Eté 2003 le plus chaud depuis 500 ans

l’Europe aurait connu cette année son été le plus chaud depuis près de 500 ans, battant le précédent record qui datait de 1757, selon une étude de l’Université de Berne.
La vague de chaleur, responsable de plus de 15 000 morts sur le continent, a générée des températures supérieures de 1,9 degré aux moyennes enregistrées pour l’Europe de 1901 à  1995 selon l’étude, qui porte sur la période allant du 1er juin au 31 août. Les écarts de températures les plus importants par rapport à  la moyenne ont atteint cinq degrés en Europe centrale et dans les régions alpines.

De surcroît, les 26 derniers étés sont les plus chauds. Sur ces 26 dernières années, la France, l’Europe centrale et de l’Est ont connu un réchauffement supérieur à  la moyenne européenne, avec des hausses comprises entre 2,8 et 4 degrés. En Belgique, l’été 2003 bat tous les records depuis 1833, première année où des relevés systématiques sont effectués dans ce pays.
Sur 500 ans, la décennie aux étés les plus chauds a été celle de 1994 à  2003. L’Europe a alors connu des températures estivales dépassant de 1,5 degré celles de la période 1907-1916, qui avait connu les étés les plus froids.

« Il est très probable que l’activité humaine et les gaz à  effet de serre sont à  l’origine de cette tendance au réchauffement », estime Jürg Luterbacher, qui a dirigé l’étude.

Il convient de préciser que les chercheurs de l’Institut de Géographie bernois se sont appuyés non pas sur des series de relevés de température inexistants lorsque l’on remonte à  plus de 170 ans, mais sur des « proxidata », c’est à  dire des paramètres physico-chimiques périphériques et influencés par le climat comme les cernes de croissance des arbres ou encore les rapports isotopiques dans les carottages glaciaires. Ces indicateurs se retrouvent également dans les écrits anciens, précise Marc Van Diepenbeek, climatologue de l’IRM, l’Institut royal (belge) de météorologie. En comparant par exemple les dates de vendanges, on obtient des indications qui précisent des tendances climatiques.

Car il s’agit bien de tendances, reprend le climatologue belge. Il est en effet très difficile, voire impossible de dater avec précision les températures anciennes en se basant sur de telles données périphériques. Info terresacrée.org

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