Arghilas, cité enfouie sous les sables

Les preuves s’amoncellent d’une civilisation d’avant l’Egypte. Dans cette histoire où l’Atlantide n’a été qu’une ville évoluée parmi tant d’autres. De ces temps reculés voici la cité Arghilas. La cité enfouie dans les sables refait son apparition.

Mais d’où descendent les berbères ?

Voici un mystère préhistorique de plus…

RABAT, 19 août (Reuters) – Les vestiges d’une cité préhistorique censée remonter à  15.000 ans et appartenir à  une vieille civilisation berbère ont été découverts au Sahara occidental, ont rapporté jeudi les médias marocains.

Une équipe de scientifiques marocains est tombée sur les ruines, recouvertes de sable, de la cité d’Arghilas, profondément à  l’intérieur du territoire, administré par le Maroc.

Les vestiges d’un lieu de culte, de maisons et d’une nécropole, ainsi que des colonnes et des gravures d’animaux sur pierre, ont été retrouvés sur le site, non loin de la ville d’Aousserd, dans le nord-est du Sahara occidental.

Cette zone reculée est connue pour ses gravures préhistoriques abondantes mais, pour les scientifiques, la découverte pourrait s’avérer importante s’il se confirme que les ruines sont bien d’origine berbère, car on pense généralement que cette civilisation ne date pas de plus de 9.000 ans.

« Il semble que les scientifiques en soient arrivés à  l’estimation de 15.000 ans à  en juger par le style des gravures et le thème des dessins », a expliqué à  Reuters Moustapha Ouachi, un historien berbère basé à  Rabat.

Les colonnes découvertes constituent les poutres du temple de la ville, a précisé la chaîne de TV marocaine 2M, ajoutant qu’une nécropole collective entourée par des habitations «en courbe » se trouve de l’autre côté de la ville.

Ces vielles bâtisses, qui remontent à  la préhistoire d’environ 15.000 ans, ont été difficilement conservées à  cause de l’érosion climatique et de l’impact de Homme, selon la chaîne 2M. «L’usage et l’empilage des pierres signifie que ces constructions étaient des nécropoles ou d’anciennes demeures que les populations ont exploité après la construction de nouvelles habitations », a déclaré à  2M, M. Argimati Acharki, de la délégation du ministère des Mines et de l’Energie à  Laâyoune, poursuivant que ces vestiges, qui remontent à  la préhistoire, ont disparu.

«Ce genre d’habitations, de nécropoles et de lieux de culte s’étendent du nord au sud sur près de 500 km », a-t-il fait remarquer, ajoutant qu’ils se trouvent même dans d’autres régions de l’Anti-atlas.
«Le site est actuellement en phase d’étude et d’évaluation par des spécialistes en archéologie ”, a noté la chaîne, soulignant que les responsables prévoient de le mettre à  la disposition des étudiants en géologie dans le but de leur permettre de prendre connaissance de l’histoire de la relation qu’entretenait l’homme avec le Sahara du sud marocain ».

Les Berbères sont les habitants les plus anciens de l’Afrique du Nord. Ils étaient implantés dans la région bien avant l’arrivée des Arabes au VIIe siècle.

Connus depuis l’antiquité pharaonique sous les noms de Lebu, Tehenu, Temehu, Meshwesh, les Berbères subsistent dans un immense territoire qui commence à  l’ouest de l’Egypte. Actuellement des populations parlant le berbère habitent dans une douzaine de pays africains, de la Méditerranée au sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil.

Les groupes kabyle en Algérie, Braber et Chleuh au Maroc représentent chacun plusieurs centaines de milliers d’individus tandis que certains dialectes, dans les oasis, ne sont parlés que par quelques dizaines de personnes. C’est la raison pour laquelle les cartes d’extension de la langue berbère n’ont pas grande signification. Le territoire saharien couvert par les dialectes touareg (tamahaq) en Algérie, Libye, Mali et Niger est immense mais les nomades berbérophones qui le parcourent et les rares cultivateurs de même langue ne doivent guère dépasser le nombre de 250 ou 300 000. Ils sont à  peine plus nombreux que les habitants du Mzab qui occupent dans le Sahara septentrional, un territoire mille fois plus exigu. Le bloc kabyle est dix fois plus peuplé que la région aurasienne, plus vaste, où est parlé un dialecte berbère différent.

En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord et cependant les Berbères existent.

Rares sont les peuples comme les Berbères dont les origines ont été recherchées avec autant de constance et d’imagination. Dès la plus haute Antiquité, des récits circulaient dans les milieux savants et chez les mythographes sur les origines des habitants de l’Afrique. Le plus connu, parce que des générations de lycéens pâlirent sur les pages du De Bello Jugurthino, nous est rapporté par Salluste.

La légende des origines perse et mède

Les premiers habitants de l’Afrique furent, dit Salluste, les Gétules et les Libyens, gens grossiers et barbares qui se nourrissaient de la chair des bêtes sauvages ou de l’herbe des prés, à  la faà§on des troupeaux. Plus tard, des Mèdes, des Arméniens et des Perses conduits par Hercule en Espagne, passèrent en Afrique et se mêlèrent, les premiers avec les Libyens, les Perses avec les Gétules. Tandis que les Mèdes et Libyens, bientôt confondus sous le nom de Maures, eurent de bonne heure des villes et échangèrent des produits avec l’Espagne, les Gétules et les Perses condamnés à  une vie errante, prirent le nom de Nomades. Cependant la puissance de ces derniers s’accrut rapidement, et sous le nom de Numides, ils conquirent tout le pays jusqu’au voisinage de Carthage.

Cette légende, Salluste n’en revendique nullement la paternité ; il dit même qu’elle est contraire à  la tradition la plus répandue (et que nous ne connaissons pas) mais qu’elle est, en revanche, admise par les indigènes. Il la rapporte d’après une traduction qui lui aurait été faite des livres puniques du roi Hiempsal (libri punici qui regis Hiempsalis dicebantur).

De la première époque, antérieure à  Hercule, ou plus exactement Melqart, le dieu phénicien qui fut assimilé au fils d’Alcmène, Salluste donne le cliché habituel par lequel l’érudit moyen dépeint, à  tort, les temps primitifs. Ces Libyens et Gétules, chasseurs et cueilleurs, sont bien évidemment des peuples de la Préhistoire que Salluste, ou plutôt Hiempsal, rejette dans les temps mythiques. Il nous faut cependant retenir l’existence de deux éléments de population dans l’Afrique la plus archaïque. Quel fait permettait d’établir cette distinction sinon une différence dans les genres de vie née elle-même des conditions géographiques et par conséquent de la localisation de ces peuples ? Or, de l’avis unanime des historiens anciens et modernes, les Gétules étaient des nomades dont on trouve les traces évanescentes depuis les rives de l’Océan jusqu’au golfe des Syrtes. Pour les écrivains classiques, étaient généralement qualifiés de Gétules tous les nomades méridionaux distincts des Ethiopiens et des Garamantes. Les Gétules étant nomades on en déduit que les Libyens d’Hiempsal, ceux qui « eurent de bonne heure des villes » étaient les ancêtres des sédentaires.

Triton, précisait :

« Je viens d’indiquer les Libyens nomades qui habitent le long de la mer. Au-dessus d’eux, à  l’intérieur des terres, se trouve la Libye des bêtes sauvages… Mais au couchant du Lac Tritonis (c’est-à -dire au Nord étant donné l’orientation incorrecte attribuée à  la côte à  partir des territoires carthaginois) les Libyens ne sont plus nomades et n’ont plus les mêmes coutumes… ce sont des Libyens cultivateurs… Ils ont des maisons et sont appelés Maxyes ». Dans un raccourci assez simpliste mais exact, Hérodote oppose « la Libye orientale (où) habitent les nomades (qui) est basse et sablonneuse jusqu’au fleuve Triton, et celle à  l’occident de ce fleuve, habitée par les cultivateurs (qui) est très montagneuse, très boisée… « .

Aujourd’hui les preuves s’accumulent. On découvre des cités englouties sous les eaux autour de l’océan Atlantique Nord, dans la Méditerranée, à  Taiwan. On vient de découvrir cette cité engloutie sous les sables. A cette époque reculée, le Sahara était verdoyant. Les Océans se situaient 120 mètres plus bas. Le monde était bien différent. Toutes ces découvertes tournent toujours d’avant 11000 ans. Les Berbères seraient les descendants directs de ces civilisations disparues. Cela devient plus que probable aujourd’hui.

Sources : http://www.bladi.net/modules/newbb/sujet-24601-5-decouverte-cite-prehistorique-berbere-sahara-occidental / http://www.mondeberbere.com/histoire/camps/origines.htm / http://www.midelt.com/news.asp?id=75

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