Les attentats de Madrid commentés par le NOM

Dans l’émission de France2, « Face à  l’image » de Paul Nahon et Bernard Benyamin (vous savez ? Les 2 anciens acolytes d’Envoyé Spécial, la machine à  décérébrer le grand public) du samedi 13 mars, Dominique Moïsi, le directeur de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales) donnait son avis sur les attentats espagnols.

Dominique Moïsi est aussi éditorialiste au Financial Times, Die Welt, Ouest France et autres quotidiens européens et aussi Titulaire de la Chaire de géopolitique européenne au Collège d’Europe à  Natolin (Varsovie).
Une belle machine à  faire l’opinion.
L’Institut Français des Relations Internationales
, ça vous évoque un nom ronflant auprès du grand public, probablement assimilé à  une haute autorité dépendant d’un ministère des affaires étrangères, du cabinet du premier ministre voire de la présidence de la république.
Un gars propre sur lui et bien poli qui en impose.
Et le public d’écouter religieusement cette « haute autorité ».
L’Ifri se définit comme un institut indépendant de recherche et de débats, qui vise à  éclairer la stratégie des décideurs publics et privés.
Rien de moins !
Sur son site : Domaines de recherche :
Les travaux de l’Ifri portent sur les évolutions politico-stratégiques et notamment les relations transatlantiques dans leurs diverses composantes ; la construction européenne ; l’économie internationale et l’analyse de la dynamique de la mondialisation ; les approches régionales (Europe, Asie, Moyen-Orient, CEI) ; les stratégies globales (gouvernance mondiale, gestion des ressources, de l’environnement, de l’immigration, etc.).
T’as tout compris Louis !
Mais surtout : l’IFRI est, en fait la courroie de transmission française de la Commission Trilatérale !
En direct aux ordres des Maîtres du Monde.
Le fondateur de l’IFRI (et toujours président) n’est autre que Thierry de Montbrial (par ailleurs directeur de l’Ecole Polytechnique, membre de la Commission Trilatérale et des Bilderberg)
Pour info : Dans le l’ouvrage RAMSES 99 publié par l’IFRI, sous la direction de Thierry de Montbrial, on trouve l’anglicisme  » Global Governance  » avec la définition correspondante :  » La Global Governance ou gouvernance mondiale est la manière pour faire face aux conséquences de la globalisation de gérer, d’encadrer, de réguler le mouvement global ». Gouvernance fait inévitablement penser à  gouvernement.
Donc : aucun doute possible, la présence Dominique Moïsi, le n°2 de l’IFRI, est bien là  pour faire passer un message au grand public de la part des Maîtres du Monde.
Quelles sont les idées fortes passées par ce Monsieur et concernant les attentats espagnols lors de cette émission ?

avec ces attentats : il n’y a plus de régions en Espagne (!), voyez l’unité du peuple espagnol des manifestations.
Les Etats divisés sont menacés.
Les méthodes de l’ETA valent celles d’Al Quaida
Il est plus que probable que ces attentats soient le fait d’Al Quaida.
L’Angleterre, la France, l’Allemagne et l’Italie doivent prendre cette menace en considération dorénavant.
(insistance) Al Quaida, c’est sûr, a perpétré le coup.
Les menaces se sont précisées depuis les attentats d’Istanbul.
Deux démocraties sont visées : la Turquie et l’Espagne (!)
L’Europe est en guerre
Retour sur les attentats turcs.
La France est menacée avec le vote de l’interdiction du voile à  l’école.
L’ETA, organisation « raciste » ne peut s’étre alliée à  Al Quaida.
Fragilité des démocraties.
Facilité déconcertante pour poser des bombes.
Référence à  la bataille d’Angleterre résistant à  la barbarie nazie.
C’est une méme résistance à  prévoir contre le terrorisme, dorénavant dans l’ensemble de l’Europe.
Rappel de la barbarie terroriste du 11 septembre.
L’unité de l’Europe devient plus que jamais nécessaire.

Il faut nous transformer :

Rechercher à  tout prix l’unité de nos peuples
Rechercher à  tout prix l’unité de l’Europe
L’Europe n’a pas d’autres choix.

Rapide synthèse :

c’est Al Quaida
Apprétez-vous, braves gens, à  connaître le méme sort.
L’ennemi est le terrorisme islamiste.
Seule une Europe unie peut faire face, Turquie incluse (!).

Commentaire : on retrouve bien là  le credo cher à  Bush à  savoir la justification de sa guerre au terrorisme islamique tous azimuts.
En insistant sur une construction européenne forte, on gomme les particularités régionales incontrôlables, de méme les particularités nationales au profit d’un monstre européen, lui, par contre, parfaitement contrôlable.
Au profit de qui ?
Padré

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