Le Soleil est-il complètement détraqué ?

Le réchauffement planétaire est-il imputable au Soleil ?

Notre étoile s’est montrée remarquablement active ces derniers temps.

Imaginez. Vous étes sur la côte d’azur vers la fin du mois de juillet, au coeur de l’été. Le Soleil se lève tôt, et ses rayons réchauffent rapidement le sol. Un temps idéal pour passer la journée dehors. Et puis brutalement, le temps se couvre et une tempéte de neige se déchaîne. Elle va durer deux semaines. Sale temps pour la saison.

Toutes proportions gardées,  » c’est un peu ce qui vient de se passer sur le Soleil  » affirme David Hathaway, chercheur de la Nasa qui étudie le Soleil au centre spatial Marshall.

On pensait encore récemment que l’activité humaine expliquait à  elle seule le réchauffement de notre planète. Les experts pensent maintenant que le Soleil y joue un rôle non négligeable, voire capital.

Le Soleil est plus lumineux qu’avant, un facteur dont les spécialistes cherchent à  mieux mesurer l’importance.

L’enjeu : déterminer quelle est la part de la nature et quelle est celle de la pollution humaine.

Les experts pensent maintenant que le Soleil y joue un rôle primordial.

Il semble aussi que l’activité solaire ait connu une forte hausse entre 1900 et 1960 et qu’elle soit la principale cause de réchauffement qu’ait connu notre planète à  cette époque.

La tàche ne leur sera pas facile, car les phénomènes en cause sont mal connus et difficiles à  mesurer. Le satellite SOHO, par exemple, mesuré une augmentation d’environ 0,1% de la luminosité du Soleil depuis 1995. Mais cette variation serait purement cyclique, reliée au maximum solaire de cette année. Il n’y aurait pas eu d’augmentation nette depuis les années 1980.

On sait par contre que vers 1700, le Soleil était fort peu actif et qu’en méme temps, l’Europe a connu des saisons très froides. La luminosité aurait augmenté de 0,2% depuis et les ultraviolets, de 0,7%.

Richard C. Wilson, un chercheur rattaché à  l’Université Columbia, conclut que les radiations solaires qui touchent la Terre sont 0.036% plus chaudes que celles qui avaient cours en 1986. Minimes en apparence, sur un siècle, l’augmentation pourrait provoquer une hausse du mercure d’environ 0.72 degré Fahrenheit (environ 0.4 degré Celsius). Ca commence à  compter.

C’est en analysant les données provenant de trois satellites qui mesurent les radiations solaires que le chercheur américain en arrive à  cette conclusion. D’autres experts estiment qu’il s’agit d’un phénomène cyclique tout à  fait normal, dont les humains ne sont pas responsables.

L’activité accrue du Soleil aurait aussi renforcé le champ magnétique de la Terre. Résultat : moins de rayons cosmiques se rendent jusqu’à  notre planète, ce qui ralentit la rythme de formation des nuages sous les tropiques. Le temps moins couvert signifie que moins de chaleur solaire est réfléchie vers l’espace et donc que la température augmente. Au sol, du moins, car contrairement à  ce que prédisent les modèles, la température de l’atmosphère tropicale, elle, est à  son plus bas depuis 22 ans. Les chercheurs sont perplexes.

D’ailleurs, ça fait longtemps que les savants sont intrigués par ces taches solaires. En fait, depuis 1610, l’année où, pour la première fois, Galilée a tourné un télescope vers le ciel.

Les taches solaires

En fait, les sautes d’humeur du Soleil seraient donc responsables du réchauffement observé sur la Terre depuis le début du 20e siècle.

Dans chacune de ces taches, on pourrait faire entrer 3 ou 4 planètes de la grosseur de la Terre.

En tenant des registres très complets sur ces taches solaires, les astronomes se sont vite rendu compte qu’en moyenne, leur quantité varie sur un cycle de 11 ans.

Les sept premières années, les taches se font peu nombreuses. Mais pendant les quatre dernières années de chaque cycle, elles se multiplient.

Voici comment ces taches solaires se distribuent dans le temps depuis 1610.

L’incidence des taches solaires depuis le 17e siècle

En parallèle, les savants tiennent des relevés tout aussi complets de la température dans les grandes capitales de l’Europe.

Voici comment cette courbe de températures se profile depuis 1600.

Les températures moyennes de l’Europe pour la méme période

Ces deux courbes allaient prendre toute leur importance au 19e siècle, gràce au chercheur anglais Walter Maunder. Par curiosité, il superpose les deux courbes.

C’est le choc.

Elles collent parfaitement l’une à  l’autre.

C’est encore plus évélateur quand on regarde attentivement la période allant de 1645 à  1715, où l’Europe a connu une intense vague de froid appelée « la Petite Glaciation ».

Deux courbes quasi identiques

« Cette période a été étudiée en détail, rapporte M. Charbonneau. Les données historiques révèlent qu’il n’y avait vraiment pas de taches solaires à  ce moment. »

Il n’y avait pas de taches solaires, et en méme temps, il faisait très froid.

Mais depuis 100 ans, c’est le contraire qui arrive. Le nombre de taches solaires augmente, comme la température.

à€ première vue, il y aurait donc une relation entre le Soleil et le climat !

 

Mais il faut attendre l’arrivée des instruments d’observation modernes, au début des années 70, pour en apporter la preuve.

Cet intervalle a été baptisé « la Petite Glaciation »

Une gigantesque fournaise

Le champ magnétique solaire: mais pourquoi attacher tant d’importance à  cette turbulence ? Parce que c’est elle qui crée le champ magnétique solaire.

Plus la turbulence est intense, plus le champ magnétique est amplifié. Et plus le champ magnétique est amplifié, plus l’activité solaire est en hausse, avec son cortège de taches sombres et d’éruptions à  la surface.

le champ magnétique solaire

 

Quand l’activité solaire est en hausse, les conséquences sur le climat terrestre sont frappantes

Température à  la surface : 6000 degrés.

Au centre : 16 millions de degrés.

Première conséquence :

Comme l’indique l’augmentation du nombre de taches solaires depuis 1700, notre Soleil émet de plus en plus de lumière.

De façon générale, dans les phases d’activité solaire maximale, c’est-à -dire lorsqu’il y a beaucoup de taches solaires, la luminosité du Soleil est plus élevée qu’en phase d’activité minimale.

Et qui dit luminosité dit chaleur.

A la longue, cette hausse légère de la luminosité contribue au réchauffement climatique de la planète.

Deuxième conséquence :

La quantité de rayons ultraviolets augmente parfois de 300 % quand l’activité solaire est en hausse.

Très peu d’ultraviolets arrivent au sol, juste assez pour nous infliger des coups de soleil de temps en temps.

« Mais la grande majorité est absorbée par la haute atmosphère, explique M. Charbonneau. Elle est absorbée par des molécules comme l’ozone ou autres, qui vont étre dissociées, qui vont absorber le rayon ultraviolet, le dissocier, puis qui vont se reformer et en absorber d’autres, etc. »

Chaque fois qu’une molécule d’ozone se dissocie, elle dégage de l’énergie, donc de la chaleur, ce qui change la composition de l’atmosphère et crée des variations climatiques.

Plus d’ultraviolets que l’atmosphère ne pourra pas absorber complètement

Troisième conséquence :

Le vent solaire devient plus intense et plus rapide. Le vent solaire est constitué de particules de matière qui s’échappent de la couronne.

Généralement, le champ magnétique terrestre nous en protège, comme le ferait un parapluie. Mais quand il y a des éruptions à  la surface du Soleil, tout change. Le vent solaire double et méme triple en intensité et en vitesse.

Quand cela arrive, notre champ magnétique n’est pas assez puissant pour le bloquer. Trop de vent solaire perturberait la formation de nuages à  l’équateur
On soupçonne aussi que le vent solaire change la chimie de la haute atmosphère et altère la fréquence de formation des nuages, leur quantité et, peut-étre, les latitudes où ils se forment.

En clair, il serait assez intense pour diminuer la formation des nuages à  l’équateur.

Une simple diminution de 4 à  5 % du couvert nuageux à  l’équateur peut faire une grande différence.

Car c’est autant de chaleur qui se rend jusqu’à  la surface de la planète, au lieu d’étre réfléchie dans l’espace.

Luminosité, rayons ultraviolets, vent solaire : pour l’instant, ce sont ces trois éléments que l’on tient pour responsables du réchauffement de la planète observé depuis 100 ans.

Mais l’astre du jour n’a pas encore livré tous ses secrets.

Plus on tente d’en comprendre les mécanismes et comportements, plus il devient évident que des variations de l’humeur solaire peuvent se traduire sur Terre par des altérations atmosphériques et climatiques à  long terme.

Le caractère turbulent du Soleil n’a pas fini de surprendre. Eruption coronale – une autre saute d’humeur du Soleil

Le réchauffement climatique que l’on observe pourrait donc s’expliquer par le Soleil.

Failles persistantes dans le champ magnétique terrestre

De nouvelles données viennent confirmer que le champ magnétique de notre planète connaît régulièrement d’immenses brèches qui peuvent rester ouvertes plusieurs heures, permettant au vent solaire de s’y engouffrer et de provoquer de puissants orages magnétiques.

La Terre est entourée par un champ magnétique, une bulle de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de diamètre, appelée la magnétosphère. Bien que peu de gens connaissent son existence, elle fait pourtant partie de notre vie quotidienne.

C’est une extension lointaine du champ magnétique qui oriente l’aiguille aimantée de la boussole. Et son rôle est essentiel : la magnétosphère agit comme un écran pour nous protéger des conséquences des éruptions solaires.

Pourtant, selon de récentes données recueillies par les satellites IMAGE et Cluster, d’immenses failles se développent parfois dans la magnétosphère terrestre et restent béantes plusieurs heures d’affilée.

Le vent solaire peut alors s’y engouffrer sans rencontrer résistance et de déclencher des orages magnétiques.

 » Nous avons découvert que notre champ magnétique est une maison des courants d’air, comme si une fenétre restait ouverte pendant les tempétes  » confirme Harald Frey, auteur principal d’un article scientifique publié le 4 décembre dans la revue Nature.

 » Pour filer la métaphore, on pourrait dire que la maison nous protège du gros de la tempéte, mais que le canapé est trempé. Plus concrètement, notre champ magnétique subit tout le poids de la tempéte magnétique, mais une partie de cette dernière se glisse par les failles, avec parfois une intensité suffisante pour endommager des satellites, les communications radio et les réseaux d’alimentation électrique.

 » A présent que nous avons la confirmation que ces failles peuvent se produire et persister un moment, nous pouvons les intégrer aux modèles de prévision des conséquences des éruptions solaires  » ajoute Tai Phan, co-auteur de l’étude.

Le vent solaire est un courant de particules électriquement chargées (électrons et ions) en déplacement rapide en provenance du Soleil. Ce vent peut souffler en rafales à  l’occasion d’évènements particuliers à  la surface du Soleil, comme des éjections de matière coronale, à  l’occasion desquelles des milliards de tonnes de gaz électrifié sont précipitées dans l’espace à  des vitesses de l’ordre de plusieurs millions de kilomètres par heure.

La magnétosphère terrestre s’acquitte en général plutôt bien de son rôle de déflecteur de ces particules et des champs magnétiques enchevétrés associés aux éjections de matière coronale. Mais on sait depuis longtemps, notamment du fait des conséquences spectaculaires des orages magnétiques comme les aurores polaires, que la cuirasse avait un défaut.

En 1961, Jim Dungey, un chercheur anglais, avait prévu que des failles étaient susceptibles de se former dans le bouclier quand le vent solaire contenait un champ magnétique qui était orienté dans la direction opposée à  une portion du champ terrestre. Localement, les deux champs magnétiques se connectaient par le bien d’un processus nommé  » reconnexion magnétique « , entraînant la formation d’une faille dans le bouclier à  travers laquelle les particules électriquement chargées du vent solaire pouvaient déferler.

En 1979, l’allemand Goetz Paschmann détecta ces failles gràce aux données du satellite ISEE. Cependant ce satellite ne passa que brièvement au travers des failles, aussi il fut impossible de savoir si ces dernières étaient des évènement transitoires ou stables sur de longues périodes.

Les dernières données récemment obtenues par IMAGE ont révélé dans l’atmosphère surplombant le continent arctique une étendue presque aussi grande que la Californie où une  » aurore de proton  » de 75 mégawatts a sévi pendant des heures. Une aurore de protons est une forme d’aurore polaire provoquée par des ions solaires lourds frappant la haute atmosphère terrestre et entraînant sa luminescence en ultraviolet, invisible pour l’?il humain mais détectable par les instruments appropriés d’IMAGE. Tandis qu’IMAGE détectait cette aurore, la constellation des quatre satellites Cluster volait loin au-dessus de lui, en plein dans la faille, et détectèrent les ions du vent solaire s’y écoulant.

Le flux d’ions solaires bombarda notre atmosphère exactement au méme endroit où IMAGE avait repéré l’aurore de protons. Le fait qu’il ait pu la suivre pendant plus de neuf heures implique que la faille est restée continuellement ouverte pendant cette période. Les chercheurs estiment que la faille mesurait deux fois le diamètre terrestre lorsquelle s’est ouverte à  la frontière du champ magnétique et se situait alors à  60 000 km au-dessus du sol. Comme les lignes de champ magnétique convergent lorsqu’elles se rejoignent dans les région polaires, la faille s’est rétrécie lorsqu’elle s’est rapprochée de la haute atmosphère pour ne plus mesurer que la taille de la Californie.

Par chance, méme si le champ magnétique connaît ces failles, la surface de notre planète n’est jamais directement exposée au vent solaire.

L’atmosphère constitue un barrage supplémentaire et nous protège lorsque le champ magnétique connaît une faiblesse. Aussi les effets des orages magnétiques sont surtout sensibles dans la très haute atmosphère et au-delà , là  où orbitent les satellites.

Conclusion:

Les vrais problèmes écologiques existent. Tout n’est pas parfait sur notre planète. Les questions de l’eau, de l’énergie, de la dégradation des sols, des ressources halieutiques sont réelles.

Mais l’écologie est devenue politique aujourd’hui et à  force de nous répandre de fausses informations sous forme dogmatique et de refuser le débat contradictoire, l’attitude des écologistes s’apparente aux ayatollahs qui lancent leurs excommunications du haut de leur ignorance.

Un certain nombre de leurs hypothèses scientifiques sont devenues des vérités puis des dogmes.

La survie de la planète mérite des débats plus rigoureux, lucides, rationnels, intellectuellement intégrés et ouverts à  de vraies méthodes scientifiques, loin des anathèmes.

Le réchauffement de la planète en est un.

Une dernière réflexion:

Il y a 12000 ans, nos ancétres du solutréen pénétraient à  pied sec dans la grotte Cosquer, dont l’entrée se trouve maintenant à  47 mètres de profondeur sous la Méditerranée.

Quelles industries, automobiles ou avions à  réaction avaient pu provoquer un tel effet de serre, il y a 12000 ans, que les glaciers fondent au point de faire monter de 50 mètres le niveau des mers ?

Ou bien dûs au réchauffement cyclique de notre belle bleue ?

Padré

sources:

http://web.archive.org/web/20050217221139/http://www.cybersciences.com:80/cyber/3.0/n2040.asp

http://www.radio-canada.ca/actualite/decouverte/dossiers/24_rechauf/soleil_1a.html

http://web.archive.org/web/20051126101414/http://www.lexpress.fr:80/info/sciences/dossier/soleil/dossier.asp?ida=428019

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