L’équation de Drake

En avril 1960, le radioastronome Francis Drake devenait la première personne à  effectuer une recherche systématique de signaux intelligents en provenance du cosmos. Utilisant le radiotélescope de 25 mètres de diamètre de l’Observatoire National de Radioastronomie de Green Bank, il écouta ainsi « en cachette » deux proches étoiles similaires à  notre Soleil, Epsilon Eridani et Tau Ceti. Son projet « Ozma » (d’après le personnage principal du livre « Ozma of Oz », de L. Frank Baum’s), était bon marché, simple, mais infructueux. Mais Drake apporta une vision nouvelle…

Francis Drake, convaincu de l’existence d’une forme de vie extraterrestre depuis son enfance dans les années 30 à  Chicago, ne pouvait pas s’imaginer que le genre humain soit la seule civilisation peuplant l’Univers. En 1992, il publia un livre « Is Anyone Out There ? »

Après l’expérience d’Ozma, Drake a organisé une assemblée avec un groupe de scientifiques de haut niveau pour débattre des perspectives et des pièges de la recherche d’une forme de vie extraterrestre intelligente (actuellement abrégé en SETI).

En novembre 1961, dix radio techniciens, astronomes et biologistes se réunirent durant deux jours à  Green Bank. Le jeune Carl Sagan était là, tout comme le chimiste de Berkeley Melvin Calvin (qui apprit durant ce meeting qu’il avait reçu le prix Nobel de chimie). C’est en préparant cette réunion que Francis Drake mit au point son équation :

N = R x f p x n e x f l x f i x f c x L

Aujourd’hui, cette chaîne de lettres et de symboles se trouvent sur des Tee-shirts, des timbales et des autocollants. Elle est cependant plus simple qu’il n’y paraît. Cette équation exprime le nombre (N) de civilisations « observables » qui existent dans notre galaxie, la Voie Lactée, comme une simple multiplication de plusieurs éléments qui nous sont inconnus.

R, est le taux d’étoiles naissantes chaque année dans la Voie Lactée

f p, est la fraction de ces étoiles qui possèdent un système solaire

n e, est le nombre moyen de planètes similaires à  notre Terre (aptes à  abriter une forme de vie)

f l, est le taux des planètes habitables sur lesquelles une forme de vie a pu évoluer

f i, est le taux des planètes où une évolution biologique produit effectivement une forme de vie intelligente

f c, est le taux de ces formes de vie intelligentes capables de communiquer à  travers l’Univers

L, est la durée de vie moyenne d’une civilisation capable de communiquer à  travers l’Univers (en années).

L’équation de Drake est aussi directe que fascinante. En cassant une grande inconnue en une série de petites, précisant mieux chacun des facteurs, cette formule donne par la màªme occasion à  la recherche SETI une base sérieuse pour l’analyse scientifique des données. Astronomes et biologistes ont bien essayé de résoudre cette énigme, sans jamais y parvenir. A première vue, fournir une bonne estimation de la solution semble assez facile, mais dans la réalité, trouver le nombre de civilisations communicantes n’est pas si facile que ça. Plusieurs variables ont été affinées au cours des dernières années, mais au moins trois demeurent encore inconnues.

Le taux de formation d’étoiles dans notre Galaxie est approximativement d’une par an. Le facteur suivant, f p est probablement inférieur à  1 : chaque étoile ne peut pas avoir de système de planètes. Par contre, si une étoile abrite effectivement un système planétaire, il semble plausible que deux ou trois de ses planètes et lunes auront de l’eau liquide et seront potentiellement appropriés pour l’émergence de la vie, surtout si le produit de f p et n e est proche de 1.

Les optimistes, soutiennent que la vie se formera partout où elle peut (f l =1), que le cycle de l’évolution énoncé par Darwin favorise finalement l’apparition de l’intelligence (f i =1), et qu’aucune civilisation intelligente ne peut exister longtemps sans découvrir l’électricité et la radio et ressentir le besoin de communiquer. Dans ce cas le plus optimiste, l’équation de Drake aboutit à  N=L (c’est-à -dire à  la durée de vie moyenne d’une civilisation technologique). si L est égal à  10.000 années, il y aurait en théorie autant de civilisations bavardes dans notre Galaxie ! Cela suppose que cette évolution ne se produit qu’une seule fois durant les milliards d’années de vie d’une planète.
Ce chiffre signifierait qu’il y a une civilisation émettrice pour 40 millions d’étoiles.
Source :http://www.alienadventures.com/content/modules.php?name=News&file=article&sid=110
Croire que nous sommes seuls dans notre galaxie, c’est tourner autour de notre nombril et ne jamais en sortir. Nous avons déjà  la preuve que la vie existe dans l’Univers : Nous !

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