Saint Suaire et ADN

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Pei-Pei, il y a 2 ans.

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    L’affaire de la plus célèbre relique de la Chrétienté, le Saint Suaire de Turin n’est pas encore close. Une équipe de chercheurs de l’Université de Pavie a obtenu un deuxième échantillon du linge sale du Vatican, c’est l’ouverture d’une toute nouvelle boîte de Pandore.

    Saint Suaire de Turin

    Le Saint Suaire de Turin

    En 1988, une équipe internationale a annoncé que le Saint Suaire de Turin était âgé de 600 à 700 ans, avec une certitude de 95%. Le tatillon 5% porte sur l’incapacité de la science à dupliquer l’image et le tissu du Saint Suaire.

    Le protocole de l’enquête initiale nécessitait la prise de plusieurs échantillons pour la datation. Luigi Gonnella, le conseiller scientifique de l’archidiocèse de Turin, n’en a autorisé qu’un seul prélevé sur un coin extérieur. Au lieu de dater les différentes sections de l’artefact, ce qui permettait de s’assurer que les échantillons étaient représentatifs de l’ensemble du linceul, les enquêteurs ne pouvaient que dire que ce coin datait du Moyen Age.

    Le problème commence par un feu qui a gravement brûlé la relique en 1532, laissant plusieurs trous de brûlure sur le Saint Suaire. Deux ans plus tard, des artisans les ont comblés avec une technique appelée stoppages. Il est très probable que les fibres testées provenaient des réparations de l’artisan, plutôt que de la toile originale. Une autre circonstance jette le doute sur l’échantillon, il est possible qu’il y aie une contamination due aux manipulations répétées au cours des siècles, ce qui fausse les résultats du radiocarbone.

    Plus tôt cette année, Gianni Barcaccia et ses collègues ont mis la main sur de la poussière aspirée sur les fibres en 1978, espérant retrouver la trace des déplacements de l’artefact. Au cours des siècles, il a ramassé du pollen, de la poussière et d’autres particules du monde entier. L’utilisation de tests ADN a donné quelques découvertes intéressantes. Soit la toile est médiévale et elle est entrée en contact avec des gens de partout dans le monde, soit le Saint Suaire de Turin est du Moyen-Orient et il a voyagé autour de la Méditerranée où il a été exposé à des personnes différentes sur un plus long période de temps ce qui suggère qu’il est beaucoup plus âgé que croyait.

    Plus étrange encore, Barcaccia et ses collègues ont trouvé des données suggérant une autre hypothèse.

    Une possibilité évidente est que, au cours des siècles, des personnes d’ascendance indienne sont entrés en contact avec le Saint Suaire. En prenant en compte le taux de dégradation de l’ADN et le biais PCR de l’ADN intact, le scénario de contamination récente est extrêmement probable. Cependant, une intrigante alternative est que la toile de lin a été tissée en Inde, ce qui pourrait être appuyé par le nom original du Saint Suaire – Sindon – qui semble dériver de Sindia ou Sindien, un tissu en provenance de l’Inde.

    Pour aller plus loin: A la découverte des traces d’ADN trouvées sur le Saint Suaire.

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