Dépôts d’OVNIS

ch_ange3Il est parfois question, lorsque l’on parle du phénomène Ovni, de retrouver sur le lieu présumé d’un atterrissage, des substances énigmatiques et diverses, comme des dépôts noirâtres, des morceaux de mâchefer, et autres. Ces apports de matériaux sur le terrain ont de quoi laisser perplexes les ufologues. Sont-ce des apports laissés intentionnellement par le phénomène,et alors dans quel but, ou sont-ce des apports résultant d’une interaction entre un phénomène dit « ovni » et l’environnement terrestre ?
J’ai recensé ici quelques cas dans lesquels différents types de dépôts ont été relevés. Pour certains de ces dépôts, les résultats des analyses sont connus. Pour les autres, le mystère demeure entier, les analyses qui purent être effectuées n’ayant pas été divulguées au public.Une substance mystérieuse, répondant au doux nom de « cheveux d’anges », est parfois relevée sur les sites d’observation d’ovni. Ce matériau très fin ressemble aux fils d’une toile d’araignée, bien que sa composition et sa texture en soient très différentes. En effet, une des principales propriétés de cette substance est de se sublimer rapidement à l’air libre, sans que des analyses poussées ne puissent être menées à terme, empêchant ainsi toute identification de cette matière.

Un des cas les plus connus en France

d’une chute de « cheveux d’anges » s’est déroulé le 17 octobre 1952 à Oléron (dans les Basses Pyrénées).

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Dix jours plus tard, c’est au tour du Gaillac, dans le Tam d’être recouvert par la même substance. Il est à noter que les objets observés à Gaillac par les témoins sont les mêmes que ceux observés à Oléron, dix jours plus tôt.

D’autres cas similaires ont eu lieu en

France les années suivantes. Le 20 septembre 1954, à 20h00, dans la localité de Saint-Père-en-Retz, en Loire-Atlantique, une chute de cheveux d’anges est également signalée. Moins d’un mois plus tard, le 10 octobre 1954 vers 16h00, une nouvelle chute de cette mystérieuse substance est rapportée dans le Tam, à Graulhet. Il y eut auparavant un « boum » retentissant dans le ciel, lequel « boum » fut suivi de la chute de cette matière. Quelques jours plus tard, le 18 octobre 1954 à Vienne, dans l’Isère, un engin « polymorphe », laisse également retomber cette substance derrière lui. Une fois de plus, l’analyse est impossible, les filaments de cette matière tombée du ciel se sublimant avant qu’une analyse plus poussée ne soit menée.Les « cheveux d’anges » ne sont pas les uniques dépôts laissés par ces mystérieux engins, certains dépôts – durables ceux-ci – peuvent être analysés par les chercheurs en laboratoire. Dans leur composition entrent des éléments chimiques présents dans notre environnement, tels le potassium, le calcium, ou le magnésium. Ainsi en est-il par exemple de ce dépôt noirâtre qui a été prélevé sur des graminés au domaine de la Clape, dans le Gard. La symptomatologie de ce phénomène s’est caractérisée par une décoloration et la présence de taches noires sur le limbe des feuilles prélevées sur l’emplacement de la trace. L’analyse de ces feuilles montreégalement un dessèchement du limbe en bordure des feuilles. Une observation au microscope de ces gaminés n’a démontré aucune attaque par un pathogène (agent extérieur provoquant le symptôme observé sur ces plantes). Les conclusions de cette analyse montrent que les plantes ne souffrent d’aucune maladie. Quant au produit noir, sa nature et son origine n’ont pas été déterminées.A propos de ce dépôt noirâtre laissé sur une trace d’atterrissage d’ovni, un autre cas s’est déroulé en France, il y a quelques années, dans le département de l’Oise, à Crépy-en-Valois. Les gendarmes qui se sont rendus sur place ont retrouvé sur le sol, un cercle d’un diamètre de un mètre environ, recouvert par une substance noire, brûlée, ressemblant à du mâchefer. Alentour, la végétation a complètement disparu. Les prélèvements effectués par les gendarmes ont été envoyés pour analyses, mais les résultats n’ont pas été divulgués.

ch_ange1Trois autres dépôts d’une substance noirâtre sont à signaler. L’un a été découvert en Australie en 1988, sur un véhicule, après que celui-ci ait été soulevé du sol avec ses occupants par un objet ovoïde. Les résultats de l’analyse de ce dépôt ne sont pas connus. L’autre dépôt, a eu lieu enFrance, bien que la poudre noire qui s’était également déposée sur un véhicule se soit dissipée alors que le véhicule était en marche, les témoins étant en train d’essayer de semer l’ovni qui les avait pris en chasse. Quant au dernier, il ramène au cas bien connu de l’observation faite à Trans-En-Provence par Monsieur Renato Nicolaï. Remplacé depuis par le SEPRA, le GEPAN dans sa « note technique N° 16 », (Groupe d’Etudes des Phénomènes Aérospatiaux non-Identifiés) cite page 38 : « Les particules noires se distinguent de la terre environnante par l’absence magnésium, le titane sont en très faible quantité, le calcium étant l’élément majoritaire. Par ailleurs, la présence d’autres fragments mentionnés en ions négatifs confirme l’existence d’une matrice carbonée polymérique. En conclusion, les particules noires macroscopiques semblent être des résidus de combustion ». Il est toutefois amusant de constater la contradiction qui est faite dans ce même rapport à la page 37 : « Par dilution dans des révélateurs il a été possible de constater qu’il n’y avait pas de composés organiques décelables caractéristiques de produits de combustion des moteurs utilisant des hydrocarbures ».Le GEPAN reste prudent quant à ce que peut être ce résidu carboné mais il est intéressant de noter que l’analyse faite par le docteur Bounias du laboratoire de biochimie de l’INRA(Institut National de la Recherche Agronomique) sur des plants de luzerne présents à l’endroit del’atterrissage présumé, laisse entrevoir qu’un phénomène exceptionnel a bien eu lieu en ce jour de janvier 1981 dans le jardin de Renato Nicolaï.En effet, il est cité dans ce même rapport du GEPAN que : « les données numériques suivantesmontrent qu’il est nécessaire d’appliquer une dose très importante de rayons í : 106 rads, pour obtenir des altérations tout au plus équivalentes ou inférieures à celles observées dans les feuilles de Medicago ».Si un rayonnement nucléaire semble exclu par le professeur Bounias, ce dernier précise néanmoins qu’un champ énergétique de type électrique pourrait avoir été utilisé pour produireces modifications. Dans sa brochure, le SEPRA va un peu plus loin et note (page 6) que ces modifications pourraient avoir été causées par « un champ électromagnétique intense ».Un autre type de dépôt, très différent de cette substance noirâtre, a été découvert en Argentine. Le 21 décembre 1963, toute une famille pu observer un fantastique spectacle composé de tubes lumineux et de nombreux objets au sol, reliés entre-eux par des couloirs de lumière dans lesquels se mouvaient des silhouettes de forme humaine. Bref, un véritable « laser light show ». Après le départ de tous ces objets et silhouettes, les témoins se rendirent à l’endroit ou un de ces objets avait stationné. Sur place, une odeur similaire à celle du soufre a été sentie par les témoins.Quelle ne fut pas leur surprise en découvrant sur le sol une multitude de petites boules entassées les unes sur les autres, formant un cône d’environ 90 cm de hauteur. Ces petites sphères fragiles, s’écrasant comme un rien, furent analysées par un laboratoire de chimie de l’Université de Tucuman. Les résultats des analyses ont montré une très forte concentration de carbonate de calcium (96,48% et 3,51% de carbonate de potassium).D’autres dépôts – qui restent tout aussi mystérieux – sont également retrouvés sur les lieux présumés d’un atterrissage.Les cas qui suivent sont français. Le premier a eu lieu le 4 janvier 1954, à Marseille. Le témoin, M. Chesneau, était à l’époque pompier. Il a observé un objet lumineux de forme arrondie, qui était posé sur une des pistes de l’aérodrome de Marseille-Marignane. Suite à cette observation, les autorités firent une enquête au cours de laquelle il fut découvert une centaine de débris métalliques, juste à l’endroit où avait atterri l’étrange appareil. Le silence fut gardé sur la nature de ce métal.Le second dépôt a été retrouvé le vendredi 5 novembre 1954, près de la Roche-en-Brenil, après l’observation d’un ovni et de ses occupants. Les témoins se sont rendus sur place après le départ de l’engin pour y remarquer que, outre le fait que l’herbe était brûlée à l’emplacement où était l’objet, et que la terre était devenue noire et meuble comme de la cendre sur unrayon de trois mètres, il y avait à quelques pas de cette trace, une partie d’une boule blanche, qui avait été tenue par un des occupants de l’engin. Cette boule ressemblait à une sorte de « coton hydrophile », mais d’un poids très nettement supérieur. Le témoin l’a pesée chez lui en remarquant avec stupeur que cette boule pesait 428g. Une poudre jaune, semblable à du soufre a également été récupérée sur ce site. Son poids était également assez élevé (78g environ). La poudre et le « coton » ont été analysés par un ingénieur chimiste qui en est resté perplexe. Il est cependant apparu que dans la poudre entrait en grande proportion du nitrate d’argent. Après avoir exposé ces quelques cas d’apports en matériaux, et survolé brièvement leur composition chimique, il conviendrait maintenant de trouver une signification à ces apports, bien que celle-ci ne puisse être que toute relative. De prime abord, il est intéressant deconstater que les éléments chimiques entrant dans la composition des apports laissés par de supposés ovni, se trouve dans notre environnement en quantité non négligeable. Cecin’apportant donc aucune preuve matérielle de la venue sur terre d’une civilisation extérieure à la nôtre.Bien que je sois très peu jardinier et pas du tout agriculteur, j’habite néanmoins une région assez rurale et remarque que certaines compositions chimiques mentionnées ci-dessus, entrent en grande partie dans la composition des engrais utilisés notamment en agriculture. Ainsi, dansle cas mentionné plus haut, il est question de nitrate d’argent. Or les nitrates sont utilisés comme engrais par les agriculteurs. En effet, les nitrates agissent en fournissant de l’azote (N) aux plantes cultivées. Quant au soufre, qui, comme chacun le sait, est d’une couleur jaune, il est utilisé par les vignerons. Ces derniers répandent du soufre en poudre sur les vignes afin de prévenir ces dernières d’une maladie appelée « oïdium ». Cette maladie se caractérisant par un champignon microscopique parasite qui recouvre les feuilles et les fruits d’un feutrage blanchâtre. Le potassium (K) est un métal alcalin qui est extrait de la potasse (KHO).Etudions donc la potasse. Cette dernière est notamment utilisée dans le blanchissement des tissus, et elle est également le nom commercial du chlorure de potassium, qui, une fois de plus, est un engrais.Passons maintenant au calcium (Ca). Ce dernier est un métal blanc et mou obtenu en décomposant certains sels par un courant électrique. Certains de ses composés, oxydes (chaux), carbonate (calcaire), sulfate (plâtre) sont des matériaux de première utilité. Penchons-nous sur le cas ayant eu pour cadre l’Argentine. Une forte concentration de carbonate de calcium a été découverte. On retrouve ce carbonate de calcium dans un groupe de roches sédimentaires très répandues L’exemple le plus connu est le calcaire de la craie, qui est également utilisée comme engrais, en apportant à la terre les minéraux dont elle a besoin. Mepromenant parfois dans les champs, j’ai souvent vu ces derniers recouverts par ce matériau et ce, en toutes périodes de l’année. Si des races extraterrestres nous visitent, elles sont en tout cas très au courant des méthodes employées en agriculture. Est-il possible que des civilisations extérieures à la nôtre puissent utiliser notre planète, et plus particulièrement son sol, pour des expériences relatives au « terraforming », ainsi que l’homme envisage de le faire sur le sol martien dans les années à venir ? Les nombreux rapports des années 1950-1960 mentionnant des créatures ramassant des feuilles, de la terre, de l’herbe, et autres, abondent en ce sens. Mais le but de ces opérations n’en reste pasmoins inconnu.J’ai noté un point intéressant dans cette recherche. En effet, le magnésium (Ma), n’est guère – dumoins à ma connaissance – utilisé comme engrais. S’il ne l’est pas, par contre, il entre dans la composition des alliages légers. Ce qui m’amène tout naturellement à supposer que cet apport en magnésium résulte d’une interaction entre notre environnement avec un objet solide de nature indéterminée. Cet objet aurait par « ripage » laissé une fine couche de sa structure externe sur le sol comme cela semble avoir été le cas à Trans en Provence. Quant à savoir s’il s’agit d’un véhicule extraterrestre ou non, la question reste posée…Aussi, devrons-nous, un jour, voir débarquer sur terre des civilisations d’agriculteurs extraterrestres, avec qui nous devrons partager notre sol ?En attendant d’affirmer ou d’infirmer cette théorie, continuons d’étudier tous les cas qui pourraient être soumis à notre perspicacité.

Extrait de BETA TAURI N°1 Decembre 2003 Article transmis par YETI

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