Deux nouvelles infos sur Mars

Le robot Opportunity fera descente risquée dans un cratère de Mars.

Le robot Opportunity de la Nasa prépare une descente risquée dans un cratère de Mars pour tenter de découvrir de nouvelles preuves que l’eau a coulé sur la planète rouge, a indiqué jeudi l’agence spatiale américaine.
«Ce cratère est une fenêtre sur l’environnement passé de Mars», a déclaré un haut responsable de la Nasa, Alan Stern, lors d’une conférence de presse téléphonique.

Opportunity, qui se trouve actuellement sur les bords du cratère Victoria, une énorme dépression géologique, doit entamer sa descente «la semaine prochaine», a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions.

«Ce voyage comporte un vrai risque pour le robot (…) mais la Nasa et l’équipe scientifique du programme Mars Rover pensent qu’il fournira des informations scientifiques de valeur», a estimé dans un communiqué le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa basé à Pasadena (Californie).

«C’est un risque calculé qui mérite d’être pris, notamment parce que cette mission a dépassé largement ses objectifs initiaux», a dit M. Stern. Les responsables de la mission craignent qu’Opportunity ne perde l’usage de l’une de ses six roues, ce qui rendrait très difficile voire impossible sa remontée hors du cratère.

Opportunity et son jumeau Spirit ont commencé leur mission sur Mars début 2004 et ont continué à fonctionner bien au-delà des capacités initialement prévues par la Nasa. Ils ont déjà découvert plusieurs indices que la planète rouge a recelé dans le passé d’importantes quantités d’eau en surface.

La plupart des scientifiques sont désormais d’accord pour dire que Mars, qui s’est formée comme la Terre il y a quelque 4,6 milliards d’années, a été très humide à un moment donné de son histoire.

Le mercredi 13 juin 2007,

Un océan a pu recouvrir une partie de Mars dans le passé. La mer aurait occupé près du tiers de la surface de Mars. Un océan a bien pu recouvrir une partie de la planète Mars dans un lointain passé, affirment mercredi des scientifiques américains, qui démontent, dans le dernier numéro de la revue britannique Nature, le principal argument invalidant cette hypothèse populaire.Les astronomes connaissent depuis longtemps ces formations géologiques, formant anneau autour des grandes plaines septentrionales de la planète rouge, qui évoquent irrésistiblement les traces d’un ancien rivage.

La mer ainsi délimitée aurait occupé près du tiers de la surface de Mars.

Mais voilà, soulignaient les détracteurs de cette hypothèse, le niveau d’une telle mer n’aurait pas été horizontal: par endroits, le rivage est en effet jusqu’à 2,5 kilomètres plus élevé que le niveau attendu de l’eau.

Pour J. Taylor Perron (Université Harvard) et ses collègues, cette embarrassante anomalie pourrait tenir à une déformation du sol martien entraînée par des changements de l’axe de rotation de la planète. Un bouleversement qu’expliquerait l’histoire géologique tourmentée de Mars.

La région équatoriale de Mars est en effet dominée par le massif volcanique de Tharsis, un géant dix mille fois plus massif que le plus grand volcan terrestre (le volcan Mauna Loa à Hawaï), alors que Mars est huit fois moins volumineuse que la Terre. Tharsis s’est formée très tôt dans l’histoire de la planète rouge, peut-être il y a 3,8 milliards d’années, et donc assez nettement avant la formation de l’hypothétique océan martien.

Mais pour M. Perron, l’émergence de Tharsis pourrait avoir conduit, par contrecoup, à d’autres phénomènes géologiques extrêmes, comme la formation de la zone volcanique d’Elysium, la deuxième en importance de la planète, ou le remplissage du bassin d’impact d’Utopia. La planète rouge aurait donc dû retrouver un équilibre, à travers un basculement de son axe de rotation.

L’état actuel des franges des plaines septentrionales de mars «a été utilisé comme un argument fondamental» pour ne pas les considérer comme des rives et «pour semer le doute sur l’existence de mers sur Mars», note M. Perron. «Nos travaux confortent l’hypothèse que la topographie présente de Mars puisse ne pas être représentative de la topographie» d’une époque où la planète rouge était encore une «planète bleue», ajoute-t-il.source : http://www.cyberpresse.ca

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