Darwin, Notre espèce et le Chaos.

Partons de ce que disait Darwin : « Le nombre de formes intermédiaires constituant les chaînons de transition entre toutes les espèces vivantes et les espèces perdues a donc du étre infiniment grand ; or, si ma théorie est vraie, elles ont toutes du vivre sur la terre ». Au moment où il publiait son livre, Darwin a émis sa théorie sans avoir découvert toutes les formes intermédiaires des étres vivants, nécessaires pour valider sa théorie. Darwin reconnaissait ainsi les faiblesses de sa théorie et il s’exprime ainsi dans son livre : « La distinction bien nette des formes spécifiques et l’absence d’innombrables maillons de transition les reliant les unes aux autres est une difficulté évidente ».
L’absence de ces innombrables formes intermédiaires a poussé les paléontologues à  se rendre à  l’évidence et à  reconnaître que les espèces vivantes sont apparues au cours des temps non pas progressivement comme le pensait Darwin mais de manière ponctuelle. Ainsi, comme le dit le scientifique Howard Gruber dans son livre : « Darwin on man » : « La nature ne fait pas de saut mais Dieu en fait ».

Hubert Reeves :

L’image d’un monde antique baignant dans le chaos n’est pas neutre. Elle accrédite la notion d’une croissance progressive de la complexité au cours des ères. Elle relie l’apparition de l’intelligence et de la conscience au déroulement de l’histoire. Elle restitue l`étre humain dans ce vaste mouvement d’organisation de la matière à  l’échelle cosmique. […] Contrairement aux affirmations des philosophes existentialistes, nous ne sommes pas étrangers à  l’univers. Nous en sommes les enfants.
Reeves, Hubert, Dernières nouvelles du cosmos, Seuil, 1994, pp. 224 et 225

Hubert Reeves :

L’histoire de l’univers n’est pas celle de la dégradation d’un ordre initial puissamment organisé. Au contraire, c’est l’édification de la pyramide de la complexité au cours des àges que l’astronomie, la physique, la chimie et la biologie nous donnent en spectacle. Extrait de : « L’Heure de s’enivrer ».
Villedieu, Yanick, La star du cosmos, revue « L’actualité », Québec, août 1994, p. 25.

La cause de l’évolution est la complexification grandissante des êtres de l’univers.
L’àme qui est la forme, l’esprit est la cause de l’évolution de l’univers.

La boîte noire de Darwin résolue

Cette fameuse expression de «boîte noire» était le principal doûte de Darwin au sujet de sa théorie. Celle-ci dit que la vie serait apparue de la matière et comme la matière a longtemps été considérée comme stable ou inerte, cette théorie rencontre un obstacle. Mais les cosmologues et biologistes ont, depuis, fait des découvertes très intéressantes. Lors du Big Bang, des tas et des tas de poussières auraient été projetées dans l’univers et les forces de la physique expliqueraient les fait que les premières matières (les photons, composantes de la lumière) existantes dans l’univers à  cette époque se seraient combinées pour former des nucléons et autres, pour passer ensuite au stade de neutrons et protons, électrons, atomes et enfin, molécules. La matière ne peut donc pas étre considérée comme totalement inerte puisqu’elle évolue. Ces molécules auraient évolué de plus en plus pour devenir , pas à  pas, d’une complexité incroyable. C’est la combinaison de molécules qui aurait pu former la molécule de la vie (les acides aminés). Que nous le voulions ou non, nous sommes aussi de la matière, au méme titre que le béton ou la pierre, la seule différence, c’est que nos molécules sont différentes et sont la base de la vie.

Une expérience faite par Stanley Miller en 1952 confirme cette hypothèse:

«Il a alors tenté une expérience en cachette, pour ne pas s’exposer aux railleries de ses collègues. Dans un ballon, il a mis les gaz de la Terre primitive, du méthane, de l’ammoniac, de l’hydrogène, de la vapeur d’eau, plus un peu de gaz carbonique. Il a simulé l’océan e remplissant le ballon d’eau, chaifé le tout pour donner de l’énergie et provoqué des étincelles en guise d’éclairs pendant un bonne semaine. Une substance rouge orangée est alors apparue au fond de son ballon: elle comportait des acides aminés, ces molécules qui sont les composants de la vie! Personne n’avait osé imaginé qu’elles puissent se fabriquer à  partir d’éléments aussi simples. Ce fut la stupeur dans le monde scientifique. On venait de jeter le premier pont entre la matière et le vivant.» (La plus belle histoire du monde p.73)

Ensuite, cette matière à  base d’acides se serait mise à  pleuvoir sur toute la planète suite aux condensations faites par le soleil et la chaleur de la terre. Elle s’est donc répandue sur toutes les parties de la terre. Contrairement à  ce qu’on pourrait penser, la suite de cette histoire ne se serait pas passée dans les océans mais dans les lagunes, un peu partout sur la terre. On suppose que l’effet de ces lagunes serait dû au quartz et à  l’argile où les chaines de molécules se retrouvent prises.

«Des expériences récentes qui ont permis de simuler les cycles d’assèchement des mares, l’ont confirmé: en présence d’argiles, les fameuses «bases» s’assemblent spontanéement en petites chaînes d’ADN, futur support de l’information génétique.(La plus belle histoire du monde p.88)

Ces petites chaînes d’ADN auraient pris la forme de gouttes (cellules) ensuite, serait venue la photosynthèse et la respiration. Et c’est ainsi que la vie est apparue de la matière.

L’origine et l’avenir de l’Homme

Les extinctions de masse

En découvrant les imperfections des archives fossiles, Darwin reconnu qu’il dût y avoir des cataclysmes peu plaisants dans le passé, ce qui n’allait pas vraiment dans le sens de sa théorie de l’évolution. C’est la raison pour laquelle il évoqua des disparitions graduelles car elles devaient dépendre, selon lui, de la sélection naturelle. Or, après analyse, géologues et paléontologues reconnurent que des catastrophes globales s’étaient bien produites, mais que l’Histoire de la Terre ne se résumait pas une suite progressive d’événements : en fait l’évolution suivait plutôt un régime chaotique.

Notre avenir reste incertain à  l’échelle géologique, et plus encore à  l’échelle astronomique, ce que confirma Richard Gott III en calculant l’espérance de vie de notre espèce, estimée entre 0.2 et 8 millions d’années.

La sélection naturelle fut supplantée un temps par d’autres règles, dont la chance ne fut pas des moindres. C’est elle qui joua le rôle de la Grande Faucheuse, déterminant quelles espèces devaient survivre et lesquelles devaient s’éteindre. Ainsi que le dit S.Gould, nous sommes un événement hautement improbable dans le cours de l’évolution qui fut perçu comme un coup de tonnerre au méme titre que le fait de faire jouer au hasard un rôle déterminant…².

Dans les grands Chaos géologiques, des extinctions de masse des espèces ont eu lieu et à  chaque fois, 10 fois plus d’espèces sont nées. Dans cette vision faussée de Darwin, l’Homme moderne Hommo Sapiens est né, il y a environ 150 000 ans, son évolution future dépend probablement de facteurs qui nous dépsse. L’Homme résistera t-il à  sa propre évolution ?

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