Les antennes et les téléphones Gsm : la mort au bout

Qui a dit que les antennes GSM ou bien méme les téléphones n’étaient pas dangereux ? Voilà  de quoi changer l’avis de plus d’un…

Comme on peut le constater amplement, il y a un abîme entre la manière dont l’information circule dans les milieux scientifiques internationaux, quand ils sont indépendants des industriels concernés, et la manière dont elle circule dans le public en Europe occidentale. Pourtant, comme le fait remarquerIvan L.Beale: »Un principe communément reconnu veut que les activité d’un individu ou d’une organisation ne devraient pas avoir d’impact déraisonnable sur d’autres personnes sans leur « consentement informé ». D’énormes intéréts financiers sont en jeu, certes, mais le comportement des scientifiques est souvent ambigu. Beale fait remarquer que beaucoup d’entre eux « redoutent d’étre considérés comme crédules ou faibles par leurs pairs. Accepter la vraisemblance d’un nouvel effet, qui plus tard risque d’étre discrédité, est inacceptable pour beaucoup. Le scepticisme qui s’ensuit n’est pas sans valeur en science, mais peut conduire à  des manières de juger non appropriées dans le cadre de l’évaluation des risques pour la santé. Si l’on songe un tant soi peu aux victimes potentielles, une protection adéquate de la santé demande une volonté de reconnaître les risques éventuels aussi tôt que possible, et non une détermination à  les nier aussi longtemps que possible. Les expériences de l’amiante et des radiations ionisantes fournissent des exemples instructifs de ce que peut coûter une attitude erronée ».

D’autre part, il est clair que tout est fait pour empécher le public d’accéder à  une information objective. Les enjeux financiers sont colossaux. De-ci, de-là , une information inquiétante perce le mur du silence. Elle ouvre la voie à  des hypothèses irrationnelles. Ce manque d’accès à  une information crédible est en lui-méme une source de stress. D’autant plus que les contrevérités circulent avec aisance. Méme si des experts ne sont pas d’accord sur la réalité d’un risque, cela ne veut pas dire que ce risque n’existe pas. L’absence de preuve du lien entre deux faits n’est pas une preuve que ce lien n’existe pas. Ceci est de la logique élémentaire, mais elle est oubliée par certains, allègrement piétinée par d’autres, qui exploitent l’ignorance des premiers.

Ce qui est en jeu ici, c’est »le principe de précaution »ou »d’évitement prudent ». Le principe n° 15 de la Déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement affirme que, pour protéger l’environnement, le principe de précaution devrait étre largement appliqué : »Là  où il y a des menaces de dommages sérieux et irréversibles, le manque de certitude scientifique ne sera pas utilisé comme prétexte pour différer des mesures efficaces et de coûts raisonnables destinés à  empécher la dégradation de l’environnement ».

Si l’on admet ce principe de précaution, on se trouve logiquement conduit à  refuser, par exemple, que des antennes relais soient installées à  proximité des écoles.
Un professeur israélien a fait l’observation suivante, très significative de la part d’un scientifique :

« Il y a des raisons politiques et économiques très fortes de « désirer » qu’il n’y ait pas d’effet sur la santé suite à  l’exposition à  une irradiation par des radiofréquences ou par des micro-ondes, tout comme il y a des raisons de santé publique très fortes pour qu’on en décrive plus précisément les risques. Ceux d’entre nous qui ont l’intention de parler en faveur de la santé des gens doivent étre préts à  voir surgir une opposition qui se dit scientifique mais qui ne l’est pas véritablement. »

Info http://www.chez.com/dangergsm/conclu.html

Les antennes relais de GSM et la dispersion spatiale des micro-ondes réémises

Mais il y a aussi les antennes relais. Elles sont évidemment beaucoup plus puissantes que les émetteurs individuels mais se situent en hauteur, comme on le sait.

Les antennes émettrices directionnelles typiques utilisées par les opérateurs commerciaux sont conçues pour envoyer la majeure partie de leurs émissions en peu en dessous d’un plan horizontal. Néanmoins, pour d’inévitables raisons techniques, il se trouve habituellement d’autres angles sous l’horizontale où la quantité de radiations émises est substantiellement plus grande qu’on ne le désire. En projection sur un plan vertical passant par l’antenne, la partie essentielle, un peu en dessous de l’horizontale, est appelée lobe principal (« major lobe ») et les maxima nettements sous l’horizontale sont appelés lobes secondaires (« minor lobes » ou « side lobes »). Ces derniers peuvent jouer un rôle important dans la répartition de l’irradiation au voisinage des émetteurs, dans la mesure où de petites zones particulières peuvent étre exposées à  des niveaux d’irradiation significativement plus élevés que leurs alentours.
(image d’ondes d’antenne descendantes obliques)
Il est donc clair que la variation du niveau d’irradiation au sol lorsqu’on s’éloigne d’une antenne-relais, loin d’étre linéairement décroissante est relativement complexe, du moins dans un rayon de quelques centaines de mètres, d’autant plus que l’émission elle-méme varie dans le temps, en fonction du « trafic » téléphonique, c’est-à -dire dans la mesure où elle est sollicitée par les utilisateurs, sans compter les obstacles, plus ou moins réfléchissants, ou les accidents de terrain, ou encore les interactions avec d’autres champs électromagnétiques.

De ce fait, il n’est pas étonnant que des mesures effectuées en 1990, rapportées par l’ACATT, montrent un niveau d’irradiation plus élevé à  50 mètres du pied de l’antenne qu’à  10 mètres. Ce n’est qu’au-delà  de 100 mètres de l’antenne relais qu’on puisse étre relativement assuré de la décroissance de l’irradiation. Ceci signifie aussi qu’il est très difficile pour les compagnies de télécommunications de prévoir les niveaux d’irradiation susceptibles d’atteindre la population au voisinage des antennes relais des GSM, comme d’ailleurs de tout émetteur de télécommunication.
D) Certains objets situés sur les faisceaux de réémission des antennes relais entrent en résonance et réémettent à  leur tour.

A ce stade, on pourrait penser qu’il suffit d’étre « suffisamment » éloigné d’une antenne relais. Mais les choses ne sont pas aussi simples. En effet, dès qu’une onde électromagnétique se propage horizontalement dans l’espace, tout objet métallique oblong, de préférence vertical, se trouvant sur son chemin, peut entrer en résonance avec elle ; il suffit pour cela que la dimension de l’objet corresponde à  la moitié de la longueur d’onde envisagée. C’est le principe méme de l’antenne réceptrice. Mais celle-ci réémet à  sont tour, du fait de ce phénomène de résonance. Donc, si l’antenne relais, installée à  bonne hauteur, est un transmetteur primaire, il existe des légions de transmetteurs secondaires potentiels, d’autant plus que cette résonance est possible également (, dans la mesure relativement moindre, : un peu lourd, n’est-il pas ?) avec des objets dont la longueur est un multiple de la demi-longueur d’onde.

Ces émetteurs secondaires sont aussi appelés réémetteurs passifs. Il s’agit d’abord d’objets métalliques rectilignes comme des hampes de drapeau, des haubans, des échelles et toutes sortes de supports métalliques, ainsi d’ailleurs que les càblages électriques des habitations (et des rues), et des diverses tuyauteries qui parcourent celles-ci. Il s’agit ensuite de boucles métalliques fermées, comme les volants d’automobiles (s’ils sont en métal) et surtout les cadres des fenétres métalliques (qui peuvent concentrer les radiations entrantes.). Les grandes surfaces métalliques jouent aussi un rôle comme les volets métalliques, les portes de garage métalliques ou encore divers édifices métalliques comme des réservoirs.

Ce qui a été dit à  propos des téléphones portables eux-mémes, à  savoir que le champ est beaucoup plus intense en deçà  d’une demi-longueur d’onde de distance de l’appareil générateur, est vrai également pour tous les réémetteurs passifs. Il faut donc les éviter dans son environnement immédiat, et surtout à  proximité de son lit.

E) Les augmentations de densités de puissance suite à  l’action conjuguée des surfaces réfléchissantes et des objets fonctionnant comme antennes de réémission

La combinaison de ces émetteurs secondaires avec les surfaces réfléchissantes peut amener en certains endroits de véritables focalisations d’ondes, qui sont difficilement prévisibles. Les normes australiennes mentionnent des risques de brûlures ! Il n’empéche qu’il est courant d’installer des antennes relais sur ou à  proximité d’immeubles à  structure métallique (laquelle comprenant souvent non seulement l’armature du béton mais de nombreuses poutres de soutien en acier, ou méme de grandes surfaces de métal poli). Les faisceaux de micro-ondes, qu’il s’agisse de radar ou de télécommunications, sont normalement prévus pour atteindre des distances assez grandes en restant « en l’air », bien au-dessus de l’activité humaine. Heureusement, car ils véhiculent des densités de puissance considérables. Il n’empéche qu’ils peuvent subir une certaine dispersion accidentelle (éventuellement en raison des phénomènes atmosphériques), suivie de diverses réflexions sur des surfaces métalliques, menant, à  force de rebondissements, à  des situations très complexes et potentiellement dangereuses. Les conditions géographiques peuvent également jouer un rôle.

Non seulement les antennes relais se multiplient, mais les réseaux se multiplient aussi. Nous assistons à  une immense accumulation dans l’espace de faisceaux divers, qui se croisent autour de nous, plus ou moins dispersés et réfléchis. Méme si chaque source d’irradiation était prévue pour ne pas dépasser certaines normes, la somme de toutes ces sources aurait peu de chances de ne pas les dépasser. A ce titre, l’ACATT suggère qu’on établisse des cartes géographiques analogues à  des cartes climatiques, qui indiqueraient l’emplacement de toutes les antennes relais et de tout autre émetteur, les faisceaux « corridors » entre toutes ces antennes et les niveaux d’irradiation en tous lieux, permettant d’identifier les « points chauds » ainsi que les zones « calmes » c’est-à -dire de faible irradiation. Ces cartes devraient étre disponibles pour le public.
Mais ceci suppose que les zones néfastes soient effectivement maintenues en dehors des zones habitées, sinon les personnes incommodées par l’irradiation hertzienne ne pourraient méme plus vendre leur maison.
A tout ceci s’ajoute le fait inéluctable que les équipements électroniques vieillissent et peuvent se détériorer avec le temps. Dans ce cas, comme le mentionnent les normes australiennes, il peut en résulter « des modes de fonctionnement anormaux à  l’occasion desquels des fréquences défectueuses sont générées ou irradiées à  des niveaux de puissance significatifs, celles-ci comportant méme éventuellement des rayons X ».
F) L’entrée en résonance de certains organes du corps, en raison de leurs dimensions
Pour les raisons de résonance expliquées ci-dessus, la taille des objets et des étres vivants est cruciale quant à  leur degré d’absorption des ondes électromagnétiques.
On retrouve bien la résonance des demi-longueurs d’onde, et le fait, déjà  mentionné, que l’absorption est maximale pour des objets (ou des parties d’objets. ou des parties du corps humain) dont la taille vaut une demi-longueur d’onde.
G) Quelles devraient étre en densités de puissance, les valeurs limites d’exposition autorisées ?
Compte tenu de tout ce qui précède, la seule réponse définitivement sûre à  cette question serait : des doses du méme ordre de grandeur que l’irradiation naturelle, laquelle – on l’a vu au début de cette étude – atteint à  peine 0,25 microwatt/cm2 pour l’ensemble du spectre jusqu’à  300 GHz, et pour l’intervalle 890 – 910 MHz (fréquence du GMS) ½ milliardième de microwatt/cm2 (=0,5.10-9µW/cm2)
D’autre part, la dose la plus faible (jusqu’à  présent !) pour laquelle un problème physiologique sérieux ait été mis en évidence (la chute nocturne de production de mélatonine) est 0,02 microwatt/cm2. Il semble qu’il n’y ait pas de seuil en dessous duquel aucun effet indésirable ne serait à  craindre. Dans ces conditions, méme les plus faibles intensités de micro-ondes vont s’accumuler avec le temps jusqu’à  égaler et dépasser les doses qui ont produit des corrélations statistiques significatives avec de nombreux effets pathologiques.

Les antennes relais ne devraient pas étre installées dans ou près des écoles, des jardins d’enfants, des centres de soin ou autres endroits où des enfants ou des femmes enceintes passent de longues périodes de temps. Elles devraient méme étre séparées des écoles et des habitations d’une distance telle que l’intensité de micro-ondes n’y excède pas, en moyenne sur un an, 0,1 micowatt/cm2.
H) Quelles devraient étre les distances de sécurité à  respecter vis-à -vis des antennes relais ?

On évalue cette distance à  300 mètres des habitations, des écoles et autres endroits où des enfants séjournent longuement.

Cette distance constitue un compromis réaliste entre la nécessité de protéger la santé publique et celle de disposer d’un réseau de téléphones mobiles exploitable.

Info http://www.chez.com/dangergsm/conditions.html

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