La chasse, l’école de la mort banalisée

* À noter que dans cette article le mot « chasse » signifie aussi la pêche et toutes récoltes de créatures sauvages. Ceci dans le but de ne pas surcharger le texte. Par exemple si je parle de chasse de subsistance, je parle également de pêche de subsistance.
La pratique de la chasse qui perdure en plein XXIème siècle est la raison principale de l’écriture de cet article et de l’existence de mon blog sur la protection des animaux sauvages. La biodiversité est un trésor vivant que nous devons léguer intacte aux générations futures. Nous n’avons pas le droit de ne léguer aux générations qui vont nous suivent que des  de fourrures, animaux empaillés, photos, animaux dénaturés prisonniers des zoos et delphinariums. Les animaux sauvages qui subsistent encore en 2010 existent depuis des millions d’années, parfois des milliards. Par nos actions, en seulement 50 ans nous avons détruit une large part des ressources sauvages mondiales. On s’est toujours trouvé de bonnes excuses pour massacrer la faune sauvage alors que les vraies raisons sont la cupidité humaine et notre inconscience que l’on semble transporter dans nos gênes de générations en générations. Le répercutions de nos choix de société sur la Nature sont catastrophiques et le bilan est très noir dans les airs, sur terre et dans les océans.

Les excuses des chasseurs

La chasse est une des raisons principales de la destruction des écosystèmes. Le chasseur se croit souvent comme un dieu providentiel investi du droit inaliénable de gérer les ressources sauvages. Il ne demande pas aux gens de la ville ce qu’eux en pense, le chasseur a déjà décidé que toutes les vies qui se trouvent dans la forêt lui appartiennent de droit. Les trappeurs, braconniers, chasseurs, s’inventent toutes sortes d’excuses pour tuer des animaux sauvages et piller le trésor collectif qu’est la biodiversité. Ils estiment souvent que sans leur intervention sur les ressources sauvages, la nature serait en déséquilibre. Bref les chasseurs nous sortent le baratin qu’ils sont comme des super-héros protecteurs de la Nature et que celle-ci  a absolument besoin d’eux pour s’en sortir.
Une autre excuse des chasseurs qui revient souvent: La chasse permettrait de réduire la production de viande dans les abattoirs. L’action des chasseurs ne diminuent pas la quantité de viande produite dans les abattoirs car les surplus sont jetés et le gaspillage règne en roi en Occident. En plus l’industrie de la viande d’élevage cherche sans cesse de nouveaux marchés. Les chasseurs nous racontent également que les gens qui mange de la viande provenant du supermarché sont hypocrite car les animaux de boucherie souffriraient davantage que les animaux de ferme. C’est une belle démonstration de la « grandeur morale » des chasseurs juste avant de tuer le gibier une balle dans la tête.

Les chasseurs ajoutent que les animaux sauvages sont moins stressés que les animaux de ferme. Archi-faux. Les animaux les moins stressés dans la Nature sont déjà mort des balles des chasseurs car ils sont des cibles plus faciles car moins farouche. Un animal qui reste « cool » et n’a pas peur des humains ne fait pas de vieux os dans une forêt fréquentée par des chasseurs. Les animaux sauvages les plus stressés sont ceux qui ont le plus de chances de survivre.  les bêtes plus méfiantes nous sentent de loin, nous entendent venir de loin, nous épient sans que nous on les voit. Il n’y a que le fusil ou l’arc qui permet d’annuler l’avantage évolutif qu’ils ont sur nous. Le stress on n’y échappe pas vraiment sur Terre qu’on soit dans la forêt, dans une ferme ou dans un bureau.

Chasse commerciale, sportive et  industrielle.

Il y a en gros trois types de chasse: La chasse industrielle (ou commerciale)  à grande échelle qui est destructrice et qui engendre de grands massacres rapides et qui débalance
rapidement l’équilibre naturel. Parmi les exemples de chasse commerciale, la chasse à la  baleines, un véritables génocide. Des espèces de baleines ont été exterminées à 97%. La baleine bleue par exemple est passé de 250,000 individus à environ 5,000 individus. Un exemple plus proche, l’abattage annuel des phoques du Groenland sur la banquise canadienne qui débalance complètement l’équilibre naturel du Golfe St-Laurent. Quant 300,000 phoques passe de vie à trépas en seulement quelques semaines, que l’on le veuille ou non ceci a une répercussion brusque sur l’équilibre entre les prédateurs et les proies.

Le phoque mange des morues, mais il mange aussi des prédateurs des morues. Souvent ce type de chasse industrielle est basé sur la rapidité. la mise à mort des animaux est souvent bâclée.  Il arrive souvent que les bêtes subissent des morts atroces à cause de l’incompétence de certains chasseurs. De très nombreux cas de mauvaises procédures de mise à mort concernent la chasse aux phoques canadienne. D’ailleurs récemment la CEE a décidé d’ordonner un embargo sur les produits dérivés du phoque à cause des atrocités commise lors de cette chasse condamné à l’échelle internationale. Il est presque impossible d’exercer un contrôle sur ces chasses vus qu’elles ont lieu loin des yeux du public. Il n’ a eu que le travail d’ONG comme  IFAW, Humane Society, Sea Shepherd, Fondation Brigitte Bardot  et Greenpeace qui montrent des images de ces tueries. Nous pouvons aussi classer dans cette catégorie le massacre des dauphins de Taiji au Japon (à recommander le film « The Cove » ).

La chasse de subsistance est la moins dommageable de tous les types. Ce n’est pas elle qui a entraîné la création des ONG qui militent pour les animaux. Elle est en général tolérée par tous les ONG.  Cette sorte de chasse est pratiquée par certaines peuplades inuites, esquimaudes, autochtones, amazoniennes et africaines. N’oublions par le peuple des Lapons et des peuplades d’Asie (Indonesie, Australie, Papouasie, etc…)  Les chasses qui sont pratiquées par ces peuples ne sont pas un désastre pour l’environnement car leur ampleur est petite et les peuples impliqués sont pour la plupart en relation harmonieuse avec la Nature. Ils ne tuent des animaux dans un but de divertissement ni dans un objectif industriel à grande échelle. Une tribu inuite qui tue un phoque de temps en temps pour se nourrir ou se vêtir ne fait pas la même chose que des chasseurs blancs qui massacrent 300,000 phoques en quelques jours juste pour s’enrichir. La raison de la chasse n’est pas la même. La chasse de subsistance implique la survie, la chasse industrielle implique une industrie et nécessairement le capitalisme et la cupidité.

La mode actuelle au Canada est que les chasseurs commerciaux cherchent à nouer des relations avec ceux qui pratique la chasse de subsistance afin de se donner une réputation de respectabilité et pour se donner une étiquette « écologique ». Cette sorte d’alliance a été observé chez le lobby pro-chasse aux phoques, les chasseurs commerciaux de Terre-Neuve et des Îles-de-la-Madeleine cherchant le support des Inuits. Finalement tout ce beau monde a échoué à faire lever l’embargo devant la Cour de Justice Européenne. Les grands perdants sont sans doute les Inuits qui risquent de perdre leur réputation de chasseur respectueux de l’environnement en s’associant aux lobby commercial des produits du phoque, ce lobby jouit d’une très mauvaise réputation.

Finalement il y a la chasse sportive comme celle qui existe au Québec et dans d’autres pays. Cette chasse n’a cependant rien de sportif pour le gibier, aucun Fair Play et la mort d’un animal est toujours le résultat du match. La chasse sportive est considérée comme un divertissement et la mort des animaux sauvages comme un fait banal. La philosophie qui se dégage de cette chasse est qu’elle sert à démontrer la supériorité de l’Homme sur la bête. Je considère que la chasse sportive et la chasse industrielle devraient être banni à jamais de notre planète à cause de leurs fondements moraux discutables et des effets désastreux de ces chasses sur l’Environnement. La chasse à l’orignal au Québec est l’exemple type de la chasse sportive. On peut aussi mettre dans cette catégorie le massacre de globicéphales qui a lieu à chaque année aux Îles Féroés, carnage sanguinaire condamnée internationalement. Pourtant, le représentant des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine, Denis Longuépée a fait il y a quelques mois un voyage dans ces îles pour encourager les insulaires dans leur folie viking.

On pourrait ajouter une quatrième catégorie que j’appelle la chasse ou la pêche accidentelle, mais qui fait un bon nombre de victimes. Par exemple à chaque année, des milliers de petits cétacés et des centaines de gros cétacés sont pris par accident dans des filets et sont non déclarés. Ils finissent illégalement sur l’étal des marchés au Japon et en Corée du Sud. On pourrait aussi parler aussi de tous les animaux qui tombent dans des pièges tendus par des trappeurs (collets, pièges à crocs). Ils arrivent souvent que des chats et des chiens tombent dans ces pièges, quant ce n’est pas des humains.

La notion malsaine de trophée dans la chasse sportive

L’aspect le plus pervers de la chasse sportive est l’importance qu’à la bête comme trophée pour le chasseur. La bête en tant qu’être vivant est alors rabaissé comme un simple bibelot. Il n’est même pas question ici de nécessité alimentaire mais de vantardise face à un être qui est tué pour satisfaire l’ego du chasseur. On sait tous ce que représente un trophée. Il représente un symbole de domination ou de victoire sur quelque chose. Qui n’a pas vu au moins une fois dans sa vie un gros espadon ou marlin verni et exhibé sur une plaque de bois. Ou bien la fameuse tête d’orignal empaillé qu’on voit souvent au Québec? Dans la « Belle Province » les têtes des orignaux sont souvent exhibés sur l’avant du véhicule au retour du chasseur pour montrer le triomphe de l’Homme sur la Nature.

Souvent les chasseurs affirment que les gens qui mangent de la viande d’animaux de ferme ne valent pas mieux qu’eux. Peut-être, mais moi quant je vais acheter de la viande de boeuf, ce n’est pas dans un but de vantardise. Par exemple quant je sors du Provigo je ne lève pas ma main en l’air avec mon paquet de steak haché en disant: « Eh regardez je suis hot ». Le chasseur lui, découpe la tête de l’orignal qu’il a tué à la Chainsaw et la met sur son « hood » pour que le plus de gens possible la voit. Il n’a même pas la notion de manger dans ce geste mais celle de montrer que tuer un orignal fait presque de nous un homme. La même idéologie archaïque semble exister aux Îles Féroés où le fait d’égorger un globicéphale est une rite de passage pour être considéré un homme à part entière de la communauté. On devine que la personne qui ne se plie pas à la règle est ostracisée du groupe de chasseurs.


J’estime toutes les pratiques précédentes  malsaines. Moi quant je mange mon burger de boeuf,  je ne me dis pas « tiens je t’ai eu mon salopard de boeuf ». Le chasseur lui exprime ce sentiment. Les chasseurs se font souvent photographier avec leur victime pour commémorer son l’assassinat. « Regardez ma belle photo, j’en ai tuer un ».En 2010 c’est rare qu’un bête sauvage est tuée dans le bois au Québec ou ailleurs dans le monde pour une réelle nécessité alimentaire. Il y a de la viande partout dans les supermarchés mondiaux. La chasse sportive est considérée comme une simple activité récréative dans la plupart des pays. On est très loin de l’activité de survie essentielle dont nous parle les chasseurs. Ils nous sortent alors leur cassette de « gestion saine du cheptel » et parle du rôle essentiel qu’ont les chasseurs dans les écosystèmes.

Pas un chasseur n’avouera qu’il aime le thrill de tuer des animaux sauvages, même si c’est la finalité de la chose. Un chasseur est t-il content quant il rentre bredouille? Non, la vue des beaux paysages de la forêt ou l’observation des animaux n’est pas suffisante pour un chasseur. Il doit tuer, dompter la Nature. Les chasseurs prétendent souvent qu’ils ont une place naturelle dans la Nature et font partie du cycle proies-prédateurs. A ce que je sache aucun animal dans la forêt ne dispose de Sniper-Gun à répétition comme la plupart des chasseurs possèdent. Leurs armes n’ont rien de naturel. Plusieurs chasseurs plus sages que les autres ont même abandonné la chasse quant sont sortis les armes semi-automatiques modernes à télescope. Et je ne parle même pas de la chasse à l’hélicoptère pratiqué par certains « chasseurs » au Québec. Quant le gibier n’a aucune chance de s’en tirer est-ce bien de la chasse ou une simple exécution? Dans la chasse sportive le plaisir de tuer est supérieur au besoin de manger, il faut se poser des questions sur l’état mental des gens qui banalise la vie en pratiquant la chasse sportive.

Les chasseurs de gros gibier qui cherchent le plus gros trophée possible font un énorme tort à la Nature. Le fait de tuer les plus gros mâles, comme le plus gros grizzli ou l’orignal avec le plus gros panache nuit à la génétique des cheptels. Les prédateurs dans la Nature tuent généralement les individus les plus faibles et malades, les chasseurs eux font exactement le contraire. Ils agissent  complètement à l’inverse des lois naturelles des écosystèmes malgré ce qu’ils disent. L’ours quant il attaque un proie sauvage malade lui rend presque service en lui diminuant la longueur de sa souffrance. Tandis que le chasseur lui, vise le plus gros « Buck » possible, l’individu le plus en santé, cela juste pour épater ses voisins ou des ivrognes avec une décoration d’orignal dans un bar. Ce genre de chasse est tout sauf saine mais elle est pourtant encouragée par nos gouvernements corrompus et incompétents au nom de « la gestion des cheptels ». Depuis quant la Nature a besoin de l’Homme pour maintenir l’équilibre? Bien avant que les hommes n’existent, des générations d’animaux sauvages ont prospéré sur Terre sans son « aide ».

La « régulation des populations »

C’est la phrase que les chasseurs récitent sans doute avant de se coucher. Les humains estiment toujours certaines populations animales trop nombreuses. mais bizarrement ces espèces trop nombreuses sont toujours des espèces dont la fourrure est commercialisée. Personne ou presque ne se vante de chasser la mouffette. Qui achèterais un manteau de fourrure en moufette? Bref les chasseurs nous parlent toujours de la régulation des animaux mais jamais de celle des humains.  Qui régule les humains? On est des milliards, on est entassé dans des espaces de quelques mètres dans des appartements loin de la Nature et on trouve ça normal tellement nous sommes des êtres dénaturés. On se multiplie d’une façon anarchique et on a décidé que chaque pouce de la Terre nous appartenait alors que nous partageons cette planète avec des millions de formes de vie.

Les problèmes pour les animaux sauvages ont commencé quant l’Homme est devenu chasseur. Lors de la Préhistoire, des espèces entières ont été victime de chasse abusive. Le Mammouth est la plus célèbre victime de la surchasse (qui consistait parfois à faire basculer un troupeau entier dans le vide), mais il y en a aussi eu le rhinocéros laineux, le mastodonte, le smilondon, le paresseux géant, l’Auroch, l’ours des caverne et le lion européen (il y a déjà eu des lions en Europe…). Quasiment tout ce qui avait de la fourrure et était relativement lent a été chassé et exterminé. Les espèces que nous voyons de nos jours ont eu plus de chances. Leur taille plus petite devait en faire des proies moins tentantes pour les homidés et en plus elles étaient plus rapides. Petit à petit, les espèces animales modernes ont sans doute envahi la niche écologique des mammouths et autres animaux qui sont progressivement disparus. Mais c’est l’Homme qui chasse des animaux sauvages qui a été responsable du déséquilibre et du désastre final.

Plus tard l’Homme s’est tanné de courir des kilomètres pour se procurer de la viande. Il a commencé l’élevage du boeuf et de la vache. Il a domestiqué le cheval. A Sumer l’agriculture a été inventé et a permis à l’Homme de pouvoir varier son alimention. Les connaissances mathématiques des sumériens ont aussi rendu possible une autre chose importante de nos jours: la gestion et le commerce. On pouvait dorénavant compter les choses et planifier. Tout ceci a fait que petit les sociétés de chasseurs ont pour la plupart disparus pour laisser place à des sociétés agricoles et d’élevage. La société de servage advint plus tard au Moyen-Âge. Elle s’articulait avec un seigneur régnant en maître absolu sur des paysans-éleveurs-agriculteurs. Alors que la masse de paysants s’alimentait surtout avec les fruits des récoltes et un peu de viande d’élevage, la chasse devenait surtout une activité de la noblesse. Le fait de chasser sur les terres d’un noble pouvait être passible de la peine de mort. Maintenant nous sommes en 2010, malgré notre immense industrie agro-alimentaire pour nourrir la planète, des gens veulent nous convaincre que la chasse est encore nécessaire. La Préhistoire ne semble pas encore fini pour certains.

Chasse, arme à feu et criminalité

Le Canada a dépensé un milliard de dollars passé pour le registre des armes à feu afin de pouvoir recenser les armes à feu en circulation au Canada. Ceci dans le but de faire baisser la criminalité et les carnages dans les écoles dans le style de Colombine ou Polytechnique. C’est complètement ridicule que le gouvernement du Québec encourage la chasse et donc la circulation de plus d’armes à feu. La plupart des gens avec des mauvaises intentions se servent de la chasse comme excuse pour obtenir un permis d’arme à feu. Personne ne va dire qu’il achète un .12 pour descendre des rôdeurs ou tuer sa femme et ses enfants avant se de suicider ou tuer des étudiants dans une école. Permettre la chasse sportive c’est permettre d’autres crimes mais ceux-là commis sur des humains.

Imaginons une société débile en 2010 où la chasse est valorisée et où tous le monde doit aller en forêt pour chercher sa nourriture. Tout le monde se promènerait en même temps avec son .12 dans le bois pour se procurer de la viande « éthique » d’animaux sauvages à cause des « conseils sages » des chasseurs. Les balles siffleraient de partout comme dans Rambo. Juste à Québec qui est considérée une petite ville, on est 1 million environ, alors ça ferait du monde dans le bois et les pertes humaines risqueraient d’être nombreuses (je ris dans ma tête à cause d’une image mentale, un chasseur fait bouger un feuillage et tout le monde tire en même temps dessus). On ne compterait plus les accidents de chasse. Ça transformerait surtout la ville en société « Mad Max » avec tous les gens avec un .12 ou une arbalète à la maison… Pas certains que ça rendrait nos ville sécuritaires. Moi je ne veux pas vivre dans ce genre de société.

L’ambiance de la chasse en général

J’ai parlé récemment à un ami qu est pro-chasse. Il m’a sorti la même cassette que sort tous les chasseurs: « La chasse contribue à gérer la faune et à la protéger bla bla bla. Mère Nature ne sait pas ce qu’elle fait et l’Homme est un Dieu vivant ou presque ». En résumé le but de l’Homme sur Terre serait de gérer le chaos qui règne dans la Nature (comme si l’Homme n’était pas lui-même l’inventeur du chaos). Je lui ai avoué ma vision des choses: « Si quelqu’un te tuait, même pas pour te manger parce qu’il a faim mais juste pour passer le temps et se divertir avec ton assassinat, est-ce que tu trouverais ça correct et sain? »

Je ne sais pas pour les autres pays mais je vous dresse un portrait rapide de la situation aux Québec. La chasse au Québec se passe dans un climat de violence et d’intimidation. La bière et l’alcool coulent à flot et le contrôle des agents de la faune est presque impossible. Il faut dire que la forêt québécoise est immense à comparer aux ressources pour encadrer les chasseurs.  Lors de la chasse à l’orignal certains chasseurs marquent leur territoire, même s’il s’agit de terres publiques. Ils interdisent aux autres chasseurs d’aller dans « leur » forêt », mettent des écriteaux pour signifier leur possession des lieux. « Propriété du chasseur X ». On imagine le travail délicat des agents de la faune. Ils doivent souvent dénoncer des gens qu’ils connaissent personnellement, l’intimidation et le sabotage règne en roi. Tout le monde au Québec est au courant de la « chasse au spot » la nuit. Une façon particulière lâche de chasser.

L’exemple des Galapagos, un paradis naturel sans chasseurs.

J’ai regardé des documentaires sur les Îles Galapagos un paradis en voie de disparition à cause du braconnage, mais protégé par la Sea Shepherd Sociéty qui semble la seule ONG du monde a vraiment faire de quoi de concret pour protéger la biodiversité. Les Galapagos qui sont une île sont le meilleur exemple que la Nature a pas besoin des chasseurs pour prospérer. Les eaux autour des Galapagos sont parmi les plus poissonneuse du monde. Il y a même des otaries aux Galapagos, les supposés responsables de la destruction des ressources en poisson. Pourtant les poissons sont en quantité aux Galapagos il n’y a même pas de chasseurs de phoques pour « gérer la Nature » comme le font au printemps une bande d’abrutis sur les glaces du St-Laurent. Non, la Nature a trouvé sa voie toute seule aux Galapagos. Elle n’a même pas eu besoin de la « bienveillance des chasseurs » et de l’intervention de l’Homme. Le coin est tellement magique qu’il a inspiré Charles Darwin a écrire son fameux ouvrage « l’Origine des espèces ». Ce qui aide les Galapagos c’est qu’il n’y a pas de chasseurs ni de bateaux de pêches qui raclent le fond des océans comme au Canada. Il y a du braconnage pour les ailerons de requins mais heureusement une équipe de la Sea Shepherd est sur le terrain avec un mandat légal donné par le gouvernement de l’Equateur. Ce pays donne l’accès au port à l’ONG écologique et en retour l’ONG s’occupe de la sécurité du territoire des Îles Galapagos.

La mauvaise réputation de certains animaux comme pretexte à la chasse

Pour se trouver un prétexte pour faire de vastes massacres, les chasseurs et pêcheurs s’en prennent souvent à des espèces animales qui traînent une mauvaise réputation, méritée ou non. Mais comme c’est le cas la plupart du temps, cette mauvaises réputation de certains animaux est souvent surfaite et propagée par les chasseurs eux-mêmes qui jouent en même temps le rôle de juge, jurés et bourreaux. Les phoques sont le parfait exemple de ceci, on les accuse de tous les maux alors qu’ils ont cohabités avec les morues en parfait équilibre pendant des millions d’années. Les phoques du Canada continuent encore de payer en 2010 pour les excès de la surpêche industrielle et l’incompétence du ministère de Pêches et Océan Canada.

Les requins sont sans doute l’espèce qui paye le prix fort pour l’ignorance humaine vis-à-vis de la biologie marine. Souvent la seule connaissance des requins par le public vient de films comme « JAWS ». Les requins ont mauvaise presse et quant une attaque de requin a lieu elle fait les gros titres. Pourtant le chien « meilleur ami de l’Homme » tue plus de gens par année que les requins. Les chutes de noix de coco des arbres causent aussi plus de décès par année que les attaques de requin. Mais un décès par noix de coco, c’est pas très vendeur pour vendre des journaux. Même si les requins doivent être plusieurs centaines de millions dans les océans, ils ne causent en tout que 5 décès par année, la plupart du temps des méprises du requin avec une otarie ou un poisson. Cette mauvaise réputation que le requin ne mérite pas, fait que 100 millions de requins par année finissent en soupes aux ailerons pour alimenter le marché asiatique. Cela se fait dans l’indifférence générale, car le public considère le requin comme une espèce nuisible alors qu’il est essentiel au maintien de l’équilibre des écosystèmes océaniques.

Le système de justice et la chasse

La majorité des crimes sont commis avec des armes de chasse. Pensez-vous que le voleur qui braque une banque avec un .12 tronçonné aurait pu commettre son larcin si la chasse et les armes à feu était interdite? Est-ce que le massacre de Colombine ou Polytechnique aurait été possible? On constate que dans la plupart des pays où la chasse est pratiqué, les chasseurs sont surreprésentés dans le système judiciaire. Que ce soit dans des affaires de viol, vol, pédophilie, toutes les questions qui concerne le respect de la vie d’autrui. L’attrait des armes à feu se constate autant chez les chasseurs que chez les psychopathes. « Le pourcentage de chasseurs parmi les criminels est notoirement supérieur à celui de la population. La possession et l’habitude des armes à feu facilitent la commission d’agressions violentes à l’aide de ces engins ». 1

Conclusion

Il faut abolir la chasse, surtout la chasse sportive et industrielle. La chasse est interdite depuis une trentaine d’années en Inde et dans tout le sous-continent indien et en Afrique de l’Est. Arrêtons la guerre contre les animaux, ils ne nous ont jamais déclaré la guerre. Comme dit le proverbe, la chasse va devenir un sport noble quant le gibier aura un fusil.

Sources:

1-http://atrocites-humaines.skynetblogs.be/archive/2006/01/26/%C2%A0la-chasse-une-ecole-criminogene-et-un-loisir-criminel.html

http://www.ecologie-radicale.org/

http://cetacesetfaunemarine.wordpress.com/2010/06/18/la-chasse-a-la-baleine-qui-combien-ou/

http://www.network54.com/Forum/15622/thread/1198279975/last-1198279975/BRACONNIERS+QU%C9B%C9COIS+EN+H%C9LICOS+CONDAMN%C9S

Pour se renseigner sur l’imbécilité humaine (sites de pro-chasse et souvent braconniers):
http://www.mechantparty.com/enorme-orignal.html

http://chassequebec.com/2010/11/24/orignal-trophee-de-st-urbain/

http://www.gpvoyages-chasse-peche.com/sejour/chasse.html

Discussion @ Forum ufologique

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