Glozel

En 1924, Emile Fradin, jeune cultivateur de Glozel dans le Bourbonnais, découvre dans son champ (le Champ des morts) des objets mystérieux, des idoles bisexuées, des flèches, des urnes, des galets gravés, et surtout des anneaux et tablettes couverts d’inscriptions, des psychogrammes, que des générations d’archéologues tenteront en vain de déchiffrer : s’agirait-il de la transcription d’un proto-langage plus ou moins articulé, et donc de L’ECRITURE ORIGINELLE ?

Dans ce cas, toutes les théories admises seraient à  revoir, et la communauté scientifique ne tarda pas à  se déchirer de vives polémiques. De même, que penser de ces idoles hermaphrodites dont on ne retrouve nulle trace ailleurs?

Qui pouvaient bien être ces Glozeliens aux mœurs étranges et dont on ne sait rien?

Bien des années plus tard, malgré tous les moyens de la science moderne, le mystère reste entier, ou presque : d’où proviennent les objets glozeliens? De la Préhistoire? De l’époque gallo-romaine, du vingtième siècle? Ou des 3 à  la fois?

Dès 1924, le docteur Morlet, médecin à  Vichy, archéologue amateur averti, mena des fouilles pendant plusieurs années. Il cessa en 1941, date de la nouvelle législation réglementant les fouilles archéologiques. Il prétendit qu’il s’agissait d’une « nouvelle station néolithique ».

La géologie de cette région est très complexe et délicate à  aborder, en particulier pour les analyses de ce sous sol, en grande partie constitué de terrains radioactifs, très chargés puisqu’ils contiennent en quantité de l’uranium à  l’état naturel. Cela rend donc les résultats des analyses difficiles à  exploiter.

La polémique :

Le 28 juillet, sans que la famille soit prévenue, le procureur de la République de Cusset, un membre de la Société d’Emulation, Mlle Picandet, un photographe de Vichy et un certain Comte débarquèrent à  la ferme.

Tout le monde descendit à  l’endroit des fouilles et là, deux des personnages entreprirent de démolir à  grands coups de pioche la fosse déjà  terriblement malmenée.

Le grand-père Fradin essaya de s’y opposer, mais le représentant de la société d’Emulation lui intima l’ordre de cesser les fouilles, que les savants ne s’intéresseraient pas à  ce genre de découverte qui n’offrait aucune valeur et risquait de perturber la science. Ce qui n’empêcha pas le Procureur d’emporter un plein panier d’objets. Il demanda de remettre le champ en culture, ce que firent les Fradin.

Entre temps, le M. Morlet médecin à  Vichy qui était un passionné d’archéologie commença à s’intéresser au site de Glozel. Il passa un contrat avec la famille Fradin qui l’autorisait à  faire des fouilles, à  photographier et à  publier ses recherches, mais tout ce qui était trouvé restait la propriété des Fradin.

Désormais, Glozel avait son protecteur.

Tous les grands pontes de la préhistoire sont pris de cours et ont le sentiment d’être laissé pour compte. Ils décident de prendre position contre GLOZEL.

Dans cette guerre de soi-disant grands savants, tous les coups sont permis. Il se forme alors les pour et les contre. Les Glozéliens et les anti- Glozéliens.

Où se trouvait la science dans cette guerre de prestige de soi-disant scientifiques ?

Le 25 février 1928, la police fait une descente à  la ferme, ils veulent trouver l’atelier où la famille Fradin fabrique les objets. Ils cassent les vitrines, détruisent des poteries et autres objets et moleste Emile. Ils emportent plus de 200 pièces soi-disant pour les faire dater, méthode qui n’existait pas à  l’époque.

Le 4 juin 1929 Emile est accusé d’escroquerie et inculpé, le juge d’instruction va l’interroger pendant 63 heures. Emile n’avouera rien, pour la simple raison que la préhistoire est pour lui une époque totalement inconnue.

La police le surveille et lit son courrier. Elle veut le prendre en flagrant délit de confection d’objets et le surprendre au moment où il les enfouit. Finalement cette inculpation finit par un non-lieu étant donné qu’il n’y avait rien à  trouver.

Le Dr Morlet continua les fouilles à  ses frais pendant 16 ans, il trouvera plus de 3000 objets. Il décède en 1966 sans savoir que GLOZEL sera reconnu comme un endroit exceptionnel de l’histoire.

En 1972, un ingénieur au commissariat de l’énergie atomique fait des prélèvements et les envoie pour analyse à  3 laboratoires étrangers afin pour faire leur datation. Les 3 laboratoires ont des résultats similaires, le site de GLOZEL est ancien !

Les datations

Glozel est sûrement un des lieux européens qui a eu le plus d’investigations réalisées, par des techniciens hautement qualifiés, et ce depuis le début de sa découverte. Mais les anti-glozéliens ont mis tellement de hargne dans leurs combats, qu’ils ont été jusqu’à  faire l’impasse sur la richesse de ces résultats, et les démonstrations successives qui se sont accumulées en faveur de l’authenticité indéniable de cette collection. Dans les années 1970, une équipe de scientifiques (Vagn Mejdhal au Danemark – Hugh mackerrel à  Edimbourg – Henri FRANCOIS, ingénieur au Centre d’Etudes Nucléaires de Fontenay Aux Roses) s’intéressa à  nouveau à  Glozel et effectua des analyses par thermoluminescence…

Ce dernier n’a pas hésité à  demander au Docteur Zimmerman de l’Université de Washington, attaché au Mc Donnel Center for the Space Science, de réaliser une investigation qu’il était le seul à  pouvoir mener à  bien. Le but était de déterminer si les céramiques de Glozel étaient bien des objets authentiques, et non des faux, fabriqués modernes. Basant sa démonstration sur une propriété particulière des grains de zircon, le Dr Zimmerman concluait ses résultats, en y indiquant: « Nous écartons donc toute possibilité pour que ces deux prélèvements de Glozel puissent être des céramiques modernes, irradiées artificiellement dans le but de les faire paraître anciennes. Et nous concluons qu’ ‘elles ont vraiment été fabriquées dans l’antiquité ». Une position qui venait conforter celles déjà  émises auparavant, dont celle de l’Ingénieur géologue M.E. Buet, qui avait pu déterminer, en 1928, que les briques à  inscription n’avaient été cuites qu’à  une température comprise entre 600 et 700 degrés…

Les objets Glozéliens, actuellement 2500 pièces, ont été trouvés dans une couche archéologique unique, bien différenciée. Cette couche avait été signalée comme étant du Néolithique par le Doyen Charles Deperret.

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Le récent congrès international d’Archéologie de Lyon, en 1998, fait état, pour ce processus de néolithisation en Europe, d’une mise en place dans les derniers siècles du 7ème millénaire, et d’une généralisation dans la première moitié du 6ème.

Ce Champ des Morts a fait l’objet d’une investigation au magnétomètre à  proton, réalisée en 1974, par Madame Lemercier, du Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble, qui a permis de conforter les précisions laissées par le docteur Morlet. Ce dernier fouilla ce lieu, seul avec Mr Fradin, pendant plus de 15 ans et y a laissé de nombreux endroits vierges, afin que les générations futures puissent compléter, par de nouvelles fouilles ou de nouvelles approches techniques, les informations déjà  possédées.

La confrontation et la comparaison de la couverture aérienne et des résultats de Mme Lemercier permettent de retrouver trace des structures inviolées, au niveau du Champ des Morts, mais aussi dans les terrains avoisinants.

On peut affirmer sans conteste :

– La datation des ossements donne entre 15000 et 17000 ans.

Les céramiques environ 5000 ans.

Les tablettes gravées environ 2500 ans.

La preuve indiscutable était là  et il était prouvé à  quel point la mauvaise foi de certains plaisantins de la préhistoire, qui se prétendaient des savants était, elle mise en évidence.

  • En 1974, une équipe du centre de recherche nucléaire passe le site au magnétomètre, ils assurent qu’il reste encore des objets enfouis.
  • En 1975, le congrès d’archéométrie qui s’est tenu à  OXFORD reconnaît l’authenticité du site de GLOZEL. L’ETAT fait marche arrière est reconnaît aussi l’ancienneté des objets trouvés. Mais les savants qui n’aiment pas être pris en défaut d’incompétence continuent à  faire part de leurs doutes.

A partir de 1990 de nouvelles fouilles furent entrepris dans les alentours, mais aucun résultat ne fut publié.

Il est dommage qu’il n’y ait pas de scientifiques en archéologie qui se soient attachés au site de GLOZEL. C’est l’une des plus FABULEUSES DECOUVERTES du 20ème siècle.

Sur le même site on retrouve des objets qui datent de plus de 17 000 ans, de 5000 ans, de 2500 ans et même du moyen âge, n’est ce pas extraordinaire.

Peut être que la connaissance de l’histoire vraie de l’origine de l’homme pourrait avoir un effet perturbateur sur des théories que des « pontifes » de l’histoire ont émis et qui se révélaient complètement erronées.

En conclusion : un phénoménal gâchis dû à  la seule responsabilité de pontes scientifiques bien ennuyés à  y trouver un sens contredisant leurs certitudes.

En se posant 2 simples questions:

1) la rurale famille Fradin était-elle en mesure de produire cette masse de « faux » ? Poser la question, c’est y répondre. Ils avaient d’autres chats à  fouetter dans leur ferme….

2) Pourquoi les fouilles sont-elles toujours interdites dans les champs avoisinants ?

Pour ceux qui veulent en connaitre plus sur l’histoire de GLOZEL. Il y a un excellent livre écrit par M. Emile Fradin : Glozel et ma vie. Edition Acheologia.

Sources :

Http://www.museedeglozel.com/

http://web.archive.org/web/20060829202842/http://www.numheria.com:80/glozel.asp

http://web.archive.org/web/20131024075533/http://www.gerbeaud.com:80/glozel/

Http://www.radioceros.com/ondemandbo/glozel/glozel.htm

 

 

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