Le VLT, le plus puissant télescope du Monde.

La Nasa vient d’annoncer la fin du programme Hubble. Ce télescope ne sera plus manutentionné.
La raison fondamentale est que ce telescope est totalement dépassé. La meilleur preuve est le télescope européen : le VLT.

The_VLT_Platform
Le site du « Très grand télescope » est situé au sommet du mont Paranal, à  2.635 m d’altitude, dans le désert Atacama au Chili. (Photo DR). Le nouvel élément ajouté ces dernières semaines vont rendre ce télescope 50 fois plus puissant que Hubble. C’est à  dire une révolution dans les technologies spatiales d’observation.

Les très grands télescopes terrestres joueront un rôle très important dans les découvertes astronomiques des prochaines décennies. Les télescopes automatiques envoyés dans l’espace tels que le fameux Hubble ont le gros avantage de s’affranchir de l’obstacle représenté par l’atmosphère. Mais ils ont l’inconvénient d’étre relativement petits et de conception assez simple. Au contraire dans les appareils terrestres, il n’y a pas de limitation de taille et les appareils utilisés peuvent atteindre une très grande complexité.

‘hui en cours d’installation dans les montagnes du Chili. Il appartient à  l’Observatoire Européen de l’hémisphère Sud (E.S.O), organisation internationale, fondée en 1962 entre huit nations européennes dans laquelle la France représente à  peu prés un quart des contributions.

La montagne arasée

On le désigne par le sigle VLT, initiales de la traduction en anglais de « très grand télescope ». Il est situé à  1.200 km au nord de Santiago, dans le désert Atacama, au sommet du mont Paranal à  2.635m. d’altitude. A cet endroit du monde, le ciel est particulièrement clair avec en moyenne 77% de nuits parfaites dans les 10 dernières années.

La montagne a été arasée pour créer une plate-forme recevant quatre télescopes principaux et trois auxiliaires ainsi que les bàtiments et laboratoires pour les abriter et les faire fonctionner. Une base vie vient compléter le dispositif local à  quelques centaines de mètres plus bas.

Le centre nerveux de l’observatoire d’où sont pilotées les observations et qui exploite les résultats est en Allemagne à  Garching. Les deux sites sont reliés par une liaison satellite permanente.

Une précision extréme

Le miroir principal est un bloc monolithique de verre en forme de galette circulaire très mince de 17,5cm d’épaisseur et de 8,2m de diamètre. Il a été coulé à  800° dans un moule en rotation pour lui donner par force centrifuge une forme parabolique. Il a été ensuite refroidi tout doucement pendant 3 mois, puis poli pour lui donner sa courbure finale avec une précision de un centième de micron sur toute la surface. Le miroir fini pèse 23 tonnes, mais se comporte comme une structure souple qui se plierait sous son propre poids.

Une très grande souplesse d’utilisation

Pour éviter toute déformation les concepteurs utilisent la technique « d’optique active ». Le miroir est fixé sur un bàti métallique très rigide par l’intermédiaire de 214 vérins actionnés individuellement pour maintenir la forme parfaite. L’ensemble est monté sur une structure mobile en site et en azimut de 30m de haut pesant 430 tonnes qui peut se positionner avec une extréme précision vers tout endroit du ciel.

Avec un tel miroir on peut observer des objets 10.000millions de fois moins brillants que ceux qu’on peut voir à  l’oeil nu. Pour compenser l’effet des turbulences atmosphériques, une technique dite « d’optique adaptative » a été inventée. Un ordinateur commande les vérins du miroir pour en déformer la surface de manière à  annuler les distorsions du faisceau lumineux dues à  l’atmosphère.

La conception du système optique des quatre télescopes permet de disposer sur chacun de trois instruments d’observation à  poste fixe. Dans cette configuration, quatre équipes peuvent travailler simultanément avec un choix de 12 instruments, ce qui donne une très grande souplesse d’utilisation pour les astronomes.
Dans une autre configuration, les faisceaux de lumière provenant de chacun des quatre télescopes sont mélangés donnant ainsi la méme puissance et la méme résolution qu’un miroir unique de 16m de diamètre.

La sensibilité du VLT dans l’une ou l’autre de ces configurations permettra de percer les profondeurs du Cosmos et d’atteindre les galaxies les plus lointaines dont la lumière date des premiers moments de l’Univers.

Atteindre les galaxies les plus lointaines

Enfin, l’ensemble de l’observatoire a été conçu pour fonctionner en « interféromètre « (VLTI). Cette méthode permet de combiner de manière cohérente les faisceaux de lumière de plusieurs télescopes. La résolution angulaire des observations devient alors proportionnelle à  l’écartement des différents miroirs.

Si tous les télescopes principaux et auxiliaires sont associés, la résolution devient celle d’un miroir unique de 200 m de diamètre. Cette configuration qui pourrait étre opérationnelle à  partir de l’an 2003 permettrait de distinguer des planètes de taille comparable à  celle de notre Terre autour des étoiles les plus proches de nous.

Les nombreuses entreprises européennes qui ont participé à  cette réalisation grandiose ont pour nous souvent des noms familiers, en France : GIAT Industries, SFIM-REOSC, Cegelec. Elles sont en général à  la pointe du progrès dans leur domaine respectif et utilisent directement dans leurs activités habituelles les retombées technologiques de projets exceptionnels comme le VLT. Ainsi, le verre des miroirs est utilisé pour le revétement de fours domestiques, la technique d’optique adaptative a des applications en ophtalmologie etc..

Gràce au VLT, l’Europe pourra tenir sa place dans la Cosmologie du 21e siècle, voire méme en défricher certaines énigmes et maintenir au plus haut niveau technique l’ensemble des équipes industrielles et scientifiques associées.

Sources:http://www.bretagne-online.com/telegram/htdocs/archive/2000/20000110/IG/article/art_010B070400_560943.htm

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *