Europe, une vie à  l’horizon

A la veille de la découverte officielle d’une Vie sur Mars, voici Europe. Ce satellite de Jupiter est le prochain candidat à  une vie dans notre système solaire. On peut raisonnablement proposer qu’Europe est recouvert d’une couche d’H2O de 100km, dont une dizaine de km en superficie est gelée (pack de banquise à  -150°C), le reste étant visqueux (température proche de 0°C).
Le volcanisme silicaté et le gradient géothermique permettraient de comprendre le maintien de l’état liquide de l’océan d’Europe, malgré les -150°C à  -200 °C de température de surface.

 

Deux grandes interrogations subsistent…

Cet océan existe-t-il vraiment ? La réponse viendra probablement d’une mission spatiale à  venir…
La vie a-t-elle pu se développer dans cet océan ?

La réponse sera beaucoup plus difficile à  obtenir. Il faudra une mission spatiale beaucoup plus lourde. Des signes intéressants comme quoi la surface de glace cacherait un vaste océan extraterrestre se font jour. La vie peut-elle se cacher presque à  notre porte ?

Données de Europe :

Diamètre : 3130 kmMasse : 480 x 1020 kg Densité : 2,99 g/cm3Distance à  Jupiter : 670 900 km, soit 9,40 rayons joviens Période orbitale : 3,55 jours terrestres

Où il y a de l’eau, il y a de la vie. Chez les astrobiologistes, c’est presque un mantra.

Sur Terre, ils le font remarquer, nous avons trouvé de la vie qui prospère dans une chaleur cuisante et un froid terrible, une lumière intense et une profonde obscurité. Tant qu’il y a de l’eau liquide, les étres vivants trouveront une voie. Et ce qui est vrai ici pourrait très bien l’étre n’importe où dans l’Univers. Vous voulez une vie extraterrestre ? Alors recherchez de l’eau extraterrestre.

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Légèrement plus petite que notre Lune, Europe est cinq fois plus loin du Soleil.

Sa température de surface est à  un ­145 °C frigorifiant, mais il y a toujours la possibilité que la croûte froide puisse cacher quelque chose de tout compte fait plus luxuriant. Les rayons du Soleil peuvent étre faibles sur Europe, mais la gravité de Jupiter ne l’est pas : avec ses puissants effets de marée, Jupiter pétrit à  distance l’intérieur du satellite, l’échauffant en le pressant et en l’étirant.
Les hypothèses comme quoi cela pourrait suffire pour faire fondre la glace sous la surface apparurent dans les années 1970, lors du survol de Voyager. La sonde découvrit une surface qui était marquée partout par de mystérieuses lignes, mais qui ne comportent presque aucun cratère. C’était curieux, parce que les débris de l’espace devaient « pleuvoir » de façon régulière. Le manque de cratères impliquait une surface que se renouvelait elle-méme de façon continue à  partir du dessous, et les lignes suggéraient également la présence de quelque chose de mobile sous la croûte. Mais les images n’étaient pas assez détaillées pour permettrent aux scientifiques d’étre sûrs : peut-étre y avait-il des cratères justes assez petits pour que les yeux de Voyager ne puissent les voir.

Satellite de Jupiter (n° II), découvert par Galilée le 7 janvier 1610. Demi-grand axe de son orbite : 671 000 km.
Période de révolution sidérale : 3,551jours .
Diamètre : 3 130 km.Densité moyenne : 2,97. Nom international :

Sa surface a été révélée par les photographies des sondes américaines Voyager en 1979 et, depuis 1996, par celles de la sonde Galileo. Largement recouvert de glace, ainsi que le laissaient prévoir son albédo élevé (0,64) et son spectreinfrarouge , il apparaît très lisse, mais on y remarque un réseau de lignes sombres enchevétrées, s’étendant parfois sur des centaines de kilomètres, qui correspondent à  des fractures. Sa densité suggère qu’il est composé d’un mélange de glace et de roches denses. Cela est confirmée par des mesures de spectroscopie infrarouge : d’une part, celles-ci indiquent que la surface d’Europe est essentiellement composées de glace d’eau; d’autre part, combinées avec des données gravifiques , ces observations révèlent la présence d’une couche de glace superficielle de 150 km d’épaisseur et, au centre de l’ astre , la présence d’un noyau de sulfure de fer. Quelques indices suggèrent l’existence d’un champ magnétique créé par le noyau, mais ce point reste encore incertain. Une faible atmosphère d’oxygène a, par ailleurs, été décelée autour du satellite.

Les vues du satellite prises par les sondes Voyager et Galileo montrent que sa surface est très lisse :

elle ne présente pas de relief de plus d’un kilomètre d’altitude. Elle est aussi très brillante. Cette croûte de glace est traversée par de nombreuses rides et des bandes noires, longues parfois de plus de 1 000 km. Elle est pratiquement dépourvue de cratères d’impact, ce qui indique qu’elle est sensiblement plus jeune que celle de Callisto ou de Ganymède , et suggère qu’Europe est encore aujourd’hui géologiquement actif. La croûte de glace pourrait étre séparée du noyau par un océan d’eau maintenu à  l’état liquide par des forces de marée . Certaines images en gros plan de la surface montrent que celle-ci est fracturée en plaques de glace évoquant l’aspect de la banquise; elles suggèrent que de l’eau à  l’état liquide a existé dans un passé très récent à  très faible profondeur. Ainsi, avec l’apport de matières organiques par des comètes ou des  météorites, Europe pourrait posséder tous les ingrédiens nécessaires à  l’apparition de la vie.

C’est pourquoi la NASA envisage de poursuivre l’étude détaillée de cet astre à  l’aide d’un orbiteur dont le lancement pourrait intervenir à  la fin de 2003 en vue d’une arrivée à  proximité de Jupiter en 2006.

sources :
http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Planetologie/Systeme-externe/Articles/europocean.htm

http://jmm45.free.fr/planetes/europe/europe.htm
http://www.astrosurf.com/astro_virtu/sysolair/f_jupite.htm

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