Multivers, observateur et conscience

Combien d’univers peut-on discerner d’un multivers ?

Dans un multivers – ce qu’hypothétiquement de nombreux modèles proposent aujourd’hui – il est raisonnable de se demander avec combien d’autres univers distincts nous pourrions le partager. Maintenant, les physiciens arrivent a des réponses surprenantes, ou la plus ‘dure’ des sciences rejoint peut-être les traditions les plus obscures.  La question dérange !

Le big bang était essentiellement un processus quantique qui a généré des fluctuations dans les premiers états de l’univers

Le multivers a connu une période de croissance rapide durant laquelle ces perturbations furent ‘gelées’, créant différentes conditions initiales classiques dans différents coins du cosmos.
Depuis, chacune de ces régions aurait une différente combinaison de lois de physique énergétique, ils peuvent être pensés comme différents univers.
En estimant combien d’univers différents ont pu apparaître suite a cet effet, leur réponse est un nombre proportionnel a l’effet qui a causé les perturbations en premier lieu (slow roll inflation)
Hologramme isomorphe

Théoriquement, un trou noir est connu pour posséder de l’entropie, qui est directement proportionnelle à l’aire de son horizon des événements. Plus précisément, les trous noirs sont des objets à entropie maximale , de sorte que l’entropie contenue dans une région de l’espace ne peut pas être plus grande que l’entropie du plus grand trou noir qui entrerait dans ce volume d’espace.
Une plus grande masse (contenue dans un espace donné) implique aussi une plus grande entropie. Ceci est contre-intuitif puisque l’entropie est une variable extensive, directement proportionnelle à la masse, qui, elle, est proportionnelle au volume et pas à la surface.

Si l’entropie de la masse ordinaire (pas seulement les trous noirs) est aussi proportionnelle à la surface, alors cela implique que le volume lui-même est d’une certaine manière une illusion et que la matière occupe une surface, pas un volume ; et donc que l’univers est finalement un hologramme isomorphe à l’information inscrite à sa surface

Cette conjecture propose que toute l’information contenue dans un volume d’espace peut être décrite par une théorie qui se situe sur les bords de cette région. Par exemple, une pièce donnée d’une maison et tous les événements qu’elle contient pourraient être modélisés complètement par une théorie qui prendrait en compte uniquement ce qui se passe au niveau des murs de cette maison. Le principe holographique dit aussi qu’il y a au plus un degré de liberté (ou une constante de Boltzmann k, unité d’entropie maximale) pour chaque ensemble de quatre aires de Planck, ce qui peut être écrit comme une limite de Bekenstein .

Limite de Bekenstein

Les problématiques relatifs aux nouvelles structures topologiques en physiques se font dailleurs connaître http://www.msri.org/web/msri/scientific/programs/show/-/event/Pm107
L’entropie, si elle est considérée comme une mesure de l’information, peut être finalement mesurée en bits ou nats et la quantité totale de bits est reliée à la somme des degrés de liberté de la matière et de l’énergie. Les bits eux-mêmes encoderaient ainsi l’information à propos des états de la matière et de l’énergie qui occupent l’espace donné.

Ainsi donc, plus que combien d’univers y a-t-il, Linde et Vanchurin http://arxiv.org/abs/0910.1589 formulent ‘combien d’univers nous pouvons voir’ – et devient singulière en impliquant les propriétés propres a l’observateur comme facteur important, en raison  de la limite d’informations qui peut être contenue dans un espace donné, et dans les limites du cerveau humain – nombre connu comme étant la limite de Bekenstein

Ils proposent ainsi que la plus forte limite sur le nombre de différentes géométries localement distinctes est déterminé par nos capacité a distinguer ces différents univers et se souvenir de ces résultats

La quête scientifique qualifiable d’extérieure rejoint-elle ici la vieille science des combats intérieurs, dans une époque ou un biomagnétisme différent autorisait d’autres perceptions ?


Sujet et objet
Les IRMs ont dévoilés depuis peu de temps seulement les nouvelles ‘structures’ cérébrales causés par les techniques yogiques/méditatoires.  Au fronton du temple de Delphes est inscrit un écho.

Je conclue brièvement par une idée issue des Vedas de l’Inde à propos des différents modes de la conscience/intelligence, et de leur liens avec le réel extérieur, puisqu’il semble important de préciser qu’une telle étude, exclusivement extérieure, soit une spécifié de notre époque et de notre culture

L’intelligence porte différents noms, qui ensemble, et au-delà peuvent correspondre à la conscience. On appelle ainsi Antaryami celle qui décide de s’accorder avec les termes du monde extérieur (!) – c’est pourquoi on l’appelle aussi la ‘connaissance confirmée’ (Vijana). Elle aide à décider de la vérité relative aux objets extérieurs, de deux manières. En analysant les processus internes, ainsi que le monde phénoménal et objectif.

Serait-il amusant que deux cultures se rejoignent sur la question de l’observabilité selon les mécanismes subtiles et intérieurs…. quelques 4000 ans plus tard.

http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/24239/

http://en.wikipedia.org/wiki/Holographic_principle

http://en.wikipedia.org/wiki/Brane_cosmology

http://en.wikipedia.org/wiki/Membrane_%28M-Theory%29

http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=4770779
http://www.scientificamerican.com/podcast/episode.cfm?id=mediation-correlated-with-structura-11-01-22

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