Des formes pensées aux lieux maudits: la magie des cultes.

Monsieur Guy Tarade nous a autorisé à reproduire cet article, nous l’en remercions ici, que nous vous invitons à découvrir. Il contient des informations qui sont de nature à éclairer divers phénomènes qui touchent le Monde Moderne. Bonne lecture.

Les philosophes alchimistes du XVIe et du XVIIe siècle: Vanini, Agrippa, Van Helmont, attribuaient au  magnétisme  projeté par la volonté les résultats qu’ils obtenaient par leurs amulettes et leurs charmes.

« Le désir, écrit Van Helmont, se réalise dans l’idée, laquelle n’est pas une idée vaine, mais  une idée-force,
une idée qui réalise l’enchantement. Ce que j’appelle les  esprits du magnétisme
ne sont  pas précisément des esprits qui nous viendraient du ciel, et encore moins des esprits infernaux. Ils proviennent d’un principe qui réside dans l’homme même comme le feu se dégage de la pierre. Grâce à la volonté, l’on dégage  de l’organisme humain une faible proportion  » d’esprit « , qui  prend une forme déterminée, en se transformant en un   » être idéal « . À partir de ce moment, cet  » esprit vital  » devient quelque chose d’une nature intermédiaire entre l’être corporel  et les êtres incorporels : il peut ainsi se transférer où la volonté le dirige, n’étant plus soumis aux limitations de l’espace et du temps. Ce n’est nullement une conséquence du pouvoir démoniaque; c’est une faculté spirituelle de l’homme qui est rattachée à l’homme.

 » J’ai hésité jusqu’ici à révéler au monde ce grand mystère, grâce auquel l’homme apprend qu’il y a en lui, à la portée de la main, une énergie qui obéit à sa volonté, liée à sa puissance imaginative, et qui peut agir extérieurement en exerçant son influence sur des choses et des personnes à distance; même à une très grande distance !  »

Des dizaines de siècles avant Van Helmont, les sages de l’Inde connaissaient ce fabuleux secret et l’un d’eux Larchas, avait appris à Apollonios de Tyne l’art d’enfermer dans des objets des influences spirituelles qui devaient agir à distance, à travers le temps.

Le Mage déposa ses talismans dans des lieux choisis, au cœur des sanctuaires magnétisés. Ces  » volts  » devaient assurer la spiritualité de l’humanité.

Philostrate prétend qu’Apollonios de Tyane enterra une de ces charges  aux îles de Lérins et aujourd’hui de nombreux occultistes sont persuadés que le climat particulier qui rayonne autour du monastère Saint-Honorat est dû à cette présence.

Dans l’île, des chapelles étaient destinées autrefois aux anachorètes, et chacune d’elles constituait un catalyseur de foi dont l’action s’étendait bien au-delà de ce lopin de terre baigné par les flots bleus de la Méditerranée.

FORMES-PENSÉES ET LIEUX MAUDITS

La projection de formes-pensées peut-elle affecter les êtres vivants et provoquer dans la nature des actions hors du commun ? Nous répondrons affirmativement à ces deux questions, car chacun a pu constater par lui-même combien il était difficile de vivre en certains lieux alors qu’ailleurs, un climat de félicité semblait régner en permanence.

Il existe une physique de l’esprit dont l’action est encore mal connue, mais dont les éléments se vérifient dans la vie de chaque jour. Dans notre société matérialiste, seuls quelques êtres parfaitement éveillés sont capable de saisir les rapports de cause à effet. L’amour, la colère, la haine et la peur sont autant de facteurs qui peuvent modifier une ambiance locale.

Dans une famille où la discorde règne continuellement, la colère s’implante comme une énergie destructrice et il n’est pas rare de voir tomber les appareils électroménagers en panne les uns après les autres, victime d’ondes méconnues.

La prévention routière ne peut expliquer les raisons qui rendent certains carrefours terriblement dangereux alors que la visibilité est parfaite, ou la cause qui provoque des accidents répétés sur une portion de route totalement dégagée. Ces « points noirs  » sont bien connus mais aucun remède n’enraye leur nocivité. Ils ont été  » imprégnés  » à l’occasion d’une collision qui fit des blessés ou des morts  et, depuis, une sorte de pollution psychique invisible plane sur eux.

Un être humain peut devenir un récepteur de force négative généré par la pensée de ses semblables. Une sorte de malédiction s’acharnera alors sur lui et le poursuivra jusque dans la tombe. C’est ce qui arriva  à Ponce Pilate, le gouverneur de la Judée. Quelque temps après la mort du Christ. Pilate fut exilé à Vienne (Isère). La  ville s’étendait alors sur les deux rives du Rhône et comportait un ensemble de monuments et d’œuvres d’art qui en faisaient une perle de l’Empire romain. Sa beauté inspira le poète Martial.

À Vienne, rue Raymond-Point, se dresse une pyramide qui passa longtemps pour le tombeau de Ponce-Pilate. En réalité, ce monument décorait la  » Spina  » ou terre-plein longitudinal placé à l’intérieur du grand cirque pour guider les chars dans leur course. Ce cirque comme l’ont révélé des fouilles, mesurait 455,50 m de long sur 118 m de large.

Une chronique locale prétend que Pilate avait été inhumé sous cette construction, mais que, chaque nuit, des fantômes erraient tout autour et que des cris plaintifs se faisaient entendre sans discontinuer. On décida de porter sa dépouille sur les bords du Rhône. Là les nautoniers constatèrent que la malédiction qui poursuivait l’ex-gouverneur n’était pas terminée et que le fleuve subissait à son tour la magie des puissances invisibles.

La publication des naufrages et des noyades à proximité de la nouvelle tombe poussa les Viennois à exhumer une fois encore les restes du Romain. Ils allèrent les enterrer loin de leur ville, au d’une haute colline qui sorte depuis le nom de Pilate et qui, est dit-on hanté.

 

LA MAGIE DES TEMPLIERS DE FENESTRE

À 1093 m d’altitude, au cœur d’un des plus importants massifs rocheux des Alpes-Maritimes, s’élève le sanctuaire de Notre-Dame-de-Fenestre. Un refuge exista de tout temps dans ses parages pour protéger les voyageurs qui passaient le col.

Les Romains y avaient édifié un temple de Jupiter  un mont Jovis, au moment duquel chaque soir un feu pour guider leurs hôtes. En 887, les Bénédictins de Saint-Dalmas-de-Pédona créèrent la chapelle Notre-Dame-des-Grâces qui fut rasée au X e siècle par les Sarrasins. C’est à la  » fenêtre du Caire  » (un pic voisin) et se manifesta aux fidèles.

Le sanctuaire fut reconstruit par les Templiers qui  vénérèrent, dans la chapelle, une Vierge Noire, la Madone de Fenestre.

Cette Vierge, de facture moderne, est en cèdre. Son histoire est un véritable conte épique. Son nom  » Fenestre  » n’a, parait-il, rien à voir avec l’apparition qui eut lieu près de la montagne voisine. Il semble être une corruption d’un terme oublié. Il existait autrefois près de Toulouse, dans le faubourg Saint-Michel, une Notre-Dame-de-Férétra. La paroisse occupait l’emplacement d’un cimetière païen de ce nom, car  feretrum  signifie brancard pour  porter les morts. Il s’écrivit en vieux français pherestre, ferte, fierte, et désignait aussi un sarcophage, une chasse, un reliquaire.

Les historiens croient que les chevaliers du Temple apportèrent avec eux la Vierge à la carnation brune qui trône toujours dans le sanctuaire. Lorsque en 1308, les Templiers de Provence furent arrêtés, une troupe d’hommes en armes pénétra dans la chapelle de Notre-Dame-de Fenestre et massacra les douze chevaliers qui s’y trouvaient, sans autre forme ni procès.

Dès lors, la région devint  malédia. Pendant des siècles, le mauvais sort s’acharna sur la contrée, frappant les hommes et la nature. Après les guerres de Rivalité, le duc Emmanuel Philibert se rendit au col de Fenestre et le 12 août 1560, il fit exorciser les mines de Salèses que l’on considérait comme le repère du mal. Cette cérémonie resta sans résultat et, de nos jours encore, c’est avec beaucoup de prudence que les spécialistes de la montagne s’aventurent dans cette zone qui coûta la vie à des dizaines de cueilleurs de génépi.

 

LE MAL ET LA TÉNÈBRE

Il est nécessaire de bien établir la différence entre ce que l’on nomme   » Mal  » la  » Ténèbre ». Il faut savoir que les instincts, les désirs, les passions inférieures, sur les plans du bas astral sont des énergies brutes collectives, s’incarnant dans chaque, suivant sa personnalité et son destin.

Par une magie appropriée, on peut  » personnaliser  » ces forces et créer une entité astrale qui sera un démon. Ainsi, quantité  de démons naquirent au niveau du mal.

Ils n’ont rien à voir avec les mages de l’Ombre et ne sont  et ne sont que des imitions  imparfaites à l’image des hommes. Tous les démons créés par les magies des anciens et sont la confirmation. Leur puissance est fort limitée et ils  se gaussent des êtres qui croient en eux !

Il faut donc , une fois pour toutes, bien différencier ces légions, ces cohortes de  » diables  » et de fausses puissances   appartenant au collectif du Mal,  et la conscience inviolée qui sera arrivée  à une transformation réelle de la grande Ténèbre. C’est là un autre monde des Lumières. Maintenant, ces notions ont disparu pour laisser place aux notions du Bien  et du Mal. Le Mal étant d’après certains concepts, une négation, une erreur. Le Mal comme le Bien sont liés à la conscience en évolution, qui se cherche et qui a besoins pour cela des opposés. Il ne saurait y avoir d’absolu  du Mal comme du Bien, car ces idées  sont imparfaites et personnalisées. Ce sont des notions humaines à dépasser pour atteindre la Troisième Force appartenant à la continuité, à l’omniprésence et à l’omniscience. Il y a là une marge énorme entre la Magie Noire et la Magies Supérieure de la Grande Ténèbre qui est la connaissance du négatif de toutes choses.

 

LE CULTE DU MAL

À l’origine, les cultes adoraient de réelles entités de l’Ombre. Avec l’apparition du Mal se manifestèrent les diables et les démons.

Mais pénétrons ensemble dans un culte authentique du Mal, par cette invocation suprême issue d’un rituel archaïque:

 » Donne-moi ce que je te demande, je ferai ce que tu voudras, écoute mon silence, il est à toi. »

 » Écoute, mortel, si tu veux que je t’aide, chante et tue à la fois.

Détruis la sanction, la condamnation et la punition par la profanation et la trahison et j’exalterai en toi ma puissance. »

Le culte du Mal authentique implique un pacte avec la Bête. Au niveau du Mal, l’entité construite à partir des instincts des désirs sublimés sera un démon prenant les éléments subtils de sa forme psychique dans les plans. Elle aura, lorsqu’elle se matérialisera, un passage dans le plan animal. C’est pour cette raison que l’on présente souvent les démons avec des cornes, des queues, des pieds de bouc ou d’âne, avec des têtes animales.

Dans notre monde intérieur, la bête a des correspondances. Voilà pourquoi les sorciers ont souvent très peur lorsqu’ils invoquent leurs propres créations psychiques.

Attila et ses Huns, Les S.S. avec leurs troupes d’assaut, le nazisme avec ses camps de la mort, le G.I.A. avec ses égorgeurs sont tous à travers le temps et l’espace le digne Fils de la Bête.

LE ROLE DU SANG

L’histoire regorge de crimes barbares, que la raison a du mal à concevoir. L’horrible n’est jamais explicable. Il faut pourtant savoir que le sang est un coagulateur psychique très puissant. Il est porteur du fluide vital. Il a un rôle important dans les cultes du Mal.

Les sacrifices rituels animaux et humains sont la conséquence de la célébration régulière d’un culte vénérant une entité astrale, vampire déifié, réclamant sang, tortures et souffrances.

Nous avons tous en mémoire les sanguinaires cultes aztèques et celui de Moloch-Baal, en Phénicie, identique à celui de Belzébuth en Syrie. De jeunes enfants étaient sacrifiés; d’innocentes victimes mâles et femelles étaient torturées avec raffinement. Dans certains cultes, l’emprisonnement des victimes était très important; il fournissait des égrégores de souffrances exploités par de faux mage à la dévotion d’une divinité cruelle.

Les sacrifices d’enfants offraient des énergies pures non encore souillées. De plus les êtres jeunes sont pour la plupart excellents médiums, réceptifs aux forces  astrales. Leur sacrifices permettait à l’entité de s’étendre de se propager tout en augmentant sa puissance. Le vampirisme des forces vitales, des forces magnétiques et psychiques de ces enfants lui permettait de maintenir son emprise sur les adeptes. Il faut savoir qu’à certaines époques, des maniaques solitaires deviennent des incarnations inconscientes, les médiums d’un culte que l’on croit disparue, anéanti, mais des ressouvenances en existent encore et se trouvent par eux captées.

À travers le monde, les forces inférieures négatives entretiennent les guerres et les révoltes, exaltant chez l’homme tous les instincts, toutes les passions destructrices.

De la Sainte Inquisition, à Verdun, de Dachau à Buchenwald, d’Hiroshima à Nagasaki, tous les monstres ont été agis, manipulés par des entités issues du culte du Mal !

CRÉATION DE L’IDOLE

Une entité devenue vivante sur les plans de l’astral voudra être représentée sur Terre par des effigies, des statues ou des images. Les spectateurs auront des visions de l’entité, ils en parleront. Des artistes médiums se mettront à l’ouvrage. Bientôt, une statue sera créée et sera exposée à l’admiration des adeptes. Ces derniers deviendront des idolâtres fanatiques. À l’extérieur, ces idolâtres seront des adulateurs chevronnés ramenant par ces moyens de nouveaux adeptes. L’idole, en fait, est un modèle, une représentation à laquelle le fidèle s’identifie en secret.

Parfois, c’est un leader religieux ou politique qui incarne la Bête. Au fur et à mesure que l’Idole (Mère ou Père) se charge de forces psychiques, des invocations, des prières des adeptes, elle servira d’intermédiaire. L’idole est chargée suivant des rites ancestraux amenant les forces astrales à se manifester. Cette représentation de l’entité déifiée a pour tâche de faire découvrir les mobiles secrets poussant l’adepte à croire en un culte. L’idole saura habilement dévoiler, révéler les tendances mauvaises de l’adepte. Elle exaltera le fanatisme, la cruauté, la domination. On retiendra que les idoles des cultes  naissent des idéologies mal comprises et non expérimentées.

Lorsque c’est un homme ou une femme qui incarne ces énergies délétères, il arrive un moment où le  Diable  vampirise son serviteur. Sa fin sera alors terrible, effrayante. L’Histoire nous en a laissé des preuves irréfutables.

LA MAGIE DES CULTES

Dans les cérémonies, les officiants emploient la modulation dans les chants magiques qui a pour effet de dégager les forces négatives. Chaque participant se trouve libéré d’un potentiel psychique; il s’ensuit une exaltation générale : la même à laquelle on assiste aujourd’hui dans certains rassemblements profanes…

Lorsque les forces atteignent un paroxysme, elles sont dynamisées par le subconscient des fidèles ou des sectateurs-spectateurs ! C’est alors qu’elles entrent en conjonction. On peut voir se dérouler des choses étranges. Des médiums tombent en transes et prophétisent comme de véritables oracles. En fait, ces actes sont dus à une extériorisation de la sensibilité qui sert d’appât à des énergies astrales qui s’incarnent pour un moment. Au  sein même du culte, naîtra une nouvelle lignée d’individus qui porteront en eux les actes du culte;  leurs enfants en hériteront. Entre les différents chefs, une rivalité se fera jour. L’entité l’entretiendra justement pour étendre son culte. On assistera à des affrontements d’ambition, d’orgueil, à des confrontations de personnalités. Tout cela fera parler et agir autant de supports pour l’entité astrale.

Le culte défriche et cultive chez  les humains les états de leur monde intérieur et ensemence les instincts. C’est une étape à franchir pour découvrir la véritable origine.

Il nous faut réfléchir de nos jours,  à  quel point les médias peuvent servir de support à ces forces de la Ténèbre !

Vous pouvez retrouvez d’autres article de Guy Tarade et Christophe Mella @ http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/ et http://web.archive.org/web/20141104103722/http://lesdossiersdeletrange.over-blog.com:80/

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