Le manuscrit de Notovitch

082411_1534_Lesmanuscri2La controverse concernant les voyages de Jésus en Inde vit le jour en 1894, lorsqu’un journaliste russe, Nicolas Notovitch, publia The Unknown Life of Jesus Christ. Selon un ancien manuscrit découvert par Notovitch, Jésus étudia et enseigna les Védas pendant six ans à Bénarès, Jagannath Puri et autres villes de l’Orissa. Il acceptait pleinement le point de vue originel des Védas, et l’Histoire nous rapporte comment Jésus incorpora ces notions dans son enseignement à son retour en Palestine. Ledit manuscrit nous apprend que Jésus se rendit ensuite au Népal, où il enseigna, là aussi, la science spirituelle pendant six ans. Ainsi, l’ ancien manuscrit bouddhiste nous offre une explication possible des actes de Jésus au cours des 18 années absentes de sa vie, années dont la Bible ne dit rien.

C’est cette vie cachée qui est la plus intrigante, car la question qui se pose est la suivante : qu’a fait Jésus pendant la vingtaine d’années -décisives dans la vie d’un homme- qui se sont écoulées entre ses 12/13 ans, l’âge de sa Bar-Mitzva, et ses 30/37 ans, l’âge de sa vie publique ?

« …Le Seigneur Jésus était en Inde durant ce que l’on appelle les années perdues de Jésus ».

Des années perdues ? La Bible fait état de Jésus à l’âge de 12 ans dans le temple. Puis à l’âge de trente ans au fleuve Jourdain. Cela laisse 18 années dont on a aucun récit.

En Inde ? C’était difficile d’imaginer notre charpentier de Nazareth, Jésus se baignant dans le Gange…

Près de Srinigar dans la vallée heureuse du Cachemire, la légende court, d’un saint extraordinaire connu des bouddhistes comme saint Issa. Les événements dans la vie de saint Issa ressemblent de près à la vie de Jésus, révélant ce que l’on croit être ses années perdues.

C’est surprenant que Jésus ait pu passer la moitié de sa vie en Orient. C’est aussi surprenant que personne ne se pose la question de savoir où le Maître avait été durant ce temps. Il s’occupait simplement « des affaires de mon Père », comme l’a écrit Luc.

Notovitch vagabonda à travers les pittoresques passes du Bolan, passa le Pendjab, descendit dans les rocs arides du Ladakh et, « la curiosité aidant », alla au-delà de la fameuse Vallée du Cachemire dans le secret inviolable des Himalayas.

Durant son étude de cette « merveilleuse contrée », Notovitch apprit qu’il existait dans la librairie de Lhassa des registres anciens de la vie de Jésus-Christ. Au cours d’une visite du grand couvent de Hemis, il localisa une traduction tibétaine de la légende et nota soigneusement dans son carnet de voyage plus de deux cents versets du curieux document connu comme étant « La Vie de Saint Issa ».

Leh, Ladak. Altitude 14,500 pieds. Le grand couvent de Hemis est situé dans les environs de la ville. C’est là que Nicolas Notovitch, Nicholas Roerich et Swami Abhenanda ont vu d’anciens manuscrits documentant la vie de Jésus en Inde et au Tibet.

La légende rapportée par le Dr Notovitch semble être une collection de témoignages oculaires, un livre de contes racontés par des marchands indigènes arrivant de Palestine où ils s’adonnaient à faire des affaires durant l’exécution controversée d’un homme connu comme « le roi des juifs ». Ce genre de service de nouvelles de bouche à oreille est toujours très populaire dans les bazars fantastiques de Calcutta et de Bombay.

Un des récits parle d’un israélite nommé Issa, « béni par Dieu et le meilleur de tous », qui fut mis à mort par Ponce Pilate, le gouverneur de Judée. Un autre récit détaillé retrace la lignée d’Issa et est en parallèle étroit avec la scrupuleuse généalogie de Jésus-Christ du chapitre premier de Mathieu.

Le Dr Notovitch n’a jamais douté de l’authenticité de ces chroniques, notées avec soin dans la langue palie par des historiens brahmaniques et bouddhistes de l’Inde et du Népal. Il détermina de publier une traduction de la légende d’Issa en au moins une des langues européennes et s’adressa avec enthousiasme à un nombre respectable d’ecclésiastiques « leur suppliant de réviser mes notes » et de lui donner une opinion honnête.

Le cardinal Rotelli s’opposa à la publication de la légende pour la prétendue raison que ce serait prématuré. Au cours de leur rencontre à Paris, Rotelli dit à Notovitch que « l’église souffre déjà trop de la nouvelle vague de pensée athéiste ». A Rome, Notovitch montra le manuscrit de Hemis à un cardinal qui avait ses entrées auprès du pape. « àquoi cela servirait-il de publier cela ? », dit le prélat. « Vous allez vous faire un foule d’ennemis. Si c’est une question d’argent pour vous… »

Le cardinal ne réussit pas à soudoyer le Dr Notovitch. Mais jusqu’à aujourd’hui, personne n’a entendu parler de saint Issa en occident.

Il y avait, comme Notovitch le racontait, « une situation pittoresque » au gonpa de Hemis le jour où sa caravane arriva. « Les portes du couvent étaient grandes ouvertes, donnant accès à quelque vingt personnes déguisées en animaux, oiseaux, diables et monstres de toutes sortes. » C’était une pièce de mystère religieux. Un choc culturel pour un orthodoxe russe.

« Ma tête tournait, » avoua Notovitch. « De jeunes hommes, vêtus en guerriers, sortirent du temple. Ils portaient de monstrueux masques verts. Faisant un barouf infernal avec leurs tambourins et leurs cloches, ils tournoyaient autour des dieux assis sur le sol…. » Le spectacle prolongé fut récompensé par une invitation du chef lama à boire du « tchang » en honneur du festival.

Notovitch s’assit sur un banc en face du vénérable lama. « Que signifient ces masques, ces costumes, ces cloches et ces danses?, demanda-t-il en diplomate.

Le lama brossa une brève histoire du bouddhisme tibétain et Notovitch saisit l’occasion d’aborder le sujet qui lui tenait tant à cœur.

« Durant une récente visite que j’ai faite dans un gonpa », commença-t-il, « un des lamas me parla d’un certain prophète, ou, comme vous diriez, d’un bouddha du nom d’Issa. Pouvez-vous me dire quelque chose de son existence? »

« Le nom d’Issa est tenu en grande estime par les bouddhistes », répondit le lama. « Mais on connaît peu de chose de lui en dehors des chefs lamas qui ont lu les rouleaux concernant sa vie.

« Les documents concernant son existence – rapportés de l’Inde au Népal et du Népal au Tibet – sont écrits en langue palie et sont maintenant à Lhassa. Mais une copie rédigée dans notre langue – c’est-à -dire le tibétain – existe dans ce couvent. »

« Commettriez-vous un péché si vous récitiez ces copies à un étranger? » s’aventura de demander Notovitch.

« Ce qui appartient à Dieu appartient aussi à l’homme », dit le lama. « Je ne suis pas sà»r de l’endroit où trouver ces papiers. Mais si jamais vous visitez notre gonpa de nouveau, il me fera plaisir de vous les montrer. »

L’affable lama entretint Notovitch la journée suivante avec des histoires sans fin. Finalement, « se rendant à mes intenses supplications », il apporta deux grands volumes jaunis et lui lut la biographie de saint Issa. Notovitch enrà´la un membre de son groupe à la traduction du tibétain tandis qu’il notait soigneusement chaque verset sur les pages de la fin de son journal.

La légende commence avec la crucifixion :

« La terre a tremblé et les cieux ont pleuré à cause d’un grand crime commis au pays d’Israà«l.

Car ils ont torturé et mis à mort le grand et juste Issa, en qui habitait l’âme de l’univers,

Qui était incarnée comme un simple mortel afin de faire du bien aux hommes et d’exterminer leurs pensées mauvaises

Et afin de ramener l’homme dégradé par ses péchés à une vie de paix, d’amour et de bonheur et pour lui rappeler l’unique et indivisible Créateur, dont la miséricorde est infinie et sans limites….

En ce temps est arrivé le moment où le Juge tout miséricordieux a choisi de s’incarner dans un être humain.

Et l’Esprit Eternel, habitant un état d’inaction complète et de béatitude suprême, s’éveilla et se détacha pour une période indéfinie de l’Etre Eternel,

Afin de démontrer en tant qu’humanité le moyen de l’auto identification avec la Divinité et la façon d’atteindre la félicité éternelle,

Et de démontrer par l’exemple comment l’homme peut atteindre la pureté morale et, en séparant son âme de sa spirale mortelle, le degré de perfection nécessaire pour entrer dans le royaume des cieux, qui demeure inchangé et où règne le bonheur éternel.

Peu après, un enfant merveilleux naquit au pays d’Israël, Dieu lui-même parlant par la bouche de cet enfant de la fragilité du corps et de la grandeur de l’âme.

Les parents du nouveau-né étaient des gens pauvres, appartenant de naissance à une famille renommée par sa piété, qui, oubliant leur ancienne éminence sur terre, glorifiait le nom du Créateur et le remerciait des malheurs par lesquels il jugeait à propos de les éprouver.

Pour les récompenser de ne pas s’éloigner de la voie de la vérité, Dieu bénit le premier-né de cette famille. Il le choisit en tant que son élu et l’envoya aider ceux qui étaient tombés dans le mal et pour guérir ceux qui étaient dans la souffrance.

Le divin enfant, auquel on donna le nom d’Issa, commença dès son plus jeune âge à parler du Dieu unique et indivisible, exhortant les âmes de ceux qui s’étaient perdus au repentir et à la purification des péchés dont ils étaient coupables.

Les gens venaient de partout pour l’écouter, et ils s’étonnaient des discours qui provenaient de sa bouche d’enfant. Tous les israélites étaient d’accord pour dire que l’Esprit Eternel habitait cet enfant.

Lorsque Issa eut atteint l’âge de treize ans, époque à laquelle un israélite devait prendre femme,

La maison où ses parents gagnaient leur vie en pratiquant un métier modeste commença à être le lieu de rendez-vous de gens riches et nobles, désireux d’avoir pour gendre le jeune Issa, déjà fameux pour ses discours édifiants au nom du Tout-Puissant.

C’est à ce moment qu’Issa quitta la maison paternelle en secret, quitta Jérusalem, et partit avec les marchands pour le Sind,

Avec l’intention de se perfectionner dans le Divin Verbe et d’étudier les lois des grands Bouddhas. »

Selon la légende, Issa quitta la maison de son père en secret à l’âge de treize ans. Il joignit une caravane marchande et arriva en Inde « de ce cà´té-ci du Sind » à peu près au début de sa quatorzième année.

Le jeune Issa, l’Etre Béni, voyagea vers le sud vers le Gujerat, à travers la contrée des cinq rivières et Rajputana, puis, vers le villes saintes de Jagannath et Bénarès où des prêtres brahmanes lui enseignèrent les Ecritures védiques.

Issa poursuivit sa route vers le nord, dans les Himalayas, et s’installa dans le pays des gautamides, les disciples du Bouddha Gautama, où il s’appliqua durant six années à l’étude des sutras sacrés. Il quitta l’inde à durant sa vingt-sixième année, fit route vers Persépolis, Athènes, Alexandrie.

Issa avait vingt-neuf ans lorsqu’il retourna en Israà«l – réintégrant le familier évangile de saint Luc, chapitre trois. Son baptême par Jean dans le fleuve Jourdain.

Les critiques de « La Vie de Saint Issa » suivirent de près sa parution originelle.

Notovitch invoque l’argument que la librairie du Vatican contient soixante-trois manuscrit en différentes langues orientales qui réfèrent à la légende d’Issa – des documents apportés à Rome par des missionnaires chrétiens de l’Inde, la Chine, l’Egypte et l’Arabie. Il suggère même qu’un des missoinnaires pourrait être l’apà´tre Thomas – oui, « le Thomas qui doutait », l’empiriste.

Notovitch dit qu’il croit à l’authenticité du récit bouddhique « parce que je ne vois rien qui puisse le contredire ou l’invalider d’un point de vue historique ou théologique. »

« Avant de critiquer ma communication », suggère-t-il, « n’importe quelle société savante peut équiper une expédition scientifique ayant pour mission l’investigation de ces manuscrits sur place. »

En 1922, un disciple punditique de Ramakrishna appelé Swami Abhedananda accepta l’offre de Notovitch.

Abhedananda a vécu en Amérique du Nord durant un quart de siècle, a voyagé énormément, et connaissait bien Thomas Edison, William James et le Dr Max Muller. Il était fasciné par Jésus et sceptique au sujet de Notovitch.

Abhedananda voyagea dans la région arctique des Himalayas, détermina de trouver une copie du manuscrit de Hemis ou d’exposer la fraude. Son livre de voyage, intitulé Kashmir O Tibeti, nous parla d’une visite au gonpa de Hemis et comprend une traduction en bengali de deux cent vingt-quatre versets, essentiellement les mêmes que le texte de Notovitch. Abhedananda fut ainsi convaincu de l’authenticité de la légende d’Issa.

En 1925, un autre russe appelé Nicholas Roerich arriva à Hemis. Roerich, imposant artiste, était également un philosophe aux idées profondes et un scientifique distingué. Apparemment, il vit les mêmes documents que Notovitch et Abhedananda. Et il rédigea dans son journal de voyage la même légende de saint Issa.

En parlant d’Issa, Roerich cite des légendes qui remontent, estime-t-on, à plusieurs siècles.

«  »…Il a passé son temps dans plusieurs anciennes villes de l’Inde telles que Bénarès. Tous l’aimaient parce qu’Issa était en paix avec les vaishas et les shudras auxquels il enseignait et qu’il aidait. Mais les brahmanes et les kshatriyas lui dirent que Brahma interdisait à ceux-là d’approcher ceux qui avaient été créés hors de son ventre et de ses pieds. Les vaishas avaient la permission d’écouter les Védas seulement les jours de fêtes et les shudras n’avaient non seulement pas le droit d’être présents à la lecture des Védas, mais ils ne pouvaient même pas les regarder.

Issa disait que l’homme avait rempli le temple de ses abominations. Afin d’honorer des métaux et à des pierres, l’homme a sacrifié ses semblables en qui habite une étincelle de l’Esprit Suprême. L’homme avilit ceux qui travaillent à la sueur de leur front, afin de s’attirer la faveur du minable qui siège dans une pension somptueuse. Mais ceux qui privent leurs frères de la bénédiction commune en seront eux-mêmes dépouillés.

Les vaishas et les shudras étaient frappés d’étonnement et demandaient ce qu’ils pouvaient faire. Issa leur priait de « ne pas adorer les idoles. Ne vous considérez pas en premier. N’humiliez pas votre prochain. Aidez les pauvres. Soutenez les faibles. Ne faites de mal à personne. Ne convoitez pas ce que vous ne possédez pas et ce qui est possédé par d’autres. »

Beaucoup, en apprenant ces mots, décidèrent de tuer Issa. Mais, prévenu, Issa quitta cet endroit durant la nuit.

Après cela, Issa alla au Népal et dans les monts Himalaya ….

« Eh bien, fais-nous un miracle », demandèrent les serviteurs du Temple. Alors, Issa leur répondit: « Les miracles ont fait leur apparition dès le jour même où le monde fut créé. Celui qui ne peut les voir est privé du plus grand cadeau de la vie. Mais, malheur à vous, ennemis des hommes, malheur à vous, si vous attendez qu’Il manifeste son pouvoir par un miracle. »

Issa enseignait que les hommes ne devaient pas s’efforcer de contempler l’Esprit Eternel avec leurs propres yeux, mais de le sentir avec le cœur et de devenir une âme pure et digne…

« Non seulement vous ne ferez pas d’offrandes humaines, mais vous ne devez pas tuer les animaux, parce que tout est donné à l’usage de l’homme. Ne volez pas les biens d’autrui, car ce serait usurper sur celui qui vous est proche. Ne trichez pas afin de ne pas être triché à votre tour. »…

« Prenez garde, vous qui emplissez les gens de superstitions et de préjugés, qui aveuglez la vision de ceux qui voient et qui prêchez la servilité envers les choses matérielles. »…

Ensuite, Pilate, le gouverneur de Jérusalem, ordonna que l’on mît la main sur le prêcheur Issa et qu’on le livrât aux juges, sans toutefois provoquer le mécontentement des gens.

Mais Issa enseignait: « Ne cherchez pas les sentiers droits dans l’obscurité, possédés par la peur. Mais amassez de la force et supportez-vous les uns les autres. Celui qui supporte son voisin se renforcit lui-même.

« J’ai essayé de raviver les lois de Moïse dans les cœurs des gens. Et je vous dis que vous ne comprenez pas leur véritable signification parce qu’elles n’enseignent pas la vengeance, mais le pardon. Mais la signification de ces lois est déformée. »

Ensuite, le gouverneur envoya à Issa ses serviteurs déguisés afin qu’ils surveillassent ses actions et lui fassent rapport de ses paroles dites au peuple.

« Toi, l’homme juste, » dit le serviteur déguisé qui s’approcha d’Issa, « enseigne-nous: devrions-nous accomplir la volonté de César ou attendre la délivrance qui est proche? »

Mais, Issa, reconnaissant les serviteurs déguisés, dit: « Je ne vous ai pas annoncé que vous seriez délivrés de César, mais j’ai dit que l’âme plongée dans le péché serait délivrée du péché. »

A ce moment, une vieille femme s’approcha de la foule, mais fut repoussée. Alors, Issa dit: « Ayez de la révérence pour la Femme, mère de l’univers; en elle se trouve la clé de la création. Elle est le fondement de tout ce qui est bon et beau. Elle est la source de la vie et de la mort. Sur elle repose l’existence de l’homme, parce qu’elle est la nourriture de son labeur. Elle vous donne naissance dans la douleur, elle surveille votre croissance. Bénissez-la. Honorez-la. Défendez-la. Aimez vos épouses et honorez-les, car demain elles seront des mères, et plus tard, les procréatrices de la race entière. Leur amour ennoblit l’homme, apaise le cœur aigri et apprivoise la bête. Epouse et mère – elles sont les parures de l’univers. »

« Tout comme la lumière se sépare elle-même des ténèbres, ainsi la femme possède-t-elle le don de diviser dans l’homme l’intention droite de la pensée mauvaise. Vos meilleures pensées doivent appartenir à la femme. Prenez d’elles votre force morale, que vous devez posséder pour supporter vos proches. Ne l’humiliez pas, car en cela vous vous humilierez vous-même. Et tout ce que vous ferez à une mère, une épouse, une veuve ou à une autre femme en peine – cela, vous le ferez aussi pour l’Esprit. »

Ainsi enseignait Issa; mais le gouverneur Pilate ordonna à ses serviteurs de porter accusation contre lui.

Issa disait: « Il n’est pas loin le temps où, par la plus Haute Volonté, les gens seront purifiés et unis en une seule famille. »

Et se tournant ensuite vers le gouverneur, il dit: «  »Pourquoi déshonorer ta dignité et enseigner à tes subordonnés de vivre dans la supercherie quand, sans même tout cela, tu avais les moyens d’accuser un innocent ? »

D’une autre version de la légende, Roerich cite des fragments de pensée et l’évidence du miraculeux.

Près de Lhassa se trouvait un temple d’enseignement avec une grande quantité de manuscrits. Jésus allait en prendre connaissance. Meng-ste, un grand sage de tout l’Orient, était dans ce temple.

Finalement, Jésus atteignit un col de montagne et, dans la ville principale de Ladak, Leh, il fut accepté joyeusement par les moines et les gens des basses classes …. Et Jésus enseignait dans les monastères et les bazars (les places du marché); là où les gens simples se réunissaient – là il enseignait.

Près de cet endroit vivait une femme dont le fils était mort et elle l’amena à Jésus. Et en présence d’une foule, Jésus posa sa main sur l’enfant, et l’enfant se leva guéri. Et beaucoup amenèrent leurs enfants et Jésus posait ses mains sur eux et les guérissait.

Jésus passa plusieurs jours parmi les ladakhiens à leur enseigner. Et ils l’aimaient, de sorte que lorsque arriva le moment de son départ, ils furent chagrinés comme des enfants.

L’expédition de Nicholas Roerich en Asie Centrale dura quatre ans et demie. Durant ce temps, il voyagea à partir du Sikkim à travers le Pendjab et le Cachemire, au Ladakh, au Karakorum, à Khotan et Irtich, puis par-dessus les monts Altaï et la région d’Oyrot en Mongolie, au Gobi Central, au Kan-su et au Tibet. « Nous avons appris à quel point était répandue les légendes concernant Issa, » écrit-il. « Les sermons qui y sont relatés, sur l’unité, sur la signification de la femme et toutes les indications au sujet du bouddhisme, sont si remarquablement opportuns pour nous. »

Bien que Roerich fà»t familier avec « La Vie de Saint Issa » notée par Nocolas Notovitch trente-cinq années auparavant, « les autochtones ne savent rien de quelque livre publié que ce soit, » dit-il. Pourtant, « ils connaissent la légende et c’est avec un profond respect qu’ils parlent d’Issa…. »

« Il est très significatif d’entendre un habitant local, un hindou, raconter comment Issa prêchait près d’une petite piscine non loin du bazar sous un grand arbre, qui n’existe plus aujourd’hui. Avec de telles indications physiques, vous pouvez voir le sérieux avec lequel on aborde ce sujet.

Je suis d’accord avec un hindou sensible qui dit à Nicholas Roerich qu' »il est difficile de comprendre pourquoi le périple d’Issa sur un sentier de caravane jusqu’en Inde et jusque dans la région maintenant occupée par le Tibet puisse être nié avec autant de véhémence. »

La légende de saint Issa persiste jusqu’à ce jour parmi les gens de la rue comme parmi les érudits dans les villes saintes et les villages éloignés à travers l’inde et le Tibet. Mais peu de gens ont vu le manuscrit de Hémis. Peut-être que jamais personne ne le verra.

Des communistes chinois ont envahi le Tibet en 1947 et on ne sait pas ce qui reste des gonyas et de leurs anciennes archives. Mais, même avant l’occupation communiste, la « Vie de Saint Issa » écrite semble avoir disparu.

Richard Bock décrit une visite à un monastère à Calcutta où un homme appelé Prajnananda témoigne qu’il a entendu d’Abhedananda – « de sa bouche même » – que les manuscrits existaient effectivement à Hémis en 1922. Quelques années après, cependant, ces rouleaux n’étaient plus là.

« Ils ont été enlevés, » a dit Prajnananda à Bock, « par qui, personne ne le sait ».

« Sont-ils au Vatican ? »

« Notovitch le pensait. »

Source : Bock, Janet. The Jesus Mystery. Los Angeles: Aura Books, 1980

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