Gaspillage alimentaire

L’impact du gaspillage alimentaire n’est pas seulement financier. Au niveau de l’environnement, le gaspillage alimentaire conduit à un gaspillage de produits chimiques tels que les engrais et les pesticides; il entraîne plus d’utilisation de carburant pour le transport; et il induit plus de nourriture en décomposition, laquelle produit plus de méthane – un gaz à effet de serre des plus nocifs qui contribuent au changement climatique. Le méthane est 23 fois plus puissant que le CO2 comme gaz à effet de serre. La grande quantité de nourriture dans les décharges contribue significativement au réchauffement climatique.

Gaspillage alimentaire
Gaspillage alimentaire

Voici quelques faits significatifs sur le gaspillage:

  • Environ un tiers de la nourriture produite dans le monde pour la consommation humaine chaque année – environ 1,3 milliards de tonnes – est perdu ou gaspillé.
  • Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l’ensemble de la production net de produits alimentaires de l’Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).
  • La quantité de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalente à plus de la moitié de la production céréalière  annuelle dans le monde (2,3 milliards de tonnes en 2009/2010).
  • Les pertes et le gaspillage alimentaire contribue également à un gaspillage important de ressources comme l’eau, la terre, l’énergie, le travail et le capital et ils produisent inutilement des émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement planétaire et au changement climatique.
  • Dans les pays en voie de développement le gaspillage et les pertes alimentaires surviennent principalement aux premiers stades de la chaîne de valorisation alimentaire et il est lié à des contraintes financières, techniques et à la gestion des techniques de récolte ainsi que de stockage -et aux installations de refroidissement. Ainsi, un renforcement de la chaîne d’approvisionnement en soutenant les agriculteurs  et les investissements dans les infrastructures, le transport, ainsi que dans le développement de l’industrie de l’emballage -et l’industrie alimentaire pourraient aider à réduire le montant des pertes et le gaspillage alimentaire.
  • Dans les pays à moyens et hauts revenus le gaspillage alimentaire se produit principalement aux stades ultérieurs de la chaîne d’approvisionnement. A la différence de la situation dans les pays en voie de développement, le comportement des consommateurs joue un rôle énorme dans les pays industrialisés. En outre, l’étude a identifié un manque de coordination entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement comme un facteur contributif. Les accords agriculteur-acheteur peuvent être utiles pour accroître le niveau de coordination. En outre, la sensibilisation des industries, des détaillants et des consommateurs, trouver une utilisation bénéfique pour économiser la nourriture qui est actuellement mis en oeuvre sont des mesures utiles pour diminuer le montant des pertes et les déchets.
  • Aux États-Unis 30% de tous les aliments, soit une valeur de 48,3 milliards $ (32,5 milliards €), sont jetés chaque année. On estime qu’environ la moitié de l’eau utilisée pour produire cette nourriture est ainsi gaspillée, car l’agriculture est le plus gros consommateur humain de l’eau. (Jones 2004 cité dans Lundqvist et al., 2008)
  • Les ménages du Royaume Uni perdent environ 6,7 millions de tonnes de nourriture chaque année, environ un tiers des 21,7 millions de tonnes achetées. Cela signifie qu’environ 32% de tous les aliments achetés par an ne se mangent pas. La plupart de ceux-ci (5,9 millions de tonnes ou 88%) sont actuellement collectées par les autorités locales. La plupart des déchets alimentaires (4,1 millions de tonnes ou 61%) est évitable et aurait pu être consommé si mieux gérée (WRAP, 2008; Knight et Davis, 2007).
  • Aux Etats-Unis, les déchets organiques sont le second composant le plus élevé des décharges, qui sont la plus grande source d’émissions de méthane.
  • En France au total : 9 millions de tonnes (soit environ 137 kg par personne) si l’on additionne la distribution, la restauration et les foyers (sans compter les pertes liées à la production agricole ainsi qu’à la transformation et au conditionnement des produits dans les industries agroalimentaires).

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