Krak Financier imminent

Voici ce qui expliquerait la mauvaise posture des bourses actuelles : Un membre du conseil d’administration d’une grande banque européenne nous a confié quelques éléments d’une discussion. Selon lui, dans les hautes sphères financières et politiques, pratiquement tout le monde sait que le système financier actuel est fini. « Bien sûr, ils n’en discutent pas en public, parce qu’ils craignent la réaction des gens. Pour eux, l’argent est tout et s’ils savaient ce qui les attend, ils seraient extrémement nerveux. Mais je vous assure que, dans les coulisses, la question du krach est beaucoup discutée. (.) Ackermann et Breuer, de la Deutsche Bank, sont paniqués. (.) La Deutsche Bank est surexposée dans les produits dérivés sur crédit .» ….

Dans son rapport trimestriel de mars 2004, publié le 8 mars, la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bàle met en lumière la situation dramatique qui règne dans tous les secteurs du système : bulles boursières et obligataires, tumultes sur les marchés des changes, endettement hypothécaire et à  la consommation, explosion des produits dérivés, etc.
Dopés par l’« appétit vorace pour les risques » dont font preuve les banques, les fonds et autres investisseurs, les marchés boursiers et obligataires ont connu une embellie ces derniers mois. « Ni les nouvelles révélations sur les malversations », comme dans le cas de Parmalat, ni les mornes perspectives affichées par de nombreuses grandes sociétés américaines « n’ont semblé perturber les investisseurs ». …

Dans la semaine s’ouvrant le 8 mars, jour de parution du rapport de la BRI, le chaos sur les marchés financiers a atteint un nouvel apogée. Outre les turbulences entre les valeurs des grandes devises internationales, les marchés boursiers ont connu leur plus importante chute en six mois, aggravée par les attentats de Madrid…

Le 9 mars, le gouvernement argentin et le FMI sont parvenus à  un accord de dernière minute, évitant ainsi la cessation de paiements sur 3,1 milliards de dollars de dettes, à  laquelle le président Nestor Kirchner menaçait de recourir. Dans la soirée du 8 mars et la matinée du 9, les négociations entre Buenos Aires et Washington ont été fiévreuses. A tel point qu’Anne Krueger, présidente par intérim du Fonds, a personnellement pris le téléphone pour appeler Kirchner et discuter pendant une demi-heure avec lui. Au cours de l’entretien, devait-on apprendre, « les désaccords ont été résolus » et, peu après, Kirchner donna l’ordre de verser les 3,1 milliards au Fonds…

Dans un commentaire paru dans le Guardian du 9 mars, Larry Elliott disait que la défiance de l’Argentine envers le FMI « soulève le spectre ultime : l’effet de domino déclenché par ceux qui font défaut pourrait le mettre en faillite. » Le cas argentin, dit Elliott, a plongé le FMI dans sa plus grande crise depuis sa fondation il y a plus de cinquante ans…

Une semaine après le recul du FMI face à  l’Argentine, le président argentin Nestor Kirchner et son homologue brésilien Inacio Lula da Silva ont eu une rencontre « historique » à  Rio de Janeiro les 15 et 16 mars, afin de forger une « approche commune » face aux organisations multilatérales dans les négociations sur la dette extérieure. La pièce maîtresse de cette approche est le changement de mode de calcul de l’excédent budgétaire primaire – l’argent provisionné pour payer la dette -, afin qu’il « ne compromette pas la croissance », ni les investissements dans l’infrastructure, comme le déclare le communiqué final…

On comprend que la communauté bancaire et le FMI soient paniqués par la perspective d’une alliance entre Lula et Kirchner: l’Argentine et le Brésil détiennent à  eux seuls 50% des crédits du FMI (15% pour le premier, 35 % pour le second). S’ils décidaient de coordonner leurs politiques, voire de déclarer une cessation de paiements, c’en serait fini de tout le système d’un Fonds monétaire international au service des banques internationales. C’est pourquoi le FMI a flanché dans sa confrontation avec l’Argentine le 9 mars. ..

Le 17 mars, le prix du pétrole à  New York a atteint son plus haut niveau depuis 13 ans, faisant planer la menace d’un nouveau « choc pétrolier » mondial. Ce jour-là  à  New York, les titres à  terme du brut léger ont atteint 38,18 dollars le baril, le prix le plus élevé à  la clôture pour le pétrole américain depuis octobre 1990. Le méme jour, le Brent a gagné presque un dollar pour atteindre 33,53 dollars, là  aussi l’un des niveaux les plus élevés de ces 13 dernières années. Le 18 mars, le président de l’OPEP, Purnomo Yusgiantoro, a déclaré au cours d’une conférence de presse à  Djakarta, qu’il était inquiet de l’impact global des prix du pétrole, mais que l’OPEP n’en portait pas la responsabilité, cette hausse étant le résultat d’une frénésie spéculative et non d’une pénurie au niveau de l’approvisionnement. Le 22 mars, un responsable de l’OPEP a fait savoir que son organisation envisage de reporter de trois mois la réduction de la production d’un million de barils par jour, prévue au départ pour le 1er avril.

…Un courant de l’élite financière britannique a décidé de reconnaître ouvertement que le système financier se dirige vers le désastre. Les plus francs dans ce domaine sont certains responsables de la Banque d’Angleterre ainsi que l’Economist de Londres…

Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire met en garde contre une chute brutale du boom immobilier. Le prix des logements en Australie, en Irlande, aux Pays-Bas, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, selon lui, devrait chuter d’au moins 20% au cours des années à  venir. Une augmentation relativement modeste des taux d’intérét suffirait à  déclencher un krach, l’endettement des ménages atteignant un niveau record. Depuis le milieu des années 90, l’Amérique a connu la plus forte hausse des prix du logement de son histoire et une chute du marché aurait des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale. « Il reste très peu de munitions fiscales et monétaires à  la disposition des Etats-Unis pour soutenir l’économie si les prix du logement s’effondrent », écrit l’Economist, et « si les Etats-Unis tombent, ce serait la première faillite immobilière globale de l’histoire. » La valeur du marché global du logement se monte à  environ 50 000 milliards de dollars, comparés aux 30 000 milliards de dollars des marchés boursiers.

Du 19 au 21 mars, Lyndon LaRouche était au Mexique pour des rencontres privées et une réunion publique à  l’université technologique de Monterrey, parrainée par l’Institut des relations internationales, où il a prononcé un discours sur le thème « Survivre à  la fin d’une ère ». Dans toutes ces occasions, LaRouche a déclaré que le système financier international était bel et bien « fini », méme si certains continuent à  nier la réalité, de la méme manière que dans l’Allemagne des années 20, on se berçait de l’illusion qu’il serait possible de maintenir les structures financières prévues par le Traité de Versailles.

Aujourd’hui, pour gagner du temps, on injecte toujours plus de liquidités dans le système. La pression est mise, en particulier, sur le Japon pour qu’il fasse tourner la planche à  billets afin de soutenir ce système dont le coeur se trouve à  Wall Street, mais la bulle immobilière et hypothécaire est déjà  en train d’éclater aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Et si le Brésil et l’Argentine cessent de rembourser leur gigantesque dette extérieure, cela pourrait entraîner la chute de tout le système.

LaRouche a rappelé que suite au processus d’effondrement financier de 1922-23, les banquiers synarchistes, comme Montagu Norman et Hjalmar Schacht, appuyèrent la formation de mouvements fascistes dans l’espoir de contrôler l’effondrement financier en imposant des régimes impériaux fascistes. C’est dans ce contexte que LaRouche situe les attentats du 11 mars à  Madrid. Les auteurs de cette Stratégie de tension créent de fausses pistes de manière à  semer la confusion. Cependant, en ce qui concerne les attentats de Madrid, certaines « empreintes » semblent désigner des réseaux néofascistes autour du patron de la loge P2, Licio Gelli, du fasciste espagnol Blas Pinar ou du terroriste de droite italien Roberto Fiore. Nous voyons là  la « troisième génération » des réseaux formés au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale en vertu des accords entre le réseau SS international d’Otto Skorzeny et les réseaux du renseignement anglo-américain représentés par Allen Dulles et James Jesus Angleton.

LaRouche pense que d’autres attentats terroristes de cette nature se produiront. En fait, la réapparition des violences dans les Balkans le 18 mars et l’assassinat du chef du Hamas, le cheikh Yassine, le 22 mars, sur ordre d’Ariel Sharon, indiquent que cette stratégie de tension se déploie à  l’échelle internationale alors que le système financier international ne peut plus étre sauvé par la planche à  billets.

Sources : http://web.archive.org/web/20080917111940/http://solidariteetprogres.online.fr:80/index.html

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