ADN: une seconde couche d’information

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Pei-Pei, il y a 9 mois et 2 semaines.

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    Les physiciens théoriques ont confirmé que ce n’est pas seulement l’information codée dans notre ADN qui forme qui nous sommes – c’est aussi la façon dont l’ADN se replie lui-même qui contrôle quels gènes sont exprimés dans notre corps.

    Nous avons tous appris à l’école secondaire comment Watson et Crick avait regroupés les conclusions de nombreux scientifiques pour  parvenir à un modèle de l’acide désoxyribonucléique (ADN). L’information contenue dans l’ADN est stockée sous forme de séquences codées constituées de bases azotées. Chaque cellule a la même séquence de codes mais exécute une fonction différente. Les séquences de code déterminent le type de protéine à produire dans une certaine cellule, mais on suppose que les propriétés mécaniques de l’ADN agissent comme une seconde couche d’information.

    Chaque cellule de notre corps contient environ 2 mètres d’ADN. Mais puisque nos cellules sont si petites, les brins d’ADN doivent être étroitement enveloppés dans des faisceaux appelés nucléosomes afin de s’adapter.

    Le mécanisme de pliage de l’ADN est censé jouer un rôle important dans la façon dont les gènes sont lus par le reste de la cellule. Les biologistes ont commencé à isoler des signaux mécaniques qui déterminent comment l’ADN est plié. Maintenant, les physiciens théoriques de l’université de Leiden aux Pays-Bas ont confirmé par simulations d’ordinateur que ces repères sont effectivement codés dans notre ADN.

    Le physicien Helmut Schiessel et son groupe ont simulé le pliage de brins d’ADN avec des signaux aléatoirement assignés. L’équipe a utilisé des génomes de levure de boulanger et de levure à fission pour trouver des corrélations entre la mécanique et la structure de pliage réelle de l’ADN dans les deux organismes.

    Les résultats confirment que cette deuxième couche d’information existe. Cela les a amenés à conclure que les mutations génétiques ne sont pas seulement causées par un changement dans la séquence des codes, mais aussi par un changement dans la façon dont les brins sont pliés. Cette simulation peut être utile pour cacher des séquences non désirées comme celles qui causent des maladies.

     

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