Limites de la Science a expliquer le Monde

A tout ceux qui avaient pressenti, a l’école, que l’usage des mathématiques traditionnelles leur serait limité; avaient-ils entrevus que ca ne les aideraient pas, non plus, au delà d’une certaine limite, a mieux comprendre la vie et le monde ?

« L’infini est une notion mathématique qui n’a pas d’équivalent dans le monde physique. Soutenir que notre Univers serait « infini » est absurde car cela ne signifie rien en réalité. Toute théorie physique implique des nombres, en tant que tels forcément répartis sur un intervalle fini. Par conséquent un univers infini, situé hors du domaine de la mesure, s’exclut ipso facto du cadre de la physique. »

Christian Magnan

Notre système de connaissance s’est construit dans l’histoire grâce a des personnages marquants; chacun d’entre eux a influencé le cours de la science, et donc la perception des gens sur le monde. La civilisation occidentale actuelle fût bercée d’apports très divers et variés, provenant d’une source commune et de siècles de développement, puis la construction des actuelles nations fût proportionnelle dans le temps à l’institutionnalisation d’une culture solide et d’un système de valeur et de pensée.
Il serait logique de penser que ces systèmes sont le fruit de nos sens, et le prolongement d’une pensée commune. Mais force est de constater que la complexification et la spécialisation d’une discipline éloigne la science d’un tronc commun et immuable de logique dans son sens le plus stricte de Logos. La religion aidant a édifié une vision moraliste faussement bipolaire, le Cartésianisme émergeant termina de dissocier les champs d’études de l’homme, jusqu’à aujourd’hui ou, ce que l’Homme appelé  »science » soit devenu un enchevêtrement de lois, de compléments et d’exceptions.

Avec le temps, finalement, la pensée initiale et fondamentalement juste d’un grand génie a pût être reprise et travaillée, prolongée, s’éloignant peu a peu d’une réalité observable et œcuménique. Les générations se succédant, sur les bases de leurs ancêtres, les connaissances sont peu à peu devenues des acquis.

Il nous apparaît que les failles, que nous trouvons à la base des systèmes de connaissances tels que les mathématiques, sont véritablement des portes ouvertes vers d’autres façons de penser. Ces failles sont une forme de démonstration qu’une autre voie existe; un chemin d’analyse qui serait un pont entre l’esprit humain et les lois naturelles étendues.

Les physiciens et les mathématiciens proposent des théories temporaires que les contradictions infirment. Un étudiant posa un jour une question au logicien anglais Bertrand Russell : «Prétendez-vous que de 2 + 2 = 5, on peut déduire que vous êtes le pape?» «Certainement, répliqua le grand logicien… Réfléchissez un peu. Supposons que 2 + 2 = 5. En soustrayant 2 de chaque côté du signe égal, on obtient que 2 = 3. Par symétrie, on a aussi que 3 = 2 et, en soustrayant un de chaque côté, 2 =1. Maintenant le pape et moi nous sommes deux, mais, puisque 2 = 1, le pape et moi ne sommes qu’un, et donc je suis le pape.»

Il convient de citer Russell dans son introduction a la philosophie mathématique;

« Observons maintenant que l’intention est de prendre l’argumentation pour valide en raison de sa forme et non pas à cause des termes particuliers qui s’y trouvent. (…) Lorsque, comme ci-dessus, l’argumentation est formelle, rien ne dépend des termes que l’on y rencontre. Ainsi nous pouvons mettre à la place des hommes, b à la place de mortels et x à la place de Socrate, a et b étant des classes quelconques et x une individualité quelconque. (…) Il est certain que, si le raisonnement formel est ce que nous visons, nous arriverons toujours, en dernier ressort, à des affirmations dans le genre de la précédente dans laquelle ni choses ni propriétés réelles ne sont mentionnées. »

La philosophie des sciences permet de se questionner sur la légitimité de telles failles conceptuelles. Au delà d’une simple exception, il s’agit ici d’une unique contradiction pourrait  »symboliquement » bouleverser plus de 30 siècles de spéculations scientifiques. D’ou cela vient-il ? Pourquoi ne pouvons-nous pas définir une réalité observable de façon parfaitement numérique et mathématique ? Des générations entières brillants mathématiciens, se spécialisant dans la matrice de fonctionnement d’un domaine de compétence, apprendraient ainsi avec eux les limites fonctionnelles et systémiques, les intégrant dans leur propre système de pensée pour développer ainsi l’expérience scientifique d’un unique point de vue, spécialisé et étendu a l’infini, avec toute les limitations qu’il comporte…..

Ainsi, les mathématiques, dans un contexte référentiel numérique ne peut desservir QUE des raisonnements compris dans ce contexte, et non pas correspondant a une réalité physique potentiellement différente de cette réalité…. Les explorations, au-delà de notre planète, mettent de fait en avant des théories quantiques faisant intervenir des ponts d’unification pour expliquer certains résultats. Pour les sceptiques;

Si on pose : x = 0, 9999, alors : 10 x = 9, 9999… 10 x – x = 9,9999… – x9 x = 9,9999… – 0,9999… 9 x = 9 x = 1d’où : 0,99999… = 1

Le dénonciateur connu de cette limitation est Gödel, qui répondra a l’interrogation de Cantor appelé le  »paradoxe du continu ».

Est-il possible de concevoir un infini entre deux infinis d’ordre successif ? Gödel, dans la logique de son théorème d’incomplétude statuera que c’est à la fois vrai et faux…. autrement dit, que la réponse est indécidable.

Indécidable…. Comment nos semblables, nos parents, nos enfants, peuvent-ils raisonnablement accepter qu’un domaine d’étude, à la base de notre mode de vie ne puisse décider d’un état ? Dans nos meubles, notre voiture, notre travail, nos discussions et notre centre d’intérêts, dans toute notre culture, toute notre vie, il y aurait donc un, ou plusieurs états, que notre science civilisatrice ne pourrait pas considérer ?

L’expérience de Schrödinger, par exemple, mettrait-elle le doigt sur un problème de mesure et d’une nécessité d’ouverture des champs de la physique ? La mécanique quantique repose sur des amplitudes de probabilité. Ces fonctions d’ondes peuvent dés lors, se trouver en combinaison linéaire donnant alors lieux a des  »états superposés ».

La ou tout se corse, c’est lorsque la mesure elle-même semble perturber le résultat de cet état; par exemple, un état superposé corresponds a un atome a la fois intact et désintégré. La simple observation fait changer la probabilité de ces états; l’atome a la fois intact et désintégré par exemple, se voit couplé à une probabilité de désintégration dans un intervalle de temps donné.

Cet état est dû a la simple observation et, a l’échelle d’un chat, la théorie veut qu’une probabilité de  »vie  » ou de  »mort » devienne dés lors un état de chat  »mort et vivant ».

Et si, ce qu’il convient d’appeler notre Ultra-spécialisation, nous avait fait oublier de regarder de façon plus large ? La science omet-elle des localités à travers une traduction de concepts euclidiens ? Définit-on ce qu’est une voiture en analysant uniquement sa carrosserie ? Peut-on prétendre affiner ses résultats en spécialisant cette analyse, ou en regardant ailleurs …..

Voici peut-être une piste.

Il convient de se reporter à la vision pythagoricienne de l’univers comme un des socles de notre conception géométrique et mathématique moderne. Bien des concepts sont issus de son Œuvre. Essayons de mettre en relief la logique d’imbrication des états.

La théorie des sphères, d’origine Pythagoricienne, veut que l’Univers soit compréhensible en terme d’harmonie; on distingue trois types d’harmonie des sphères;

  • Dans le premier type, la musique de l’univers se compose d’une échelle montante ou descendante qui procède par degrés conjoints, et dans laquelle les intervalles sont définis par les distances entre planètes.
  • Dans le second type, il s’agit également d’une gamme procédant par intervalles conjoints d’un demi-ton ou d’un ton, dans laquelle les intervalles entre planètes sont définis par la vitesse respective des planètes
  • Enfin, le troisième type d’harmonie des sphères repose sur une interprétation du fameux passage du Timée dans lequel Platon décrit la fabrication des proportions de l’Âme du Monde par le Démiurge.

L’harmonie des sphères considère donc différent niveaux; par analogie avec le simple fonctionnement humain, l’harmonie prend en compte l’état primaire des informations -début de l’apprentissage de l’être-, puis celui de la mise en forme de cet état, la communication, l’expression de l’être.

Lors de la réalisation de l’être, ces deux états confondus deviennent une entité guidée par une force supérieure coordonnant la marche œcuménique des harmonies individuelles dans une globalité. Dans ce rapport d’harmonie, chaque moment d’expérience est une expérience en soi.

Cette théorie, occultée par des découvertes distinctives plus vendeuses, a le mérite de mettre en avant d’autres possibilités dans lesquelles l’interprétation d’un état ou d’un résultat est totalement différente de celles de notre actuelle sacro-sainte science. Il montre la possibilité d’un référant évolutif, et pose en terme d’harmoniques son  »potentiel » et son état.

Pour considérer plus sérieusement des idées, développées par nos ancêtres de civilisations disparues, il faudrait réapprendre à considérer les choses dans leur ensemble. A l’heure ou l’homme a consommé 30% de ses réserves naturelles en 30 ans, ne semble t-il pas logique de s’éloigner de son ego scientifique pour se rapprocher d’une Connaissance plus naturelle et unifiée ?

a l’école, que l’usage des mathématiques traditionnelles leur serait limité; avaient-ils entrevus que ca ne les aideraient pas, non plus, au delà d’une certaine limite, a mieux comprendre la vie et le monde ?

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