Le Groenland se refroidit

Pendant que l’on parle de réchauffement global, que l’on parle de la fonte du permafrost autour du cercle polaire, que l’on parle de la fonte de la banquise dans l’artique, le Groenland montre des signes de refroidissement. Que se passe t-il ? Que se cache t-il derrière ces faits ? Le Groenland, ce qui signifie étrangement « terre verte » en danois, est une île située au nord-est du Canada. Quelle bizarerie pour une île qui n’apporte que le grand blanc.

On dit que le temps est détraqué, que la banquise fond, que le niveau des mers monte. Qu’en est-il vraiment ? Saviez-vous que le Groenland se refroidit, que certains glaciers non seulement ne fondent pas mais progressent ?

Une chose curieuse : Durant la dernière déglaciation, le plateau climatique antarctique (ACR) interrompant le réchauffement glaciaire-interglaciaire est en phase avec la période chaude du Bà¶lling/Allerà¶d au Groenland ; alors que le Groenland se refroidit de plusieurs degrés au Dryas récent, l’Antarctique se réchauffe. Un effet de balance joue entre les 2 pôles. Ainsi quand le Groenland se refroidit l’antartique se réchauffe et vis et versa.

Nous savons que le Groenland est bordé par le Gulf Stream, celui ci connait déjà  un affaiblissement de 20%. Le Groenland est un indicateur précieux de ce que nous prépare l’Alantique Nord.
En analysant des sédiments prélevés au fond de l’Atlantique il y a plusieurs dizaines d’années par l’équipe du Vema, le vaisseau de recherche du laboratoire Lamont de l’Université Columbia, des chercheurs ont fait une surprenante découverte. En effet, leurs observations les mènent à  conclure que la Terre connaît des cycles climatiques où se succèdent des périodes froides et chaudes, à  intervalles réguliers.

Dans leur rapport, les chercheurs écrivent que les cycles climatiques qu’ils ont découverts  » font partie intégrante du système climatique terrestre « . Les spécialistes ont établi que des masses d’eau très froides se déplacent vers le sud périodiquement. En effet, ils ont déterminé que de l’eau glaciale se trouvant habituellement au sud du Groenland, descend vers le sud pour atteindre la Grande-Bretagne en moyenne chaque 1 470 ans, à  500 ans près.

La conséquence de ces mouvements massifs d’eaux glaciales c’est le refroidissement marqué du climat dans l’Atlantique Nord. Selon les chercheurs, en 100 ou 200 ans, les températures de la région chutent dramatiquement. Elles demeurent plus froides durant une certaine période – plusieurs siècles – pour ensuite se réchauffer aussi vite qu’elles se sont refroidies.
Autant cette zone est à  surveiller, autant ces études prouvent que le changement peut étre très brusque.

Comment expliquer ce phénomène ?

La circulation océanique influence beaucoup le climat de la Terre.

D’une part, elle entraîne les eaux tropicales chaudes vers le Nord. Cela permet de réchauffer les régions froides et de leur procurer des hivers doux. D’autre part, elle évite le réchauffement excessif des eaux tropicales en les refroidissant.

Cette circulation est un véritable climatiseur de la planète.

Les icebergs constituent de gigantesques réservoirs d’eau douce. Quand ils fondent, ils diminuent la salinité de l’eau. Ce phénomène perturbe la circulation des courants en eau profonde.
Aujourd’hui, avec le réchauffement de la planète, le nombre d’icebergs est en augmentation.

Jusqu’en 1970, on dénombrait environ 400 icebergs qui descendaient de l’Atlantique Nord vers les eaux canadiennes.
Dans les années 80, on en comptait 600. Et, dans les années 90, on en comptait plus de 1000 par an.

Ainsi on notera que le couloir du Labrador et le Québec de l’est du Canada suivent le méme mouvement :

Paradoxalement, c’est le réchauffement climatique du Nord-Ouest canadien qui, en faisant fondre la glace, en serait la cause, conjuguée à  la présence d’importants courants marins. « On croit que certaines grandes rivières, comme la Mackenzie, auraient déversé un surplus d’eau douce dans l’océan Arctique, dit Michel Allard. Cette eau douce a tendance à  flotter sur l’eau salée, étant moins dense que celle-ci. En gelant, elle forme une glace plus épaisse avec un albédo supérieur. » L’albédo est le phénomène de réflexion de l’énergie solaire : par exemple, l’asphalte noire a un albédo très faible, ce qui explique son réchauffement.

Résultat : l’énergie solaire est absorbée en moins grande quantité, le transfert de chaleur des fonds océaniques vers la surface diminue, l’océan se refroidit, l’atmosphère environnante se refroidit et le sol sous cette atmosphère se refroidit !

Le Québec nordique se cacherait en fait sous l’ombrelle d’un microclimat régional occasionné, notamment, par le réchauffement du Nord-Ouest canadien. Sur la carte du climat, ce phénomène a l’apparence d’une tache bleue qui s’étend sur tout le Nord-Est québécois, les côtes du Labrador et une partie du Groenland, épargnant cependant la côte de la baie d’Hudson. Maintenant, il reste à  savoir s’il n’est que temporaire. « Il faudra attendre encore pour dégager une tendance à  long terme, car d’autres données recueillies depuis 1993 indiquent que nous observons peut-étre un cycle de refroidissement », pense le chercheur.

Probablement ou certainement ? Certainement Oui ! Les hivers très rudes depuis 1999 frappent presque chaque année le Québec. Alors que se passe t-il ? Le Gulf Stream est en train de s’affaisser et aujourd’hui tout le monde s’accorde à  le dire. Le Groenland montre des signes indiscutables d’une période de grands froids qui va nous atteindre d’ici quelques petites années. Les hivers exceptionnels aussi bien au Québec, que dans la Baltique démontrent sans aucun doute qu’un phénomène invisible est en train de se réveiller.

Le jour d’après. Réalité ou Science Fiction ?

Un nouvel àge glaciaire est-il vraiment prévisible d’ici moins de 50 ans ?

Voyez ici : http://www.dinosoria.com/un_jour_apres.htm

sources :

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