Evolution des orques

Une étude a révélé que les orques sont la première espèce non-humaine dont les adaptations évolutionnaire sont modifiées par la culture. Selon une équipe de scientifiques basés sur l’Université de Berne, en Suisse, les différentes populations d’épaulards ont montré des changements génomiques rapides en réponse aux comportements différents des baleines liés à la diffusion géographique et aux modèles de chasse :

evolution

Des analyses de l’enrichissement fonctionnel fournissent des preuves de la divergence génomique régionale associée à l’habitat, aux préférences alimentaires et à l’isolement reproductif postzygotique.

Les chercheurs à l’origine de cette étude ont examiné les habitudes et les génomes de cinq groupes différents d’orques – trois dans l’océan Antarctique et deux dans l’océan Pacifique. Certains de ces groupes ont été observés chasser les poissons en les regroupant en boule, tandis que d’autres groupes chassaient en s’échouant sur les terres où des mammifères tels que les phoques pouvaient être pris.

Les techniques des orques varient fortement à traver le monde.
Les techniques des orques varient fortement à travers le monde.

Non seulement chaque groupe distinct de baleines affiche un comportement très différent, mais il y a aussi nettement différents traits génomiques. Alors que tous les épaulards partagent des ancêtres communs, il y a environ 200.000 ans, il existe des différences génétiques entre les populations qui impliquent des lignées évolutives distinctes.

Ces différences génétiques sont censées être dues à des différences de répartition géographique ou des comportements de chasse et d’accouplement entre groupes distincts d’orques. Par exemple, chez les orques vivant dans des eaux plus froides, les marqueurs génétiques pour la croissance du tissu adipeux (graisse) sont  beaucoup plus important en réponse à la sélection en fonction des stimuli environnementaux.

Les différences de régime alimentaire des populations orques ont conduit à la séparation des caractéristiques génomiques de la physiologie du systèmedigestif.
Les différences de régime alimentaire des populations orques ont conduit à la séparation des caractéristiques génomiques de la physiologie du système digestif.

En outre, différents niveaux d’acides aminés impliqués dans la dégradation des protéines d’origine animale ont été observées chez les différents groupes d’ orques, ce qui implique que les régimes spécifiques liés à la géographie ont influencé l’évolution de la physiologie digestive des orques.

Selon l’étude, cela implique des changements rapides survenus après un goulot d’étranglement dans l’évolution passée:

L’adaptation comportementale a facilité la colonisation de nouveaux habitats et de niches écologiques. Les effets fondateurs et la formation rapide de l’isolement reproductif, suivis d’une expansion de la population, ont favorisé des changements de l’ensemble du génome de la fréquence des allèles alternatifs chez les différents écotypes en raison de la dérive génétique.

De cette façon, l’histoire évolutive des orques reflète celle de l’homme moderne. Quand les humains ont développé l’agriculture et ont commencé à garder le bétail, la consommation humaine de lait a augmenté. En réponse, les gènes de l’intolérance au lactose sont devenu plus important chez de nombreuses populations humaines.

évolution
Les changements dans l’alimentation humaine provoqués par l’agriculture ont conduit à des changements physiologiques tels que des dents plus petites et plus plates.

es. Le passage à l’agriculture a également déclenché des sélections pour des changements physiologiques en réponse aux changements culturellement entraînés dans l’alimentation humaine, tels que des dents et des cerveaux plus petits.

Cette nouvelle étude met en lumière les mécanismes complexes à l’origine des adaptations évolutives. Comme la culture humaine continue d’évoluer à un rythme sans cesse croissant en raison des changements apportés par l’ère numérique, nous pourrions commencer à voir des changements sans précédent et inattendus du génome humain.

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *