L’approche comparative en ufologie et le PAN serpentiforme du 4 janvier 2011

Un texte de Yann VADNAIS (technicien-enquêteur certifié)

Au début de l’histoire de l’ufologie, à la fin des années 1940, ce qui faisait grandement défaut était le manque de données; et sans doute le souci d’ajouter une « autre dimension » à la conception scientiste du monde.  D’ailleurs, chaque science naissante est confrontée à cette problématique qui met en péril son existence même.  Car tant qu’une science émergeante ne parvient pas à une compréhension générale de son objet (ou ses objets, en ce qui concerne l’ufologie), elle risque d’être écartée du domaine ‘légitime’ du questionnement, et d’être qualifiée de ‘pseudo-science’.  Heureusement, après des décennies de recherche, l’ufologie contemporaine n’est plus rebutée par ce manque de faits dûment recueillis par des ‘techniciens-enquêteurs’ : bien au contraire, de nos jours, nous disposons presque de trop de documentation, surtout avec les dizaines de milliers de ‘dossiers OVNI’ déclassifiés par une quinzaine de gouvernements, au cours de la dernière décennie.  Sans omettre le nombre incalculable de cas rapportés dans tous les pays (soit dit en passant, il est permis de douter d’une telle assertion…  mais il s’agit du constat effarant de ceux qui surveillent la scène internationale aussi bien que les ‘incidents locaux’, peut-être plus mystérieux, parce que plus proches).  Ce qui est certain, c’est que nous sommes en mesure, plus que jamais dans l’histoire humaine, d’établir une ‘typologie des PANS’ rendant compte des caractéristiques communes des différents types de PANS.

 

L’étude comparative s’applique aussi aux différents types d’humanoïdes rencontrés.

Lorsqu’une science atteint une certaine accumulation de faits et de données, et qu’elle distingue mieux les différents genres de phénomènes et les différentes classes de chacun de ces genres de phénomènes, la réflexion qu’elle porte sur son objet se transforme radicalement, tant au niveau théorique qu’au niveau critique.  Développant des modes d’argumentation plus perfectionnés, elle réussit ensuite à situer précisément son objet par rapport au reste des domaines du savoir, ce qui est d’une importance capitale.  Néanmoins, c’est à partir de ce ‘rassemblement de faits et de détails’ que devient possible l’ultime méthode pour classer et distribuer l’ensemble des données d’un sujet d’étude : la ‘méthode comparative’.  À notre époque, la ‘réflexion ufologique’, ainsi que ‘l’intégration de ses résultats parmi les autres champs du savoir’, sont en droit d’avoir enfin une ‘reconnaissance académique et publique’, car ces résultats sont justement plus que crédibles, et pourtant tellement incroyables !

Les amateurs connaissent sûrement les désignations de base que les ufologues utilisent, à savoir la ‘catégorisation morphologique’ d’HYNEK : RO ( « radar-optique » ), LN ( « lumière nocturne » ), DD ( « disque diurne » ), etc., qui sont une piste incontournable pour commencer une réflexion personnelle sur les manifestations très fréquentes des PANS, partout dans le monde.

Toutefois, pour ceux qui veulent approfondir davantage la question, soyez certain que vos recherches ne sauraient vous décevoir, si vous analysez attentivement les caractéristiques communes que l’on retrouve à l’intérieur des classes de PANS, ou entre des classes de PANS si différents, par exemple:

– que les manifestations PANS présentent souvent des aspects totalement irrationnels ou absurdes;

  • ou encore, que les témoins de « rencontre rapprochée » (RR) subissent souvent des changements majeurs de leurs intérêts et de leur personnalité dans les semaines qui suivent l’incident.
  • N’est-il pas étonnant de constater que de nombreuses sociétés possèdent des mythologies où de petits êtres noirs ou foncés entrent sporadiquement en interaction avec eux, même si ces sociétés sont établies sur des continents différents ? (Jacques VALLÉE, dans « Visa pour la Magonie » (1969))

« L’OVNI de Montréal », qui mesurait environ 540 m, a survolé la métropole durant plus de trois (3) heures.

Prenons maintenant un des cas les plus importants de l’histoire des PANS au Canada : celui du 7 novembre 1990.  Aucun ufologue sérieux n’isolera ce cas des autres présentant des caractéristiques semblables.  Je parle bien entendu de ses aspects lumineux et ‘fumeux’, qui l’associent à beaucoup d’autres PANS semblables; bien qu’il n’existe pas beaucoup d’autres cas où un ‘vaisseau’ d’une grandeur d’environ cinq-cents-quarante (540) mètres survole une métropole.  Toutefois, il faut d’abord insister sur le fait que la manifestation très imposante de « l’OVNI de Montréal » s’est surtout  inscrite au début de la ‘vague européenne d’OVNI en 1990-91′ (de nombreux cas internationaux se sont produits durant ces jours de novembre 1990, qui culminèrent avec les « triangles noirs » au-dessus de la Belgique).  Nos lecteurs tireront peut-être rapidement le parallèle que le ‘PAN du Casino’ (qui partage beaucoup de similitudes avec le PAN de 1990) s’est produit dans la nuit du 17 décembre 2010, le même jour que le spectaculaire ballet aérien au-dessus de Santiago, au Chili (pour une troisième année consécutive !).  Et cela, c’est sans compter les autres manifestations qui ont fait le tour des manchettes internationales (comme les deux (2) PANS à Elista, en République de Kalmoukie (sud de la Russie), le 22 décembre 2010).

Le 4 janvier dernier, le Réseau OVNI-ALERTE inc. a reçu une notification sérieuse concernant un PAN d’une forme peu ‘conventionnelle » (Voir l’article « Un OVNI serpentiforme fluorescent à Boucherville »).  Du moins, disons que si le témoin a bien observé un OVNI ‘s’élancer à toute allure’, après qu’il ait fait du sur place quelques minutes, il n’avait rien de l’apparence d’une ‘soucoupe volante’.

Un de nos collègues du Réseau OVNI-ALERTE s’est souvenu d’avoir déjà entendu une description semblable à celle du matin d’avant aurore du 4 janvier 2010.  Ce cas est rapporté par un père qui était « déçu que ses enfants et sa femme ne soit pas aussi étonnés que lui » (!), sur le site du MUFON, qui dispose d’une banque de données pratique à utiliser.

Huntington beach (Californie), 31 janvier 2009: « a green-blue UFO ‘worm’ « .

Le témoin insiste avoir été très déçu de la qualité de sa photo, et que celle-ci ne rend pas compte de ce qu’il a vu.

Nous étions sûrs d’avoir trouvé-là une photographie similaire à la description du témoin, bien qu’elle ait été prise le jour, et non dans le ciel noir d’avant l’aurore.  En effet, il semble que le PAN, capté une fois éloigné, présente en angle cette forme que le témoin a dessiné et décrit comme « un signe Nike vert très lumineux » (!).  Nous l’avons donc envoyé au témoin.  À notre grande surprise, il n’y trouva pas vraiment de ressemblance.  Par contre, il nous a retourné des documents qu’il a trouvé sur le ‘web’ qui s’assimilent davantage à son observation.

Bien que la couleur ne soit pas verte, la forme donne une bonne idée

du PAN du 4 janvier 2011 à Boucherville. (Documents comparatifs transmis par le témoin.)

http://www.ovni-alerte.com/2011/01/14/lapproche-comparative-en-ufologie-et-le-pan-serpentiforme-du-4-janvier-2011/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *