Jean Casault : ufologue

On m’a offert l’opportunité de m’adresser à vous et j’ai accepté. Étant ufologue depuis plus de 45 ans, ici au Québec, je suis de toute évidence un homme de terrain et l’expérience humaine de travailler avec des témoins en est une qui laisse de profondes marques.

Au cours des deux dernières années, les circonstances ont favorisé une intensification très importante puisque à la retraite, donc libre de pouvoir m’exprimer ouvertement avec une attitude à fond la caisse, sans maintenant provoquer de crises cardiaques chez mes employeurs et collègues, je me suis donc taper trois ouvrages, un nouveau site, des entrevues à la volée et résultat des courses : des centaines de nouveaux cas dont plusieurs extrêmement importants.

Je vous invite à prendre connaissance notamment du dossier de SIMONE de la 40EST et de JACQUES et LUCIE. Ces trois dossiers appartiennent tous à la catégorie RR1 et je vais m’en tenir à cela pour l’instant puisque les RR4 sont d’une nature à ce point différente qu’il me faudrait plus d’espace dans ce texte que le temps me donne pour m’y mettre.

Le Centre d’étude sur les OVNIS (CEO) que je dirige favorise actuellement l’output ! L’output est le potentiel que peut avoir un dossier de faire marque, de causer une discussion, de faire plisser le front de l’indifférent et surtout de faire une petite cisaille sur l’épais Mur de résistance entretenu depuis toujours par des gens qui feraient paraître les gardes d’Allemagne de l’Est comme des enfants mal élevés.

Depuis 63 ans, il y a eu dans le monde suffisamment de grosses observations faites par des gens crédibles, pour soulever une immense vague qui aurait emporté avant qu’il ne soit entièrement construit, ce Mur de résistance. Cela ne s’est pas produit. Il s’est construit à la vitesse de l’éclair dès 1947. Malgré cela le phénomène a survécu Comme l’a souvent souligné Jacques Vallée, c’est sa résilience qui étonne…

L’ufologie ne serait que 63 ans de méprises, de canulars et d’hallu ? Ca c’est le mythe ! Un mythe défendu par de pauvres esprits qui se disent cartésiens mais qui en fait sont en mal d’arguments et continuent de baver «  on veut des preuves on veut des preuves » en agitant la main frénétiquement comme s’ils étaient drogués, pas très brillants ou mourants.

Donc ce que les Américains appellent le smoking gun, le révolver fumant qui constitue l’arme du crime et qui servira de preuve fatale au procès, nous le cherchons tous. Or il y a longtemps qu’on l’a trouvé, mais les dés sont pipés, chaque fois qu’on veut l’utiliser comme pièce à conviction, il est démonté, nettoyé, et ne porte plus aucune trace et je ne parle pas de conspiration ici.

Dans son ensemble le problème n’est pas que la population n’y croit pas. C’est pire. Elle ne veut pas que cela soit vrai. Et cela créée un climat de travail exécrable pour les ufologues. Cette attitude est malsaine, tout sauf cartésienne, rigoureuse et scientifique malgré tout ce qu’ils peuvent en dire. C’est le summum de la malhonnêteté intellectuelle mais pis encore c’est un mécanisme inconscient.

Il existe même chez certains témoins. Hier je rencontrais ceux de la 40 EST et Jacques du dossier JACQUES et LUCIE. Leurs émotions sont toujours en avant-plan et dessinent une carte peu enviable pour celui qui veut naviguer dans leur monde. L’un deux veut tout oublier, recommencer sa vie dans les minutes qui ont précédé son observation parce que depuis cette dernière, plus rien ne l’emballe, plus rien ne l’amuse, il a perdu son innocence, il n’a plus de projets incluant ceux de sa retraite et l’autre a songé à en finir…Sa femme et sa fille et l’amour qu’il a reçu d’elles a fini par calmer le jeu. Inutile de vous dire que si un petit connard s’était présenté hier soir pour leur dire que leur truc est une hallu ou un canular, il se serait retrouvé avec un pieu dans l’escalier de service et au fond de la piscine extérieure en moins de temps qu’il n’en faut pour épeler sceptique.

Un bon ufologue est celui qui s’occupe vingt fois plus du témoin que de l’objet observé. C’est là où se loge le secret, le Graal, le smoking gun, parce que l’objet lui ne laisse généralement aucune trace et quand il en laisse c’est voulu semble-t-il. Un comportement intéressant et que semble aussi croire les membres de la Commission Sigma chez-vous. Des gens très bien que je salue d’ailleurs. Bon assez parlé.

Je termine en vous disant que la maison Ambre va bientôt publier chez-vous Et si la Terre n’était qu’un Jardin d’enfance «  et que ce titre résume fort bien ma pensée. Il est inutile de chercher à convaincre, le Mur de résistance a été fabriqué dans un mortier, un ciment, une forme de béton armé quasi indestructible. Une seule chose peut le détruire et c’est la même qui a emporté l’autre qu’on pensait aussi inviolable : une masse critique ! Une masse critique de gens sensibilisés à une seule et unique réalité. 63 ans d’ovnis et toujours pas de réponse c’est donc qu’il y en a une sans quoi tout cela serait mort au feuilleton depuis très longtemps. Et la réponse, elle craint, elle menace, elle fait peur et comme je l’ai exprimé dans mon dernier ouvrage, moi je n’ai pas peur. Je n’ai jamais eu peur. Parce qu’on s’entend très bien !
Jean Casault
Note : nous vous invitons à visiter www.centretudeovnis.com pour vous tenir informer des travaux de M. Casault.

 

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