Dionée et mathématiques

Si vous possédez une dionée, ne vous embarrassez pas à compter sur vos doigts en face d’elle. Selon une nouvelle étude, ces plantes carnivores sont capables de compter les pas de leurs proies pour s’assurer qu’elles sont de vrais insectes et connaître leur taille … et elles n’ont pas de doigts pour le faire.

Dionée

Le chercheur Rainer Hedrich de l’Université de Würzburg en Allemagne rapporte dans la dernière édition de la revue Current Biology que le nombre magique pour une dionée (Dionaea muscipula) est «cinq». Voilà jusqu’où elle doit pouvoir compter

  1. pour s’assurer qu’elle n’a pas été trompé par un morceau de duvet ou une goutte de pluie
  2. pour déterminer la quantité de sucs digestifs dont elle a besoin pour digérer ce qu’elle a attrapé.

Cela est vrai … la dionée compte combien de fois quelque chose touche ou pas ses poils sensoriels à l’intérieur des feuilles pièges. En utilisant des grillons, Hedrich et son équipe ont patiemment nourris des attrape-mouches et regardé ce qui se produisait quand l’insecte débarquait dans le piège et qu’il commençait à marcher et à se déplacer.

Voici ce qu’ils ont vu. Un contact a mis la dionée en état d’alerte. Deux touches signifient qu’il pourrait y avoir quelque chose essayant de se faufiler de sorte qu’elle referme son piège autour de lui. À ce moment, la plante produit une hormone appelée acide jasmonique qui permet à son organisme de manger. Aux troisième et quatrième pas, elle commence à fabriquer les enzymes digestives. L’étape cinq fait que la plante commence à actionner le piège pour briser l’insecte et lui permettre de l’absorber. Si un grand grillon continue à se débattre, la plante augmente la quantité d’enzymes digestives proportionnellement. Hedrich a déclaré que le nombre moyen de coups de pied jusqu’à la mort était de 63.

La digestion de la dionée est très longue. Les chercheurs les ont observées garder leurs pièges soigneusement fermés pendant une semaine ou plus avant qu’il ne s’ouvre pour capturer un autre grillon.

Est-ce que ce sont de vraies maths? Eh bien, l’attrape-mouche semble garder une trace du nombre de pas et elle finit par soustraire l’insecte de son piège, ce qui donnent les éléments nutritifs de la plante à diviser parmi ses branches pour que ses feuilles se multiplient. Ce n’est pas du calcul, mais c’est plus que la plupart d’entre nous peut se souvenir de sa classe de mathématiques de l’école primaire.

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