Le météotron du Dr. Dessens

Vers les années 70, il existait au Centre de recherche atmosphérique de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), une batterie d’engins capables de provoquer la pluie artificielle, en fabriquant des nuages. Cette invention du Pr. Henri Dessens, décédé en 1971, se nommait le « météotron ».
C’est en contemplant un tableau d’Albert Dürer que le Pr. Dessens imagina sa « machine à faire pleuvoir ». L’auteur de « La Mélancolie » avait matérialisé sur sa toile une feu de forêt. Dans le ciel, au-dessus des bois ravagés par les flammes, l’artiste avait peint des cumulus en formation. Henri Dessens fut frappé par ce réalisme, il se rappela avoir constaté, lors de l’incendie dans les Landes, la naissance de tels nuages à la verticale des brasiers. Il construisit une immense rampe de chauffage : cent brûleurs d’une puissance totale de 600 méga Watts disposés en carré de 125 mètres de côté. Alimentés en gas-oil par une motopompe qui pulsait le carburant sous pression, le Météotron engendrait en cinq ou six minutes une gigantesque colonne d’air chaud qui entraînait la formation d’un énorme cumulus.

Jean Dessens, le fils de l’inventeur, reprit les travaux de son père et améliora le rendement du Météotron en le rendant opérationnel en montagne, à une altitude de 2 000 à 3 000 mètres, et en portant la puissance des brûleurs à près de 1 000 méga-Watts. (Lorsque le nuage se matérialise, il ne reste plus qu’à l’ensemencer et l’iodure d’argent catalysé provoque la pluie.)

D’après ses utilisateurs, le Météotron serait également apte à nettoyer l’atmosphère polluée des villes en « balayant » les poussières et les gaz stagnants au-dessus des concentrations urbaines.

N.B.—L’efficacité de cet engin fut constaté par les viticulteurs du sud-ouest de la France, qui ont vu des nuages d’orages menaçants, déviés de leur route et bombardés à l’aide de fusées chargées d’iodure d’argent, se transformer en simples averses.

PROJET :

Les technologies modernes permettent aujourd’hui de mettre en chantier des appareils beaucoup plus puissants et d’un volume réduit.

Ces derniers, embarqués sur des semi remorques et accompagnés de leurs citernes de ravitaillement en carburant, seraient d’une extrême mobilité.

Le prix de revient, du gas-oil utilisé, serait inférieur à celui des carburants nécessaires aux bombardiers d’eau et autres hélicoptères.

MISE EN ŒUVRE

Placées sous la direction d’un personnel qualifié, ces batteries de Météotron, en relation radio permanente avec les services de secours, et informées à la seconde près, par des liaisons informatiques de l’évolution des vents dominants, seraient à même de se mouvoir très rapidement et diriger sur les foyers les plus menaçants, des nuages artificiels pouvant être ciblés et ensemencés à la verticale de sites inaccessibles aux hommes et aux moyens aériens.

LA LUTTE CONTRE LA SECHERESSE

Aujourd’hui, alors qu’une importante sécheresse menace nos récoltes et nos cheptels, il serait bon que certains responsables gouvernementaux ressortent de l’oubli les travaux du Professeur Henri
Dessens dont les travaux furent expérimentés avec succès aux Etats-Unis. Ces derniers figurent sur Google alors pourquoi attendre ?

Voir également : et http://web.archive.org/web/20141104103722/http://lesdossiersdeletrange.over-blog.com:80/

Guy Tarade

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