Les apparitions mariales

DES MESSAGES ET LA DANSE DU SOLEIL

Comme l’a si bien compris l’abbé Laurentin, les communications mariales se situent hors du contexte temps-espace tel que nous le concevons.

Nous avons fait personnellement une enquête sur une  telle apparition  à Zeitoun (Egypte), où le 2 avril 1968, la Vierge se manifesta au-dessus des dômes de l’église copte qui lui était dédiée. Des milliers de personnes de cette banlieue populaire du Caire affirment avoir vu l’apparition . Pendant de nombreuses nuits, des milliers de chrétiens et de musulmans chantèrent des cantiques et organisèrent des processions autour de l’église.

Le patriarcat copte est formel, ces manifestations de la Vierge sont bien réelle et un évêque a vu de ses propres yeux la Reine du Ciel. Des commissaires de police musulmans sont catégoriques et des médecins ont constaté une cinquantaine de guérisons inexplicables. Nous avons rencontré un de ces miraculés, qui tétraplégique avait retrouvé l’usage de ses membres après l’apparition de la Vierge dans sa propre chambre située à une cinquantaine de mètres du sanctuaire.

Chez les coptes qui sont environ 120 000 on observe la plus grande réserve. Le patriarche Sidarous a déclaré qu’il n’avait pas à se prononcer sur cette question, mais que cependant on ne peut mettre en doute la réalité des miracles.

Tout commença dans la nuit du 2 ou 3 avril 1968. Deux mécaniciens travaillant près de la basilique eurent soudain leur attention attirée par une religieuse en habit blanc se tenant sur le dôme central. Le curé, aussitôt alerté, se rendit compte le premier qu’il s’agissait d’une apparition, la première d’une série qui allait aimanter l’attention du monde sur ce sanctuaire.

C’était toujours la nuit, entre 21 heures et 06 heures du matin, qu’avaient lieu les apparitions. Parfois, elles duraient quelques minutes, parfois une ou deux heures et plus; le foule a pu voir la Vierge de 9 heures du soir à 4 heures et demie du matin. L’apparition de Notre-Dame était ordinairement annoncée par des lumières mystérieuses, des  » globes  » lumineux très éblouissants des décharges, des éclairs, une chute d’ « étoiles  » ou une pluie de diamants. Elle apparaissait en grandeur naturelle, vêtue de blanc pur ou légèrement bleuté. Elle se déplaçait en glissant au-dessus de l’église pour que tous puissent la voir de face.

Un autre phénomène se produisit, des oiseaux lumineux, plus gros que des colombes, les ailes déployées se déplaçaient en glissant sans un battement de celles-ci. Ils étaient disposées par formation de deux, trois, six, sept ou douze et volaient en lignes parallèles en parfait accord de distance et de vitesse.

Une de nos amies guide, Mona Rachid, nous avoua avoir assisté à une des ces apparitions d’oiseaux de feu. Femme d’un officier de police du Caire, femme intelligente et couverte de diplômes, elle ne pouvait absolument pas expliquer la nature des phénomènes dont elle avait été le témoin médusé.

Lors de notre enquête à Zeitoun, nous avons retrouvé des photos de presse réalisée en grand nombre, pendant plusieurs mois. L’entité qui fut fixée plusieurs fois sur la pellicule ne ressemblait pas à l’image traditionnelle que l’on se fait de la Vierge Marie, mais avait l’aspect d’une larve de lumière.

L’abbé Laurentin a parfaitement situé dans son contexte ce genre de manifestations qui appartiennent à une autre définition du temps.

Par plus d’un côté ces apparitions insolites nous font repenser, par leurs archétypes, à un ancien roman de science-fiction de Jimmy Guieu, paru aux éditions du Fleuve Noir,  Le Retour des dieux.

À San Damiano en Italie, la Vierge est apparue régulièrement à Mama Rosa, une voyante de soixante-cinq ans . La Reine du Ciel sortait d’un globe de lumière, vêtue d’un manteau et coiffée d’une couronne d’étoiles. Après la disparition de la Vierge, un poirier du jardin qui était chargé de fruits se couvrit soudain de fleurs et le resta pendant trois semaines en dépit de fortes pluies d’automne. Nombreux furent également les phénomènes solaires.

Le 22 janvier 1965, par une journée limpide et glaciale, le Soleil tournait vertigineusement ou avançait projetant des rayons de différentes couleurs qui descendaient du ciel sur la neige. Ce Soleil bondit, tourna, lança des faisceaux de lumière, aux couleurs de l’arc-en-ciel. Les personnes présentes, prises de frayeur, se calmèrent très vite, une joie terrible remplaça la peur terrible ressentie quelques instants plus tôt.

Un professeur de mathématiques athée, venu de Nice, fixa sur la pellicule différentes phases de ces démonstrations. Depuis, chaque dimanche, il assiste aux offices !

Le Soleil n’était pas seul à entrer en jeu dans le ciel de San Daminiano. Des étoiles surgissent en plein jour au-dessus du jardin de Mama Rosa. Elles repartaient selon les paroles prononcées par la médium. Des films ont été tournés sur ces phénomènes célestes et tous prouvent la réalité des faits enregistrés.

LE SOLEIL FOU DE KERIZINEN EN PLOUNEVEZ-LOCHRIST

Un haut lieu marial est né  voici une trentaine d’années dans le département du Finistère, et là encore des phénomènes solaires déroutants attirèrent l’attention des cartésiens les plus endurcis.

Les premières manifestations eurent lieu au mois d’octobre 1970, mais il  fallut attendre le 8 décembre de la même année, c’est à dire le jour de l’Immaculée Conception, pour que des centaines de témoins assistent médusés à un ballet exécuté par l’astre du jour.

Un modeste oratoire recouvert de fleurs, au centre duquel se détachait une statue de Notre-Dame du Rosaire constitua le pôle sur lequel se galvanise la foi. Le 8 décembre 1970 les fidèles étaient venus de loin à la ronde pour prier la Madone. Sur la lande bretonne, un vent aigre coupait les visages et de vilains nuages noirs couraient dans le ciel tourmenté. Dans une même ardeur, hommes et femmes, enfants et malades attendaient le miracle que l’interlocutrice de la Vierge avait promis. Les heures passaient et rien  ne se manifestait. Bientôt les groupes d’amis se formèrent pour les adieux, plus personne ne croyait au miracle, quand tout à coup, un cri éclata  » Regardez ! ça tourne ! « 

Dans un ciel entièrement et subitement dégagé, le Soleil se présentait comme voilé par un grand disque blanc, ne laissant de visible qu’une étroite bande circulaire d’un brillant éclatant, mais nullement éblouissante.. Derrière le disque blanc qui semblait immobile, la bande tournait lentement d’abord puis excessivement vite, reprenant ensuite une allure réduite. Soudain des lueurs rouges, roses, mauves, bleues entourent le Soleil. Le disque de lumière est sillonné d’ombres.

Une voix s’écria :  » je vois une grande épine. » Une autre personne affirme :  » Et moi comme une lance.  »

Quelques minutes plus tard, nouveau changement tout l’ensemble est en mouvement. On croirait que l’astre du jour est en feu. Des vapeurs montent et descendent sur le disque. Les caméras et les appareils photos  » mitraillent  » le miracle. Pendant plus de quarante minutes, le Soleil restera fou sur la lande bretonne !

UNE TENTATIVE D’EXPLICATION

Doit-on considérer les phénomènes de Kérézinen comme des manifestations mariales ou comme des sortes de diableries dirigées par un médium à effets physiques?

Lorsqu’un grand nombre d’individus orientent leur pensée sur une idée, il se forme un égérégore, nous en avons déjà parlé. Ce quanta d’énergie psychique est doué d’une vie propre. Si le médium s’empare de cette puissance potentielle, il peut la manipuler à loisir et agir sur le monde physique. La danse du Soleil ne serait alors que l’action de la pensée sur les couches de la basse atmosphère. Les scientifiques s’étant toujours refusés à étudier de telles possibilités, nous devons nous contenter d’appeler miracle une force naturelle que nous ignorons.

Par Guy Tarade

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