Big Brother au pays des neiges éternelles

Lhassa, Potala Palace, ancienne résidence de Sa Sainteté le 14° Dalaï-Lama. Tarif de l’entrée : 70 francs. Les touristes du monde entier, devancés par leurs guides, se pressent dans les couloirs sombres et étroits du monument sacré le plus visité du Tibet. Quelqu’un, derrière vous, ne manque jamais de vous bousculer, le regard méprisant, pour vous passer devant. Il s’agit bien sûr d’un chinois qui a vite fait de vous faire comprendre qu’il est ici chez lui et que l’envahisseur, c’est vous !

La visite continue. L’appareil photo reste en bandoulière : à  90 francs la taxe pour la moindre prise de vue, on réfléchit à  deux fois… N’espérer méme pas déclencher votre appareil en toute impunité : au Potala comme ailleurs, toutes les salles sont truffées de caméras, de micros et la plupart des moines sont  » fonctionnaires « , payés par le gouvernement chinois pour vous suivre partout du regard et faire respecter les interdictions. Et si vous voulez monter sur le toit du Potala pour admirer la vue sur Lhassa, ville chinoise sans àme et défigurée, aux avenues larges et buildings immenses, gardez votre porte-monnaie ouvert : ce sera 10 francs de plus…
Tout en haut du monument, c’est par valises entières, au vu et au nez de tous les touristes que, deux par deux, les Chinois ramassent le butin.
Une affaire qui tourne…
A Shigatsé, deuxième ville du Tibet, comme à  Lhassa, beaucoup sont des policiers-espions déguisés en moines. Difficile de s’y retrouver. Encore plus dur : essayer de se poster dans les angles morts de deux caméras pivotantes pour « voler » une photo « choc ». A Norbulinka, l’ancienne résidence d’été du Dalaï-Lama, les Chinois se frottent les mains quand l’ancienne baignoire ou le divan de Sa Sainteté débordent des offrandes que déposent là  les Tibétains, en signe de dévotion pour leur chef spirituel. Il faut dire que partout au Tibet, c’est le racket permanent, organisé par la « Mafia » gouvernementale.
Micros cachés à  l’appui, chaque parole est elle aussi surveillée : le mot « Dalaï-Lama », par exemple, (« Téte de Serpent » pour les chinois) est un « écart de langage » sévèrement réprimé au Tibet et puni par la prison. Comme toute photo ou image le représentant.

Source : http://www.tibet.fr/money.htm

Ici des images d’un pays complètement anexé depuis plus de 50 ans. Le Communisme fraille avec Big Brother. Ainsi un Régime a réussi à  annéantir un peuple entier dans l’horreur et l’indifférence du Monde entier.

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