En France, le BCG a la vie dure, mais plus pour longtemps

bcg1Les autorités osent parler dans les grands médias et commencent à  préparer l’opinion. Il faut bien un jour lui dire, au public, que le BCG ne sert à  rien, qu’il trouble le dépistage de la tuberculose, qu’il est dangereux et qu’il n’a jamais permis de lutter contre la maladie. Evidemment, c’est délicat de lui faire comprendre qu’on l’a abusé pendant plus de 50 ans, il faut y aller avec des pincettes. D’où les timides apparitions de certains experts de-ci delà  sur les ondes. Mais on a bien entendu que les revaccinations et les tests sont à  mettre au placard.

La revue Science et Avenir [ avril 2004, page 66 ] rappelle, sous le titre  » Bientôt la fin du BCG ? « , que la France est un des derniers pays d’Europe à  pratiquer la vaccination systématique par le BCG. Une pratique inadaptée aux nouvelles formes de tuberculose.

Le BCG est un vaccin qui repose sur une véritable imposture. Tout en reconnaissant du bout des lèvres que son efficacité n’était pas totale, celle-ci a été largement surestimée en France et ses inconvénients, effets secondaires et tuberculoses chez des sujets vaccinés, niés. Invention française intouchable, le BCG a bénéficié d’une énorme promotion par les services de lutte contre la tuberculose, favorisée dans notre pays par une législation extrémement répressive…

« Le sacro-saint BCG, obligatoire depuis 1950, l’est encore pour tout enfant inscrit en crèche ou à  l’école. Pourtant, depuis de nombreuses années, les preuves scientifiques de son intérét dans la vaccination de masse font défaut. « En principe, les besoins sont ceux d’une vaccination réservée aux personnes à  risque, mais aussi de construction de foyers décents, d’enquétes rigoureuses autour des cas de prévention adaptée » explique Elisabeth Bouvet. L’impact du BCG est faible. N’oublions pas les antibiotiques et l’hygiène. »

Sylvie Riou-Millot, qui signe cet article, ne manque pas de soulever la douloureuse question : « L’abandon de la vaccination systématique ne risque-t-elle pas d’étre source de confusion pour le grand public, voire les médecins ? « . Il ne fait aucun doute que pour une grande partie du public, cet abandon sera, au contraire, un soulagement.

Mais si la question est posée c’est qu’elle reflète plusieurs constantes en vaccinologie :

  • la peur du corps médical qui se trouve désamparé lorsqu’on lui dit de changer ses croyances.
  • la passivité et la commodité qu’offre l’obligation vaccinale, ce qui évite qu’on se pose des questions.

  • la panique que peut créer dans le troupeau une information qui remet en question une habitude.

  • L’angoisse que ressentent tous ceux qui ont fait des vaccins l’unique planche de salut. Vient-on à  supprimer un vaccin, qu’aussitôt ils sont assaillis par la sensation que mile dangers microbiens les guettent.

  • La frustration des vaccineurs qui trouvent dans la contrainte vaccinale la source de leur pouvoir ; celui-ci leur échappe si le vaccin est supprimé.

Dans une autre revue médicale, la Revue Prescrire, [ mai 2003, tome 23, n° 239, page 360 ], on trouve énoncée toute la problématique du BCG telle que l’avait déjà  présentée l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire) dans son rapport du 16 août 2001. Mais ce qui est intéressant ici, ce sont les propositions que fait la Revue Prescrire, une revue qui a toujours gardé une position orthodoxe face aux vaccinations. Voici l’essentiel de ses propositions :

  • Arrét systématique de la vaccination des enfants :
    A l’échelon collectif, dans la situation épidémiologique française et les conditions de vie et d’hygiène actuelles, la vaccination par le BCG est une mesure au mieux marginale de contrôle de la tuberculose. Il n’y a pas de justification à  l’obligation de vaccination par le BCG de tous les enfants en collectivité.

  • BCG intradermique à  la seringue pour les enfants à  risque
    : il s’agit des enfants immigrés ou réfugiés, avec des antécédents de tuberculose dans l’entourage, en situation de précarité ou en provenance d’un pays de forte endémie.
  • Arrét de la vaccination systématique des adultes exposés
    : la surveillance régulière de la réaction tuberculinique a visée diagnostique est vraisemblablement plus utile, et elle est génée actuellement par l’antécédent de vaccination par le BCG.
  • Arrét des contrôles tuberculiniques post vaccinaux et des revaccinations:  cette recommandation est suffisamment étayée pour qu’elle soit appliquée sans attendre les évolutions réglementaires justifiées.
  • Dépistage chez les personnes à  risque et traitement des patients tuberculeux: un arrét plus général de la vaccination par le BCG est envisageable à  condition de l’accompagner d’un renforcement du dépistage et du traitement des tuberculeux.

Dans Le Parisien [ 28/03/2004 ], on apprend que la revaccination par le BCG va étre définitivement abandonnée, la décision est prise, les textes sont actuellement soumis au Conseil d’Etat. La publication du décret est imminente. Mais la première vaccination resterait encore obligatoire pour les enfants et le personnel médical ! Alors que l’INVS notait : « le vaccin ne protège pas l’adulte, méme s’il a été vacciné petit  » ! ! !

source: ALIS Association Liberté Information Santé, n° 45, 3ème trimestre 2004

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