Hyperborée

Hyperboree-150x150Il est impossible de savoir aujourd’hui, sans recherches sur le terrain, ce qui s’est passé exactement pendant cette période qui précéda la naissance de la civilisation boréenne. Je suis donc contraint de faire, momentanément je l’espère, l’impasse sur cette période du temps.

Hyperborée, appelé aussi l’île blanche, (bien qu’on ne puisse garantir qu’elle ne fût jamais une île ou un hyper archipel) est une civilisation énigmatique car nous ne disposons que de peu d’éléments sur elle. Pour contenter notre appétit de connaissances, nous ne disposons que de quelques indications vagues ou tout au moins incomplètes :

  • Hyperborée est un mot issu du grec antique. « hyper » se traduisant dans le sens de ce « qui est en haut ». Borée se traduit, lui, par « vent du nord ». La traduction approximative du nom de cette civilisation serait donc : « Au-delà du vent du nord ».
  • Hyperborée marque, aux yeux des civilisations antiques méditerranéennes des trois derniers millénaires, la limite extrême nordique du monde connu, par delà les colonnes d’Héraclès.

Pour une raison inexpliquée actuellement, mais dont on se doute, compte tenu du climat qui s’est abattu sur elle et du destin tragique qu’elle partage avec Atlantys, cette civilisation n’a laissé que très peu de textes et de légendes. La plupart sont inaccessibles au public, malgré leur conservation officielle, semble-t-il, dans différents musées scandinaves ou nord européens. Est-ce par peur du néo-archéologisme et des néo-diffusionnistes, regardés comme des perturbateurs du fragile équilibre des connaissances acquises ?

On peut cependant imaginer deux cas de figures possibles à cette rétention de l’information :

  • soit Hyperborée a du abandonner une grande partie de son patrimoine lors de son exode forcée et, de ce fait, s’il reste quelque chose, c’est probablement enfoui non pas dans un musée, mais sous des tonnes de neiges et de glaces quelque part dans une zone immense correspondant à la bordure du cercle arctique et sur les franges de terres incluses à l’intérieur de ce cercle.
  • soit elle n’a pas eu le temps de transmettre quoi que ce soit comme connaissances car elle a du fait face à un cataclysme d’une telle ampleur, qu’aucune protection du savoir et sa transmission par de quelconques initiés n’a pu être entreprise. Il n’y aurait alors que des éléments sans grande importance dans les musées (on comprend mieux la gêne que cela occasionnerait de nous produire ces quelques bribes quand il s’agit tout de même d’une partie de l’histoire des pays scandinaves !) et seule la tradition orale a conservé quelques éléments sur lesquels il faut, malheureusement, se baser pour construire sa recherche archéologique.

  • Lors de cet exode, les boréens se sont fait probablement assimiler par les peuplades qui les ont alors accueillis. Auquel cas, il faudra rechercher des traces de leur culture dans celles des peuples d’accueil. Il semble toutefois qu’ils aient survécu au moins jusqu’à la période où la Grèce devint une civilisation. Un sérieux travail tout de même en perspective !

    55 000 ans environ séparent notre civilisation de la fin de celle des boréens. La glaciation, qui couvre la période allant de – 70 000 ans à – 55 000 ans, fut probablement responsable, sur la durée, de l’ensevelissement inéluctable d’Hyperborée, malgré les interstades de Wurm I/II et de Brorup.

    On retrouve aujourd’hui, progressivement, avec la fonte du manteau dans l’extrême nord du Canada, des vestiges épars de cette civilisation nordique. Les inuits, eux-mêmes habitants de l’Arctique, s’ils connaissent la légende d’Hyperborée, n’ont que peu de choses à nous révéler sur eux car au moins 35 000 ans les séparent des boréens ! A l’échelle du temps, c’est une véritable éternité sur cet espace glacé et désolé.

    De plus, ils ne furent pas les seuls à occuper les anciens territoires hyperboréens. Un peuple les a précédé et fait la liaison entre eux et les boréens : les tinuits, qu’on appelle aussi, au Canada, les paléo esquimaux.

    Ce peuple est, originellement semble-t-il, nomade et issu du nord-est de la Sibérie. Il vivait de la chasse et de la pêche et semble avoir été le premier à relever les défis de ce milieu arctique, après les boréens. Certains groupes traversèrent le pont glacé qui reliait la Sibérie de l’est au Canada pour arriver à ce qu’on appelle aujourd’hui l’Alaska et le grand nord canadien. Ils conquirent ainsi les terres gelées de l’Arctique probablement entre – 25 000 et – 20 000 ans BP et construisirent, contre toute attente et à contrario des inuits leurs successeurs, des habitations en pierre et non en blocs de glace !

    Annick Bergeron dans le magazine Internet le toit du Monde, volume 4, n°3 d’Automne 2005, nous dit :

    « Il y a un millier d’années, une culture unique et fascinante disparaissait de l’Arctique nord américain. Plusieurs légendes inuits mentionnent la présence d’un peuple qui occupait déjà le territoire au moment de leur arrivée et qui était considéré par les inuits comme ayant rendu leur terre habitable. Ce peuple étrange était grand et fort, mais pacifique. Il s’est progressivement effacé des données archéologiques à partir de l’an mil pour disparaître complètement il y a environ 500 ans. Leur mode de vie ressemblait peu à celui des inuits : ils portaient des vêtements différents, n’utilisaient pas le kayak et parlaient un étrange dialecte ».

    Le symbole du flocon de neige, que l’on retrouve beaucoup au nord du Canada mais aussi en Scandinavie, est pour nous, européens, le symbole du froid, mais pour eux, inuits, tinuits et probablement boréens, il est symbole de vie. Personne ne sait qui fut le premier utilisateur de ce symbole, mais il semble que celui-ci soit issu du passé d’Hyperborée.

    Une représentation ?

    Des renseignements récoltés, j’ai tenté avec mon équipe, sous la forme d’un listing de postulats considérés comme valides jusqu’à preuve du contraire, d’établir une vision plus ou moins nette de ce que put être Hyperborée.

    Je vous livre à présent le résultat de ce travail :

    1. Les boréens ont formé une civilisation ancienne et très avancée sur le plan technologique (ils ont visiblement été à l’origine des skis et autres traîneaux) et philosophique (ils avaient un panthéon de dieux, une religion pacifique, une morale d’entraide et de respect).
  • Leur royaume se situait quelque part dans une zone couverte par le cercle Arctique. On le dit né sur l’île Spitzberg, mais aussi en Islande (où se trouve la ville de Thulé), même en plein centre du Pôle nord ! (très improbable).

  • La seule chose dont on est sûr, de par la diffusion de la légende, c’est que ce royaume englobait dans sa zone d’influence le Groenland (la « verte terre » en danois), l’Islande, les pays nordiques jusqu’à la Finlande, voire la Russie sibérienne, mais aussi l’Irlande et la grande Bretagne, Ecosse comprise (ce qui expliquerait certains artefacts hors de leurs contextes, les fameux « O.O.P.Arts » – Out Of Place Artefacts : vestiges hors de leur contexte historique, voir pages centrales – que l’on a retrouvé dans différents pays de cette zone).

  • Aujourd’hui, ce que l’on sait vraiment … c’est que l’on ignore totalement sa localisation exacte !

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    2 Comments

    1. Spacehippopotame

      Les Lapons (Laponie) se sont installé dans leur coin il y a 10,000 ans (on sait pas trop d'ou ils viennent) ils sont de race blanche blanche et sont grand et fort comme dirais votre article. Les Lapons (Samis) seraient-ils les restes de l'Hyperborée mais convertis dans le nomadisme pour survivre?

    2. laving

      je suis particulierement d'accord avec votre analyse ,actuellement en relation avec Native American Church Of The Ghostdancers

      Indigenous Peoples Council dans le cadre d'etudes et de recherches sur les origines boréennes des amerindiens ,et la continuite d'une spiritualite éveillée par reves chamaniques non inities ni soumis a des drogues ou herbacees connues .

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