Charity-business

Aujourd’hui, on se sert de l’association lancée par Coluche pour se faire du fric sur la misère !!!

La soirée des Enfoirés est une manne énorme financière pour les publicitaires mais aussi pour la chaîne qui les diffuse, TF1.

Sans compter bon nombres de chanteurs qui y trouvent aussi leur compte. Bien sûr, leur prestation scénique est gratuite, mais il y a des retombées énormes pour les ventes de disques, ou DVD de spectacle. Bref, faut pas étre dupe : participer à  un concert, s’amuser, gagner du fric, ce n’est pas ce que j’appelle « avoir du coeur »…

7 millions d’€ en 3 heures d’antenne ! C’est l’estimation. On se fait vraiment du fric sur la misère. Il n’y là  aucune morale, encore moins de la charité.

Les artistes vendent plus de disques en passant par les Enfoirés. Ils bénéficient de pub en y participant. Conclusion : les enfoirés, ne sont qu’un tas de « bobos » essayant de se donner bonne conscience et une bonne image publique . Les gagnants sont pas vraiment ceux qu’on croit !

Salopards d’enfoirés de la chanson

Soyez les bienvenus dans un univers médiatique parallèle, celui du charity-business made in France. Le maître absolu de ce monde-là  s’appelle Jean-Jacques Goldman et il règne en monarque bienveillant et inattaquable sur l’héritage gigantesque du défunt fou du roi Michel Colucci. Son assistant n’est autre que le génial et créatif Pascal Obispo ; la matrone rigolote (quand on abonde dans son sens) de service se nomme Muriel Robin et présente immuablement cet ensemble vocal et festif.

Le prétexte, c’est de ramasser le plus d’argent possible pour les Restaurants du coeur ; la punition dorée, c’est faire un immense show télévisé par an, un grand disque et une méga-tournée en bus
entre stars qui s’aiment bien entre elles et vont nous saouler d’anecdotes hilarantes et de private jokes à  la moindre occasion.

La cerise sur le gàteau, c’est un public de pauvres et de bénévoles de l’association qui assiste à  la soirée, peut presque toucher les vedettes et dire :  » j’y étais  » – une sorte de cirque moderne amélioré. Ce n’est bien évidemment pas la succession artistique et humanitaire coluchesque qui est à  mettre en cause, mais plutôt ce que sont devenues les tournées des  » Enfoirés  » depuis presque une décennie. En effet, ce nom qui sonnait comme une provocation à  l’époque de son créateur n’a jamais été si bien porté que ces derniers temps. Les Enfoirés sont, à  présent, de gros salopards – n’ayons pas peur des gros mots – qui s’autocongratulent en réunion dans une démagogie purulente et inacceptable. Cette formidable farce en chansons télévisées promotionnelles s’est transformée, avec les années glorieuses, en un rendez-vous malsain, mondain, un lieu d’autocélébration entre artistes élus, un spectacle sans saveur et sans àme.

Tous les printemps, on nous ressort un hymne nouveau emprunté au répertoire français et repris avec une émotion dosée et marketée.

La dernière en date étant une infàme version laborieuse de Réver, de Mylène Farmer, qui pourrait assourdir des oreilles non initiées à  l’exercice. Heureusement la belle et énigmatique Mylène a un nouvel amoureux en la personne de l’écrivain Marc Levy (ce qui la rend joyeuse et positive), elle touchera des droits d’auteur en plus et a bien d’autres chats à  fouetter.

Le pire, c’est que personne ne s’en inquiète ni ne critique cet état de fait à  part Jean-Louis Murat, qui ose titiller là  où cela fait mal, mais, omerta oblige, le génie auvergnat est bien seul dans sa lutte. Car on ne tire pas sur cette usine à  pognon, sur cette magnifique machine populaire qui arrange bien du monde. Les chanteurs ou artistes de cette secte du show-business, parrainés par les membres et heureux  » donateurs de leur personne « , profitent d’un temps d’antenne gratuit pour faire la promotion de leur dernier disque. Ils soignent leur image de vedette soucieuse du bonheur collectif et peuvent ainsi se glorifier de faire partie du gratin à  la mode. Exit les ringards, les vieux, les inconnus ou les gens de mauvaises presse, pour  » en étre  » il faut avoir le label  » Enfoiré  » et surtout ne pas trop la ramener, il faut étre propre et lisse, cela va de soi. Peu importe le talent vocal ou scénique : Muriel Robin, Pierre Palmade, Josiane Baslasko, Karen Mulder et consorts viennent pousser la chansonnette sans aucun complexe, pour le bonheur de se faire voir et de participer à  des moments super sympa et drolatiques entre people.

On est bel et bien dans cette situation ubuesque aujourd’hui. Cette belle idée charitable a été récupérée par ces enfoirés calculateurs et malins pour qui  » générosité  » n’est pas un mot vain mais
un syntagme précieux qui rime avec  » plan de carrière  » et  » engagement qui rapporte « .

Je réve d’une soirée d’enfoirés cosmopolites présentée par Pascal Sevran et Léon Zitrone (s’il était encore en vie), mise en musique par André Verschuren, Yvette Horner et Georgette Plana sur le devant de la scène musicale. C’est bon de réver parfois.

Source : Frédéric Vignale-Weber

http://www.lemague.net/dyn/article.php3?id_article=10

Note : je suggère à  TF1, pour la prochaine soirée des Enfoirés, de filmer le parc automobile de nos vedettes bien pensantes, à  l’arrière de ses studios de la Plaine St Denis. On s’apercevrait vite du décalage et de l’escroquerie morale en comparant les Ferrari, Porsche, Bentley ou autres Rolls avec un kilo de patates et 2 boites de sardines.

 

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