Les fourrières à but lucratif au Québec, profits, cruauté et indifférence.

Une chambre à gaz pour animaux au Québec.  A cause de l’absence d’une véritable politique de stérilisation à grande échelle des animaux de compagnie, le Québec se ramasse avec un surplus d’animaux à faire adopter. L’euthanasie par piqure ou chambre à gaz  se pratique à grande échelle au Québec parfois dans des conditions douteuses.

Ces temps-ci, je ne suis pas fier d’être Québécois considérant le sort réservé aux animaux de compagnie dans ma province. Une véritable industrie de la mort animale existe au Québec à cause de l’incapacité ou de la non-volonté des autorités politiques de faire une campagne de stérilisation animale massive qui sauverait pourtant à la longue beaucoup d’argent et qui diminuerait le nombre d’euthanasies effectuées chaque année. Les fourrières à but lucratif et les usines à chiots profitent de ce laxisme et contribuent à la multiplication anarchique des animaux de compagnie et à la misère animale qui s’en suit.

 

Le statut quo devant les évidences

Le Québec dispose de peu d’outils pour redresser la situation, la loi provinciale et la loi fédérale sont désuètes et peu efficaces. La loi fédérale par exemple n’a pas été retouchée depuis 1892…  La loi provinciale P42 quant à elle est imcomplète, elle se limite à dire que tant que l’animal mange et bois, il n’y a pas trop de problèmes.  Elle limite le bien-être animal à très peu de choses.  On n’y parle pas de la problématique des usines  à chiots. Un ministère comme le MAPAQ est censé enquêter contre les cas de cruauté, mais dans une province qui considère la chasse aux phoques comme une chose acceptable dans une société civilisée et qui donne presque le statut de héros aux chasseurs de phoques, il ne faut pas se surprendre de la lâcheté du MAPAQ. Même l’Ordre des Vétérinaires du Québec ne collabore pas trop à l’amélioration de la situation. Elle a intérêt à ce que les frais vétérinaires soient au plus haut et ne parlons pas des frais de stérilisation. Comment faire une politique de stérilisation efficace à grande échelle si les frais de stérilisation ne sont pas baissés? L’Ordre des Vétérinaires du Québec, s’il a vraiment à coeur le bien-être animal plutôt que le profit, doit faire baisser le prix de la stérilisation à un prix modique. Au Québec plusieurs personnes abandonnent leurs animaux à la moindre maladie même bénigne à cause du prix exorbitant des visites chez le vétérinaire.

Ne parlons pas de l’immobilisme de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec dans le dossier.  Au moment présent où j’écris ces lignes, malgré les preuves évidentes de mauvais traitements envers les animaux dans une fourrière du Berger Blanc, le directeur de cet établissement, Pierre Couture est toujours libre comme l’air. Il s’est même permis de placer une mise en demeure contre une militante respectée en faveur des droits des animaux. C’est cela la justice québécoise en 2011, c’est un système érigé en mafia qui protège les bourreaux des animaux et stigmatisent ceux qui se portent à la défense des animaux.  Comment se fait-il que les responsables des abus au Berger Blanc n’aient pas déjà été traduits devant les tribunaux? Qui les protègent? Présentement, le directeur du Berger Blanc doit mourir de rire en voyant l’impuissance des amis des animaux combinée à la presque complicité des autorités politiques québécoises face aux pratiques criminelles qui ont lieu au Berger Blanc. Comme dans le cas de la chasse aux phoques, les Québécois semblent penser que si le gouvernement ne fait rien avec le Berger Blanc c’est que ça doit être correct. Ben non, ce n’est pas correct ce qui se passe là. Il y a aussi l’organisme ANIMA Québec qui ne semble pas en faire autant qu’il faudrait pour faire bouger les choses.

Travail de sensibilisation et militantisme pour les animaux

C’est un véritable scandale politique et cette paresse et hypocrisie des autorités politiques québécoises mérite d’être connue dans le monde entier. Disons les choses comme elles sont, il existe une industrie de la mort animale au Québec, et cette industrie perdure à cause de l’existence d’usine à chiots, de l’incompétence et de la cupidité des fourrières à but lucratif et disons-le, de l’irresponsabilité des Québécois  face à l’abandon des animaux. Le sport préféré des Québécois semblant être d’abandonner son animal dans son ancien appartement le 1er juillet lors de la grande période des déménagements.

Un immense travail de sensibilisation est à faire auprès du public autant qu’auprès des autorités. Malheureusement ce travail ne se fait pas étant donné que la culture politique québécoise laisse une place négligeable aux animaux. Quant ceux qu’on surnomme péjorativement «les animalistes» osent s’exprimer sur ces questions, on les regarde comme des personnes trop sensibles, des personnes gentilles mais un peu folles qui devraient s’occuper des personnes âgées, du Darfour, du gaz de schiste. Bref, on leur dit poliment de ne pas déranger le statut quo et que les chiens et chats, c’est «juste des animaux». Cela se traduit dans les lois où les animaux de compagnie sont considérés comme des biens dont le propriétaire peut disposer à sa guise. Il est souvent difficile de sévir contre les gens qui cause des souffrances aux animaux au Québec vu que dans la loi, il faut prouver qu’il y avait intention volontaire de causer des souffrances à un animal… Bref avec des lois si molles, les usines à chiots, fourrières à but lucratif, compagnies de promenade en calèches, rodéos, s’en donne à cœur joie et bien sûr c’est les animaux qui payent la note.   Par chance, vu que les animaux ne peuvent parler, une poignée de citoyens du Québec sont monté aux barricades pour défendre les droits des animaux et le champs de bataille de l’heure concerne les fourrières à but lucratif tel que le très tristement célèbre Berger Blanc. Nous reviendrons plus loin sur ce camp de la mort pour chien et chats, sur la selette depuis un reportage choc compromettant à Radio-Canada. Je voudrais saluer au passage l’engagement des comédiennes Patricia Tulasne et Joëlle Morin dans ce combat et qui se sont servis de leur visibilité pour tenter de faire avancer la cause animale au Québec. Elles ont mon respect tout comme les centaines de militants et militantes dont je ne peux citer tous les noms ici et qui bravent souvent des températures peu clémentes, pancartes à la main pour être la voix des animaux.

Un pauvre cheval dans un rodéo au Québec… Le Québec c’est aussi ça.

Le Québec paradis nord-américain de la cruauté animale

Les Québécois ont-ils une plus grande tolérance envers la cruauté faite aux animaux que les gens des autres provinces canadiennes et des États-Unis? Je n’en ai pas la certitude, mais l’organisation de protection des animaux Humane Society of the United States considère le Québec comme le paradis de la cruauté envers les animaux en Amérique du Nord. Il est vrai qu’en encourageant la chasse aux phoques alors qu’elle est condamnée à l’échelle internationale, le Québec part avec une bonne avance sur les autres régions du continent américain en frais de cruauté.  Mais s’il n’y avait que ça. Le Québec se distingue aussi des autres provinces canadiennes et des États américains par ses fourrières à but lucratifs qui sont un non-sens et ses nombreuses usines à chiots.  On vit dans certaines villes dans un système de fourrières à but lucratif où le profit prime sur l’objectif qui devrait être le bien-être animal. Il faut dire que la loi québécoise existante, considérant les animaux comme presque des meubles, ne favorise pas trop le respect animal. Les journaux québécois sont remplis d’histoires d’horreurs mentionnant des abus sur les animaux et surtout sur les faibles peines imposées aux contrevenants.

Fourrière à but lucratif versus fourrière à but non lucratif

Si dans le domaine du sort de la vie sauvage le bilan n’est pas vraiment glorieux pour le Québec, qu’on ne pense qu’à la chasse aux phoques ou à l’extermination graduelle des cariboux, le tableau est encore pire dans le domaine des animaux domestiques. Le Québec est le mouton noir de l’Amérique du Nord entière. La trace de la culture de consommation a laissé sa trace dans les moeurs des Québécois, spécialement dans le domaine des animaux de compagnie où le nombre d’abandons atteint des niveaux record. Tous ces animaux laissés à eux-mêmes aboutissent en fin de compte dans des fourrières qui peuvent être à but lucratif ou non lucratif. Si l’animal est chanceux, il aboutira dans un refuge ou dans une fourrière à but non lucratif comme la SPA. Les fourrières à but non lucratif offre en général un bon service aux gens et aux animaux, n’étant pas motivées  par l’appât du gain mais par le bien-être animal en premier lieu. Ces fourrières offrent presque toujours un service de stérilisation des animaux qui sont vendus pour adoption, ce qui contribue au contrôle de la surpopulation des animaux. La stérilisation préventive des animaux y est perçue comme une solution à la surpopulation animale moins cruelle que l’euthanasie.

Ce n’est pas le même service qui est offert dans les fourrières à but lucratif comme le Berger Blanc dont l’objectif principal est le profit au dépend du bien-être des animaux.  Les fourrières à but lucratif n’aide en rien à régler le problème de surpopulation des animaux errants dans les villes étant donné qu’elles ne mettent l’accent que sur l’euthanasie plutôt que sur la stérilisation préventive. Aussi ces fourrières à but lucratif vivent grâce à l’achalandage et donc nécessairement par la surpopulation des animaux, elles ont tout intérêt à ce que le problème de surpopulation animale ne soit jamais réglé pour que les affaires soient bonnes.

Dans la ville de Montréal (Québec) qui souffre d’un grave problème d’abandon d’animaux, le nombre d’euthanasies des fourrières à but lucratif ne suffit pas à régler le problème de surpopulation d’animaux domestiques. Au contraire, les entreprises comme le Berger Blanc roulent sur l’or grâce au nombre croissant d’abandons causé par l’irresponsabilité des Québécois, de la prolifération des usines à chiots et du nombre d’animaux non stérilisés en liberté. En fait le marché animalier québécois est tellement inondé d’animaux que les fourrières et refuges débordent. Le phénomène est accentué lors de la période des déménagements du premier juillet car plusieurs propriétaires d’appartements refusent que les locataires possèdent des animaux.

Le scandale du Berger Blanc

Le dossier de l’heure au Québec en matière animale est toute la question des fourrières à but lucratif du type Berger Blanc dont de nombreuses personnes, dont moi,  exigent la fermeture. Le Berger Blanc a fait l’objet d’une investigation en profondeur comme on a pu le constater dans l’émission « Enquête » de Radio-Canada difffusée le 21 avril mais n’est qu’un exemple des carences qu’ont les fourrières à but lucratif. D’autres fourrières à but lucratif sont aussi dans la mire des défenseurs des animaux, comme l’Inspecteur Canin qui semble utiliser une éthique douteuse comme de donner des chats non stérilisés en échange de l’achat d’un sac de nourriture…  L’investigation de l’émission « Enquête » de Radio Canada du 21 avril a permis de soulever de sérieuses inquiétudes sur l’éthique de ces fourrières à but lucratif envers les animaux. D’ailleurs le vidéo ci-haut montre sans l’ombre d’un doute que la fourrière le Berger Blanc devrait être fermée et qu’une enquête criminelle devrait être ouverte sur ses pratiques. Il n’est pas normal de telles pratiques existent en 2011 dans une province qui se dit civilisée. On tombe aussi bas que les horreurs lors de la chasse aux phoques. Dans le vidéo que vous pouvez visionner, le directeur du Berger Blanc semble ne pas être au courant de ce qui se passe, mais comment un directeur ne peut pas être au courant de ce qui se passe dans son entreprise alors que des plaintes envers les manières de faire du Berger Blanc existent depuis aussi loin que 2003? Un agent infiltrateur mandaté par la SPA a d’ailleurs pu remarquer que les euthanasies étaient pratiquées par du personnel incompétent et causait des souffrances inutiles aux animaux. De plus dans certains cas, il semble que des animaux étaient encore vivant quant ils étaient jetés dans les back de récupération de plastique après les euthanasies. Ce qui laisse penser que certains animaux sont peut-être enterrés vivant.

Parmi les nombreux griefs envers le Berger Blanc et son directeur Pierre Couture, On parle de cages trop petites pour certains animaux, d’animaux perdus qui sont euthanasiés ou vendus rapidement sans que des vérifications sérieuses soient effectuées pour que les propriétaires puissent récupérer leurs animaux. On peut aussi questionner la méthode d’euthanasie du Berger Blanc qui semble ne pas être faite par un vétérinaire attitré mais par une personne incompétente de surcroît, ce qui a choqué l’Ordre des vétérinaires du Québec qui a pu prendre connaissance des images. L’individu en question aurait été congédié, mais la question à se poser est pourquoi le directeur ne vérifie pas plus ce qui se passe dans son établissement? Pourquoi un agent infiltrateur aurait trouvé plein de pratiques suspectes en seulement quelques semaines alors que le directeur du Berger Blanc en plusieurs années n’aurait rien remarqué? Le plus scandaleux est l’immobilisme des autorités politiques québécoises qui à date, n’ont rien fait de sérieux pour faire fermer le Berger Blanc.

Euthanasie par compassion et massacre d’animaux abusif.

Nous devons faire la distinction entre euthanasie par compassion et massacre d’animaux abusif. On parle d’euthanasie par compassion le fait d’infliger la mort à un animal dans le cas où celui-ci est malade et ne peut être guéri ou bien quant il est gravement blessé et qu’il faut mettre fin rapidement à ses souffrances. Ce genre d’euthanasie se voit souvent chez le vétérinaire, moins dans les fourrières. Les fourrières à but lucratif utilise une méthode qui ne peut s’appeler « euthanasie »  étant donné qu’on a affaire dans la plupart des cas à des animaux jeunes, en pleine santé et sans problèmes de comportements. C’est un véritable gaspillage de tuer des animaux qui ne demande qu’à vivre et qui pourraient avoir de longues années devant eux tout en rendant des personnes heureuses.  Ce qui se passe dans les fourrières à but lucratif comme le Berger Blanc, c’est davantage un massacre d’animaux abusif que de l’euthanasie pour atténuer les souffrances. Il est symptomatique de constater qu’alors que la stérilisation est coûteuse au Québec,  « l’euthanasie » elle, est gratuite dans les fourrières…  Ce ne serait pas plus responsable d’inverser ces coûts?

Les usines à chiots

Les autorités politiques québécoises semblent tolérer les abus et la cruauté contre les animaux dans les fourrières à but lucratif car en date de ce 6 juin, le Berger Blanc continue ses activités en toute quiétude et aucunes procédures judiciaires ne semblent avoir été prises contre Pierre Couture le directeur du Berger Blanc. On ne fait pas grand-chose non plus pour combattre la multiplication des usines à chiots qu’on estime à plus de 2,000 dans la Belle Province. Les propriétaires de ces établissements de reproduction peuvent posséder des centaines de bêtes sans permis. Il est consternant de voir la multiplication des usines à chiots alors qu’on parle d’un problème de surpopulation animale majeur au Québec. On ne peut mettre sur pieds une politique de contrôle animalier efficace sans fermer tous les robinets en même temps. Les fourrières, les refuges et les rues débordent mais malgré cela, les usines à chiots inondent le Québec de nouveaux animaux promis à un triste destin dans la plupart des cas. Pour résumer le concept rapidement, disons que c’est des centres de reproduction de chiots dont le but est de fournir les animaleries, laboratoires, annonces classées. L’objectif étant la rentabilité, les chiennes sont littéralement violées et en gestation aux six mois toute leur vie. Quant elle ne peuvent plus se reproduire elles se ramassent à un endroit sympathique comme le Berger Blanc pour les récompenser d’une vie de souffrance pour enrichir des personnes  cupides et sans respect pour les animaux.

Le problème des abandons

Selon la comédienne et militante Patricia Tulasne, environ 500,000 animaux de compagnie sont abandonnés au Québec chaque année comparé à 100,000 en France.  Faut-il rappeler que la population de la France était estimée à  65,8 millions d’habitants au 1 janvier 2011 comparé à une population de seulement 8 milllions d’habitants pour le Québec? Comment expliquer un tel écart? Ce qui caractérise le plus les Québécois, c’est le manque de responsabilité à long terme vis-à-vis des animaux qu’ils adoptent. Alors que des animaux  comme le chien et le chat ont une espérance de vie de plus de 10 ans,  le Québécois moyen ne conserve son animal que 19 mois… Si on considère que la grande région de Montréal compte 3,6 millions d’habitants et que 40-50 % des Montréalais ont un animal domestique, ça donne une idée du roulement infernal dans les refuges et fourrières. Plusieurs Québécois n’achètent pas un animal dans le but de le garder jusqu’à sa mort. On achète un animal pour s’amuser et souvent, trop souvent même, les gens se départissent de leurs animaux dès qu’un problème survient. Le chien acheté attrape une maladie digestive ou de peau (ex: la gale) et on s’en débarrasse comme un article électronique défectueux sans aucun remord. Pourquoi payer un vétérinaire à 300$ quant il y a une multitude d’autres animaux à 20$ sur Kiiji ou autres sites d’annonces classées?

L’animal devient alors un bien de consommation à date d’expiration variable qu’on garde tant qu’il procure du plaisir mais on s’en débarrasse dès que se présente un désagrément, une maladie bénigne ou une lassitude. J’ai connu un voisin qui s’est débarrassé de son chien parce qu’il ne le trouvait pas « assez obéissant » alors qu’il n’a pas fait grand chose pour lui inculquer une discipline quelconque. Alors que le pauvre chien jappait, l’éducation de l’animal séquestré dans une niche se résumait à « Ferme ta gueule criss! ». Il y a aussi l’épidémie  «d’allergie aux animaux» quant un gars amènage avec une fille dans le même appart. Tout est bon pour se débarasser du chat de sa blonde qui nous vole de l’affection. Bizarrement le même gars va ensuite au rodéo voir des animaux se faire brutaliser les jours suivants sans aucun problème d’allergie.

Il y a la période des déménagements du 1 juillet au Québec qui amène une grande augmentation des abandons d’animaux parce que plusieurs propriétaires refusent les animaux. Mais c’est aussi une occasion pour des propriétaires d’animaux peu scrupuleux de se débarrasser de leur meuble vivant sur 4 pattes… Dans plusieurs pays, l’abandon d’un animal dans un logement laissé vacant est puni par la loi mais pas ici, c’est considéré juste comme un meuble oublié… Les Québécois sont devenus les champions du monde pour se trouver des excuses pour se débarasser de leurs animaux. Bref, il y a un énorme travail de sensibilisation à faire auprès du public québécois et c’est les autorités politiques provinciales et municipales qui ont les ressources et la visibilité pour faire ce travail. De faire en sorte que l’animal domestique soit de moins en moins perçu comme un code barre mais plutôt comme un être vivant ayant le droit de vivre et de mourir dignement. Le respect de la vie doit prédominer sur la mort et la stérilisation doit être acceptée comme une alternative meilleure que l’euthanasie dans le contrôle animalier.  Sans nécessairement viser le «0 kill», il faut au moins viser des chiffres comparables à ceux de Toronto et Calgary. Au Québec sur les 500,000 animaux abandonnés par année, 80% de ceux-ci finissent euthanasiés faute de gens pour les adopter. Malgré cette abondance d’animaux disponible pour adoption dans les refuges et fourrières, les gens continuent d’acheter des animaux dans les animaleries (Pet-Shop) provenant souvent d’usines à chiots, donc encourageant la « production » de nouveaux animaux.

Le problème de la surpopulation

Alors que le Québec croule sous les animaux domestiques en disponibilité, les animaleries (Pet-Shops) et usines à chiots augmentent le nombre d’animaux domestiques en circulation alors que les refuges pour animaux et les fourrières débordent. Il faut ajouter que des milliers d’animaux non stérilisés se promènent dans les rues du Québec, ce qui rend la situation quasi incontrôlable vu que par exemple, seulement 2 chats non stérilisés peuvent engendrer une descendance de milliers de chats en quelques mois à peine. Les refuges ont beau déployer des efforts pour sauver le maximum d’animaux et favoriser des adoptions, tant qu’il n’y aura pas une politique de stérilisation à grande échelle à prix modiques des animaux domestiques, le Québec vivra une surpopulation d’animaux de compagnies avec les conséquences que l’on connaît: misère animale, abandons, mauvais traitements, euthanasie à grande échelle.

On ne peut pas dire que l’Ordre des Vétérinaires du Québec fait grand-chose pour faire baisser la population animale. Les coûts pour faire stériliser un animal sont supérieur à ce qui se fait ailleurs en Amérique du Nord, ce qui encourage nullement les gens à faire stériliser leurs animaux. Il n’est pas normal que dans la situation actuelle de surpopulation, les fourrières à but lucratif vendent encore des animaux non stérilisés. C’est irresponsable et cela va l’encontre d’un contrôle animalier efficace. L’euthanasie ne peut être considéré comme une manière bonne de faire du contrôle animalier, c’est davantage un aveux d’échec, la solution paresseuse et facile. Malgré le nombre incroyable d’euthanasies à Montréal à chaque année, la situation de surpopulation reste inchangée parce le principal problème est la reproduction des animaux dans les ruelles et dans les usines à chiots. Les fourrières à but lucratif vont jusqu’à encourager ce problème en fournissant parfois des animaux non stérilisés pour la reproduction dans les usines à chiots, ce qui fait tourner la roue de la misère animale.

Le Québec est la seule province canadienne qui tolère les fourrières à but lucratif et les usines à chiots. Les autres provinces canadiennes ont des politiques animales plus efficace. Par exemple, à  Calgary et Toronto le chiffre moyen d’euthanasies d’animaux de compagnie est d’environ 4000 par an tandis qu’à Montréal on est rendu dans les 34 000 euthanasies par an. Pourtant Toronto et Montréal sont des villes de même taille. Comment expliquer un tel déséquilibre dans les données?

 

Le cercle vicieux des abandons, une machine infernale qui enrichie les fourrières à but lucratif .

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