Combattre les changements climatiques et ses conséquences

 Il serait fataliste de croire que nous ne pouvons rien faire pour faire changer la situation. Dans les années 1980,  la question de l’heure était le fameux trou dans la couche d’ozone, problème dont on entend presque plus parler. La restriction de certains produits à base d’aérosol a suffit pour aider à rectifier la situation. Nous n’avons pas besoin de l’intervention d’extra-terrestres ou de Superman pour combattre les changements climatiques, c’est davantage une question de changements de comportements. Véritas-Europe jette un regard complet sur la question des changements climatiques et énumère les stratégies qui peuvent sûrement aider la planète à retrouver son équilibre.

Les changements climatiques, la cause « vache à lait » de Greenpeace et du Fond Mondial pour la Nature WWF)

Cet article est la suite logique du dernier article peu élogieux concernant le Fond Mondial pour la Nature (World Wildlife Fund ou WWF), une organisation soi-disant «écologique» utilisant l’image sympathique des ours polaires pour ramasser des sommes d’argent colossales. Les magouilles du WWF et de Greenpeace à la récente convention CITES, ont démontré l’appui de l’ONG au logo de panda et de Greenpeace au lobby des chasseurs sportifs de trophées. On pourrait même parler d’une alliance de Greenpeace avec l’industrie canadienne de la fourrure considérant son appui à la chasse aux phoques commerciale au Canada. Dans sa dernière campagne télévisée frauduleuse, le WWF fait part de son intention de défendre au maximum les ours polaires des effets des changements climatiques (mais silence total dans cette pub sur la chasse sportive à l’ours polaire qui se pratique au Canada). La volonté de WWF de lutter contre les changements climatiques reste à prouver considérant leur trahison des ours polaires devant le CITES. Je tiens à dénoncer publiquement les organisations écologiques aux intentions souvent plus que douteuses comme Greenpeace et WWF, qui demande au public des dons pour combattre les changements climatiques afin de sauver la faune, alors qu’en pratique, ils font alliance avec les chasseurs de trophées devant des organisations comme le CITES.

Une mascarade ridicule de Greenpeace devant le Kremlin à Moscou pour dénoncer les compagnies pétrolières russes alors que Greenpeace a refusé que l’ours polaire soit placé sur l’Annexe I du CITES ce qui lui aurait offert un maximum de protection.  La question des changements climatiques est devenu la cause «vache à lait» de plusieurs ONG. Le WWF demande de l’argent du public pour l’aider dans sa lutte tout en recevant des millions de dollars de la compagnie Coke. Mais je n’arrive pas à comprendre en quoi donner de l’argent au WWF aiderait à combattre les changements climatiques étant donné que c’est d’abord une question de responsabilité individuelle et une affaire d’État. Le mois dernier WWF nous a proposé de fermer nos lumières pendant une heure pour sauver les ours polaires et la planète des changements climatiques. Au premier abord, ça semble bien utile et écologique mais je ne vois pas l’utilité de sauver 1 heure d’éclairage électrique sur les 8760 heures que comporte une année. Le «Earth Hour» C’est davantage un coup de marketing annuel de WWF pour rehausser son image et consolider ses campagnes de récoltes de fonds.

  Campagne pour dénoncer les abus anti-syndicaux de Coke en Colombie. En fait cette multinationale est controversée dans plusieurs pays sur la planète autant du point de vue de son mépris de la défense des droits syndicaux que pour ses méfaits envers l’environnement.  Le partenariat de Coke avec WWF est ridicule sachant que la compagnie Coke n’est pas réputée pour protéger l’environnement ni pour défendre les droits de l’Homme. Au Mexique, alors que Vincente Fox était président, la compagnie Coke s’est accaparée l’extraction d’eau de plusieurs rivières, dont plusieurs appartenant à des peuples autochtones. Coke détient aussi le droit de jeter ses déchets industriels dans les eaux publiques de 8 concessions mexicaines. En Inde, la situation n’est pas plus jolie, le marché des boissons gazeuses a connu une croissance extrêmement rapide dans ce pays, ce qui a eu un impact catastrophique sur l’environnement. La méthode d’extraction d’eau de Coke en Inde est très critiquée, cette multinationale pompent des quantités énormes d’eau souterraines et des communautés agricoles entières ont été transformées en désert. Ce gâchis environnemental a provoqué une vague de suicide chez des fermiers indiens ruinés et sans gagne-pain et de nombreuses manifestations. La multinationale Coke a en outre pollué des terres agricoles indiennes en y enfouissant ses déchets dangereux. Entendre la compagnie Coke se porter en défenseur de l’environnement ça me fait le même effet que si le clown Ronald McDonald s’affichait en défenseur de la bouffe santé.

Réalité des changements climatiques

La Terre a connu par le passé plusieurs épisodes de changements climatiques majeurs, ces changements ont influencé la faune et la flore à divers degrés. Parfois, des espèces entières disparaissant en masse et de nouvelles occupant par la suite les nouvelles niches écologiques. Mais des études ont démontré que ces changements se sont effectués sur des milliers sinon des millions d’années. Dans le cas présent, on parle de changements climatiques majeurs en seulement 100 ans, ce qui incite fortement à penser que l’activité humaine  y est pour quelque chose. Il existe des explications alternatives comme les causes astronomiques ou naturelles mais en général, ces thèses s’appuient sur de longs cycles, dans cet article on se concentrera sur les causes anthropiques. Ce qui caractérise les causes anthropiques (causées par l’intervention de l’Homme) c’est la rapidité des changements climatiques constatés.   Les changements climatiques actuels sur Terre sont majoritairement causés par la créature soi-disant la plus intelligente sur son sol, l’Homme.

Qu’est ce que le carbone?

Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, présent dans plusieurs des combustibles fossiles associés aux causes des changements climatiques. Le nom vient du latin «carbon»  qui veut dire charbon. Le carbone peut avoir plusieurs formes cristallines ou moléculaires différentes. Le carbone existe sous une forme stable sous forme de graphite (la fameuse mine noire des «crayons de plomb») ou sous forme de diamant. Il peut donc avoir deux formes stables différentes, une forme stable sous forte pression et forte température (diamant) et une forme stable dans un environnement ambiant (graphite). Mais on le trouve aussi sous forme de sédiments dans le pétrole et le charbon. Il peut exister aussi sous forme de gaz, «Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore, formé par combustion incomplète des composés organiques ou du carbone pur (charbon).»1  Enfin, on peut le trouver aussi sous forme de dioxyde de carbone sous forme solide, soit la glace sèche qui est du C02 liquide solidifié. La surface blanche des pôles de Mars serait de la glace sèche.

Les déséquilibres du cycle du carbone

Un être vivant meurt il y a des millions d’année et si les conditions s’y prête, son corps subie un processus de méthanisation et finira son existence sous forme de pétrole ou de charbon, c’est un cycle de transformation extrêmement lent. Sans activité humaine, le carbone est conservé en grande quantité dans les profondeurs de la Terre sous forme de sédiments dans les nappes de pétrole souterraines et les sites de charbon, le carbone sous cette forme-là est emprisonné et ne représente pas une vrai menace environnementale. C’est quant les humains utilisent  et consomment massivement  le pétrole et le charbon que ce carbone est libéré en quantité  énorme dans l’atmosphère. L’utilisation par l’humanité de quantités considérables de combustibles fossiles est à l’origine d’un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui provoque une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre et, par voie de conséquence, entraîne des changements climatiques.

Sur ce graphique représentant les émissions de dioxyde de carbone (CO2), l’influence de l’industrialisation et de la société de consommation moderne ressort nettement. Contribution des centrales énergétiques (rouge), processus industriels (mauve), transports (orange), résidences/commerces (bleu ciel), combustion de biomasse et exploitation des terres (vert), extraction et distribution des énergies fossiles (rose).

Les bienfaits et les méfaits du dioxyde de carbone(CO2)

Le dioxyde de carbone (CO2)aussi appelé gaz carbonique est souvent associé à la pollution mais il a aussi un rôle essentiel à jouer au maintien de la vie sur Terre. Il est utilisé par les végétaux pour transformer les matières inorganiques en matières organiques par le biais de la photosynthèse. Il serait trop long de décrire ce processus là, mais il suffit de se rappeler que le dioxyde de carbone a un rôle utile à jouer sur Terre et que l’objectif de cet article n’est pas de proposer une production de 0% de dioxyde de carbone sur Terre. La production de dioxyde de carbone est une chose normale et nécessaire incluse dans ce qu’on appelle le cycle du carbone, soit la production du carbone, son assimilation par les végétaux, son rejet par les êtres vivants ou par la combustion. La respiration animale, les champignons et les micro-organismes produisent  du dioxyde de carbone, tout comme la combustion de toute matière organique. Tout est une question d’équilibre et actuellement cet équilibre est brisé par les quantités gigantesques de dioxyde de carbone rejeté dans l’air dans une très courte période de temps astronomiquement parlant. Ce que la Terre a mis des millions d’années à entreposer dans ses entrailles est rejeté massivement dans l’atmosphère par l’activité humaine en seulement 100 ans. La Terre et sa végétation n’arrivent plus à traiter tout ce CO2, ce qui crée le fameux effet de serre que l’on considère responsable des changements climatiques actuels.

Cette image montre la progression de la fonte de la banquise en Arctique pendant la saison estivale de 1979 à 2007. Les scientifiques prévoient que dans quelques années, la banquise fondra complètement pendant la saison estivale en Arctique, ce qui va menacer l’avenir de presque toute la faune arctique, spécialement les mammifères. A chaque hiver, la banquise a une chance de se reformer mais peine à se reformer à son niveau de l’hiver précédent.

Les émissions de gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre sont de 2 types,  ceux d’origine naturelle et ceux d’origine industriel (créé par l’Homme). Parmi ceux d’origine naturelle citons la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone (O3). Vous serez sans doute surpris d’apprendre que la vapeur d’eau (l’eau sous forme gazeuse) est responsable de 72% de l’effet de serre. Car ce n’est pas l’effet de serre en tant tel qui est dangereuse mais son amplitude. Le dioxyde de carbone (CO2) est produit naturellement mais aussi par l’Homme, c’est le principal gaz à effet de serre produit par l’activité humaine (Un pourcentage au volume de 74% par rapport à tous les autres gaz à effet de serre  produit par l’homme).

 Le graphique nous montre l’influence de l’agriculture sur la production des oxydes d’azote. Contribution de la production agricole (vert pomme) combustion de biomasse et exploitation des terres (vert forêt), processus industriels (mauve), élimination et traitements de déchets (bleu marine),résidences/commerces (bleu ciel). L’industrialisation a aussi conduit l’Homme à produire de nouveaux gaz à effet de serre totalement inconnu de l’atmosphère terrestre, on parle ici des dangereux gaz fluorés. Les hydrochlorofluorocarbures (ex : le gaz fréon HCFC-22 responsable de la destruction de la couche d’ozone), les chlorofluorocarbures (CFC), le gaz tétrafluorométhane (CF4) et le l’hexafluorure de soufre (SF6). Tous ces gaz industriels affectent le niveau d’effet de serre et certains de ces gaz détruisent même des constituants naturels de l’atmosphère terrestre comme l’ozone. Même si ces gaz sont en plus petite quantité dans l’atmosphère que le dioxyde de carbone leur potentiel de réchauffement est beaucoup plus élevé car ils ont une longue durée de vie. Il n’existe aucun processus naturel pour les éliminer, ils demeureront dans notre atmosphère un bon bout de temps.

Même si le dioxyde de carbone (CO2)  est le gaz à effet de serre le plus important en volume, ce n’est pas le plus redoutable en quantité égale par rapport aux gaz fréons. Les molécules des gaz fréons bloquent davantage le rayonnement infrarouge, ce qui empêche la chaleur de quitter l’atmosphère. Autre problème, les gaz fréons ont une très longue durée de vie, c’est pourquoi on parle de «potentiels de réchauffement des gaz à effet de serre» (PRG) pour distinguer leur réelle différence d’impact.  La Terre émet naturellement des gaz à effet de serre dont l’intensité a varié selon les périodes géologiques. L’action de ces gaz à effet de serre en changeant le climat ont par le passé sans doute causé plusieurs extinctions de masse sur Terre, comme par exemple celle dramatique survenue au Permien qui a vu 95% des espèces vivantes disparaître de la surface terrestre. La science a démontré que les volcans produisent beaucoup de dioxyde de carbone et que ceux-ci peuvent influencer le climat fortement. Des épisodes de fort volcanisme ont sans doute causé des forts bouleversements climatiques dans le passé. Enfin, les estuaires, lacs et marais produisent des émanations naturelles de  méthane (le fameux «gaz des marais»), comme le lac Baïkal en Sibérie.

Les émissions annuelles de gaz à effet de serre par secteur.  Les émissions de gaz à effet de serre causé par l’Homme sont par contre les plus menaçantes pour l’environnement à cause de leur hausse constante. L’effet de l’utilisation des combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel) dans la production de ces gaz est largement documenté. L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’air est connue depuis le XIXème siècle et est intimement lié à l’activité humaine et l’industrialisation. «En 2007, le GIEC indique que l’homme semble être, avec une probabilité d’environ 90 %, responsable du changement climatique »[2 Les forêts sont aussi considérées comme des réservoirs de carbone, leur destruction entraîne une libération massive de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Ce qui démontre vraiment l’influence néfaste de l’activité humaine sur la production de gaz à effet de serre, c’est que des scientifiques ont calculé que l’activité humaine génère 130 fois plus de dioxyde de carbone que les volcans, soit 27 milliards de tonnes par an.  Des carottes de glaces prélevées en Antarctique en 2009 (Cap Poinsett) ont affiché des chiffres inquiétants pour le dioxyde de carbone: 386 ppmv (partie par millions en volume) pour 2009 à comparer à 283,4 ppmv en 1839, soit une augmentation de 36,2% en 170 ans.

Les effets de la Révolution Industrielle sur la moyenne des températures (ligne rouge = température) sont assez visibles sur ce graphique. L’impact soudain de l’utilisation massive du charbon (industrie, train, chauffage…) sur la production de dioxyde de carbone (ligne bleu) est assez évident. Les flèches arrêtent à l’an 2000 mais continuent de monter. Les relevés de CO2 proviennent de lecture de carottes de glace polaire.

Le fonctionnement de l’effet de serre

Il convient d’expliquer un peu ce qu’on entend par effet de serre, l’effet des nuages et de la vapeur d’eau sur l’effet de serre est la plus connu. L’atmosphère terrestre réagit comme une serre face à l’action du Soleil. Elle laisse entrer les rayons solaires tout en retenant le rayonnement infrarouge thermique. La transparence de l’atmosphère terrestre permet aux rayons solaires de réchauffer le sol et de produire ainsi une grande énergie thermique. La Terre absorbe donc de la chaleur/rayonnement infrarouge comme un poele, sauf que les nuages et la vapeur d’eau (une cause naturelle de l’effet de serre rappelons-le) et les gaz à effet de serre bloquent les rayons infrarouges venus du sol et ainsi la chaleur demeure dans les zones basses de l’atmosphère. Les nuages dévient le rayonnement solaire vers l’espace et renvoie le rayonnement venu de la Terre vers la Terre. L’action des nuages et de la vapeur d’eau affecte grandement le climat sur Terre faisant passer la température  moyenne de -18 celcius (s’il n’y avait pas de nuages ni de vapeur d’eau)  à +15 celcius.  Les fameux gaz à effet de serre dont nous parlons (dioxyde de carbone et cie) ont le même effet sur le rayonnement infrarouge que les nuages et la vapeur d’eau, ils le bloque. En plus clair, les gaz à effet de serre conservent la chaleur dans l’atmosphère de la Terre. Donc, plus la concentration de gaz à effet de serre est élevée et plus la conservation de chaleur est forte. Pour résumer, l’effet du dioxyde de carbone «tend à bloquer la réémission vers l’espace de l’énergie thermique reçue au sol sous l’effet du rayonnement solaire; il serait responsable de 26 % de l’effet de serre à l’œuvre dans notre atmosphère»3. La dissolution de tout ce dioxyde de carbone dans l’atmosphère a aussi une incidence sur l’acidification des océans et menace directement l’avenir des coraux et coquillages ainsi que plusieurs espèces poissons.

Les combustibles fossiles conventionnels

Les experts pointent du doigt l’industrialisation et l’utilisation des combustibles fossiles conventionnels riche en carbone (pétrole, gaz naturel et charbon). Par combustible fossile, il faut entendre un combustible crée par un lent processus de méthanisation d’êtres vivants morts (les plus célèbres étant les dinosaures) qui peut s’étirer sur des millions d’années. Les combustibles fossiles sont considérés non renouvelables parce que leur création prend un temps beaucoup plus long que leur consommation.  Par exemple, en seulement 100 ans environ, l’Humanité a épuisé la majeure partie des sources de pétrole connue alors que le processus de création de la ressource pétrolière a exigé des millions d’années. «L’humanité épuise les réserves de combustibles fossiles environ un million de fois plus vite que ce que la nature a mis pour les constituer.»4Les énergies fossiles comptent pour environ 80% de l’énergie utilisée par nos sociétés.

Les méfaits des changements climatiques s’observent de façon forte sur la banquise arctique. Les ours polaires par exemple, commencent à se reproduire avec des ours bruns, donnant des «prizzlis», espèce hybride menaçant la pureté génétique des ours blancs. Ces deux espèces ne se rencontraient jamais avant. L’absence de banquise à certains endroits rend aussi la chasse aux phoques difficile pour les ours polaires. Des cas de cannibalisme ont été constatés depuis quelques années entre ours adultes.

Le cas particulier du charbon

Les médias parlent souvent de l’impact négatif des fameuses centrales chinoises fonctionnant au charbon sur l’environnement. La raison étant que le charbon est un combustible fossile constitué de fortes concentrations de carbone très prisé pour son pouvoir calorique et sa consumation lente. L’anthracite une variété de charbon très utilisé est composée de 92 à 95% de carbone, on peut presque parler de carbone concentré et c’est ce carbone qui est souvent pointé du doigt  comme une des causes majeures des changements climatiques. Il y a de l’anthracite dans la couche géologique du paléozoïque (période Carbonifère et Permier). De nos jours, le charbon est utilisé pour le chauffage, la sidérurgie, la production de caoutchouc et le filtrage de l’eau. Il ne faut pas mélanger le charbon de bois des BBQ fabriqué à partir de la carbonisation du bois avec le charbon  extrait des mines. Mais les deux sont des sources de forte teneur en carbone.

Les rejets de méthane

Nous connaissons surtout le méthane sous sa forme fossile, le gaz naturel. Il existe en grande quantité sur Terre et contrairement aux autres énergies fossiles, il peut être produit assez rapidement par un processus biologique naturel de fermentation pour créer le biogaz. Le bétail qu’on élève pour notre alimentation produit également des quantités appréciables de méthane par les flatulences et déjections des animaux. Certains paléontologues ont même émis l’idée que les flatulences des dinosaures pouvaient avoir influencer le climat par le passé. Les surfaces inondées en produisent, comme les rizières, marais, estuaire. La décomposition des matières organiques aussi produit du méthane et par conséquence directe, les décharges et dépotoirs sont des producteurs non naturels de méthane. Fort heureusement pour nous, le méthane se dégrade en CO2, assez rapidement et peut donc être récupéré par le cycle du carbone. Cependant,  le méthane porte en lui un potentiel de réchauffement global supérieur au dioxyde de carbone. Par exemple si on prend une quantité X de méthane qu’on lâche directement dans l’atmosphère par rapport à la même quantité de méthane qui aurait été brûlé et transformé en CO2, le méthane non-brûlé causerait un effet 9 fois plus important sur le réchauffement climatique. Le méthane a donc plus d’impact sur le réchauffement climatique quant il est émit sous sa forme pure dans l’atmosphère sans être brûlé et transformé en CO2.

 Le graphique ci-haut montre assez bien que la production du méthane est associée à la fermentation des matières organiques et végétales. Contribution de la production agricole (vert pomme), extraction et distribution des énergies fossiles (rose), élimination et traitements de déchets (bleu marine), combustion de biomasse et exploitation des terres (vert forêt),résidences/commerces (bleu ciel).

Les combustibles fossiles non conventionnels

Ces combustibles sont plus à la mode en 2013 depuis l’exploitation intensive des combustibles conventionnel (pétrole, gaz et charbon). Parmi les combustibles non conventionnels il y a le tristement célèbre gaz de schiste dont l’exploitation est bloqué dans plusieurs pays et les controversés sables bitumineux. Comme on le sait, ces sources d’énergie sont peu populaires et sûrement pas une option verte en tenant compte des impacts environnementaux des techniques de fracturation hydraulique et des dégâts écologiques liés à  l’extraction des sables bitumineux.

COMMENT AGIR?

Au lieu de donner de l’argent à des ONG assoiffées d’argent comme Greenpeace ou WWF pour qu’ils agissent à votre place (ils risquent davantage de vous décevoir), il y a quelques changements de comportement à adopter qui peuvent réduire fortement votre empreinte carbone. Les pays et les villes devraient aussi adopter une série de réformes vertes qui réduiraient la consommation des énergies fossiles et les émanations de gaz à effet de serre.

Favorisez l’économie locale

Selon des données récentes, les produits que l’on mange parcourent en moyenne environ 2,400km avant d’atteindre notre assiette. C’est une conséquence de la mondialisation, de l’ouverture des frontières et des traités de libre-échange qui se multiplient. Les gros fournisseurs achètent en grande quantité. «Brian Halweil de Worldwatch a constaté que le transport d’un repas  typique acheté dans un supermarché conventionnel implique l’utilisation de 4 à 17 fois plus de pétrole que le même repas qui utilise des ingrédients locaux.»5 Ce choix de consommation entraînera immédiatement 2 conséquences positives, une mise en valeur de l’économie de votre localité et une baisse des émissions de gaz à effet de serre. L’idéal étant de faire affaire directement vers le producteur ou fermier le plus près de chez soi. Ce geste responsable a aussi pour conséquence de réduire les emballages des produits et ainsi la consommation de ressources. L’autre avantage santé est que vous aurez pas affaire à des aliments irradiés afin de les conserver plus longtemps. Un regroupement en ce sens existe déjà, le mouvement Locavore. Cette initiative peut être appliqué aussi à tous les produits. Une table fabriquée dans votre pays est un achat meilleur pour encourager votre pays. Si vous achetez une table Ikea fabriquée en Suède, celle-ci a sans doute parcouru des centaines ou milliers de kilomètres pour parvenir jusqu’à vous avec le gaspillage énergétique que ça entraîne. Si le produit est fabriqué ou cultivé localement dans votre région vous devriez l’acheter. Il serait stupide d’acheter une pomme  de l’autre bout du monde alors qu’il y a des vergers chez vous. Les achats lointains ne devraient être réservé qu’aux produits impossibles à produire dans votre coin. Il faut savoir aussi que l’avion est plus polluant que le bateau en terme de gaz à effet de serre et que donc, l’avion ne devrait jamais servir à transporter des produits alimentaires (sauf en cas de catastrophes humanitaires). Un consommateur devrait aussi choisir avec soin la ferme avec qui il achète des produits agricoles. Même si une ferme est loin mais produit de façon biologique, elle est un meilleur choix que la ferme archi-polluante à côté de chez-vous (chauffage au gaz ou mazout). Il faut observer également que les produits plus proches ont besoin en général de moins d’emballage.

Se passer de la voiture autant que possible

La voiture est la cause de la plus grande quantité de gaz à effet de serre causée par les humains. La voiture est bien sûr un moyen de locomotion essentielle dans certaines coins du monde mais si des alternatives existent dans votre localité ne vous gênez pas de les utiliser. De plus, ces alternatives sont en général moins chères que l’utilisation de votre voiture. Vous devriez conserver l’utilisation de votre voiture pour les destinations non couvertes par le transport en commun, le co-voiturage, le métro ou le train. Les économies que vous réaliserez vous encouragerons: baisse des frais de stationnement (et des contraventions…), baisse de l’usure de votre voiture, baisse de vos frais d’assurance automobile, car en roulant moins vos chances de faire un accident vont diminuer, baisse des frais d’entretien de votre voiture. L’utilisation de l’air climatisé a un effet sur la consommation d’essence à cause de l’augmentation du travail du moteur dans cette situation. De plus, elle libère les dangereux gaz HFC hautement nocifs pour l’environnement. «71% des émissions de HFC en 2003 ont été créé par des climatiseurs  mobiles utilisés pour rafraîchir les véhicules.»6 C’est donc drôle de constater que la climatisation contribue à son objectif contraire, au réchauffement de la planète.

Un embouteillage à Pékin. La brume grise sur la photo n’est pas une journée pluvieuse, c’est le smog causé par les embouteillages. Le smog est produit par la présence de condensation d’eau, d’ozone, de particules de poussière et de la combustion des combustibles fossiles. Si vous ne pouvez vous passez de votre voiture, changez votre manière de conduire. Évitez la forte consommation en carburant en évitant les accélérations brusques et les fortes vitesses. Les heures de pointes sont aussi plus énergétivores pour une voiture que d’autres moments pour une voiture, à cause des arrêts fréquents et parfois long avec le moteur qui tourne pour rien. Si vous le pouvez, prenez une pause après votre travail et attendez que l’heure de pointe finisse avant de devenir à votre tour un agent du ralentissement de la circulation. Dans certaines villes les gens perdent une heure le matin et une heure le soir dans de grosses embouteillages, ce qui veut dire 2 heures de leur vie de gaspillée par jour… 2 heures sur 24 heures ça voudrait dire quasiment 10% de votre vie de gaspillé dans la circulation à attendre. On ne s’étonne pas du phénomène de la « rage du volant » en voyant toute la frustration que la conduite automobile peut engendrer. Il est triste de constater que tous ces désagréments et cette perte gigantesque de temps à «attendre dans le trafic» pourrait être évité avec un système de transport en commun adéquat. Quant on pense à l’espace qu’occupent 40 automobiles sur une route par rapport à 40 personnes dans un même autobus, l’avantage du transport en commun saute aux yeux. Un autobus occupe l’espace de seulement 3 automobiles sur une route et procure une économie énergétique appréciable en plus de limiter de beaucoup les émanations de dioxyde de carbone. Mais pour être populaire, un système de transport en commun doit être accessible et très abordable. Souvent des zones clés d’une ville sont mal desservies, comme les parcs industriels où pourtant les gens vont travailler 5 jours par semaines. Il y a aussi le choix de votre automobile proprement dit. Le gros véhicule utilitaire ou le «pick-up» n’est pas trop une bonne alternative. Si vous en avez les moyens, visez le véhicule hybride ou carrément électrique. Les gens ont souvent des préjugés sur les véhicules électriques, ils s’imaginent une voiturette de golf qui fonctionne au ralenti et incapable de monter une pente. Les grands fabricants automobiles commencent à proposer des véhicules potables. Quant les problèmes relatifs à la taille de la batterie électrique et au rechargement seront amélioré, nous aurons sans doute des véhicules qui ne nous feront pas regretter les anciens véhicules polluants et bruyants nous faisant dépendre des nations pétrolières.La compagnie Mercedes a d’ailleurs lancée en série une voiture supersportive électrique, la Mercedes SLS AMG Electric Drive. Ce bolide entièrement électrique a des performances éloignées des voiturettes de golf électriques: puissance de 751 chevaux, 4 roues motrices, 0 à 100km/h en 3,9 secondes, vitesse de pointe de 250 km/h! Sans aucun doute, la voiture électrique est la voiture de l’avenir. Une autre option est les voitures fonctionnant au biogaz. Le méthane produit par les animaux se ramassant directement dans l’atmosphère étant hautement producteur d’effet de serre, il serait plus productif de récupérer ce méthane afin de le brûler.

    La voiture sportive Mercedes SLS AMG Electric Drive entièrement électrique. 

La production d’électricité et ses effets sur les changements climatiques

Les États, militants et ONG nous demandent de réduire notre consommation électrique sans trop expliquer en quoi la consommation électrique a de l’influence sur les changements climatiques. Nous avons un début d’explication quant on sait que le but d’une très écologique éolienne est de produire de l’électricité, on peut donc se douter que l’électricité elle-même n’est pas le véritable problème. Le problème est davantage la méthode de production de l’électricité plus que l’électricité elle-même. L’électricité dans le monde entier vient principalement de centrales thermiques utilisant diverses méthodes (charbon, nucléaire, géothermique, solaire, gaz naturel…) et de centrale hydro-électrique. Les centrales thermiques au charbon sont de loin les plus polluantes (utilisant du charbon constitué de carbone à 90%) et malheureusement elles sont les plus répandues. Les centrales thermiques au charbon ont tendance à prospérer dans les pays où le charbon est abondant (Etats-Unis, Chine, Inde, Allemagne…). La Chine, souvent pointée du doigt pour sa très mauvaise gestion des questions environnementales, construirait 2 nouvelles centrales thermiques chaque semaine. La production d’électricité à partir du charbon est le principal  émetteur de gaz à effet de serre dans le monde. Même en vivant dans une zone alimentée par une centrale thermique au charbon, il est malgré tout possible d’améliorer l’efficacité énergétique juste en utilisant de meilleures ampoules électriques: «Le remplacement mondial des ampoules à incandescence par des lampes fluorescentes compactes pourrait permettre de fermer 270 centrales thermiques au charbon! Pour les États-Unis, ce changement d’ampoules permettrait la fermeture de 80 centrales thermiques au charbon»7 Sachant que c’est important de connaître la source de production d’électricité pour déterminer sa nuisance réelle pour l’atmosphère, la campagne «l’heure sans lumière» proposée par WWF est un peu ridicule au Québec étant donné que c’est l’hydro-électricité qui est utilisée.

Optimiser l’efficacité énergétique de sa maison

Il faut vous assurer que votre maison est bien isolée. Une bonne fenestration est aussi importante, des puits de lumière permettent de suppléer à l’éclairage et des fenêtres bien orientées peuvent aussi servir de système de chauffage (même par -30 celcius, se mettre derrière une fenêtre par temps ensoleillé procure beaucoup de chaleur). Un thermostat programmable permet également une meilleure efficacité énergétique. Les ampoules fluocompactes sont aussi moins énergétivores que les ampoules à incandescence. Tous ces choix vont aussi vous aider à faire baisser votre facture électrique.

Utilisez les énergies alternatives

Les énergies alternatives sont perçues comme des trucs d’écolos, d’excentriques ou de hippies, des choses qui marche mal et produisant peu d’énergie. L’utilisation des énergies alternatives dites vertes est pourtant à considérer, l’achat d’un simple panneau solaire peut suppléer certaines demandes en énergie, Internet regorge même de site qui vous montre comment vous en fabriquer un avec des matériaux très faciles à trouver. Même chose pour les éoliennes, les sites sont nombreux à vous montrer le mode d’emploi pour vous en construire une. Ces sources d’énergie alternatives peuvent être très utiles en cas de panne électrique où dans un lieu non couvert par le réseau électrique. Si vous avez la chance d’habiter près d’un petit cours d’eau avec un fort courant vous pourriez envisager transformer ce courant en énergie en construisant une mini-turbine électrique, encore là plusieurs sites proposent des conseils et plans. Il ne s’agit pas de construire un barrage qui détruit l’environnement mais une «roue» qui ramasse l’eau et produit une rotation. Nous vous proposons quelques sites mais il y en a de très nombreux:

Fabriquer un panneau solaire :

Fabrique une éolienne :

Fabriquer une micro-centrale électrique :

Pratiquez le bouche à oreille et échangez

Utilisez votre réseau d’amis pour parler de vos comportements de consommateur. Utilisez Facebook et Twitter. Si vous en avez la possibilité, faites des initiatives à votre travail, ex: réseau de transport en commun ou co-voiturage. Faites des cueillettes d’aérosols contenant les dangereux gaz fluorés à effet de serre. Créer votre site Web avec des conseils.

 La photo du haut a été prise à Pékin après la pluie. La deuxième photo a été prise lors d’une journée théoriquement «ensoleillée». La Chine et son développement sauvage sont un excellent exemple des méfaits de l’industrialisation. 

Être conscient des conséquences de son alimentation sur l’environnement.

La production de bétail pour la consommation de viande est plus consommatrice en énergie que l’agriculture. Une alimentation moins riche en viande est un choix environnemental positif. C’est chacun selon sa conscience, éthique et volonté.  Les gens qui ont adopté une alimentation sans viande (végétariens) ont souvent moins de problèmes de santé que les autres. Certaines personnes  ont même adopté une alimentation sans aucun apport animal, ni oeufs, ni produits laitiers, ni miel (végétaliens). Il existe aussi une troisième alternative, avoir une alimentation omnivore éthique (le choix de l’auteur de ces lignes). Un nouveau mouvement, le Ethical Omnivore Movement, propose à ses partisans une alimentation réduite en viande et en produits laitiers et encourage des achats plus éthiques. C’est comme une alternative moins drastique que le végétalisme. Concernant le mode de cuisson des aliments, l’utilisation du charbon de bois pour les BBQ n’est pas conseillé, même si le charbon de bois semble moins polluant que l’anthracite au premier abord. Le charbon de bois n’est pas du charbon classique comme récolté dans les mines de charbon, il provient de la carbonisation du bois. Il en résulte un produit composé de carbone et de minéraux mais sans la matière organique du bois et l’humidité éliminé par la carbonisation. Mais cela fait du charbon de bois un produit riche en carbone très proche du charbon naturel, donc à  éviter le plus possible. D’ailleurs si vous faites du BBQ dans un endroit mal aéré vous pouvez même y passer à cause des émanations de carbone.

Fabriquez des produits de nettoyage bio

Vos produits de nettoyage habituels ont en général provoqué des émanations néfastes pour l’environnement en étant fabriqué dans une usine. Saviez-vous que vous pouvez fabriquer votre propre nettoyant,  certifié 100% écologique, juste avec de l’eau, du bicarbonate de soude, du vinaigre et du citron? Le bicarbonate de soude en particulier est un produit très écologique et aux multiples utilités. On vous propose quelques recettes à tester.

Encouragez la récupération et la consommation responsable

Plusieurs articles usagés peuvent avoir une seconde vie. Les friperies proposent souvent des vêtements usagés de qualité. Des commerces offrent aussi du matériel informatique usagé et remis en état. Chaque fois qu’un produit n’est pas construit dans une usine avec les émanations que cela comporte ça devient une réduction de production de Co2. Étirer la durée de vie d’un objet est toujours un geste très responsable. Vous épargnez ainsi les coûts de transport du même article neuf, son emballage, les émissions causées par sa fabrication et bien sûr la pollution engendré par sa destruction.

Ces deux graphiques montre que deux gaz à effet de serre ayant le même volume n’ont pas nécessairement la même nocivité. Par exemple le dioxyde de carbone (CO2) est le gaz à effet de serre le plus produit par année sur la planète mais il ne fait pas le poids face aux gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) qui ont des potentiels de réchauffement énormes. En d’autres termes, une petite quantité de gaz fluorés chauffe autant l’atmosphère qu’une grande quantité de carbone. L’atmosphère de la planète ne comporte aucun procédé naturel pour éliminer les gaz fluorés (gaz fréon, etc.…). Le dioxyde de carbone lui, est assimilé par le système terrestre par le biais du cycle du carbone, sauf qu’actuellement, la Terre a de la difficulté à gérer l’énorme quantité de dioxyde de carbone qu’elle reçoit. Comme nous l’avons vu plus haut, les gaz fluorés sont beaucoup plus dangereux pour le réchauffement climatique que le dioxyde de carbone. Assurez-vous de limiter l’usage de certains articles qui peuvent produire des gaz fluorés à effet de serre, réfrigérateur et système de climatisation. Il est préférable au travail d’utiliser une tasse en céramique que des centaines de tasses en polystyrène/styrofoam. Les produits en aérosols doivent être évités au maximum, surtout si des alternatives non aérosol des mêmes produits existent. Certaines villes ont des endroits spéciaux pour disposer des produits en aérosols afin de récupérer le maximum de gaz à effet de serre.

Protégez les forêts et le phytoplancton des océans

Les arbres sont des agents majeurs dans la transformation du Co2 en oxygène. On les considère des puits de carbone en ce sens qu’ils emmagasinent le carbone pour produire de la matière organique. Ils sont donc des acteurs importants du fameux cycle naturel du carbone. Malheureusement, ils ne peuvent assimiler les redoutables gaz fluorés (gaz aérosols, fréon…) dont on a parlé plus haut. La coupe d’un arbre ou sa combustion dégage donc une quantité non négligeable de carbone que l’arbre a assimilé. «En termes de réchauffement climatique, en 2005, l’ONU et la FAO ont qualifiée d’alarmante  la déforestation qui serait aussi responsable de 18 à 20 % des émissions de gaz à effet de serre».8 Au cours du XXème siècle, la moitié des forêts de la Terre a été détruite ce qui a sûrement eu un effet sur la capacité de la planète à gérer les excès de dioxyde ce carbone dans l’atmosphère. Les forêts représenteraient 40 % de la quantité de carbone de la biomasse sur Terre.

Les arbres sont une partie intégrante du cycle naturel du carbone et de l’eau. Ils utilisent le dioxyde de carbone (CO2) pour transformer la matière inorganique en matière organique par le biais de la photosynthèse. Plantez des arbres sur le terrain de votre demeure, évitez la consommation inutile de bois. Bien que les progrès d’Internet commencent à être une menace importante pour les médias version papier, plusieurs journaux importants continuent d’être imprimés sur papier. Personnellement, je considère le papier comme un outil d’un autre âge autant que le papyrus. Tout devrait être sur support numérique dans la mesure du possible. Nous avons avec les disques durs modernes, la capacité de mettre le contenu de centaines de livres sur un simple DVD. Il est donc tragique que notre civilisation coupe encore des forêts pour produire la pâte pour le papier des journaux. La plupart des grands journaux ont une version en ligne avec souvent un prix réduit par rapport à la version papier. Contrairement à ce que les gens pensent, même si les arbres sont des producteurs important d’oxygène, ce sont les océans et plus particulièrement le phytoplancton qui produit le plus d’oxygène. Des études estiment à 70-80% le pourcentage de production d’oxygène par le phytoplancton sur Terre. Avec une planète ayant une surface constituée au 3/4 d’eau, l’influence des océans sur les changements climatiques n’est pas à démontrer. La protection du phytoplancton doit donc être une priorité importante de l’humanité et cela sous-entend la protection des écosystèmes marins qui vivent dans un équilibre par rapport à ce phytoplancton. Sans phytoplancton oubliez la vie sur Terre. Il est nécessaire que les zones où le phytoplancton est en forte concentration (les mers froides en général) soient protégées de l’exploitation pétrolière et ses méfaits éventuels. Les marées noires et l’usage des dispersants sont une cause de la disparition du phytoplancton. Le phytoplancton disparaît actuellement à un rythme de 1% par année.

Valorisez de véritables biocarburants

Une nouvelle mode soi-disant écologique est l’utilisation possible du phytoplancton dans la production de biodiesel. Si cette mode se pratique un jour à grande échelle, elle risque d’affecter grandement l’équilibre des océans, le phytoplancton étant la nourriture à la base de la chaîne alimentaire marine. D’autres variétés de biocarburants n’ont rien d’écologique. La production d’éthanol à partir du mais est en train de produire une spéculation sur le prix du mais dans les marchés boursiers et peut produire des famines dans les populations pauvres. Le fait de transformer de la nourriture potentielle en biocarburant est un crime économique et alimentaire envers des gens dans le monde entier qui peinent déjà à se nourrir correctement. Cependant des recherches ont lieu sur la production de biocarburant plus éthique fabriqué à partir de la biomasse cellulosique comme les résidus de bois et la paille des céréales. Aussi, récupérer le méthane produit par certains ruminants (porcs, bœufs…) pour produire du biogaz (gaz d’origine animale) est une véritable alternative écologique, à moins bien sûr, qu’on n’élève des porcs que pour produire du biogaz. Parce que, comme on l’a vu, le méthane brûlé et transformé en dioxyde de carbone est moins producteur d’effet de serre que le méthane se ramassant dans l’atmosphère sans être brûlé. Sous sa forme pure, le méthane peut prendre 10 ans avant d’être éliminé par des éléments de l’atmosphère.

Adaptation des industries

Les industries polluantes étant en bonne partie responsable de la situation actuelle, des recherches sont entreprises pour limiter les émanations. Une option envisagée semble être le captage et le stockage du Co2. Cette méthode consistant à séparer le CO2 des fumées émises par les usines et ensuite de stocker sous terre le carbone à de grandes profondeurs dans des sites spéciaux. La Norvège a commencé des expérimentations depuis 1996 et stocke depuis ce temps environ 1 million de tonne de CO2 par an dans un aquifère sableux sous la Mer du Nord. Plusieurs pays font des expérimentations en ce sens, le captage et le stockage géologique du CO2 semblant être la voie de l’avenir. Une fois maîtrisé, ces technologies seraient transmises aux pays émergeant comme la Chine et l’Inde.

   Les industries ont un gros rattrapage à faire pour diminuer au maximum les émanations de gaz à effet de serre. Le captage et le stockage du CO2 semblent être une solution envisageable. 

Organisation des villes

L’étalement urbain est une véritable plaie pour l’environnement et provoque une augmentation de l’utilisation de l’automobile. Les gens s’installent dans des banlieues éloignées de plusieurs kilomètres de leur lieu de travail avec le gaspillage énergétique engendré. Il est assez ridicule de voir des gens brûler des litres d’essences pour aller acheter un simple sac de croustille et du cola au commerce le plus proche situé à des kilomètres. Il faut donc que les dirigeants des villes repensent le design urbain en ne favorisant pas l’étalement urbain. Les villes doivent être plus denses et compactes. Il faut favoriser la construction en hauteur plutôt qu’en longueur. Cela comporte de multiples avantages financiers pour les villes, par exemple faire le déneigement pour 100 personnes vivant dans un habitation en hauteur ne représente pas la même dépense énergétique que déblayer 100 maisons une à côté de l’autre. Rassembler les commerces au même endroit est une idée plus écologique aussi. Le consommateur qui va faire 10 courses dans une même zone va brûler moins d’essence que s’il est obligé d’aller à 10 endroits éloignés l’un de l’autre. La façon dont sont organisés les transports devrait l’être sur les mêmes principes. L’élimination des «doublons» dans les transports permettrait d’économiser beaucoup d’énergie fossile. Quant des compagnies concurrentes (autobus, avion, etc.…) proposent les mêmes itinéraires au nom du capitalisme et de la concurrence c’est du gaspillage.

Stratégie envisageable pour les gouvernements

La révolution énergétique (c’est vraiment dans cette direction que l’humanité doit aller) qui vise à diminuer la demande en énergie fossile risque aussi de radicalement changer les rapports entre les nations. Présentement de nombreuses nations font affaire avec des pays qui foulent aux pieds les droits de l’Homme pour des raisons de simple dépendance énergétique. Pour obtenir du pétrole, on ferme les yeux sur la condition de la femme et même l’esclavage (certains pays du Golfe la pratique encore). On tolère même des pays qui financent sans se cacher le terrorisme international. Si les gouvernements orientent leurs efforts vers une économie plus verte et l’abandon progressif des énergies fossiles, cela mettra fin au chantage énergétique de certains pays (silence contre pétrole). Les gouvernements devraient aussi baisser les limites de vitesse car l’accroissement de la vitesse a un effet direct sur la consommation d’essence. Pour le transport des marchandises, le train est une option plus économe que les camions avec un meilleur rendement énergétique. Une autre conséquence positive de l’utilisation du train, moins d’usure et de dégâts aux routes à cause de camions surchargés. L’amélioration de l’accès au transport en commun (qualité du réseau et prix d’accès) et la construction d’un réseau urbain de pistes cyclables devraient faire partie des priorités de tout gouvernement qui se dit «vert».

Conclusion

La meilleure façon de faire face aux changements climatiques est de réduire notre consommation des énergies fossiles en trouvant des alternatives plus écologique. Nous avons encore plus à gagner que de simplement stopper les changements climatiques, c’est l’occasion historique d’avoir des villes moins polluées, d’améliorer la santé des gens et surtout que l’humanité retrouve confiance en elle-même en arrêtant de sombrer dans le cynisme. Les gouvernements doivent investir massivement dans les technologies vertes, pas juste pour «être de mode» ou que les partis politiques se donne des faux airs écolos, il faut que ce changement d’attitude soit profond. Pour vous renseigner davantage sur toutes les questions abordées ici, je vous recommande particulièrement le site de la Fondation David Suzuki.

SOURCES:

5- http://www.votreimpact.org/achetez-local.php Achetez local.

http://www.votreimpact.org/utilisez-moins-delectricite.phpRéduire la consommation électrique.

http://www.votreimpact.org/conduisez-moins.php Conduire moins l’automobile.

http://www.votreimpact.org/achetez-usage-achetez-intelligemment.php Consommez de façon intelligente.

http://en.wikipedia.org/wiki/Green_energyLes énergies vertes. 6- U.S. Environmental Protection Agency, Office of Transportation and Air Quality. Greenhouse Gas Emissions from the U.S. Transportation Sector 1990–2003 (rapport américain). https://www.facebook.com/pages/EOM-Ethical-Omnivore-Movement/368684079835419La page Facebook du Mouvement Omnivore Ethique. http://fr.wikipedia.org/wiki/Changement_climatiqueChangement climatique. http://unfccc.int Convention des Nations Unis sur les changements climatiques. http://www.footprintnetwork.org/Global Footprint Network http://www.votreimpact.org/calculez-votre-impact.phpCalculer son impact énergétique. http://www.epa.gov/climatechange/emissions/usinventoryreport.htmlSite de la United States Environmental Protection Agency http://www.sustainabletable.org/Agriculture durable.  http://www.eia.doe.gov/ http://www.epa.gov/otaq/climate/420r06003.pdf http://www.ec.gc.ca/soerree/English/Indicators/Issues/Transpo/Tech_Sup/ptsup2_e.cfm http://www.climatebiz.com/index.cfm http://www.epa.gov/ http://www.ipcc.ch/ http://www.bts.gov/ http://fr.wikipedia.org/wiki/AnthraciteL’Anthracite (charbon). 4- http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_fossileLes énergies fossiles. http://fr.wikipedia.org/wiki/Charbon_de_boisLe charbon de bois. 1- http://fr.wikipedia.org/wiki/CarboneLe carbone. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serreGaz à effet de serre. 3- http://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_carboneLe Dioxyde de carbone. http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10750-005-0926-6?LI=trueMéthane dans le lac Baïkal. 2-  Rapport du GIEC/IPCC, 10e session du WG, Paris, février 2007. http://volcanoes.usgs.gov/hazards/gas/climate.phpLes gaz volcaniques et leurs effets. http://fr.wikipedia.org/wiki/InfrarougeRayonnement infrarouge. http://fr.wikipedia.org/wiki/GIECLe Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/espace-decouverte/tous-les-zooms/comment-lutter-contre-le-rechauffement-climatique http://www.davidsuzuki.org/fr/champs-dintervention/changements-climatiques/enjeux-et-recherche/les-solutions-climatiques/solutions-aux-changements-climatiques/La Fondation David Suzuki. http://www.votreimpact.org/gaz-de-haut-potentiel-de-rechauffement-global.php http://www.decouvertes63.com/2011/11/26/la-campagne-stop-killer-coke/Panorama des méfaits de Coke un peu partout dans le monde. http://www.killercoke.org/Site dénonçant les méfaits de la multinationale Coke. http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Russie-un-ours-polaire-flotte-devant-le-Kremlin-pour-defendre-l-Arctique/(theme)/224 8- http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9forestation http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-monde-une-heure-sans-lumiere-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique_1234287.html http://quebec.autoblog.com/2013/04/01/bombe-electrique-0-100-km-h-en-3-9-secondes/La voiture sportive de Mercedes 100% électrique. http://www.gracelinks.org/1117/welcome-to-sustainable-tab http://thinkprogress.org/climate/2013/03/29/1791811/bombshell-imf-study-united-sates-is-worlds-number-one-fossil-fuel-subsidizer/?mobile=nc 7- http://www.lampe-de-luminotherapie.com/blog-action-day-2009/

One Comment

  1. Gérard

    L’industrie d’élevage d’animaux et la premiere cause du réchauffement climatique plus que toutes les industries de transport.
    Ex:il faut 15000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf.quel gaspillage. Il vaut mieux rouler en 4/4 et être vegan plutôt que de rouler en vélo et manger de la viande.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *