Géométrie martienne

Il parlait de ses rêves sur un mode étrangement poétique, me faisant voir avec une vivacité terrible la cité cyclopéenne de pierres vertes gluantes, engloutie, dont la géométrie, disait-il de manière bizarre, était entièrement fausse…  H.P. Lovecraft, « L’Appel de Cthulhu »

Un nombre surprenant de sites sur Mars présente des traits qui suggèrent qu’elles ont été sculptées non par le vent, la poussière ou l’eau mais par la main. La plus connu des ces sites est le célèbre « visage », regardant vers le ciel d’un plateau symétrique de la région de Cydonia Mensae dans l’hémisphère nord de la planète. Les photos du visage et d’autres anomalies martiennes sont l’objet d’un intérêt et d’analyse intense de la part d’une importante communauté de l’internet, unie dans la recherche de preuve d’une ancienne civilisation sur la Planète Rouge, et elles sont objet d’un désintérêt certain de la part du Jet Propulsion Laboratory, le contracteur de la NASA qui envoie les orbiters qui prennent les photos.

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Il n’y a pas de preuves irréfutables, mais il y a suffisamment d’étrangetés qui invitent pour le moins à garder l’esprit ouvert quant à la possibilité d’une antique vie intelligente sur Mars, à l’époque où la planète avait de l’eau. Tout le monde (partisans et opposants) s’accorde au moins sur les termes du débat, sur la nécessité d’interpréter avec précision l’imagerie orbitale (angle de prise de vue et d’éclairage, compréhension des artefacts créés par la compression des données, etc.). Les arguments pour et contre la plupart de ces sites, par exemple celui de Cydonia, sont basés un petit nombre de traits (ou leur absence) que nous avons tendance à considérer comme distinctifs, ou potentiellement distinctif, de l’artificialité: tel que l’angularité,
la régularité, la symétrie.

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Avec ces normes, de nombreux sites du voisinage du visage ont l’air artificiels, parmi eux un «ensemble » apparent de pyramides à cinq coté et divers murs en ligne droite qui ressemble nettement à des travaux de terrassement. Le visage semble aussi posséder la géométrie révélatrice d’une construction : il est proche de la symétrie bilatérale, il est précis (les images les plus récentes de l’ « orbite oculaire » droite ont montré qu’il avait un « globe oculaire » anatomiquement correct), et il surgit d’un plateau lui-aussi symétrique qui a des ressemblances frappantes avec d’anciennes structures artificielles sur Terre. Ses déviations de la symétrie sont si faibles qu’elles auraient aisément pu être produites par de lentes altérations et l’érosion.

Je ne peux m’empêcher de penser: Dans quelle mesure la recherche de civilisations extraterrestres sur Mars ou ailleurs est-elle biaisée par les suppositions que les Ets, comme nous, préfèrent des choses comme les lignes droites, la symétrie, la régularité ? Dans quelle mesure sommes-nous objectifs lorsque nous considérons les formes euclidiennes (qui existent aussi dans la nature) comme des signes d’intelligences, et dans quelle mesure pourrions nous échouer à reconnaitre une conception intelligente d’objets et de structures qui aurait une apparence « naturelle » ?

Un tel biais serait compréhensible, vu que, au moins sur notre planète, la géométrie euclidienne est née de pair avec la civilisation. Toutes les choses que nous associons à la civilisation naissent de l’impératif de plus d’efficacité de l’écologie des structures humaines dans les conditions de raréfactions des ressources et de l’espace, obtenir plus de calories d’une unité de terre donnée (pensez aux rangés linéaires des plans de maïs serrés par opposition à la distribution aléatoires des animaux et des plantes sauvages qui nourrissaient les nomades du paléolithique) pour simplement entasser plus de monde dans de plus petites installations. Les logements rectangulaires ont supplanté les logements ronds, ovales ou de forme irrégulière des peuples du paléolithique car on peut imbriquer les rectangles plus étroitement. Les villes d’argile et de pierres de premières civilisations sont organisées en carrés et en rectangles. On peut dire que l’empreinte de la civilisation est le rectangle.

En d’autres termes, exercer notre domination sur les plantes et les animaux signifie remplacer la géométrie fractale de la nature par une grille. Toutes nos inventions, de la charrette à la voiture, des livres aux micro-puces en silicium reflètent le fait que l’énergie, la matière et l’information semble être plus efficacement structurées par l’utilisation de lignes droites et d’angles droits, par la production de formes symétrique. Ce rejet de la géométrie fractale de la nature nous a lancé sur la route du commerce, des mathématiques, de l’écriture, des sciences et de la technologie.

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Donc d’un coté, il pourrait être raisonnable de supposer que les civilisations naissantes ailleurs aient fait de même pour les mêmes raisons et qu’elles auraient ainsi développé un goût similaire pour la géométrie euclidienne. Pourtant il est certain que notre technologie, et donc nos modes de vie, s’écarteront de la géométrie euclidienne pour retourner à la géométrie fractale et cela se produira plus tôt que nous ne le pensons. L’espace permet de nouveau l’expansion, d’une part, et la forme des choses à venir, pour ainsi dire, est une technologie qui est cultivée plus que manufacturée. Les machines seront biologiques et auto-réplicantes, des humains seront biomécaniques. La distinction : naturel/artificiel pourrait disparaître, ou au moins paraître le faire vue de loin. Nous sommes proches de ce seuil, et il est probable que toute civilisation alien que nous rencontrerons ait dépassé ce point.

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Ainsi lorsque nous essayons d’imaginer l’environnement construit des civilisations extraterrestres, je trouve en quelque sorte plus réaliste les mondes biomécaniques envisagés par des artistes comme H.R. Giger. Les environnements « biomécanoïdes » de Giger fusionne la machine et la nature, créant un monde qui transcende la géométrie euclidienne, où la technologie ressemble à des os, des intestins, et des organes génitaux plus qu’il ne ressemble à des machines avec des pièces en mouvement, et où le vivant et le non vivant paraissent profiter d’une interrelation quasi parasitaire ou même sexuel. C’est une vision qui prête à horreur. Ce n’est pas un hasard si Giger a été inspiré par H.P. Lovecraft, qui décrivait les anciens dieux qui sommeillaient dans des villes visqueuses à la géométrie non-euclidiennes. A leur tour les images horribles de Giger ont inspiré Ridley Scott lorsqu’il créa son chef d’œuvre de la SF Alien.

Je pense que c’est parce que je trouve la vision de Giger plus réaliste, ainsi que très belle, que je suis moins émerveillé ou ému par les pyramides, ennuyeusement géométriques, symétriques, euclidiennes et le visage de Cydonia que je ne le suis par la photo ci-dessous. Depuis que cette image a été remarquées et publiée par Richard Hoagland en 2000, des sites ressemblants à de gigantesques tubes vitreux, striés ont été découvert à de différents endroit sur Mars, dont Cydonia et ils ont entrainé beaucoup de spéculations dans la communauté sur les anomalies de Mars. Arthur C Clarke, lui-même a donné du poids à l’image en déclarant :

« C’est l’une des images les plus incroyables qui soient jamais venues de l’espace. »

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A l’époque, Clarke était sidéré qu’aucune explication officiel ne soit proposée au sujet de ces structures. Finalement, le Jet Propulsion Laboratory dit que ces tubes étaient en réalité des structures concaves plutôt que convexe, des ondulations de poussières semblable à des vagues au fond de ravines. (Il est notoirement difficile de dire si les surfaces sont rentrantes ou sortantes quand elles sont photographiées de l’espace.) La plupart d’entre elles sont difficile à considérer comme concaves, et les anomalistes les ont interprétées comme des restes de conduites d’eau en verre, ou des systèmes souterrains et même comme des formes de vie gigantesques semblable au Ver des Sables de Franck Herbert.

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Les tubes m’évoquent quelque chose de l’univers de Giger: Des restes d’une antique construction biomécanoïde labyrinthique – peut-être un habitat organique d’une race souterraine disparue, ou encore un être singulier semblable à un rhizome replié sur lui et jouissant d’une relation presque lascive avec sa planète. (Mac Tonnies a image similaire au sujet d’un site pareil à un orifice, semblant très organique voir même obscène, qui apparait sur une autre photo satellite.)

Quoique soient les tubes, ils ne sont pas réguliers. Il est ironique Clarke, dont le célèbre artefact interplanétaire est le plus rectiligne, sans erreur possible un objet artificiel, le monolithe lunaire de 2001, soit foudroyé non par le visage ou un des nombreux géométrique (dont d’apparents monolithes) qui ont été photographiés sur Mars, sur la Lune et ailleurs dans l’espace mais par une structure qui a plus de ressemblance avec quelque chose du monde natal du pilote fossilisé d’Alien.

Je ne sais pas ce que sont réellement les tubes, ils sont peut être naturels, et peut-être sont ils une illusion d’optiques, mais je suis toujours avec Clarke. De toutes les belles et étranges images spatiales que j’ai vues, ce sont les « vers » qui me remplissent de crainte, de la plus intenses curiosité, et même le plus d’appréhension. Je veux savoir, pourtant je suis presque effrayé de savoir, quels êtres pourraient avoir habité sous la surface de Mars, dont Lovecraft aurait pu dire, les âges avant qu’il y ait des hommes.

Source: http://thenightshirt.com/?p=825

 

 

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