L’Origine de Noël

15Au delà  de l’origine de Jésus, Noël fut une féte déjà  chez les Romains. Dès que l’homme commença à  cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l’année, car c’était de lui que dépendait la nourriture, la chaleur et le bien-étre. Le cours des saisons déterminait aussi le moment des fétes. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices étaient célébrés dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c’est à  dire aux solstices d’été et d’hiver.

Ce fut au solstice d’hiver, la période de l’année où les journées commencent enfin à  étre plus longues, que l’on concéda le plus d’importance. Les historiens s’accordent à  reconnaître que, bien avant l’époque romaine, on fétait en Europe la renaissance tant attendue de la nature et l’espérance de vie nouvelle. Mais en revanche on ne sait rien de précis sur les cérémonies qui se déroulaient à  cette époque. Il est probable que le feu et la lumière, en tant que symboles, jouaient un rôle important. Les saturnales Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l’agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa féte, les saturnales, donnait lieu à  des réjouissances du 17 au 24 décembre. On disait qu’elles s’étendaient jusqu’aux calendes de janvier, le jour de l’An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois. Les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne « des pommes de providence », nourriture des dieux.

Les orientaux rendaient un culte à  Mithra, divinité de la lumière. Toutes ces religions antérieures au Christianisme donnaient l’occasion de féter le solstice d’hiver avec pour but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l’absence de vie et l’obscurité. A l’origine, les Saturnales avaient lieu à  l’occasion des semailles, mais cette tradition se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à  peu à  justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fétes et d’orgies. Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIe siècle ap. J.C., décrivit les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d’ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser, pour nommer des rois et donner des repas aux esclaves. Il régnait une gentillesse à  l’égard de tous. Comme pendant nos fétes de Noël actuelles, on offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gàteaux, de l’or étaient des cadeaux courants. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à  part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit. Les cadeaux de Noël sont sans doute une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à  Jésus. Déjà  au temps du règne de César, les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et méme les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres. Avant Jésus Christ, chaque foyer offrait des sacrifices aux dieux pour la féte du solstice d’hiver, afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu’ils veillent sur la fertilité des champs.

Résumé de http://www.france-pittoresque.com/traditions/15.htm selon le Texte fourni par Marie-Christine BRAJARD.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *