pas dans la presse, en 1986, de « nouvelle glaciation »? Que les glaciers reculent ou avancent, il faut se rappeler que leur comportement ne doit étre analysé qu’à  l’aune de la durée (historique et géologique) …et non de l’année ou d’un tout petit groupe d’années.

    Sinon, il devient facile de prouver tout et n’importe quoi, y compris de mettre en contradiction avec eux-mémes les tenants du tout  » réchauffement global dû aux industries humaines ».

    Un seul exemple ? Dans le méme temps où l’on nous annonce qu’à  cause des gaz à  effet de serre, les années 80 ont été les plus chaudes du siècle (cf. R.Houghton et G Woodwell in « Pour la Science » 1989 avec comme années « record », dans l’ordre : 1988, 1987, 1983, 1981, 1980, et 1986), ces mémes années 80 ont été marquées dans les Alpes (et ailleurs), sur le plan glaciologique, par une des deux crues glaciaires les plus significatives du XXe siècle :

    • en France (les glaciers du Mont-Blanc avancent ; sur la rive gauche du glacier d’Argentière « destruction » du pylône de téléphérique…méme le minuscule glacier de Sarennes -Oisans- enregistre des bilans positifs),
  • en Suisse (crue glaciaire nécessitant la transformation de la prise d’eau du torrent en prise sous-glaciaire au glacier de Biferten, bassin de la Linth cf photos dans la revue du CAS),

  • en Italie (augmentation localisée des pourcentages de glaciers en crue),

  • en Autriche (id).

  • Aujourd’hui, une analyse allant dans le méme sens ( cf. études de la NASA) est faite pour les inlandsis et les calottes polaires. L. Reynaud (2003) insiste sur la crue enregistrée par les glaciers scandinaves depuis quelques années.

    Alors pourquoi cette perception erronée de la réalité-terrain ?

    On peut y voir trois raisons :

    1) D’abord, souvent, à  cause d’une évidente méconnaissance de la vérité scientifique (la « glaciologie d’autoroute » est mauvaise conseillère!) et d’un manque de culture « glaciologique » et de la géographie du monde… dont la conséquence est de faire apparaître le glacier comme le simple – et seul- reflet du climat ambiant.

    2) Ensuite, il faut le reconnaître, cette période de crue des années 80 a été complètement masquée aux yeux du grand public par la réalité de nombreux reculs concomitants (qu’il n’est point nécessaire de nier pour rester dans la normalité millénaire), enregistrés principalement sur de petits glaciers, exposés au sud, de faible altitude moyenne ou situés en marge de glaciation, mais ne concernant que des volumes restreints de glace. L’exemple souvent invoqué est le glacier de Sarennes (50 ha) dans les Alpes Dauphinoises, glacier dont le bilan de masse est mesuré in situ depuis plus de 50 ans… Le phénomène de recul est d’autant plus voyant que le nombre des petits glaciers est important dans les Alpes occidentales ( 75 % du nombre de glaciers – dont la taille est inférieure ou égale à  50 ha -représentent à  peine 19 % du volume de glace accumulée du Léman à  la Méditerranée). Par ailleurs le nombre de petits glaciers s’accroît au cours de la déglaciation (par morcellements successifs des grands glaciers) : il convient donc, pour ne pas trahir la « réalité-terrain » , d’évoquer des surfaces -ou mieux encore des volumes- plus que des nombres et surtout que des pourcentages de populations de glaciers.

    3) Le discours mondialiste « triomphant », « martelé aussi inlassablement qu’un tube de Michael Jackson « (dixit Luc Ferry), préchant l’échauffement global et le recul des glaciers de par le monde (cf « le discours ambiant »)… et correspondant, dès les années 80, à  la mise en place du discours-programme – géopolitique plus que scientifique – de l’IPCC (IPCC=lntergovernmental Panel on Climatic Changes ; GIEC en français).

    Conclusion

    Non, les glaciers alpins ne peuvent pas servir de preuve ou d’alibi à  l’identification de la part anthropique d’un soi-disant réchauffement global.

    Le réchauffement d’origine anthropique reste largement masqué par les fluctuations ‘’naturelles » du climat.

    … ce qui , bien sûr, ne disqualifie en aucune façon le discours et les recherches sur les effets des activités humaines (CO2, CH4, CFC..) dans les évolutions climatiques très récentes.

     

    Source :

    Professeur Robert VIVIAN (27/10/2003)

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