le projet Révélation

Le Dr Steven Greer a abandonné il y a quelques années une carrière prospère de professeur en médecine pour fonder l’association  » UFD Project « , destinée à  faire lever le secret qui entoure les ovnis. Ayant depuis réuni une documentation considérable et rencontré de nombreux témoins de haut niveau, dont la plupart se déclarent préts maintenant à  parler ouvertement, il a décidé de toucher le grand public en lançant le projet  » Révélation  » (Disclosure Project). Cette campagne internationale a débuté en mai 2001, par une conférence de presse à  Washington. En voici le compte-rendu par nos correspondantes Cielito Pascual et Phyllis Ison.
On ne peut écouter Steven Greer sans que le regard que nous portons sur notre vie quotidienne ne soit radicalement modifiée. Selon lui, les bolides qui sillonnent nos routes reposeraient sur une technologie obsolète depuis plus de cinquante ans. La mince couche de brouillard qui recouvre en permanence le ciel, du fait de la pollution, n’aurait rien d’une fatalité. Et, ce qui est le plus inquiétant, la technologie qui pourrait libérer le monde des problèmes les plus difficiles auxquels il est confronté lui serait, en fait, confisquée depuis trois générations.

Tel est ce qu’a déclaré, entre autres, le Dr Greer lors de sa conférence de presse. « Notre initiative, a-t-il expliqué, a pour but de créer un vaste mouvement d’opinion publique à  méme de toucher le président Bush et de pousser le Congrès à  ouvrir une série d’enquétes officielles sur la question du secret qui entoure les ovnis, et de mettre ainsi fin à  des décennies de dissimulation gouvernementale. Car c’est une question, par sa portée et les perspectives qu’elle ouvre, d’une importance vitale pour l’avenir de l’humanité, la sécurité nationale américaine et la paix mondiale. Les technologies dérivées des ovnis et des véhicules extraterrestres, si elles étaient déclassifiées et utilisées pour produire une énergie civile et mettre en place un nouveau type de propulsion, résoudraient une fois pour toutes la crise énergétique qui nous menace en permanence. Elles mettraient fin au réchauffement planétaire et aux défis écologiques auxquels la Terre est confrontée. »

Le Dr Greer a sélectionné parmi les 400 hommes et femmes que compte son équipe une trentaine de personnes, dont il estime que les témoignages sont les plus aptes à  frapper les principaux organes de presse mondiaux. Il les a choisis sur la base de trois critères leur appartenance à  la haute fonction publique (et militaire), leur capacité à  corroborer (par leurs témoignages et leurs compétences techniques) l’expérience des autres témoins, et l’intégrité de leur carrière professionnelle. Certains ont disposé, à  un moment ou à  un autre, de droits d’accès à  des domaines ultra secrets de l’armée.

Les témoignages ont été de trois sortes les uns racontaient une observation directe d’ovnis ; d’autres le comportement et les réactions des différentes administrations américaines face à  ce type d’événement; enfin, un certain nombre de ces témoins ont affirmé, preuve à  l’appui, que l’étude de la technologie extraterrestre a déjà  donné lieu à  des applications concrètes, notamment dans la propulsion et la production d’énergie.

On retrouve ces interventions dans le document de base de la campagne, où le Dr Greer et son équipe ont rassemblé en près de 500 pages la transcription d’une cinquantaine d’entretiens qu’ils ont eus avec des témoins scientifiques, militaires et civils. Nous en publions quelques extraits, ainsi qu’un bref résumé des propos tenus lors de la conférence de presse qui a lancé la campagne et du symposium public qui l’a préparée.

Les observations directes

Le lieutenant Graham Bethune est commandant de bord retraité de l’US Navy. Il a bénéficié d’un droit d’accès à  certains secteurs secrets. En 1951, il reçut mission de conduire un groupe de civils et de militaires de haut rang de Keflavik (Islande) à  Argentia (Canada). Peu après minuit, lui-méme, son équipage et les 31 VIP présents à  bord, virent un ovni d’environ 100 mètres de diamètre, à  peu près à  la hauteur des flots. Il raconte ainsi l’événement:  » A 500 km d’Argentia, je vis au-devant de nous une lueur sur l’eau. Au bout de quelques instants, elle se transforma soudain en centaines de cercles de lumière blanche. Nous avons observé le phénomène un moment. Puis les lumières s’éteignirent, et tout avait apparemment disparu jusqu’à  ce que nous apercevions, à  un peu plus de 20 km, un halo jaune, très petit. D’une altitude voisine de zéro, il passa à  3 000 mètres en une fraction de seconde. Je débranchai le pilotage automatique et pris de l’altitude pour ne pas me retrouver au-dessous de lui, ce qui aurait été le cas s’il avait poursuivi sa trajectoire. Dans la minute méme où je procédais à  cette manoeuvre, il était arrivé à  notre hauteur, et occultait tout notre champ de vision.

J’étais en train de me demander quelle direction prendre, quand j’entendis soudain du vacarme à  l’arrière. J’ignorais ce dont il s’agissait.  » Allons, bon ! Que se passe-t-il encore « , m’exclamais-je. Un des membres de l’équipage vint m’informer que les passagers s’étaient brusquement baissés (à  la vue de l’ovni), en se cognant les uns aux autres, et qu’ils étaient maintenant tous étendus sur le sol.

Puis l’ovni se déplaça lentement vers la droite, et nous accompagna. Il n’était pas à  la méme altitude que nous, mais nous pouvions observer sa forme : un dôme, au sommet duquel je pouvais voir la décharge coronale. Je laissai ma place à  mon copilote pour aller prendre des nouvelles des passagers. Il n’y avait rien de plus que quelques bosses et de légères contusions. Je repérai un médecin parmi eux, et me dirigeai vers lui  » Docteur, avez-vous vu ce que nous avons vu ? « , lui demandais-je. Me regardant dans les yeux, il me répondit:  » Oui, c’était une soucoupe volante. » Puis ajouta :  » Je ne l’ai pas regardée, car je ne crois pas à  ce genre de choses. » Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce qu’il venait de me dire : étant psychiatre, tout cela relevait du fantasme…

Je retournai alors dans la cabine et dit à  mon copilote :  » Al, ne dis rien à  personne. Sinon, on nous enfermera sitôt atterris. » –  » Trop tard, me répondit-il, je viens d’appeler la tour de contrôle de Gander (Canada) pour voir s’ils pouvaient repérer cet appareil au radar. » Et c’est ainsi que notre aventure a été connue. »

A l’arrivée, la sécurité militaire interrogea l’ensemble des membres de l’équipage.  » C’était à  l’évidence, fait-il remarquer, à  en juger par les questions posées et le comportement des enquéteurs de l’ US Navy, quelque chose qu’ils connaissaient déjà . » Une fois l’équipage de retour à  la base de Patuxtant River (Maryland), on demanda à  chacun de faire un rapport détaillé. Ces rapports, le commandant les retrouvera des années plus tard aux Archives nationales. Ils confirmeront que l’ovni qu’ils avaient rencontré cette nuit‑là  s’était bien élevé de 3 000 mètres en une fraction de seconde et qu’il avait été suivi par le radar qui avait estimé sa vitesse à  plus de 3 000 km/h, ce qui dépassait de plus de 800 km/h les capacités techniques des meilleurs appareils de l’époque.

Leur traitement officiel

John Callahan a occupé six ans durant le poste de chef de division au département des Accidents et enquétes de l’administration de l’Air fédérale (FAA), à  Washington (administration chargée de tout ce qui touche au domaine aérien américain). C’est ainsi qu’il apprit qu’un incident s’était produit en 1986 en Alaska, dans lequel un ovni avait successivement suivi un Boeing 747 pendant 31 minutes, puis un autre appareil de l’United Airlines en phase d’approche, avant de disparaître.

Ce cas passe pour l’un des mieux documentés, dans la mesure où il conjugue les observations visuelles et les données radar. Après avoir recueilli les enregistrements radar, ainsi que ceux des conversations entre l’équipage et le sol, J. Callahan et des collègues les synchronisèrent. Puis ils en firent un documentaire de présentation vidéo, qu’ils montrèrent au directeur de la FAA. Celui-ci organisa alors une réunion avec l’équipe des Etudes scientifiques du président Reagan. John Callahan, qui y assistait, remarqua qu’étaient également présents trois officiels de la CIA, trois du FBI, ainsi que d’autres individus qu’il ne put identifier, mais qui semblaient particulièrement intéressés par le dossier et les preuves présentées.

L’un des membres de la CIA conclut la séance en demandant le secret absolu  » Cette réunion n’a jamais eu lieu  » , déclara-t-il. A John Callahan, qui lui déclarait de son devoir d’en informer le public, il réitéra son interdiction, en prétextant que cela créerait un état de panique parmi la population. John Callahan poursuit:  » Lorsque nous avons montré notre présentation vidéo aux conseillers de Reagan, j’étais présent, légèrement en retrait de mes collègues. Et lors­ que les gens de la Maison Blanche s’adressaient à  eux, c’était chaque fois pour leur faire jurer de garder le secret sur ces événements, voire de les nier. Mais ils n’ont jamais obtenu de moi un tel serment. J’ai toujours été scandalisé de voir à  quel point ce genre d’information était tenu à  l’écart de la presse. Il m’a été pénible de ne rien dire. »

Les représentants de la CIA confisquèrent toutes les preuves qui avaient été apportées ce jour‑là . Mais, J. Callahan en avait conservé des copies, qui restèrent dans son bureau jusqu’à  sa retraite, en 1998. Ces copies, qui comprennent les données radar et les enregistrements des conversations, le rapport de la FAA et les comptes‑rendus informatisés du traitement officiel de l’événement, sont maintenant en lieu sûr, préts à  étre utilisées pour le projet Révélation.

Intérét et interventions de la Nasa

Dona Hare a travaillé de 1967 à  1981 pour la Nasa, au poste de dessinateur technique et d’ingénieur. Elle disposait d’un droit d’accès à  certains départements sensibles de cet organisme.

C’est ainsi qu’en 1971, elle pénétra dans un laboratoire photo à  accès réservé pour aller voir un de ses amis techniciens. Il attira son attention sur une photo aérienne de la Terre qui comportait une tache ; lorsqu’elle lui demanda si elle se trouvait sur l’émulsion, il répondit en souriant : « Les taches qui sont sur l’émulsion ne laissent pas d’ombres rondes sur le sol. Nous les faisons toujours disparaître avant de vendre les clichés au public. Il nous est interdit de laisser des créatures sur les photos qui sortent d’ici.

Les paroles de son ami la scandalisèrent profondément : il existait ainsi un protocole de suppression des traces d’ovnis sur les photos. Elle se mit alors à  interroger ses collègues et ce qu’elle découvrit ne fit que la choquer davantage : le personnel avait ordre de ne pas parler des preuves d’ovnis dont ils auraient pu avoir connaissance. Les astronautes eux-mémes qui avaient observé ce genre de phénomènes devaient faire serment de silence, sous peine de voir leur pension de retraite supprimée.

On rapporta à  D. Hare le cas d’un homme qui avait été frappé par des gardes armés parce qu’il s’était attardé à  regarder des photos d’ovnis qu’il avait ordre de détruire. Elle en connut un autre qui avait partagé la quarantaine d’une équipe d’astronautes de retour sur Terre. Il lui affirma qu’il y avait bel et bien eu un appareil sur la Lune au moment de l’alunissage. Malgré tous ses efforts, elle ne put renouer le contact avec lui, tout s’étant passé, dit-elle, comme s’  » il avait disparu de la surface de la Terre « .

D. Hare déclara que ce qui la choqua le plus, ce fut de constater que des gens de qualité se voient forcés de faire des choses illégales. Elle croit qu’il faudrait donner ce genre d’information au peuple américain et est résolue à  témoigner devant le Congrès.

D’immenses retombées technologiques

Le projet Révélation a également pour objectif de montrer que l’étude des véhicules extraterrestres (VET) a conduit à  des avancées technologiques très importantes en matière de production d’énergie et de propulsion. II s’appuie pour cela sur certains témoignages, dont voici quelques extraits:

Le sergent Clifford Stone, retraité de l’armée, raconte la manière dont il fut régulièrement envoyé recueillir des débris d’épaves de VET :  » J’avais pour tàche de participer à  des missions de récupération d’ovnis écrasés au sol. On croit souvent qu’on reste tranquillement dans notre unité à  attendre le prochain crash. En fait, ça ne se passe pas ainsi. On partage la vie de nos autres collègues, on vit exactement comme eux. Mais si un événement ovni se produit dans votre région d’affectation et que vous faites partie de ceux qui ont une compétence particulière dans ce domaine, alors, on vous y envoie.  »

C. Stone affirme qu’on a récupéré au moins une vingtaine d’épaves d’ovnis, dans les années 1940-1950, que d’autres crashs se sont produits depuis, et que parfois, les équipages ont récupéré eux-mémes leurs appareils. Il déclare avoir rencontré des étres extraterrestres, vivants ou morts, et se dit convaincu que s’ils essaient d’entrer en contact avec l’humanité, c’est dans le but de l’empécher de militariser l’espace.

Dans son témoignage, publié dans le document de base du projet Révélation, C. Stone déclare avoir toutes les raisons de croire que le général MacArthur était pleinement au courant de l’intelligence extraterrestre. Au point qu’il avait mis sur pied l’Unité de recherche sur les phénomènes interplanétaires, organisme qui travaille aujourd’hui encore dans le plus grand secret.

L’armée s’efforce de faire croire que cet organisme n’était pas officiellement chargé d’enquéter sur les ovnis. Pourtant, il a été créé par un général, il a fourni des résultats et conclu à  l’existence d’une sorte d’aérospatiale interplanétaire, en dépit de l’impopularité de cette thèse dans certains milieux. Pour C. Stone, cet organisme, qui a continué sans relàche son travail, est un élément parmi d’autres d’un effort de grande envergure visant à  récupérer des objets d’origine inconnue, en particulier extraterrestre. Il a pour but de réunir les informations, de collecter les données sur le terrain et de les transmettre à  des services qui en sont, en quelque sorte, les dépositaires et qui les redirigeront là  où leur connaissance pourra donner lieu à  des applications pratiques. Mark McCandlish exerce depuis 21 ans le métier d’artiste conceptuel. Il travaille pour des sociétés dont une partie des activités est liée au secteur de la défense, comme General Dynamics, Lockheed, Northrop, McDonnald Douglas, Boeing, Rockwell International, Honeywell et Allied Signet Corporation. Au cours de sa carrière, il a par deux fois disposé de droits d’accès aux secteurs secrets défense. Sa compétence dans les systèmes d’énergie de pointe, et ses rencontres avec des personnes bien informées, l’ont convaincu que l’armée américaine  » non seulement dispose théoriquement de la technologie extraterrestre, mais qu’elle a déjà  commencé à  l’appliquer.  »

L’un de ses anciens condisciples, Brad Sorenson, l’a informé que le 12 novembre 1988, au cours d’une réunion de l’état-major, il avait personnellement vu des soucoupes volantes exposées lors d’un salon aérien tenu sur la base aérienne de Norton, à  l’est de Los Angeles.. Dans un immense hangar, il y avait trois appareils, décrits comme étant les reproductions de véhicules extraterrestres (RVET). Ils étaient en suspension, sans aucun contact avec le sol, pas méme un fil d’alimentation. De tailles différentes (respectivement de 8, 20 et 40 mètres de diamètre dans leur partie la plus large), ils avaient tous trois la forme approximative d’une cloche : fond plat et sommet se terminant par une sorte de dôme.

Selon B. Sorenson, ces engins fonctionnaient avec un système de propulsion électrique de haut voltage, système reposant sur le principe appelé « énergie de point zéro » (énergie inépuisable et partout présente dans l’univers, qui se trouve au niveau du « vide » quantique). Il dit à  M. McCandlish que lorsqu’il était à  la base de Norton, un général trois étoiles avait mentionné que ces appareils étaient capables d’atteindre, et méme de dépasser la vitesse de la lumière. Durant ce salon, une vidéo montrait le plus petit de ces véhicules en action dans le désert : il faisait d’abord trois bonds rapides, puis accélérait, s’élevait dans les airs et disparaissait complètement durant quelques secondes, sans aucun bruit ni faire entendre de bang supersonique.

Tous deux se sont mis à  dessiner ce RVET. Un dessin qui s’avéra d’une telle exactitude qu’il en vint à  correspondre, tant du point de vue de la forme que des proportions, aux photos prises par les militaires en 1967, dans la région de Provo (Utah), photos que B. Sorenson obtint plus tard.

En 1992, M. McCandlish apprit d’un certain Kent Sellen, qu’en 1993, alors qu’il était chef d’équipage à  la base militaire d’Edwards (Californie), il était entré involontairement dans le secteur où étaient entreposés les RVET. A peine avait-il fait quelques pas qu’on l’accosta, revolver sur la gorge. Puis, on l’emmena, cagoulé, dans un autre secteur, pour le soumettre à  un interrogatoire serré durant 18 heures, au cours duquel on lui donna des détails sur la configuration et les capacités techniques du RVET. Ce sont ces détails qu’il communiqua à  M. McCandlish, et gràce auxquels il put compléter son dessin.

Des recherches dans le service de conservation des brevets permirent à  M. McCandlish de découvrir qu’en 1967 (l’année de la photo de Provo), un brevet avait été déposé pour un engin ayant pratiquement la méme forme et le méme système de propulsion que le RVET de la base de Norton. L’homme qui l’avait déposé avait travaillé dans un laboratoire proche de Princeton (New Jersey) où avaient été menées des expérimentations sur la propulsion antigravitationnelle.

Plus tard, B. Sorenson rencontra le fameux designer aéronautique, Herbet Tan. Il lui donna une copie de son dessin, qui avait désormais la précision d’un plan de fabrication. H. Tan, croyant que c’était une plaisanterie, l’épingla sur son mur. Un tiers confirma qu’un colonel de la base d’Edwards ayant rendu visite à  H. Tan et vu ce plan sur le mur, s’en montra scandalisé et irrité, et voulut savoir d’où il le tenait. Ce colonel connaissait manifestement l’existence de ce genre d’appareil. Ce dessin a été montré lors du symposium public dans le cadre du projet Révélation, où il fut précisé que les détails en avaient été confirmés par quatre officiers.

Perspectives

La conférence de presse qui ouvrit la campagne du projet Révélation semble avoir été efficace. Le National Press Club, où elle s’était tenue, signala un record de fréquentation de son site web, avec 250 000 internautes connectés lorsqu’elle commença. Les principaux organes de presse, comme CNN World, la BBC, l’ont suivie avec un intérét de qualité.

La presse écrite elle-méme n’a pas été en reste, puisqu’il y a eu des comptes-rendus jusqu’en Russie et en Chine. Dans la quinzaine qui a suivi, l’équipe d’animation de la campagne a rencontré plus d’une vingtaine de hauts fonctionnaires de la Chambre et du Sénat, et eut méme un entretien substantiel avec un membre du Congrès.

Six années de rencontres sans nombre avec des officiels de l’armée et des divers services de renseignements, ainsi qu’avec le monde des grandes entreprises, ont convaincu Steven Greer qu’un demi siècle de secrets a favorisé une industrie scientifique et militaire au budget faramineux de dizaines de milliards de dollars par an, fonctionnant complètement en dehors des circuits officiels militaires et politiques du monde. C’est un véritable  » complexe militaro-industriel, sorte de labyrinthe formé de secteurs étanches les uns des autres et échappant à  tout contrôle « . Un complexe que, le Dr Greer le sait de première main, les présidents américains, d’Eisenhower à  Clinton, malgré tous leurs efforts, ne sont pas parvenus à  pénétrer.

Les technologies qui, selon S. Greer, dérivent de l’étude des épaves d’ovnis sont porteuses d’immenses espoirs pour l’humanité, pour peu qu’elle les utilise à  des fins pacifiques. Elles appartiennent à  différents domaines: l’énergie de point zéro, la propulsion antigravitationnelle, la maîtrise des réactions nucléaires à  température ambiante, et, enfin, la mise au point, gràce notamment aux progrès de l’électrochimie, de systèmes de combustion interne à  émissions, et donc à  pollution, pratiquement nulles.

Selon des témoins faisant autorité, ces domaines techniques font l’objet de recherches et d’applications depuis près de cinquante ans. Mais ces applications sont maintenues secrètes, en partie en raison des conséquences économiques et géopolitiques qui

découleraient de la fin de l’utilisation des combustibles fossiles. Si ces techniques avaient été révélées il y a 20 ans, nous ne connaîtrions pas les niveaux de pollution atmosphérique et sonore actuels.

Pour le Dr Greer, la révélation de telles techniques aura des conséquences inimaginables dans tous les domaines de la vie sociale, et il est temps de s’y préparer. Car, à  supposer qu’on commence à  les appliquer maintenant, il faudrait au moins de dix à  vingt ans pour qu’on puisse en sentir concrètement les effets sur toute la planète. Et c’est, selon lui, le temps qu’il nous reste pour éviter de sombrer dans un chaos économique mondial auxquels nous conduisent inévitablement la demande excessive en pétrole et la dégradation exponentielle de l’environnement.

La plupart des témoins contactés dans le cadre du projet Révélation savent qu’ils prennent, eux-mémes et les leurs, des risques financiers, professionnels, voire personnels. Ils se sont engagés par écrit devant les services de sûreté à  garder le secret. Cependant, ces engagements n’ont aucune base légale et sont nuls et non avenus, car ils concernent des activités qui se déroulent en dehors de toute juridiction constitutionnelle ou autre. Le document de base du projet Révélation explique :  » Plusieurs juristes nous ont confirmé en privé que ces témoins peuvent parler, et qu’ils le devraient, lorsqu’ils le jugent utile, car il n’existe aucune entité légale qui puisse se retourner contre eux.  »

Le Dr Greer observe qu’aucun des adhérents au projet n’a reçu de menace. Peut-étre cela tient-il à  l’attitude de coopération adoptée envers les institutions qui perpétuent le secret sur les ovnis et les ET. Une approche que le Dr Greer a défini en ces termes, lors du symposium préparatoire :  » Ne considérez personne comme votre ennemi. Tous ont besoin que nous les aidions à  prendre conscience de leurs responsabilités. Ce n’est pas dans les groupes New Age et ufologistes que sont nos soutiens les plus précieux, mais chez les militaires et les membres du Pentagone. Croyez-moi, ils sont eux aussi victimes de cette culture du secret.  »

Le Dr Greer cherche particulièrement à  rallier au projet Révélation le personnel des différents secteurs de la défense nationale. Mais pour le cas où cela tarderait trop à  survenir, il prépare une action légale. Le conseil juridique du projet Révélation sera assuré par Daniel Sheehan, ancien directeur juridique du Pentagone. Il fut également le premier à  présenter au Congrès la preuve de l’existence d’un gouvernement parallèle dans le cas de l’Iran-Contra. Le Dr Greer espère récolter deux millions de dollars, sous forme de donations déductibles d’impôts, pour mener à  bien cette action juridique.

La campagne du projet Révélation comprend une tournée dans 15 villes américaines, ainsi qu’à  Londres, à  partir de la fin de cet été. Elle présentera au grand public un film documentaire de deux heures, en présence du Dr Greer et de certains de ses témoins. On espère ainsi créer une dynamique dans l’opinion et, par là  méme, engager le Congrès à  ouvrir une enquéte.

Le Dr Greer affirme :  » Notre campagne se poursuivra jusqu’à  ce que nous ayons atteint nos objectifs.  » Au vu des résultats que lui-méme et son équipe ont déjà  obtenus, cela n’a rien d’une promesse creuse.

Voir le site web : .
une campagne pour en finir avec le secret
par Cielito Pascual et Phyllis Ison
http://www.partageinternational.ch/actuautr/ovnirevelation.htm

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