Créatures ailées et la composante psycho-sexuelle

luciferLes signalements d’êtres ailés ont longtemps fait partie des rapports les plus obscurs au sujet des étrangetés crypto- zoologiques et ufologiques du monde entier. Sans doute, le plus célèbre de tous les cas du genre a été détaillé par les enquêtes de John Keel au sujet du Mothman qui fut signalé en Virginie-Occidentale à la fin des années 60. Depuis cet époque, le Mothman est devenu l’image prédominante dans l’esprit des gens quand il s’agit d’envisager une monstruosité ailée de type crypto-zoologique. Il y a, cependant, d’autres cas impliquant de telles créatures, bien que les détails de leur existence soient beaucoup plus obscurs, ceux-ci ont une série de similitudes avec les traditions folkloriques de diverses cultures à travers le monde. Curieusement, parmi ces similitudes il y a des parallèles avec l’interaction de la créature sur son habitat et ses environs, ainsi que la prévalence des aspects sexuels dans leurs relations avec les humains.

Lors d’une récente discussion abordant la rencontre de monstres ailés non identifiés, on a analysé une rencontre avec une prétendue « gargouille » vu près de la Forêt nationale d’El Yunque à Porto Rico. Elle a été présentée par l’astucieux Scott Corrales d’Inexplicata, où il partage certains récits uniques dont une attaque physique subie par un local. Selon Corrales,  » certaines personnes ont identifié (le monstre) avec le Chupacabra, d’autres encore croient qu’il s’agit d’une entité différente, insaisissable dont le sinistre repaire est dans le Barrio Ensenada , au milieu des ruines et des tunnels de l’usine Guanica Sucre, où on peut trouver les squelettes de ses victimes.  »

On peut dire que la manière dont cette histoire est présentée ici a une connotation folklorique, avec ses récits au sujet d’un vieil immeuble abandonné où la créature réside maintenant. On pourrait supposer que si les victimes de la créature étaient vraiment entassées sous une vieille raffinerie de sucre, une enquête criminelle aurait été ouverte pour découvrir les restes et trouver le coupable. Toutefois, avant d’étayer les affirmations de preuves physiques, Corrales insiste sur le fait que, comme indiqué précédemment, il n’y a eu qu’une attaque qu’un homme affirme avoir subi de la créature. Il serait intéressant de réfléchir à ces éléments folkloriques. Après tout, lorsque l’on compare cette histoire à la situation présentée dans les rapports du présumé Mothman, nous commençons à voir des similitudes frappantes.

Tout comme on dit que la « Gargouille » d’El Yunque habite une raffinerie de sucre abandonnée, le Mothman de Point Pleasant habiterait une usine désaffectée de TNT de la région. Il pourrait y avoir un certain nombre de raisons à cette similitude, l’une étant que, par tradition, les monstres ont toujours tendance à séjourner dans un antre obscur et dangereux. Pensez à ces légendes de dragons et autres bêtes mythiques, où un courageux héro doit pénétrer dans des grottes pour libérer un peuple accablé par les dangers que le monstre en question présente. Il serait adéquat, en supposant qu’il y ait effectivement une certaine matérialité dans l’existence de créatures comme les Mothmans ou les gargouilles, que les gens respectent cette tradition en leur assignant des « tanières de dragon » de toutes sortes, que les créatures y résident effectivement ou pas. Ou peut-être, un peu comme dans la notion de maison hantée avec ses fantômes et autres terreurs qui se cachent à l’intérieur, les prolongements psychologiques de la peur pourraient, dans une certaine mesure, se transférer à l’emplacement lui-même, en présence d’une créature diabolique semblable à un dragon, un Mothman, ou dans ce cas, peut-être une gargouille.

Réfléchir aux archétypes folkloriques présents dans cette circonstance, tout en étant intéressant en termes de psychologie, n’aide guère à éclairer le problème qui nous est posé par les attaques physiques, très réelles, que des témoins ont décrites. Corrales poursuit en décrivant un homme, dont le seul nom donné est  » Valdo « , qui a apparemment été attaqué par la bête ailée près Guánica Lagoon dans le milieu des années 1990 :

 » Il a été blessé à l’estomac, sa graisse [ ] abdominale était visible », a déclaré un témoin, décrivant les blessures sur le ventre et le dos subies par l’homme, causée comme par « les griffes d’un animal.  » Le témoin a sobrement expliqué que le blessé a levé le t–shirt qu’il portait après l’attaque, affirmant qu’un animal avec de  » grandes ailes « l’avait pris par surprise dans son arrière- cour et l’avait attaqué.  »

La description des agressions physiques faites par de monstrueux animaux ailés n’est pas spécifique aux seules gargouilles de Porto Rico. Au fil des années, une créature horrible appelée Popobawa a été décrite par des résidents de Zanzibar et des lieux à proximité, et tout comme ses cousins de l’Ouest, on dit que la créature a des ailes, et a un penchant à agresser physiquement ses victimes. Les attaques du Popobawa sont toutefois différentes. Les incidents impliquant la créature ont un caractère essentiellement sexuel. Etrangement, les hommes ont affirmé que la créature entre dans les maisons la nuit et les moleste sexuellement, leur promettant de revenir s’ils ne racontent pas l’expérience terrifiante à d’autres. Bien que la gargouille d’El Yunque ne soit pas décrite comme un déviant sexuel à l’instar du Popobawa de Zanzibar, il y a d’autres créatures présentes dans la culture et les traditions de la région qui sont plus semblables à cet égard, un point de correspondance à partir duquel nous allons nous écarter de la discussion exclusive sur les monstres ailés , pour établir des parallèles entre celles dont la présence est accompagnée d’étranges circonstances sexuelle .

Le Pombero, ainsi que son cousin moins connu, le Kurupi, sont des entités créditées d’agressions sexuelles et de malice par la culture Guarani et dans d’autres parties de l’Amérique latine. Tout comme le Popobawa de Zanzibar, le Kurupi se caractérise par ses organes génitaux masculins anormalement développés, cependant les traditions entourant le Kurupi montrent que, contrairement au Popobawa, il préfère le sexe opposé, il a été occasionnellement accusé d’avoir fécondé des femmes. Un mythe similaire, provenant de la tradition chilienne, implique le Trauco, une créature semble au gobelin, qui porte un marteau de pierre représentatif de sa puissance sexuelle. Il est aussi crédité d’avoir attiré par ruse des femmes afin de se reproduire avec elles.
En vérité, si l’on étudie les traditions et les superstitions des divers pays et de leurs peuples, elles montrant sans aucun doute que les mêmes rencontres à caractère sexuel existent dans diverses cultures. L’Orang Minyak de Malaisie, un violeur en série dans les traditions Maylay, dont les attaques contre de jeunes vierges, ont provoqué une panique localisée en 2005 suite un déferlement de rencontres que des jeunes femmes ont eu avec un homme étrange pénétrant dans leur chambre à coucher la nuit. La description suivante est donnée par l’entrée Wikipedia concernant la créature :
En résumé, l’Orang Minyak est un violeur en série surnaturel qu’il est difficile de voir et qui est difficile à attraper. Certains ont envisagé que l’orang minyak était un criminel ordinaire qui utilisait de la graisse noire comme camouflage de nuit. L’utilisation de la graisse noire rend l’Orang Minyak difficile à attraper, car ses poursuivants ne seraient pas en mesure de le retenir. Toutefois, certaines des rencontres avec les Orang Minyak ne sont pas explicables d’un point de vue non – surnaturel.

De plus la composante à caractère sexuel de ces rencontres surnaturelles est similaire à la préoccupation pour les organes génitaux des ravisseurs ET si souvent affirmé par les personnes enlevées par des ovnis. La justification la plus largement acceptée parmi les ufologues a à voir avec l’idée que des «spécimens» d’hommes sont, en quelque sorte, utilisés comme animaux d’élevage pour un programme d’hybridation intergalactique élaboré. En résumé, nos visiteurs « aliens » sont tributaires de l’utilisation de gènes humains dans le but de renforcer leur propre reproduction en déclin. Encore une fois, cependant, si nous devions essayer de considérer ceci dans une perspective purement folklorique, les parallèles notés existant entre les traditions au sujet du peuple des fées dans les îles britanniques et les rapports d’enlèvement modernes, ou la cohérence similaire entre la tradition OVNI et la rencontre archétypale mystique que les chamans divulguent , pourrait nous faire croire que la persistance de rapports sexuels illustre quelque chose de plus profond et, fondamentalement, un aspect de notre humanité qui reste curieusement niché au sein de la psyché .
Qu’est-ce que tout cela signifie? Est-ce que cela rejette l’idée que les démons ailés, les mêmes que des gens ont vu à Porto Rico et en d’autres lieux dans le monde entier, peuvent exister dans un sens physique ? Cela peut ne pas être le cas, mais la nature physique des événements, qu’ils soient de violentes intrusions en termes d’attaques, ou des vexations psychologiquement plus intrusives, pointe aussi vers une relation inhérente de type psycho- sexuelle qui existe entre les personnes qui ont vécu le phénomène étrange et leurs assaillants d’un autre monde. Il se peut que les aspects intrusifs qui, si souvent se manifestent dans les expériences surnaturelles, représentent une lutte interne en cours pour la domination du caractère humain, défiant les conquêtes de l’humanité comme espèce sur cette planète.

Ce n’est pas une mauvaise chose, qu’on nous rappelle que malgré toutes nos forces, nous ne sommes pas sans faiblesses … que celles-ci soient réelles ou simplement perçues.

http://gralienreport.com/cryptozoology/of-wings-and-things-psycho-sexual-encounters-and-the-supernatural/

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *