Du Vietnam à  L’Irak

L’enlisement des USA en Irak fera penser à  tous, un parallèle avec la Guerre du Vietnam et pourtant cela ne restera qu’un parallèle pour le moment. Les points communs restent uniquement l’enlisement car les chiffres diffèrent énormément. L’occupation des USA au Vietnam a duré plus de 12 ans. Les huit années de guerre causèrent la mort de plus de 2 millions de Vietnamiens ; 3 millions furent blessés. On estime qu’à  peu près 12 millions de personnes devinrent des réfugiés. Entre avril 1975 et juillet 1982, approximativement 1 218 000 réfugiés quittèrent le pays. Les pertes américaines s’élevèrent à  57 000 tués et 153 303 blessés. à€ la date du cessez-le-feu, il y avait 587 militaires et civils américains prisonniers de guerre, qui furent tous libérés.
http://perso.club-internet.fr/dazio/Histoire/Histoire_Guerre-du-Vietnam.htm#Vietnamisation%20de%20la%20guerre%20(1969-1971)
En irak, où est ce que nous en sommes ?
Certains voient de troublants parallèles entre l’Irak et le Vietnam, par Ron Hutcheson.
18 septembre 2003, Washington
Le bilan des morts qui s’accroît et l’augmentation du coût de la guerre en Irak appellent des comparaisons avec un autre conflit éloigné qui a mis à  l’épreuve la détermination de l’Amérique. « Ce n’est peut-étre pas le Vietnam, a dit récemment le sénateur de l’Iowa Tom Harkin à  ses collègues du Sénat, mais c’est sûr que ça a la méme odeur !  »
Il n’est pas le seul à  détecter un relent du passé qui flotte sur le Moyen-Orient. Ceux qui critiquent la politique irakienne du président Bush disent qu’ils commencent à  s’inquiéter du nouvel enlisement vers lequel semble se diriger le pays, avec des conséquences tout aussi désastreuses. Dans l’optique la plus pessimiste, les troupes américaines vont s’engluer pendant des années dans une guerre qu’elles ne peuvent pas gagner, pendant que des terroristes poursuivent leurs attaques meurtrières contre les intéréts Américains dans le monde. Les dépenses de guerre vont engloutir des milliards de dollars du budget fédéral et entraîner une forte dette gouvernementale. Les Américains seront déchirés par leurs sentiments antagonistes sur la guerre et le chagrin causé par les pertes en vies humaines.
« Les pertes sont faibles en comparaison du Vietnam, mais n’oubliez pas que les pertes étaient faibles au Vietnam au début, dit Stanley Karnow, éminent historien de la guerre du Vietnam. La situation au Vietnam s’est engluée dans une sorte de routine sans solution en vue. C’est à  cela que ressemble la situation présente. »
La guerre en Irak a commencé le 19 mars – il y a six mois – et elle est menée par 140 000 soldats américains environ. Jusqu’à  mercredi, on comptait 295 victimes.
Mais certains aspects du conflit actuel reflètent la guerre passée. A l’époque, comme maintenant, les troupes américaines étaient confrontées à  des attaques terroristes et à  des opérations de guérilla dans une culture qui leur était étrangère et déroutante, où l’on ne pouvait distinguer l’ami de l’ennemi.
« Si nous quittons le Vietnam, avertissait le Président Lyndon Johnson, demain nous serons en train de nous battre à  Hawaï, et la semaine prochaine nous devrons nous battre à  San Francisco. » « Nous combattons cet ennemi-là  en Irak et en Afghanistan aujourd’hui, a déclaré Bush dans son allocution télévisée du 7 septembre, pour ne pas le rencontrer à  nouveau dans nos propres rues, dans nos propres villes. »
Il y a trente ans, le but était la « vietnamisation », c’est-à -dire laisser le Vietnam du sud s’occuper lui-méme de la guerre. Maintenant c’est l’ « Irakisation ».
Certains de ceux qui critiquent Bush voient également des parallèles entre les efforts du gouvernement pour justifier la guerre et ses scénarios à  l’eau de roses pour l’Irak d’après-guerre. De hauts personnages officiels gouvernementaux avaient annoncé avant la guerre que les Irakiens accueilleraient les soldats américains comme des libérateurs. Les fauteurs de guerre ont également surestimé leur capacité à  financer la reconstruction de l’Irak avec les revenus pétroliers du pays.
Ron Hutcheson, Knight-Ridder, Sumana Chatterjee a contribué à  cet extrait d’article.
Traduction bénévole du rezo des Humains Associés. Equipe collaborative : NH, et RI, PR.
http://paxhumana.info/article.php3?id_article=318
L’Irak et les « dominos » du Vietnam
Vous avez une rangée de dominos dressés et si vous faites tomber le premier, il y a une certitude que le dernier sera renversé aussi. Ainsi on parviendra au début d’une désintégration qui aura de très profondes conséquences. »
S’il est trop tôt pour parler de « bourbier » irakien, le risque d’un enlisement existe bien et le président Bush ne semble pas prét à  réussir son pari d’instaurer un « cercle vertueux » au Proche-Orient. La facilité avec laquelle les Américains se sont emparés de Bagdad pourrait bien avoir été finalement un piège tactique qui a permis à  Saddam Hussein de sauver une partie de ses troupes et de lancer une guérilla contre les Etats-Unis. Mais sans appui extérieur réel, les chances de succès sont bien faibles. Il y a bien une différence avec le Vietnam.

Saddam Hussein avait bien calculé son coup ?
Telle est la question que l’on peut se poser face à  cet enlisement. Mais d’autres facteurs agissent comme par exemple des intrusions d’agents étrangers. Les USA viennent de voter le 12 novembre 2003, un blocus économique contre la Syrie. Mais l’Iran est dans la ligne de mire également :
Washington: le rapport de l’AIEA renforce les inquiétudes sur l’Iran
11/11 23:42 : Les Etats-Unis ont estimé mardi que le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur le nucléaire iranien « renforçait les inquiétudes » de Washington sur le programme de ce pays.
« Le rapport de M. ElBaradei (le directeur général de l’AIEA) renforce nos inquiétudes », a déclaré à  l’AFP un porte-parole du département d’Etat, le ministère américain des Affaires étrangères, Steven Pike.
« Le non-observation par l’Iran de ses obligations » au titre du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) « pose un défi sérieux à  l’AIEA et au régime de non-prolifération » basé sur ce traité, a-t-il ajouté.
Le rapport interne sur l’Iran présenté lundi soir au Conseil des gouverneurs de l’AIEA indique que l’Iran a manqué à  ses engagements pris dans le cadre du TNP, notamment en produisant secrètement du plutonium, mais qu’il avait montré une coopération accrue avec les inspecteurs des Nations Unies.
S’il note également que l’Iran a produit de l’uranium hautement enrichi, le rapport de l’AIEA indique que, « actuellement, il n’y a pas de preuve que l’Iran met au point l’arme nucléaire ».
Voila quelques titres d’aujourd’hui de cette situation qui ne s’arrange pas :
Irak: la liste des morts s’allonge, départ précipité de Bremer
L’Iran qualifie de « mineurs » ses manquements à  l’égard de l’AIEA

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