Le dollar va couler l’Europe

Le guerre en Afghanistan, puis celle de l’Irak coute des dizaines de milliards de dollars aux Etats Uniens. Oui mais voilà , les Etats Uniens vont ils payer ces guerres ? Est ce un hasard cet effondrement monétaire ?

A Bruxelles à  l’issue du sommet européen le 7 novembre 2004, Jacques Chirac a manifesté sa préoccupation face à  la flambée de l’euro et ses conséquences à  terme pour la santé de l’économie européenne. Que se passe t-il ?

« Oui, je suis un peu inquiet de la tendance à  la baisse du dollar et l’Europe serait bien inspirée de prendre en considération les conséquences de cette baisse », a-t-il déclaré.

Tout en rappelant implicitement que les responsables politiques européens, chargés de la politique budgétaire, n’avaient pas les moyens directs d’enrayer la baisse du dollar, Jacques Chirac a plaidé pour « la nécessité d’une réaction » des Européens « à  examiner avec la BCE ».

Avec plus de retenue, le chancelier allemand Gerhard Schroeder avait estimé fin octobre que la force de l’euro face au dollar était « préoccupante », particulièrement pour une économie allemande totalement dépendante des exportations pour sa croissance.

La baisse du dollar face à  l’euro donne mécaniquement, en renchérissant les prix des produits fabriqués en Europe, un avantage compétitif aux produits américains sur les marchés mondiaux. A l’inverse, les produits européens se vendent moins bien, les entreprises sont obligées de freiner leur production et pour certaines de licencier.

L’euro fort pourrait donc tuer dans l’oeuf la reprise économique dans des pays européens où l’ampleur des déficits budgétaires empéche toute relance volontariste.

Que trouve t-on dans les nouvelles économiques :

« CHANGES – L’euro monte en flèche face à  dollar très affaibli, nouveau record à  1,2968. NEW YORK, 5 nov (AFP) L’euro montait en… »

« Plus que l’euro qui progresse face au dollar, c’est le dollar qui s’effondre face à  l’euro sur le marché des changes, explique Audrey Childe-Freeman  »

« NEW YORK – Le dollar est tombé vendredi à  de nouveaux plus bas historiques face à  l’euro, le sentiment négatif du marché à  son égard reprenant le pas  »

En vérité cette situation est voulue pour faire payer la facture des guerres aux Européens et au reste du monde. Ainsi un dollar faible permettra d’étre plus compétitif aux USA. Un dollar faible permettra de vendre plus. Ainsi la puissance économique Européenne va subir un contre coup dévastateur si cette situation perdure en 2005.

On nous promettait une parité du dollar et de l’Euro. Qu’en est il aujourd’hui ? Après une chute vertigineuse de l’Euro, c’est sa flambée qui inquiète. Les Exportations vont subir un contre coup terrible. L’Euro va permettre à  l’Europe entière de subir les désiratats du dollar. Sans l’Euro, le problème aurait été individuel et moins douloureux. En fait, il n’y a jamais eu parité !
L’Europe subit la volonté d’une puissance qui est toujours égémonique et protectioniste. mais cette situation touche également le monde entier :

Les dernières séances monétaires touchent aussi le yen, le sterling, le franc suisse, les dollars canadien, australien, néo-zélandais. Et l’or, qui atteint des sommets inconnus depuis seize ans.

Le dollar va valloir 1.40 euro en 2005.

Mais l’écroulement du dollar devrait créer des problèmes aux USA ?

Selon l’économiste de CIBC, la défiance des investisseurs à  l’égard du dollar a été illustrée par la réaction de la devise américaine aux chiffres de l’emploi aux Etats-Unis publiés plus tôt. « Les chiffres de l’emploi ont été excellents, le dollar en a profité brièvement, mais rapidement les investisseurs se sont remis à  vendre du dollar et à  acheter de l’euro », souligne-t-elle. L’économie américaine a créé 337 000 emplois en octobre, dépassant largement les attentes des économistes qui tablaient sur 175 000 créations d’emplois seulement. Il s’agit de la plus forte progression depuis mars.

Alors un dollar faible profite bien aux USA ! Mais alors que va t-il se passer en Europe ?

L’euro, lui, aurait bien des raisons de baisser, de la faiblesse de la croissance au non-respect du Pacte de stabilité en passant par la zizanie politique au sein de l’Union. A-t-il vraiment besoin de monter ? Sa hausse va ralentir une économie européenne qui n’était déjà  guère flambante. Chez les officiels, on multiplie les paroles apaisantes, comme sans doute aujourd’hui lors de la présentation des nouvelles prévisions 2005 établies par la Commission européenne. Quand l’euro s’apprécie, la facture pétrolière en dollars diminue. Mais ce n’est qu’une piètre consolation : depuis début juillet, l’or noir a monté de plus de 50 % en dollars… et de 40 % en euros.

A l’inverse d’un choc pétrolier qui frappe à  l’identique la plupart des pays développés, le choc monétaire favorise les uns au détriment des autres. Les industriels américains vont profiter de l’euro cher ; par chance, ils sont peu nombreux à  étre très compétitifs. La donne est toute différente avec les pays asiatiques qui ont une industrie en pleine forme et des monnaies arrimées au billet vert, comme la Chine, Taiwan, la Corée ou Singapour.

Mais voici en fait les vraies raisons de tout ceci :

Pour maintenir la suprématie du dollar et le contrôle de la monnaie, face au risque de banqueroute et à  l’effondrement de leur économie: les USA ont décidé la guerre. L’Irak a décidé, fin 2000 de libeller en EURO et non plus en DOLLAR ses transactions pétrolières et commerciales. L’effet domino et la contagion des autres pays producteurs de pétroles fut inadmissible pour les monopoles et le gouvernement US.

L’instauration du monde unipolaire se joue en 2003 à  travers la conflit irakien et la destruction de l’ONU. Mais la guerre en Irak cache une autre guerre : celle du contrôle de la monnaie. Dans cette guerre financière, les Etats-Unis tentent de maintenir le dollar comme monnaie unique de référence, tandis qu’une partie du monde essaie d’utiliser l’euro comme alternative à  l’hégémonie états-unienne.

Le basculement commence fin 2000, lorsque l’Irak décide de libeller en euros et non plus en dollars ses transactions pétrolières et commerciales.

L’initiative est suivie par la Corée du Nord et l’Iran. En mars 2001, l’un des moteurs de l’OPEP, le Venezuela, fait une intervention remarquée sur l’usage de l’euro pour la fixation du prix du pétrole. En 2002, la Chine et la Russie commencent à  convertir leurs avoirs financiers du dollar vers l’euro.
Si l’administration Bush a ses propres raisons pour attaquer l’Irak, elle est soutenue par les institutions financières états-uniennes pour défendre l’hégémonie du dollar. Au delà  de la guerre contre l’Irak se déroule une guerre financière mondiale, au centre de laquelle se trouve l’Union européenne.

Ainsi une guerre mondiale monétaire est engagée dont l’Union Européenne est la principale cible. Il est fort à  craindre que l’année 2005 va étre dévastatrice sur les sociétés exportatrices européennes. De nombreuses fermetures de sociétés sont à  craindre, avec un effet de boules de neige sur des sociétés annexes exportatrices. Des milliers de gens vont étre mis à  la porte pour des raisons économiques que l’on peut déjà  imaginer dès aujourd’hui. Ce plan bien étudié risque sérieusement d’affaiblir l’Europe à  moins que l’Europe puisse réagir. Mais comment ?
Jacques Chirac se dit un peu inquiet. Je pense que c’est un pléonasme. L’affaire est grave.

Une seule solution :

L’économie états-unienne est intimement liée au rôle du dollar comme monnaie de réserve et comme monnaie mondiale d’échange. Si les principaux pays exportateurs de pétrole et de gaz décidaient de procéder à  tout ou partie de leurs ventes en euros, les pays consommateurs seraient amenés à  vendre une partie des dollars de leurs réserves pour acheter des euros. Le besoin mondial de billets verts diminuant, le cours du dollar – reposant en grande partie sur son hégémonie – chuterait, privant le pays de son premier bien d’exportation. Le contrecoup serait phénoménal pour l’économie du pays qui, privé de son contrôle monétaire et commercial mondial, ne pourrait plus assumer ses propensions impérialistes.
sources :

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