L’affaire Angie, une histoire de lycanthrope au Canada

Ce dossier ufologique intéressant provient du  Centre d’Études sur les OVNIs (CEO) de Jean Casault. Toute reproduction est interdite sans l’autorisation préalable de Jean Casault. Il s’agit d’une enquête de l’ufologue Jean Casault et de Hélène Dupont sur un cas de lycanthrope et possible RR4 survenu au Québec en 1989 dans la région de l’Outaouais (lac Blue Sea).

L’AFFAIRE ANGIE

Une enquête effectuée par Jean Casault

Une Affaire ahurissante !

Tenez-vous bien ! L’Affaire Angie est une des plus étranges sur lesquelles j’ai travaillé au cours de ma carrière. Avant de vous en dire plus long il est essentiel que je situe le, en fait les personnages au cour de cette affaire. Leur personnalité, leur comportement, leur background sont au cœur de la crédibilité de leur histoire même si elle est ahurissante.

Williams et Angie (pseudonymes) sont des gens dans la quarantaine ( 1995). Ils n’ont presque pas d’éducation scolaire à leur compte et leur quotient de culture générale est extrêmement bas. Ce sont des gens charmants, fort simples, qui à l’époque vivent dans une toute petite maison très isolée et loin de toute agglomération. La Bible est leur seule lecture. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la planète Saturne, la Reine Néfertiti, les anciennes pyramides et le phénomène de la lycanthropie. Ils n’ont aucun intérêt à mentir, à inventer, à fantasmer et refusent toute publicité.

Ce soir-là, Williams a capté une émission de radio (CJRC) dans sa voiture alors. que c’est moi qui parle du CEIPI et il clique aussitôt sur «  phénomène inexpliqué ». Il m’appelle. Simplement, sans effets dramatiques, il me dit :  » C’est pas d’ovni monsieur Casault que j’aimerais vous parler, mais d’un loup, en fait un loup debout, avec une chemise ouverte et qui……. »

Ok on arrête ça ici ! Je vous ai vu sourciller et même esquisser un sourire !

Lycanthropie

Come on Jean, pas une histoire de loup-garou ? Mais pour calmer l’angoisse de l’incertitude générée par votre éventuelle conviction qu’il s’agit d’une histoire de fou, disons plutôt que nous traiterons dans ce dossier d’un cas apparent d’observation d’un lycanthrope. Mentionnons en premier lieu que la psychiatrie moderne identifie la lycanthropie comme une illusion mentale (delusion) causant chez le patient la certitude qu’il peut se changer en loup. Dans ce dossier, il s’agit de l’observation d’un home-loup par un couple parfaitement sain d’esprit, lucide et familier avec l’ensemble des animaux qui habitent nos forêts. Avant de plonger dans cette incroyable histoire il importe d’en savoir un peu plus long sur le phénomène des lycanthropes.

C’est encore dans le folklore médiéval qu’on retrouve l’origine de la croyance en le phénomène des loups-garous. Certains clans adoraient le loup qu’ils incluaient dans leur totem. L’auteur romain Virgile écrit également que le premier homme-loup fut un dénommé Moires, époux de la déesse Moere.

 

 

L’expression lycanthrope vient d’Apollon Lycaeus une déité adorée dans le temple dans lequel Socrate prodiguait ses enseignements. La mythologie regorge d’allusions aux loups, hommes-loups et ce courant de pensée a déferlé dans le monde particulièrement chez les Teutons (anciens  allemands) qui possèdent encore des noms associés aux loups : Wolfburg, Wolf, Wulf, Wolfstein etc. Chez les Irlandais, il existe une légende tenace qui veut que leurs Pères spirituels étaient des loups. Les chansons celtiques font état d’hommes, de femmes et d’enfants qui se changent en loup. Qu’il s’agisse des Slaves, des Polonais, des Russes, des Italiens, tous ont d’abondantes légendes concernant la transformation de l’homme en loup. Le fameux conte Le Petit chaperon rouge est inspiré d’une série de croyances complexes impliquant le port d’un vêtement rouge associé à des divinités telles Kali.

Le Moyen-Âge, hanté par les persécuteurs de l’Inquisition, a eu sa part de loups-garous. Peter Stubb de la ville de Cologne fut démembré sur la place publique. En 1541 un autre fut tué alors qu’on l’emmenait en prison. De nombreux documents racontent ce genre d’histoire à profusion ce qui démontre que le loup-garou n’est pas une jeune légende, une fantaisie de l’homme moderne, mais une tenace réalité folklorique. (Womans’s Encyclopedia of Mythe ans Secrets de Barbara G. Walker. Harper & Row 1983).

Les légendes amérindiennes sont farcies de ce genre d’histoires. Il existe même une série de choses à faire pour devenir soi-même un homme-loup. Cela va de la simple logique de se faire mordre par un autre homme-loup, de porter sur soi la peau d’un loup ensorcelé, de boire de l’eau encavée dans l’empreinte d’un loup, de manger la poussière d’une empreinte de loup, de boire l’eau en aval d’un loup s’abreuvant, de manger de la cervelle de loup ou de dormir un vendredi soir en ayant soin de se mettre la face directement devant la pleine lune. D’autres légendes prétendent qu’un enfant né le 24 décembre a des chances de devenir un homme-loup à sa puberté.

Il est remarquable de constater l’existence de nombreux ouvrages consacrés à ce sujet. Certains d’entre eux vont jusqu’à expliquer le comportement de l’homme-loup : lorsque le changement s’effectue, l’homme-loup conserve peu de mémoire sur sa nature humaine et tend à se comporter comme un animal. Il explore les bois et fuit les villes.

 

ANGIE et WILLIAM du Lac BLUE SEA

 

Ces deux personnes vivent au Lac Blue Sea depuis plusieurs années. Sur notre invitation, ils se sont présentés au bureau du CEIPI pour approfondir un évènement survenu en 1989 alors que ce couple et leur fille de quatorze ans ont été possiblement victime d’une RR-lV. Je reviendrai plus tard sur cette expérience. Il est toutefois important de mentionner que plusieurs évènements très étranges sont survenus à ce couple depuis 1989, évènements reliés à la présence de lumières très fortes, de déplacements d’objets, de marques sur le corps (toujours trois longues égratignures sur la poitrine, les bras ou l’entre-jambe sur la cuisse). Mais pour eux, l’évènement le plus démentiel est l’observation de cet homme-loup. Voici la transcription exacte de mon enquête réalisée le 2 janvier 1996.

CEIPI : On vous écoute William.

William : Il était à peu près dix heures le soir, on roulait pas vite sur la route (asphaltée) qui mène à la maison. J’étais dans la lune, je regardais en avant mais pas plus que ça. Ça m’arrive souvent d’être dans la lune, mais en même temps je sais ce que je fais, que ce soit en auto ou ailleurs. C’est là qu’un moment donné elle me lâche un cri : QU’EST-CE QUE C’EST ÇA ??? Je suis comme revenu à moi et je l’ai vu sauter du chemin. As-tu déjà vu un chat sauter ? Cette chose là a fait pareil. Des longues pattes qui se sont repliées juste un peu pis pfffuit c’était rendu l’autre bord de la clôture. Je l’ai vu des épaules aux pattes.

CEIPI : C’était debout ?

William : Oui oui, c’était debout mais le plus drôle c’est que c’était tout poilu et le pire c’est que cela avait une chemise sur le dos, une espèce de chemise blanche avec des rayures, noires ou brunes. La chemise était pas attachée, ni en avant ni aux poignets. C’est là que j’ai décroché. Je me suis dit, ça se peut pas une affaire de même, ça se peut pas, c’est impossible. J’ai arrêté, j’ai viré de bord, j’ai laissé ma voiture dans le milieu du chemin pour essayer de le revoir mais il était parti. Il était dans le milieu du chemin. Il a sauté d’un coup, d’un trait pour se retrouver de l’autre côté de la clôture. Il avait des jambes extrêmement musclées, les cuisses surtout mais le bas des jambes étaient beaucoup plus minces… pareilles comme un chat mais beaucoup plus long.

 

CEIPI : C’est quoi la distance de son saut à peu près ?

William : Pas difficile à calculer, c’est 35 pieds. Entre la ligne blanche et la bordure du chemin on parle de 20 pieds minimum, ajoute à ça le fossé pis la clôture on parle d’un autre 15 pieds.

CEIPI : Il a sauté d’un seul coup ? Sans élan?

William : Sans élan ! Il était debout, immobile, dans le milieu de la route à peu près à une centaine de pieds de l’auto quand je l’ai vu. Par le temps qu’il saute on était pas très loin, assez pour que ma femme le voie dans le blanc des yeux.

CEIPI : Angie ? C’est un chevreuil, vous avez vu un chevreuil !

Angie : J’aimerais ben ça vous dire que j’ai vu un chevreuil mais ça n’avait rien d’un chevreuil.

NOTE : À ce point ci Hélène et moi sommes incrédules et sceptiques, cela ne fait aucun sens. Les loups-garous n’existent pas et je me surprends à réagir comme le font les plus sceptiques d’entre les sceptiques face aux OVNIs. Je réalise qu’il serait beaucoup plus confortable de prétendre qu’ils ont vu un chevreuil. J’ai envie de tout arrêter et de les regarder en me disant “Pauvres eux, ils ont vu un chevreuil et veulent se rendre intéressants”. Mais voilà, ces gens semblent honnêtes et parfaitement sincères. Il faut poursuivre et déterminer s’il ne s’agit pas d’autre chose…

Angie : Il était debout, j’ai vu ses jambes, ses bras, les griffes aux pieds, aux mains, et j’ai vu le visage. Il n’y a pas un animal capable de sauter comme ça, pas un humain, même un acrobate, rien. Il a sauté d’un coup sans élan et s’est retrouvé de l’autre côté de la clôture.

William : Comme un chat ! Mais même un chat, un couguar, j’ai déjà vu des couguars sauter, ça n’a rien à voir, ça saute pareil mais jamais cette distance-là. Jamais. Je ne sais pas c’est quoi, mais moi pis ma femme on a vu un loup, debout, avec une chemise rayée sur le dos, sauter 35 pieds. C’est ça qu’on a vu, y’a rien qu’on peut y faire.

CEIPI : D’accord ! Quelle couleur avait-il, quelle était sa taille ?

William et Angie : Le poil en dedans était pâle mais à l’extérieur, sur les bras et les jambes, il était plus foncé.

CEIPI : Comme un chevreuil ?

William : Pour la couleur oui, mais le poil était beaucoup plus long.

Angie : Il était sale et cotonné ! Mais moi c’est le visage qui m’a frappé.

William : Moi, j’ai pas vu le visage. J’avais les yeux sur ses pattes. Quand il a sauté j’ai vu la chemise s’ouvrir et j’ai compris qu’elle était pas attachée, mais j’ai pas vu le visage autant qu’Angie.

Angie : Il avait l’air agressif et il avait des dents très longues, il avait l’air agressif dans ses yeux et les plis de son front. Comme un loup, un chien enragé. Il avait des oreilles droites, comme un loup, montre-moi une photo de loup qui grogne et c’est pareil.

CEIPI : C’est la première fois en trente ans que j’entends une histoire pareille.

William et Angie en riant : Nous autres aussi qu’est-ce que tu penses !

CEIPI : Pouvez-vous le dessiner ?

William : Pas vraiment.

CEIPI : Parlez-moi des yeux.

Angie : Ils étaient agressifs. Mauvais. Les yeux d’un animal dangereux.

CEIPI : Où cela s’est-il produit, est-ce un endroit habité ?

William : Sur la route qui mène à Blue Sea à une vingtaine de minutes de chez nous. Il y a une maison pas loin de là, des champs, le bois mais c’est tout. Il était pas devant la maison, j’ai pensé à ça moi aussi. Là où il est allé, il y a une vieille maison abandonnée à droite mais il était pas vis-à-vis. Moi je voulais y retourner le lendemain et en fait je suis retourner mais j’ai rien vu, c’est ça qui me dérange… pas de traces, pas rien. Rien. Comme si rien s’était passé !

CEIPI : Angie était avec vous ?

Angie : Jamais de la vie, moi j’ai été plusieurs semaines à ne pas vouloir m’asseoir sur la galerie. Jamais je ne serais retournée là.

CEIPI : Il avait le poil gris disiez-vous ?

Angie : Non, beige, beige sur le poitrail et en dedans des cuisses et plus foncé à l’extérieur.

CEIPI : Dans quel mois c’est arrivé ?

William : Je dirais que c’est en novembre, pas longtemps après il neigeait.

CEIPI : À l’halloween ?

Angie en riant :… Non non non, ben après !

CEIPI : Il avait un museau de chien ?

Angie : Une face de loup. Identique a une face de loup. Je n’ai pas à le dessiner, je te l’ai dis, montre-moi une face de loup et c’est ça.

CEIPI : Ça existe pas un loup debout avec une chemise qui saute trente pieds. Il avait une queue ?

Angie en riant : Je sais ben. Mais, c’est ça qu’on a vu. Oui il avait une queue mais, beaucoup plus courte que çelle d’un vrai loup. Elle ne traînait pas à terre. Lui devait mesurer pas loin de 7 pieds.

CEIPI : 7 pieds ? Il était comme un loup mais bâti comme un homme. À quatre pattes il aurait été comme un loup ?

William : Non. Il avait les pattes trop longues pour ça. Il était bâti pour être debout, pas à quatre pattes…

Angie : C’est vrai !

NOTE : Nous avons repris l’interrogatoire en entier. Tout concorde. Leur témoignage est cohérent. William parle de 8 pieds de haut, Angie parle de 7 pieds. Les deux s’entendent sur la couleur et la présence de griffes aux pattes. Angie décrit le visage sans commettre d’erreur. La chemise était rayée, sale et déboutonnée. Il a toujours été debout, n’a jamais été vu à quatre pattes. Ils sont formels: l’animal a sauté d’un coup, sans élan. Cet élément, la chemise et le visage sont les plus frappants pour Angie. Pour William c’est le saut et la chemise.

CEIPI : Aviez-vous bu ?

William : On ne boit pas.

CEIPI : En avez-vous parlé à quelqu’un ?

William : Un chum à la job. Y’a rit de moi. Tu es le deuxième à qui on en parle parce qu’on sait que tu riras pas de nous autres.

CEIPI : Hummm ! Il faisait noir ?

William : Oui. Il était tard ce sont les lumières de l’auto qui l’ont éclairé. Y avait pas d’autre auto.

CEIPI : Un UFO ça va, une abduction ça va, mais ÇA ?

William et Angie en riant : On le sait ben.

CEIPI : Angie, je veux savoir quelque chose. Avait-il une expression animale ou humaine ?

Angie : Il avait une face de loup.

CEIPI : Oui je sais, mais… et c’est une question dirigée et subjective mais je veux savoir s’il avait un smart look… est-ce qu’il dégageait une certaine humanité ? Comprenez-vous ma question ?

Angie : (elle hésite… pense…) C’est comme si on l’avait surpris. Il avait l’air diabolique, mais il était frondeur, il avait l’air enragé qu’on l’ait vu, c’est ça que j’ai ressenti. Intelligent ? Oui peut-être, il avait… il regardait avec intensité, entre l’humain et l’animal oui peut-être.

CEIPI : Ça n’existe pas un loup-garou Angie!

Angie : Il me semble aussi, je sais ben que les vieux disaient que ça existe mais, je ne croyais pas ça. Mais là… C’était pour nous faire peur ce qu’ils disaient mais ça, je ne l’ai pas imaginé.

Je garde un esprit très ouvert sur ce dossier et ose croire que William et Angie ne sont pas les premiers et les seuls témoins d’une observation aussi bizarre. Certaines études américaines proposent la théorie du shapeshiftting (changement de forme) pour expliquer ce genre de situation. D’autres affirment que certains témoins voient ce genre de choses dans un état second.

De retour en 2004

Fait intéressant, le producteur de la série Dossiers Mystères dont on voit encore des reprises de temps à autre au Canal D m’offrait en 2004 l’opportunité de travailler avec lui sur la production. Ce faisant je lui propose cette histoire et contacte Williams à qui je n’avais pas reparlé depuis toutes ces années. Un détail m’a frappé. Histoire de faire le malin je décide de modifier son histoire.

CASAULT : Salut William….( je lui parle de la série télévisée etc..) Alors écoute vous n’aurez pas à être sur place mais il faudra bien leur dire quoi faire pour la reconstitution. L’homme-loup qui court et saute d’un coup jusque de l’autre côté de la rue, sa chemise carottée ouverte qui vole au vent….

WILLIAM` : non non Jean c’est pas ça, t’as oublié ? Il était droite sur le chemin, en plein milieu il courait pas et sa chemise c’était rayée, des petites rayures, c’était pas une chemise de gars de bois, mais une chemise de ville

Le détail qui m’a frappé c’est d’abord qu’il m’a corrigé très rapidement mais surtout que moi si j’avais eu a inventer une histoire de loup-garou je ne lui aurais pas fait porter une chemise et au pis aller elle aurait été carottée la chemise, carottée rouge en plus !

Linda S. Godfrey

Leur histoire semble complètement folle mais il existe aux États-Unis une chercheuse du nom de Linda S Godfrey avec qui je me suis entretenu à plusieurs reprises et encore récemment. Son livre s’intitule «  The Beast of Bray Road ». Tout concorde. La chemise fut un élément troublant pour elle mais pas à ce point affolant puisqu’elle avait en mémoire certains dossiers d’homme loups portant des vêtements sur le dos dont un au Michigan. Selon Linda, les dossiers s’accumulent considérablement et le Wisconsin ainsi que le Michigan semblent être des endroits privilégiés. The Beast of Blue Sea road aurait très bien pu être écrit !

 

ET SI C’ÉTAIT UNE RR-4 ?

Tout récemment en revoyant un film de loup-garou, je regardais les griffes de la bête et bien sûr, le dossier d’Angie m’est revenu. je ne me rappelais pas si il avait été questiopn de griffes alors j’ai relu mon enquête et c’est alors qu’un détail m’a frappé comme le tonnerre. Relisez-bien en haut. Dans leur vie ils ont vécu un tas d’évenements obscurs dont parfois des marques  » trois égratignures sur le corps…. ».  Puis, j’ai consulté de nouveau le dossier (2), et relu toute l’histoire une et deux fois  incluant mes notes originales et c’est alors que je me suis rendu compte qu’ils n’étaient pas eux-même dans la voiture, ils ne parlaient pas ne disaient rien.  » J’Étais dans la lune.. »   « Quand je suis revenu à moi… » Est-il possible un peu comme les Hills qu’ils venaient de quitter le vaisseau ? Que cette bête soit une illusion créer pour les distraire parce qu’ils étaient sur le point de se rappeler des choses qu’ils ne devaient pas ou toute autre raison ?. Bref que dans leur cas ce n’était pas une bête monstrueuse mais une parade holographique ? S,ils sont capables de se transformerr en blonde pulpeuse pour stimuler une érection chez un enlevé mâle, ils sont bien capables de n’importe quoi.

Une enquête de Jean Casault et de Hélène Dupont

Les habitués du site du CEO ont eu l’occasion de rencontrer William et Angie dans l’article de la première partie. On se souviendra du témoignage qu’ils ont rendu et qui faisait l’objet d’une diffusion sur l’homme-loup. Or un mois avant l’affaire de l’homme-loup , ce couple chaleureux, simple et fort sympathique a vécu une expérience pour le moins étrange. La voici.

EXPÉRIENCE D’ESPACE MANQUANT

Comme chacun sait, il est fréquent pour certains témoins de vivre une expérience de temps manquant. Un OVNI est observé, il est 18h00, l’observation dure une dizaine de minutes et le témoin réalise qu’il est 19h30. Dans le cas qui nous concerne, l’expérience est différente. Vers le mois de septembre 1990, William, Angie et leur fille sont à bord de leur véhicule. Ils se rendent, comme c’est le cas souvent, chez leurs amis du Lac Cayamant (c’est de là qu’ils revenaient dans l’affaire de l’homme-loup un mois plus tard). Ils ont quitté la maison peu après le souper. Pour se rendre chez leurs amis, ils doivent emprunter une côte assez abrupte d’une longueur d’un peu plus d’un kilomètre. Au moment ou ils arrivent à quelques pieds du haut de la côte… ils réalisent qu’ils sont au bas de celle-ci.

Éberlués, ils se regardent tous les trois, se demandent ce qui ce passe, s’interrogent, confirment à trois qu’ils étaient bien arrivés en haut et trouvent mystérieux qu’ils sont à nouveau au bas de la côte. Aucun des trois n’argumente, c’est-à-dire que ce n’est pas un ou deux d’entre eux qui constate le phénomène mais LES TROIS. Ce point est important. L’affaire reste là. Un mois plus tard c’est l’homme-loup qui viendra les troubler bien que cette fois, ils ne sont que deux.

Les années passent. Des phénomènes lumineux étranges viendront leur rappeler à l’occasion qu’ils semblent être la cible de manifestations incompréhensibles, mais ils n’ont aucune ressource pour se vider le cœur. C’est alors que l’annonce de la formation du CEIPI attire leur attention. Habitués d’entendre l’animateur de CJRC, ils décident de lui faire confiance et William entre en communication avec moi comme je l’ai expliqué dans la première partie. Ce qui n’a toutefois pas été mentionné dans cet article est la tentative d’hypnose pour revivre l’événement de la côte. Un échec. Toutefois il est à noter qu’après avoir terminé la discussion, William, les yeux rougis a dit : Il y avait une forme, une forme sombre, ovale en haut de la côte. Quant à Angie, le ton hésitant a ajouté : Il y a une seule chose qui me revient à l’esprit : « Lâchez ma fille » Ce n’était donc pas un échec total..

Un mois plus tard, Hélène et moi avons rencontré à nouveau William et Angie. Aucune séance dhypnose. Le but de la visite était de les aider à éclairer une autre série de manifestations. À l’état de veille, depuis une semaine, ils voient distinctement des scènes étranges. C’est Angie qui est la plus affectée. Par bribes sauvages, des images s’imposent à elle. Quant à son mari il n’en a qu’une seule. Or aujourd’hui en 2011 je peux expliquer ce qui s’est passé à l’époque. L’hypnose peut avoir un effet retardateur et c’est après-coup, quand l’intellect au repos n’est plus sur la défensive que certains souvenirs peuvent alors remonter à la surface. J’aimerais appuyer mes dires en revenant sur un point important. William et Angie ,en 1995 n’ont guère d’intérêt pour la télévision et certes pas les émissions américaines qui à cette époque sont les seules à diffuser des émissions à saveur ufologique comme Sightings par exemple. Ils n’ont jamais vu cette émission et ne captent que deux stations de toute manière. Ils n’ont jamais lu un seul livre autre que la Bible et certes pas un livre sur les ovnis.

SOUVENIRS RESSURGIS

Donc il n’y a rien d’anormal ici. Il est faux de prétendre que l’hypnose est l’unique façon de se souvenir d’évènements enfouis dans la mémoire. Parfois il suffit d’accepter le simple fait d’avoir vécu une expérience étrange et d’en parler ouvertement pour que des souvenirs resurgissent par bribes. Le CEO enseigne d’ailleurs une technique d’entrevue cognitive dans le Guide de l’enquêteur ufologique.

LA VISION DE WILLIAM

 

 Illustrattion Studio EDC.

 C’est une vision obsédante qui revient constamment : un plancher, un pilier et un plafond. Les trois semblent moulés ensemble comme si le pilier était en fait le prolongement du plancher et du plafond. Aucune soudure, aucune séparation. Il n’y a pas de couleur précise bien qu’il croit qu’il pourrait s’agir d’un métal poli. Hélène l’a reproduit et William a approuvé avec ferveur l’exactitude du dessin. «  J’en ai froid dans le dos » a-t-‘il ajouté.

LES VISIONS D’ANGIE

Elle voit deux tables et deux lumières par-dessus. L’ensemble, à l’image de la vision de William est moulé à même le plancher. Il n’y a personne sur les tables. Pas de décor visible et rien d’autre qui attire son attention. Puis, elle est couchée nue sur une table. Elle voit comme une seringue de plastique blanc qui entre dans sa narine droite et cause une douleur à son cerveau, douleur qu’elle ressent d’ailleurs chaque fois qu’elle parle de ce sujet à l’état d’éveil. Elle ressent la présence d’un cerceau autour de sa tête. Du côté de l’oeil elle voit sa fille, nue, à un âge qui correspond à l’année 1990. Deux êtres s’affairent à ses côtés, à la hauteur de son bassin. Ils s’en éloignent avec un petit contenant. C’est là jure-t-elle que vient la phrase :  » Lâchez ma fille »

 

 

Elle voit une planète dans l’espace avec autour un anneau. Elle identifiera plus tard la planète Saturne. Par contre il aura fallu que je lui montre une photographie de Saturne. Elle ignorait que cette « chose » existait. Ici elle voit une tête. Elle ne voit que du nez à la bouche jusqu’à la taille. Elle voit un costume uni gris, avec des épaulettes. L’être parle mais la bouche ne bouge pas. Elle retient ceci : Ales gens sont malades parce que leur système immunitaire est affaibli par la contamination particulièrement celle causée par le monoxyde de carbone. L’homme a perdu le sens de sa survie et ne peut arrêter le danger qui le guette. Les animaux ont conservé ce sens mais pas l’homme. Angie ne sait pas ce qu’est du monoxyde de carbone. William par contre le sait. Ce n’est que plus tard que les ufologues constateront à quel point l’environnement est une préoccupation constante chez les ravisseurs. Moi-Même à cette époque j’ai grimacé en regardant Hélène ayant l’air de dire :  » On s’en fout du monoxyde de carbone !!! ». C’était en 1996 !

 

  Illustrattion Studio EDC.

Elle voit l’être au complet. Elle croit discerner un autre être assis à une console avec des symboles.

 

  Illustrattion Studio EDC.

À nouveau sur deux tables, elle et sa fille. Ça descend. Elles se retrouvent dans une caverne de roc et sur un mur il y a une cavité et derrière une paroi de verre, de l’eau et des poissons. Ils sont faits sur le long. Derrière elle des arches de pierre et des tunnels qui semblent ne jamais finir. C’est la première fois (encore aujourd’hui) qu’une scène de ce genre est évoquée. Elle voit deux êtres dont un qui semble très âgé. Il est salué par un plus jeune. Ils portent des tuniques blanches. Elle ressent une grande paix intérieure. Derrière eux d’immenses pyramides et au loin deux OVNIs qui flottent au-dessus d’une ville très lointaine aux allures modernes. Le ciel au-dessus de cette ville est jaune. Ces visions ne sont pas le fruit d’une importation d’images puisque les témoins ne sont pas contaminés par la lecture ou la télévision. Ce ne sont pas des images floues mais très précises et rapides.

SESSION D’HYPNOSE

La première ayant partiellement échoué je tente de nouveau. On revient sur l’homme-lkoup. Rien de nouveau sinon que sa terreur est évidente. Elle parle de marques étranges sur le corps, de déplacements d’objets et de phénomènes lumineux mais rien de tout cela ne s’est produit avant ou pendant les visions qui suivent. Elles sont le résultat d’une profonde méditation. Notez cependant que sous hypnose, Angie rapporte beaucoup plus de matériel, ce qui laisse supposer que les visions sont en fait des souvenirs d’un événement vécu dans un temps et une époque encore impossible à déterminer. C’est alors qu’elle dit monter dans un chariot. Je ne saisis pas bien. Elle insiste et parle d’un chariot comme ceux qui existent dans les mines. Le chariot n’avance pas il recule et soudain, elle se cambre et le chariot devient plutôt comme un œuf.

 

  Illustrattion Studio EDC.

Angie est en transe semi-profonde. Je la ramène à cette méditation et lui demande de me décrire le chariot dans lequel elle s’est vue monter. “Ce n’est pas un chariot” dira-t-elle aussitôt, “C’est un oeuf”. En fait, il s’agit d’un siège ayant la forme d’un oeuf coupé en deux et vertical. Il est parfaitement moulé au corps. Deux êtres ayant le corps entièrement blanc se tiennent chaque côté et l’accompagne dans un voyage “sur place mais à reculons”. Le dessin d’Hélène qu’elle verra après l’hypnose aura son approbation assortie d’une moue de dégoût. Sur place signifie qu’elle n’a jamais ressenti de mouvement ni dans un sens ou dans l’autre. De reculons d’autre part signifie qu’elle reculait ou alors que les images semblaient arriver en provenance de l’arrière.

MES ANCÊTRES !

La première vision est celle de son grand-père décédé en 1968. Il est dans son cercueil. Soudain, il se soulève à demi et la regarde droit dans les yeux. Angie voit le tout en noir et blanc. Elle n’éprouve aucune peur. Elle recule, tout devient noir (comme entre chaque séquence à venir) et elle voit un amérindien. Cette fois la scène est en couleur. L’homme a les cheveux assez longs aux épaules. Sa tête est encerclée par un bandeau noir autour duquel se trouvent une série de plumes blanches avec un contour noir. Aux bras, il a de petits colliers en bâtonnets qui forment un V. Au cou, il porte trois colliers dont un représente un aigle. Il est vêtu de peaux et portes des bottes de fourrures blanches. Il est dans la neige.

 

La scène suivante est celle d’un trappeur. Il a quarante ans environ, la barbe longue et les cheveux également. Il a un chapeau de fourrure et une veste de peau. Il est également dans la neige. Il se dirige vers une cabane en haut d’une colline. Dans le toit, à l’extérieur, il y a un grand bout de bois sur lequel il accroche son gibier. Noir. Effet de reculement. Cette fois c’est une famille, très pauvre semble-t-il, qui vit dans une vieille cabane dont le plancher semble en terre battue. La femme est près du “poêle à chevreuil” et l’homme est assis à une table fait de rondins. Dans un berceau de bois, dort un bébé. La scène de l’amérindien est la seule qui ait été vue en couleurs.

 

C’est alors que semble sortir de nulle part un être blanc aux grands yeux noirs.

 

Illustrattion Studio EDC.

Il s’ensuit une visite très particulière à l’intérieur d’une immense salle métallique, grise en apparence et surmontée de poutrelles avec des trous. On y retrouve des boites carrées surmontées de cubes transparents dans lesquels flottent des bébés d’apparence humaine. Une fenêtre donnant sur un extérieur brumeux fait dire à Angie qu’elle n’est pas sur un vaisseau mais sur Terre ou ailleurs… Le mot Pégase lui vient à la bouche. Angie persiste à dire qu’elle connaît très bien ces êtres (une constante chez les enlevés, mais qui ne sera vraiment connue que plus tard et Angie n’a jamais lu un seul ouvrage sur la question.). Pégase ne lui dit absolument rien et bien honnêtement à cette époque, bien que sachant qu’il s’agissait d’.une créature mythologique je ne savais pas qu’il s’agissait aussi d’une constellation.

 

J’essaie de ramener Angie dans la grande salle grise mais, il n’en ressort rien de nouveau. Toutefois, lorsqu’elle évoque la présence de l’oeuf à l’intérieur de cette salle, il nous vient à l’idée de lui faire explorer cet aspect. “C’est une machine du temps” insiste-t-elle, une machine qu’elle utiliserait souvent. Elle voit des scènes qui remontent à l’ancienne Égypte et décrit ce qu’elle y voit. C’est alors qu’elle s’écrie : “C’est moi !” Elle a 16 ans, elle s’appelle Aïda et son père est marchand d’esclave. Après plusieurs questions, le nom Néfertiti lui vient à l’esprit. Angie admettra son ignorance plus tard que l’Opéra d’Aïda de Verdi, écrit sous la guidance de l’égyptologue Mariette a connu un échec cuisant de sa présentation il y a quelques années au Stade Olympique de Montréal. Quant à Nefertiti, la Reine du Nil, elle est la deuxième femme égyptienne la plus connue depuis Cléopâtre. Même si Angie affirme ne jamais avoir vu ces noms (ce qui est bien possible), il n’est toutefois pas impossible qu’ils aient logé quelque part dans sa mémoire.

 

 

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p style= »text-align: justify; »>Je n’ai pas eu de nouvelles de William et Angie depuis 2004. Ils ne vivent plus ensemble mais interrogés séparément par l’équipe de Dossiers Mystères pour l’affaire de l’homme-loup, leur témoignage demeurera exactement le même !

Sources :

http://www.centretudeovnis.com/

Le Centre d’Études sur les OVNIs de Jean Casault

http://www.facebook.com/jean.casault

La page Facebook de l’ufologue québécois Jean Casault.

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