Les cristaux ont-ils un sexe?

En 1928, Jollivet-Castelot rapporte dans ses « études d’hyperchimie » une curieuse déclaration que le docteur Manouilov fit à  l’agence Tass. Au cours de travaux menés en vue de déterminer le sexe des hommes, des animaux et des plantes au moyen d’épreuves radioactives, Manouilov eut l’idée de faire quelques tests sur les minéraux…
Voici un article passionnant transmis par notre ami ZeH !
Merci beaucoup!

Les cristaux ont-ils un sexe ?

En 1928, Jollivet-Castelot rapporte dans ses « études d’hyperchimie » une curieuse déclaration que le docteur Manouilov fit à  l’agence Tass. Au cours de travaux menés en vue de déterminer le sexe des hommes, des animaux et des plantes au moyen d’épreuves radioactives, Manouilov eut l’idée de faire quelques tests sur les minéraux. Mon attention, dit-il, fut attirée en premier lieu par le fait qu’un seul et méme minéral possède deux formes cristallisées, la forme du cube et la forme de l’octaèdre par exemple, absolument identiques quant à  leurs propriétés chimiques.
Afin de déterminer le sexe, j’avais soumis à  une réaction spéciale le sang humain et celui des animaux, ainsi que les extraits des sucs des plantes. J’ai soumis également à  la méme réaction différentes formes cristallisées d’une seule et méme espèce de minerai. J’ai fait cette expérience en me servant du minerai le plus typique, notamment la pyrite.

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Jollivet-Castelot 1868 – 1937

La pyrite, cristallisée en cube, donna une décoloration de la substance dans laquelle elle fut plongée, c’est-à -dire une réaction masculine typique. La pyrite, cristallisée en octaèdre, étant plongée dans la substance, la colora, c’est-à -dire donna une réaction féminine typique. J’ai répété cette expérience avec onze minéraux différents, et j’ai toujours obtenu les mémes résultats surprenants.
Je n’ose pas affirmer que mes expériences aboutissent à  une conclusion définitive et immuable sur l’existence du sexe chez les minéraux, je ne fais que constater un phénomène remarquable, observé dans un cas donné. Après des expériences prolongées dans ce domaine, j’espère pouvoir prouver l’existence d’un système unique et harmonieux de classification de tous les organismes de l’univers entier, en catégories masculine et féminine en commençant par l’homme et en descendant jusqu’à  la pierre.

Depuis cette déclaration, personne n’a plus jamais entendu parler de Manouilov et ses expériences sont tombées dans l’oubli. Malgré tout, il serait intéressant de faire une étude critique des travaux du savant russe. Quelle était exactement la nature de son test ? Pourquoi donnait-il toujours de bons résultats avec les étres vivants ? Et surtout pourquoi donnait-il des réponses opposées pour deux formes allotropiques d’un cristal quand ces deux formes ont par ailleurs les mémes propriétés chimiques ?

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