Londres, ville maçonnique

Alors que Dan Brown recherche le symbolisme maçonnique dans Washington, nous allons voyager dans le Londres maçonnique, sur une piste qui passe par Isaac Newton et Jack l’Eventreur, la Cathédrale de St. Paul et Canary Wharf…

David Hambling Novembre 2009

Le dernier roman de Dan Brown envoie le « symbologiste » Robert Langdon dans une nouvelle quête. Après ses démêlés avec le Prieuré de Sion et les Illuminati, il poursuit les Francs-Maçons ; et une fois encore sa chasse au trésor l’amène à rechercher des indices dissimulés dans le paysage urbain. Dan Brown est fameux pour son approche libre de l’Histoire, la précision à la seconde place derrière le suspens. L’action se déroule dans un Washington, plein de connexions maçonniques. Mais Brown aurait mieux fait de commencer aux racines de la Franc-maçonnerie dans la City de Londres.

La City, ou Square Mile, c’est l’histoire et la mythologie concrétisée, remontant à la célèbre Pierre de Londres [1]. Les fondations remontent à l’époque pré-romaine, mais c’est le projet de reconstruction, qui fut mis en place après le Grand Incendie de 1666 qui a eu la plus grande influence sur la City, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il a donné à Londres sa forme actuelle, fut à l’origine de ses plus grands monuments. A l’encontre de l’étalement chaotique, qui avait eu cour pendant des siècles, la reconstruction fut réalisée en suivant un plan général. On prétend que c’était simplement une tentative de construire en suivant des lignes plus ordonnées et plus « rationnelles », mais lorqu’on gratte la surface, les aspects ésotériques, maçonniques, et même magiques de la City sont révélés.

La Pierre de Londres

Nous voyons le 17 ème siècle comme une période de progrès scientifique où le rationalisme s’est libèré des errements de la superstition. Pourtant, cette rationalité prit des formes diverses et la géométrie sacrée, la numérologie et l’astrologie étaient tout aussi respectable que l’astronomie et la chimie. La quête des cles de l’Univers était lancée. Bien que nous pensions aujourd’hui que la science nous fournira les réponses, à cette époque, l’occulte exerçait une égale attraction pour les lettrés, c’est quelque chose nous pouvons voir dans leurs œuvres.

Les Francs-Maçons apparaissent au moment du grand projet de reconstruction. Ils étaient le groupe de chercheurs de l’ultime connaissance le plus tardif, suivant de peu les traces du « Collège Invisible’ des Rosicruciens, qui étaient soit une conspiration, soit une société secrête impénétrable ou un canular, selon qui vous croyez. Fondée en 1660, la Société Royale, une organisation toujours importante de nous jours, date de cette époque et elle est considérée conne une extension du Collège Invisible. Fondée 1660 en tant que Société Royale pour le Développement de la Connaissance Naturelle, elle s’occupait d’alchimie et d’astrologie comme nous nous occuperions de science de nos jours. Il y avait une importante interpénétration entre la Royal Society, les Francs-Maçons et même des groupes plus secrets comme le Cabala Club.

Le grand architecte du nouveau Londres fut bien sûr Sir Christopher Wren, astronome, géomètre, membre fondateur de la Royal Society, membre du Parlement et architecte. Il semble aussi avoir été Franc-maçon. Le 18 mai 1691, l’antiquaire et biographe John Aubrey notait : « Ce jour…il y a une grande réunion de la fraternité des maçons adoptés à l’église de St Paul, où Sir Christopher Wren doit être reçu frère. »

Certain disqualifie ceci en rumeur, puisqu’ Aubrey répetait simplement ce que lui avait un certain William Dugdale. Pourtant, la théorie est soutenure par une ancienne tradition de la Loge Maçonnique « Antiquité n° 2 » qui indique que Wren était Maîte de la Loge, et pour beaucoup de Franc-maçons, son appartenance à la Maçonnerie est évidente dans ses réalisations, particulièrement dans son grand monument : la Cathédrale St Paul.

Cathédrale St Paul

Avec Wren travaillaient deux personnes remarquables : John Evelyn et le fameux Nicholas Hawksmoor. On surnommait ce dernier « l’architecte du diable » et ses références maçonniques ne sont pas mises en doute. L’adhésion de Hawksmoor fut enregistrée en 1691, quand il devint l’assistant de Wren. Il y eut d’autres Maçons reconnus dont John James, le second inspecteur nommé au côté de Hawksmoor et Nathaniel Blackerby, trésorier de la commission pour la construction de nouvelles églises

La Nouvelle JERUSALEM

Pour les constructeurs du nouveau Londres, la ville était la Nouvelle Jérusalem. Rome était aux mains des catholiques, alors Londres devait lui succéder comme capitale de la vraie foi. C’était renforcé par la croyance populaire qui prétendait que les Anglais étaient les descendants des Tribus Perdues d’Israël, qui disparurent dans l’ouest après la destruction de leur royaume en 722 av JC. Le londonien Willian Blake, qui avait tendance à employer l’imagerie maçonnique, se faisait le plus l’écho de cette idée quand il écrivait sur la Jérusalem qui serait construite ici dans quelques décennies. Cette croyance était une pour ceux qui pensait que la Grande Bretagne devait être un empire global, un vrai successeur à Rome, avec une capitale temporelle et religieuse en rapport.

Plusieurs concepts ont été proposés pour le plan des nouvelles rues. Tous abolissaient le dédale de petites rues de ruelles, et tous imposaient une sorte de régularité. Certains, comme ceux proposés par le cartographe Richard Newcourt, étaient de simples grilles. Mais Wren et Evelyn avaient des idées plus complexes, que le plan d’Evelyn avait une ressemblance marquée avec le Sephirot ou Arbre de Vie de la Kabbale mystique, «le meilleur hiéroglyphe de l’univers connu et inconnue. » La Kabbale avec son approche mathématique et géométrique était un sujet populaire chez les philosophes ésotéristes de l’époque, certains aspects ont été intégrés dans la Franc-maçonnerie

Evelyn avait précédemment écrit qu’un arrangement soigné de l’environnement pouvait « influencer l’âme et l’esprit de l’homme et le préparer à converser avec les bons anges ». Dans la Kabbale, les anges sont les messagers entre le monde physique et le monde métaphysique.

Dans les faits, des considérations pratiques ont restreint le grand remodelage de Londres à des changements plus modesties. Mais alors qu’ils ne pouvaient détruire les rues comme ils voulaient, les architectes de Londres ont réorganisé les lieux de culte en fonction de leur plan. Wren a réaligné l’axe de St Paul afin qu’elle soit à 2000 coudées (914m) de Temple Bar à l’ouest et à la même distance de St Dunstan –in-the-East dans l’autre direction. St Georges-in-the-East de Hawksmoor est à 2000 coudées du Mur de Londres, St John Horselydown fut placé à 2000 coudées du Monument et St Mary Woolnoth de Hawksmoor est à la même distance de son église Christ Church Spitafields.

Christ Church

La mesure de 2000 coudées est utilisée dans Le Livre des Nombres dans ses règles pour établir les plans de la ville. « Mesures de la ville de l’extérieur au côté est de 2000 coudées ». Cette mesure se trouve dans les études modernes de géométrie sacrées depuis 1622. John Wilkins, vicaire de St Lawrence Jewry et premier secrétaire de la Royal Society l’a convertie en mesure moderne, créant la mesure essentielle pour la Nouvelle Jérusalem.

L’ARCHITECTE DU DIABLE

On se rappelle de Christopher Wren comme le Chef-Architecte du Londres moderne, mais son assistant Nicholas Hawksmoor le surpasse dans les cercles occultes grâce à ses 12 églises construites conformément à la loi de 1711/ Celle-ci créent une cassure avec le style gothique traditionnel et elles introduisent un vocabulaire géométrique étranger d’obélisques, de pyramides et de cubes. Son supposé intérêt lugubre pour les cultures païennes et les cultes préchrétiens ont contribué à noircir sa réputation.

Les églises d’Hawksmoor sont basées sur un schéma d’intersection d’axes et de rectangles qu’il décrit basé sur les « règle des Antiques ». Son œuvre emprunte à l’Egypte, à la Grèce et à Rome, toutes révéré par les Francs-Maçons, et souvent de manière importante. La nef de St Georges de Bloomsbury est un cube parfait, avec une tour en forme de pyramide. Sept des clés de voute sont décorées de flammes, la huitième présente le nom hébreu de Dieu à l’intérieur d’une plaque triangulaire entourée par un soleil, le symbolisme de celui-ci reste obscur.

L’Eglise de Ste Mary Woolnoth est basée sur le concept d’un cube à l’intérieur d’un cube. C’est la représentation de la quadrature du cercle depuis les temps anciens, ce qui nous ramène aux proportions idéales de l’homme de Vitruve de Leonard de Vinci… et bien sûr aux Franc-maçon. [2]

St Mary Woolnoth

Mais c’est l’alignement des églises d’Hawksmoor, plus que leur architecture, qui a provoqué les spéculations, en commençant par le long poème en prose de l’écrivain Iain Sinclair: Lud Heat, 1975. Il y décrit comment les églises de Hawksmoor forment des triangles réguliers et des pentacles, et « Gardent, marquent et pèsent » sur les sources de pouvoir occulte de la ville. Sinclair fournit même des cartes pour prouver les alignements, qui sont un signe clair de l’affiliation satanique d’Hawksmoor.

Sinclair a été le premier à relier les églises d’Hawksmoor avec certains des crimes les plus choquants de l’Histoire de Londres, les meurtres largement oubliés aujourd’hui de Ratcliffe Highway en 1811 et les tueries de Jack l’Eventreur en 1888. Sinclair suggère que l’influence maligne de Christ Church de Spitafields est si grande qu’elle attire les actes sombres dans sons voisinage.

Le thème fut repris dans le roman de Peter Ackroyd Hawksmoor en 1985, qui passe de la reconstruction de Londres après le Grand Incendie à un cas moderne de Serial Killer. Ackroyd, un grand érudit de Londres, nomme de façon ludique son détective moderne Hawksmoor, alors que le livre de l’architecte du 17 ème est de Nicholas Dryer.

L’idée qu’Hawksmoor est un manipulateur des forces occultes, a été affinée dans un roman ambitieux d’Alan Moore: From Hell. Il s’agit d’une théorie du complot unifiée, reliant Hawksmoor, les Franc-maçon et les meurtres de l’Eventreur. Les meurtres de l’Eventreur dans cette version, sont commis par le médecin personnel de la Reine Victoria pour cacher un enfant illégitime conçu par son petit fils, le Prince Albert, Duc de Clarence.

Moore puise dans un précédent volet de la « ripperologie » liant les meurtres aux Franc-maçon. Le serment de secret prêté par les Franc-maçon comprend une description très colorées des sanctions supposées, dont la mention de l’égorgement et la déclaration « Que mon sein gauche soit arraché, que mon cœur et mes organes vitaux soient retiré et jeté au-dessus de mon épaule gauche » et « que mon corps soit sectionné en deux par son milieu ». Les Franc-maçon insistent pour dire que ce serment est symbolique et que les sanctions n’ont jamais été infligées à un parjure. Nombre de commentateurs, pourtant, ont suggéré que la manière dont les victimes de l’Eventreur étaient mutilées était proche de ces blessures spécifiques.

Stephen Knight est allé encore plus loin dans son livre « Jack l’Eventreur: La Solution Définitive » en 1976. Des graffiti trouvés à proximité de deux des meurtres indiquaient : « Les Juwes ne sont pas des hommes qui seront blâmés pour rien. » Knight fait valoir que « Juwes » n’est pas une faute d’orthographe de « Jews » (Juifs), comme souvent évoqué, mais que c’est en fait un terme maçonnique faisant référence à Jubela, Jubelo et Jubelum. Ce sont trois meurtriers dans la légende maçonnique qui sont lies aux sanctions sanglantes énoncées dans le serment. Le livre de Knight fut lapidé (peut-être une éventration) par les autres experts de l’Eventreur, même s’il s’est révélé influent, inspirant de nombreux livres et films.

Même si les meurtres de l’Eventreur son tune sorte de mise en acte des penalties maçonniques, ça ne contribue pas à résoudre l’affaire. Furent-ils un avertissement, ou avaient-ils un rôle symbolique ? L’Eventreur était-il un Franc-maçon fou? Ou tout comme l’a suggéré Sinclair, est-ce l’influence noire des schémas architecturaux d’Hawksmoor?

DERRIERE LE MASQUE DE LA RAISON

L’obsession de la géométrie mystique ne se cantonne aux lieux de cultes. John Byrom était un autre Franc-maçon, géomètre, membre du Cabala Club (et inventeur d’un système de sténographie) de la même période que Wren et Hawksmoor. Une collection de dessins détaillés a récemment été découverte dans ses papiers, suggérant que les bases géométrique et astrologiques n’étaient pas réservées aux nombreuses églises de Londres mais concernaient également les ses principaux théâtres. [3]

L’influence maçonnique sur Londres ne s’est pas arrêtée après le Grand Incendie. Au début du 19ème siècle, la Franc-maçonnerie a bénéficié d’une période de popularité. Le Prince Auguste Frédéric, Duc du Sussex, sixième fils de Georges III, devint le premier Grand Maître de la Grande Loge Unifiée d’Angleterre. Le secret s’est relâché et parmi les Franc-maçon célèbres de cette époque, on compte le Duc de Wellington et l’architecte Sir John Soane.

Soane était comme il le convient à un Maçon, le fils d’un maçon. On trouve dans son œuvre la Banque d’Angleterre, peut-être le symbole le plus significatif de pouvoir dans le nouveau siècle. Les travaux de Soane sur la Banque se sont poursuivis pendant 45 ans et il en parle comme  » l’orgueil et la fierté de ma vie »

Bank of England

Une banque doit donner une image de solidité et de stabilité, et l’immeuble de la Banque d’Angleterre conçu par Soane, une véritable cathédrale de la finance, fait cette impression. Après une période agitée durant les années 1790, l’institution a retrouvé sa réputation au milieu des bouleversements globaux. Comme l’Histoire récente l’a encore prouvé, la confiance des investisseurs est capitale, et la perdre signifie une chute catastrophique (atténué seulement par un éventuel renflouement du gouvernement).

L’édifice de la Banque, conçu par Soane, fut démoli dans les années 1920, un acte décrit par les historiens de l’architecture dont Nicholas Pevsner de « plus grand crime architectural, dans la City de Londres du vingtième siècle. Seuls restent les murs extérieurs. Après la démolition, la Banque a connu sa plus grande crise lors de la Grande Dépression, une punition adaptée peut-être.

Un des autres chefs d’œuvres de Soane est Frémissons Hall à Great Queen Street, lieu de rencontre de centaines de Loges, et siège du Grand Temple. Même les Maçons admettent que son incarnation actuelle recèle une masse de symbolisme ésotérique qui ne peut être pleinement compris que des initiés. Dans un esprit d’ouverture, le Hall est maintenant ouvert au public avec de fréquentes visités guides.

Free Mason Hall

Soane a également laissé un monument dédié à lui-même, transformant sa maison et son atelier en un remarquable musée qui révèle ses préoccupations éclectiques, expérimentales, capricieuses et par dessus tout d’illusionniste. Une fois de plus derrière le masque de la conception rationnelle, se cache le fantaisiste.

L’OEIL DANS LA PYRAMIDE

On comprend mieux de nos jours l’impact que les édifices peuvent avoir sur les gens qui les habitant, et Londres a encore de nombreuses sinistres tour de béton qui nous rappellent qu’un paradis d’architecte peut devenir l’enfer de ses habitants. Alors que de nos jours, il y a plus d’étude sur les effets psychologiques de notre environnement, ce n’est pas pour autant la fin des hommes en blouse blanche. Et c’est là, extrémité la plus surréaliste, que la psycho géographie arrive.

L’Association Psycho géographique de Londres est décrite par Wiklipedia comme « une organisation largement fictive ». Son travail qui a été salué par Ian Sinclair, consistent largement en de grandioses proclamations et en appels à une révolution psycho géographique:

« L’intégration d’espace psycho-sociaux non euclidiens dans la mécanique post newtonienne est confrontée à l’émergence d’une opposition anti-euclidienne qui veut raviver les feux de la révolte avec les allumettes de la métaphore. En s’appuyant sur des chants antiques qui se réaffirment dans l’environnement urbain modern, la psycho géographie, en tant que mise en œuvre de la psycho-géométrie anti-euclidienne offre un troisième pole dans le triptyque, entre faux universalisme du modernisme et virtualité universel du post modernisme  » [4]

La LPA pourrait être une tentative valable de remodeler notre conscience de l’environnement, ou ce pourrait juste être une plaisanterie élaborée. Plaisantins ou pas, la LPA partage l’approche de ceux qui voulaient faire de Londres, la Nouvelle-Jérusalem. Si les Franc-maçon sont discrets, de puissants Illuminati, alors les LPA sont des Discordiens anarchiques cherchant à reconquérir la ville au profit des masses.

Londres a encore plus que sa part d’édifices qui semblent plus dédiés à l’occulte qu’à des préoccupations strictement pratiques. Numéro Un, le Canada Square, mieux connu sous le nom de Canary Wharf, est coiffé d’une formidable pyramide qui a une lumière clignotante à son apex. On ne pourrait que difficilement réaliser une construction plus graphique de l’image populaire de la pyramide surmontée d’un œil, symbole familier du verso du dollar américain.

Canary Wharf

L’architecte de One Canada Square est César Pelli, qu’on a cite déclarant que la tour était destinée à être une forme géométrique simple. « Des quatre différentes formes de toits possibles pour le World Financial Center, il a choisit la pyramide car il trouvait qu’elle était commune dans la plupart des cultures » selon une source.

Les pyramides ne sont pas vraiment communes dans notre culture, bien que Hawksmoor en ait ajouté quelques unes. La hauteur de la pyramide de Canary Wharf est de 130 pieds (40m) ; certains ont suggéré que c’était un mode de représentation des 13 degré de la pyramide maçonnique.

« C’est le symbole le plus clair pourtant. Examinant le Monument de Washington, je pense avoir trouvé le plus grand obélisque et l’Œil d’Horus. Ca a à voir avec les Maçons. » Écrit un bloggeur excite, alors qu’il démontre de quelle manière le Canary Wharf peut être cartographié en symboles maçonniques. Bien sûr, les théories de la conspiration n’ont pas besoin de plus et d’autres, habiles dans ce genre, ont réussi à lier Pelli aux Franc-maçons, à la Société des Skull & Bones, à l’Ordre de la Mort et plus et plus… [5]

Maintenant une nouvelle génération de gratte-ciels doit remodeler le paysage de Londres. En Extrême-Orient, personne ne discute de l’importance de l’alignement des édifices. Même si les architectes ne croient pas au Feng Shui, aucun investisseur ne voudrait participer à quelque chose appelant le mauvais sort. Peut-être, ne devrions-nous pas être surpris du penchant pour la géométrie sacrée des Franc-maçon.

Finalement, l’indice est peut-être dans le nom. La City de Londres, est aussi connue sous le nom de Square Mile, même si elle est rectangulaire. Les carrés figurent de manière importante dans les rituels maçonniques et dans les signes de reconnaissances. On requière des Maçons qu’ils « régler leur action par le carré de la vertu » et jurent par « Dieu et le Carré ».

Ainsi quand Dan Brown envoie son héro parcourir Washington, peut-être a-t’il choisi la mauvaise ville. Est-ce un oubli, un acte délibéré de donner une mauvaise direction, ou y-a t’il d’autres forces en œuvre? Presque sûrement la dernière hypothèse, je pense. Brown avait déjà utilisé Londres dans son best seller mondial « Le Da Vinci Code », alors il avait besoin d’une nouvelle ville cette fois, et une qui parlerait à ses fan américains.

Je prédis que sa collection d’emblèmes puissants et mystérieux va augmenter avec l’ajout de nombreux morceaux de papier portant les symboles de l’œil dans la pyramide.
Notes:

1 Mentionnée par Blake, Shakespeare et Dickens, the London Stone pourrait être une partie d’un ancien temple, une borne romaine… ou la pierre d’où le Roi Arthur a retire Excalibur.

2 Matthew Scanlan: ‘Nicholas Hawksmoor’, Freemasonry Today, Issue 41 Summer 2007

3 Trevor W McKeown: ‘The Byrom Collection, a few observations’, Grand Lodge of British Columbia and Yukon

Trad.: Veritas

Source: http://www.forteantimes.com/features/articles/2350/city_of_symbols.html

 

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