Insbot ou le robot cafard infiltré

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    Insbot ou le robot cafard infiltré!

    Jean-Louis Deneubourg biologiste de l’Université libre de Bruxelles, coordonne un programme de recherche européen, baptisé LEURRE.
    Cette association composée de :
    – l’Université Paul Sabatier (UPS) de Toulouse – Centre de Recherche sur la Cognition Animale (CRCA),
    – l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) – Autonomous Systems Laboratory (ASL1) – Swarm-intelligent Systems Group (SWIS),
    – l’Université de Rennes I, Ethologie Evolution Ecologie UMR-5529 (EVE),
    a permi de créer, le premier InsBot (insecte-robot), dont la spécificité est de réussir à  se faire adopter par une colonie de blattes! Leur but? Transformer le robot-cafard en « maï®tre de colonie », pour mieux les éradiquer!

    Sa forme en cube ne ressemble en rien à  la « silhouette »d’un cafard ; cependant ceux-ci ne font aucune distinctions physiques ; le robot est donc visuellement indétectable au sein même de la colonie!

    forum-ufologique-insbot

    Quelques contraintes :

    Les mouvements / les déplacements/ reproduction de comportement :
    Le robot doit adopter les mêmes mouvements que les cafards, pour éviter (que de peur), ils se dispersent.
    Le travail sur la reproduction des mouvements s’effectue d’abord sur les vitesses et les accélérations ; elles doivent être identiques, comme celles des cancrelats.
    C’est un étudiant du Centre de Recherche sur la Cognition Animale (CRCA), à  Toulouse, qui a travaillé durant trois ans sur ce projet.

    Suite aux films réalisés sur un groupe de cancrelats, le chercheur a pu analyser, grà¢ce à  un programme informatique capable de dresser un tableau statistique de leurs trajets, leurs règles de déplacements. Celles-ci ont permis de simuler, sur cet ordinateur le comportement de l’ensemble de la colonie.

    Reconnaissance chimique :
    l’Insbot doit s’arrêter à  l’approche d’un congénère, (signe de reconnaissance), pour qu’ils puissent s’identifier comme « membre »de la colonie, par le biais d’échanges chimiques.
    Colette Rivault, chercheur au sein du laboratoire Ethologie-Evolution-Ecologie du CNRS à  Rennes et membre active de ce projet, étudie depuis plus de vingt-cinq ans, le comportement des blattes. Afin de recueillir les molécules de phéromones (permettant aux insectes de pouvoir s’identifier et communiquer), le chercheur a plongé les blattes dans des bains de solvants, libérant ces substances.
    Suite à  ce procédé, le robot est recouvert de papier imbibé d’une « phéromone propre au groupe ». L’InsBot intégré, a réussi à  « leurrer »les cancrelats!

    Cactéristiques de l’InsBot , robot autonome :
    Le robot InsBot, fabriqué à  l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, est doté de capteurs à  infrarouges et d’un senseur de lumière. Celui-ci permet de détecter les obstacles ainsi que les autres insectes et d’identifier les zones d’obscurité où il souhaite se reposer.
    Afin de mimer les mouvements des blattes, le robot est doté d’un programme informatique interne, pilotant deux roues motrices.

    Quelques données :
    – Taille : 30 millimètres (L) X 41 millimètres (l) X 25 millimètres (h)
    – Moteurs : 2 Moteurs
    – Sondes IRS : 3 avant, 1 dos, 3 gauche, droite 3 (total 10)
    – Appareil-photo
    – Batteries : Li-Polymere (180 mAh).

    A terme, la modification du comportement des blattes :
    Le programme de recherche LEURRE, qui a déjà  coûté près de 2 millions d’euros à  l’Union européenne, n’a pas encore atteint son objectif, car celui-ci serait à  terme de pouvoir manipuler le comportement d’une colonie entière.
    Jean-Louis Deneubourg souhaiterait que ses InsBots, s’infiltrent au sein de groupes d’insectes et orientent leurs décisions collectives « en faisant basculer leurs préférences de manière non coercitive ».
    Suite à  de nombreuses simulations informatiques et d’après le scientifique, « 5 blattes artificielles sont nécessaires pour en contrôler 20 naturelles ».
    Le chercheur souhaite d’ici quelques mois, « placer sous influence », un groupe de cancrelats, qui modifieront le choix de leur futur habitat par l’intermédiaire ou à  cause d’une « blatte leader », soit un InsBot, qui les commandera!

    D’autres projets :
    Le contrôle d’une société animale comme celle des blattes est en voix d’expérimentation chez d’autres espèces, telles que les moutons ou encore les pintades!
    Le chercheur Guy Théraulaz du CRCA, essaie de trouver de nouveaux moyens de canaliser les comportements collectifs de ces deux espèces. Son système géré par ordinateur, permettrai d’éviter les réactions de panique. Il envisagerai même de développer des modèles similaires aux mouvements de foule chez l’homme… Attention aux manipulations!…

    Retrouvez l’interview des chercheurs participant au projet LEURRE, ainsi qu’une démonstration de l’InsBot!

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