Banque : la valse des faux monnayeurs

« Question simple » : « Si toutes les nations sont endettées, à  qui doivent-elles rembourser ?

Mais d’où les Banques et/ou le FMI ont-ils tiré cet argent ? « , voyons le fonctionnement actuel du système bancaire mondial.

Dans son essence la création de monnaie actuelle par le système bancaire est identique … à  la création de monnaie par des faux monnayeurs.

Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats.

La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents et intouchables.

Pour remédier à  ce racket légalisé, la priorité passe par une réforme du crédit:

La seule règle à  rétablir : toute création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul .

Quelle est la situation actuelle  ?

Prenons un exemple : vous souhaitez financer votre résidence principale, disons : 200 000 €.

Il faut savoir que les banques actuelles peuvent vous prêter, par simple jeu d’écriture, cette somme.

Il vous faut, bien entendu, satisfaire à  quelques justificatifs de revenus, pour obtenir ce prêt.

Si le couple est salarié, pas de problème ; fonctionnaires, encore mieux.

Par la loi, il est exigé, théoriquement, aux banques, de « couvrir » ce prêt, à  hauteur de 2 à  5% du total en fonds propres, voire 0% ! ! !

Vous financez donc l’achat ou la construction, remboursez avec intérêts, tout va bien.

Exemple : emprunt 200 000 € à  4% (taux moyen actuel) sur 20 ans.

Soit 1212 euros mensuels durant 20 ans.

Total remboursé : 290 880 €.

Bénéfice banque : 90 880 €.

Garantie engagée par la banque  ? de 0 à  5% soit de 0 à  10 000 euros ; le prix d’une petite occasion auto.

Ca c’est dans l’hypothèse où vous menez à  bien vos remboursements à  échéances.

Supposons qu’un des époux perde son emploi, pire les deux, même momentanément, allez un an.

Croyez-vous que le banquier va attendre 1 an si vous ne pouvez plus assumer vos remboursements ?

Que peut-il faire  ?

Ben, faire procéder à  la vente pardi.

Supposons que cela arrive au bout de 3 ans.

Vous avez payé :

Taux du prêt à  4% : remboursé en 36 échéances : 43 632 €.

Vous ne pouvez pas payer  ? Ils font vendre votre bien.

En 3 ans ans, votre maison a pris une plus value, disons 5% : elle vaut 210 000 € et vous réussissez à  la vendre rapidement.

 Dans cet exemple : vous devez encore 37 248 € à  la banque !

Gain de cette opération pour le banquier : 290 880 € avec 1 dépà´t de garantie de 10 000 € maxi pour le banquier.

Avez-vous remarqué que vos remboursements des premières années ne concernent que les intérêts  ?

En général, le remboursement de la maison, à  proprement parler, n’intervient qu’au terme de 5 ans.

Pas cons les gars..

C’est-y pas un beau métier ça  ?

Oui mais c’est rare, ce cas de figure, me direz-vous.

Pas tant que ça, il est courant. Mais bon, allez, on vous l’accorde.

Remplaçons alors ce couple par un brave boucher charcutier qui emprunte la même somme pour prendre une succession de commerce, dans une ville de 8000 habitants.

Le brave fait ses 70 heures hebdomadaires et réussit à  se payer un salaire net de 1 000 € mois. Un veinard dans le métier.

Et crac, 2 ans plus tard, un supermarché vient le narguer à  1 km de chez lui. Rideau baissé assuré sous 6 mois. FAILLITE.

Il avait emprunté 300 000 € pour murs, fond, nouveaux matériels et aménagements. Même Taux à  4%.

Total à  rembourser : 436 320 € sur 20 ans, mensualités de 1818 euros.

Il a déjà  remboursé 30 x 1 818 soit 54 540 € à  la banque.

Il lui doit encore : 381 780 euros.

Il a pris la précaution de monter une S.a.r.l pour n’être pas redevable sur ses biens propres  ?

Qu’à  cela ne tienne : la banque devient propriétaire de fait de son patrimoine professionnel.

Vendre les murs (déjà  hypothéqués par le prêt): pas de problème.

A leurs valeurs marchande réelle : dans cet exemple, disons la moitié soit 150 000 €.

Le matériel : il représentait le ¼ de l’emprunt. Soit 75 000 €.

On brade sans états d’âme à  20% au pire soit 15 000 €.

Les aménagements du fond : on fait une croix dessus.

Total opération pour la banque :

54 540 € de remboursement du prêt

150 000 € pour les murs

15 000 € pour le matos

Total récupéré par le banquier: 219 540 €.

A combien la banque avait-elle garanti le prêt sur ses fonds propres  ?

De 0 à  5% : soit de 0 à  15 000 € ! ! ! ! ! pour 219 540 € de gains en 2 ans ǽ ! Juteux, non  ?

Pensez-vous que les banques développent des états d’âme lorsqu’un client devient défaillant  ?

Il en va ainsi pour la Nation, pour tout citoyen recourrant à  l’emprunt bancaire, mais aussi pour l’Etat qui emprunte aussi de cette manière pour assurer sa gestion.

Avec au bout, un endettement qui hypothèque, déjà , les générations à  venir.

Jeux d’écriture.

La clef de voûte de ce superbe édifice monétaire reste le pouvoir de création monétaire usurpé par les banques de dépà´ts aux dépens de la banque d’émission, c’est à  dire de la Nation.

En 40 ans (de 1959 à  1999) la masse monétaire est passée de 90 à  1800 milliards de francs.

Cet accroissement monétaire de 1710 milliards trouve son origine dans ces techniques bancaires.

Les banques prêtent un peu l’argent qu’elles empruntent et beaucoup l’argent qu’elles créent.

Comment?

Sous sa forme scripturale la monnaie n’est que jeux d’écriture. Le banquier prête l’argent des déposants sans soustraire les montants prêtés des comptes de ces derniers. Une fois dépensés, ces prêts iront se déposer dans d’autres banques où ils donneront lieu à  de nouvelles inscriptionsmonétaires (ou « signes monétaires » dans le jargon économique). Le signe initial sera ainsi dupliqué. L’opération pouvant se répéter plusieurs fois.

Avec une véritable multiplication des signes monétaires, le risque est grand de revoir une inflation galopante en Allemagne en 1929 ou en Argentine récemment.

Rente perpétuelle.

Les seuls intérêts liés à  l’endettement national, représentaient en 1999, 12,2 % des dépenses de l’Etat !

Ce qui ne change pas, c’est le recours à  l’emprunt… et au contribuable pour régler la note !

Il est évident que le flux monétaire ainsi créé ressemble fort à  une rente perpétuelle versée aux organismes prêteurs.

 » L’endettement national pèse très lourd et semble résulter d’un choix délibéré.

A l’origine, le système bancaire reposait en principe sur une couverture intégrale des dépà´ts à  vue.

Ce n’est que vers le milieu du dix-septième siècle qu’aux Pays-Bas et en Angleterre les banques abandonnèrent progressivement ce principe.

Mais ce fut dans le plus grand secret et à  l’insu du public. C’était en réalité un abus rendu possible par le fait qu’aucun rapport public n’était exigé de la banque.

Le système est aujourd’hui resté le même, sauf que ce qui était secret et considéré comme répréhensible, est aujourd’hui public et considéré comme normal et justifié. »

Maurice Allais, Prix Nobel d’économie.

Des pratiques malhonnêtes.

Il faut aussi que l’autocratie financière de Bruxelles soit sûre d’elle et méprisante envers les 290 millions  d’européens pour oser inscrire dans le traité de Maastricht les trois articles suivants:

1) L’article 104 interdit aux banques d’émission de faire des avances légales à  leurs Etats respectifs !

2) L’article 107 consacre l’indépendance de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Autrement dit: « Circulez, y a rien à  voir ! »

3) L’article 27 du protocole sur les statuts de la BCE stipule que les commissaires aux comptes chargés du contrà´le de la BCE devront être recommandés et agréés par le conseil des gouverneurs de cette même banque.

Ainsi les contrà´lés choisissent leurs contrà´leurs…

La mafia financière auto protège ses membres.

La corporation bancaire, parce qu’elle exerce une activité très parcellaire dans la société, ne possède pas davantage le droit à  la création monétaire que la corporation des bouchers-charcutiers.

Dans le système actuel, la nation est privée des injections monétaires définitives qui lui sont dues et doit recourir à  des emprunts éternellement renouvelés pour disposer de la monnaie socialement nécessaire.  Avec une rigueur mathématique, ce système enrichit les riches et appauvrit les pauvres à  une vitesse vertigineuse.

La lutte contre la misère passe obligatoirement par la solution du problème monétaire. La dégradation de l’ordre social ne peut se poursuivre indéfiniment et trouvera un jour sa limite. La fraude monétaire
institutionnalisée est un vice rédhibitoire mettant en péril la survie même de la civilisation.

Note: notre système monétaire, avec ses effets secondaires, fait perdre à  la nation environ 400 milliards de francs par an. Chiffre confirmé par Maurice Allais, prix Nobel d’économie.

Une impérieuse réforme monétaire devient vitale pour sauvegarder les vrais intérêts de la Nation.

Une solution existe-t-elle pour nous tirer des griffes de cette mafia  ?
https://veritas-europe.com/alternatives/reinventer-la-banque-le-credit-social/

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