Gros problème en Méditerranée

Les météorologues admettent que la méditerranée a pris une quantité phénomènale de chaleur tout au long de cet été. Ce surplus doit s’évacuer. La tempéte que nous venons de subir dans le sud ressemblait plutot à  un ouragan, avec des pointes de 150 kmh pour le vent…

Ce phénomène dont les scientifiques n’admettent toujours pas que c’est la conséquence du réchauffement global et d’un été caniculaire aussi exeptionnel que d’une tempéte qui aura duré 3 jours. Ce phénomène n’annonce rien de bon pour les mois et les années à  venir.

Un autre problème vient agraver la situation :

La Méditerranée s’assèche lentement

Le niveau de l’eau en Méditerranée est à  son plus bas depuis deux siècles. Un assèchement surprenant, à  une époque où le réchauffement climatique provoque surtout une montée des océans.
Grande-Bretagne

15/06/2000 – En principe, le réchauffement de la planète doit provoquer une hausse du niveau des océans. C’est d’ailleurs ce que l’on observe dans l’Atlantique et la Mer Noire. Mais la Méditerranée fait exception : le niveau de l’eau y baisse de 1,3 mm par année. En tout, la mer a perdu de 3 à  5 cm depuis 1960, ce qui la ramène à  un niveau comparable à  celui du début du XIXe siècle. Le climat, mais aussi l’activité humaine, seraient en cause.

Cette étude, rapportée dans la revue New Scientist, a été conduite par Michael Tsimplis, du Centre d’océanographie de Southampton, en Angleterre. Il s’est basé sur les données accumulées depuis longtemps par des stations de mesure des marées, un peu partout sur le pourtour de la Méditerranée et aussi dans les mer voisines. Alors que l’Atlantique gagne 1,2 mm d’eau par année et la Mer Noire, 2,0 mm, la Méditerranée, elle, perd de l’eau. Et celle qui passe à  Gibraltar ou dans les Dardanelles ne compense pas.

Que se passe-t-il? D’abord, le climat a changé. Un phénomène climatique régulier, mais très long, l’oscillation de l’Atlantique Nord, augmente la pression atmosphérique au-dessus de la Méditerranée depuis des années. Résultat : plus de beau temps, de l’eau plus chaude et plus d’évaporation. Par ailleurs, plusieurs grands barrages construits depuis 1960 ont réduit la quantité d’eau douce que les fleuves versaient dans la mer.

L’effet conjugué de ces phénomènes fait en sorte qu’il y a moins d’eau dans la Méditerranée. Mais cela n’explique qu’une partie de la chute du niveau de l’eau. L’autre aspect du problème, c’est que l’eau qui reste est de plus en plus salée. Or, la densité de l’eau augmente avec sa salinité. Bref, il y a moins d’eau et celle-ci occupe de moins en moins de place. Ceci, selon le chercheur, contrebalance largement l’expansion naturelle de l’eau lorsqu’elle gagne en température.

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