Nick Pope le 6 mars 2007 à  Paris La défense

Nick Pope le 6 mars 2007 à  Paris La défenseAu moment où Nick Pope compte se rendre à  Paris pour y donner une conférence sur le phénomène ovni et y faire des déclarations à  la presse, en Grande Bretagne, un grand quotidien, THE GUARDIAN, se pose des questions à  propos du phénomène, du secret mis en place par les officiels et a repris certaines déclarations de Nick Pope, vraiment incontournable dans son pays. Nous vous livrons cet article en version originale et dans une version traduite en Français. Rappelons que Nick Pope a fait l’objet en 2006 et début 2007, de plusieurs dépéches à  l’échelon International et qu’il a été dans son pays cité à  travers des centaines d’articles, émissions tv, radio etc.Nul doute que la venue de Nick Pope à  Paris va étre un événement et que ses déclarations vont nous apporter une meilleure connaissance de la position du gouvernement et des militaires Britannique dans ce domaine.Extrayons de l’article quelques questions préoccupantes, que Nick Pope pourra commenter lors de la conférence de Presse ou au cours du débat en soirée. Vous pouvez vous en inspirer pour lui poser des questions. Rappelons que Nick Pope a été le patron du service s’occupant de l’étude des observations d’ovnis d’origine civile ou militaire, au sein du Ministère de la Défense Britannique (MOD).  Encore en poste au MOD il y a moins de 6 mois, il y occupa des fonctions importantes, avant sa récente démission. Il vient non seulement pour la première fois à  Paris, mais aussi y donne sa première grande conférence sur le sujet, depuis sa démission.

« .. Ministère de la Défense d’étudier la menace qu’ils pourraient constituer.. »« …si la technologie militaire extraterrestre pourrait étre employée pour la défense du royaume… »« …. les efforts que les fonctionnaires se sont donnés afin de maintenir le projet secret.. »« … « les implications en matière de sécurité nationale sont considérables. Nous avons beaucoup de rapports d’objets étranges dans les cieux et nous ne les avons jamais étudiés. .. » « ..il décrit un briefing qui a eu lieu au DI55 sur les ovnis .. »  Encore cité le fameux bureau secret – DI 55 – des services de renseignements britanniques.« …. une note du DI55 se rapporte « à  l’embarras politique » potentiel si le projet devenait connu publiquement. » Maintenant que ces documents sont publiés sur le net, quelle est la nouvelle politique du gouvernement ? Pourrions-nous avoir été baladés en OVNI ?Des dossiers nouvellement déclassifiée pourraient mettre un terme au mystère, mais ce faisant d’autres sont laissés sans réponse.James RandersonThursday February 22, 2007

The Guardian   – Londres – Grande Bretagne – Rubrique TECHNOLOGYCe n’est pas le genre de discussion que vous imaginez chez les ronds de cuirs de Whitehall, les analystes de la défense discutant de l’existence de petits hommes verts et spéculant sur la question à  savoir s’ils ont visité la terre ou non. Un ensemble de documents nouvellement déclassifiés par le Ministère de la Défense offre une perspective fascinante sur l’intérét des militaires pour les OVNIS. Ils racontent l’histoire de la décision du Ministère de la Défense d’étudier la menace qu’ils pourraient constituer et si la technologie militaire extraterrestre pourrait étre employée pour la défense du royaume. Ils indiquent également les attitudes contradictoires à  Whitehall sur le sujet et les efforts que les fonctionnaires se sont donnés afin de maintenir le projet secret. Les documents, dont beaucoup sont marqués « Secret, seulement pour les yeux Britanniques », (1) commentent le rapport du projet Condign, qui a demandé trois ans d’étude et qui a analysé plus de 10.000 observations possibles d’ovnis rassemblés sur plusieurs décennies, beaucoup venant de personnels militaires. L’existence du rapport de 460 pages a été révélée au public l’année dernière à  la suite des demandes d’information faites par David Clarke, un conférencier en journalisme à  l’université de Sheffield Hallam et à  son collègue Gary Anthony.

C’est à  la suite de nombreuses interventions et en faisant appliquer la loi sur l’Accès à  l’Information qu’a été révélé ce volumineux dossier. Les documents prouvent que des efforts internes d’incitation pour une étude des OVNIS ont commencé en 1993. Dans une note résumée émanant du bureau des enquétes du Renseignement de la Défense – appelé DI55 – un auteur anonyme a écrit : « les implications en matière de sécurité nationale sont considérables. Nous avons beaucoup de rapports d’objets étranges dans les cieux et nous ne les avons jamais étudiés. » Réaction paranoïaque »Je crois également qu’il est important d’apprécier ce qu’est un « fait » scientifique de nos jours, qui peu étre vrai aujourd’hui et faux demain… Si les rapports sont pris pour argent comptant, alors il existe des engins qui n’utilisent pas les systèmes conventionnels de propulsion à  réaction, ils ont un éventail très divers de vitesses et sont furtifs. Je propose que nous employons cette technologie, si elle existe. » Et il spécule : « Si les observations sont celles d’engins qui ne viennent pas de la terre alors leur but doit étre déterminé en priorité… des possibilités sont :

  1. la reconnaissance militaire.
  2. scientifique.
  3. le tourisme.

 » Selon un ancien analyste du renseignement au Ministère de la Défense qui a demandé à  ce que son nom ne soit pas mentionné, le Ministère de la Défense démontrait une attitude paranoïaque vers la fin des années 80 par rapport au fait que l’Union Soviétique aurait développé une technologie qui aurait dépassé en physique les connaissances occidentales. « Durant de nombreuses années nous craignions terriblement que dans certains domaines les Russes aient un savoir faire en physique que nous n’avions pas du tout. Nous ne savions tout simplement pas sur quelles bases ils travaillaient fondamentalement, » a-t-il dit. « Nous avons encouragé nos scientifiques à  ne pas penser que nous, à  l’Ouest, n’étions pas informé de tout ce qui se passait sur ce sujet » Les informations complémentaires qui ont été obtenues sur le rapport Condign à  la suite de l’application de la loi relative à  l’accès à  l’information, qui n’ont été publiées seulement qu’en octobre et après qu’il ait été fait appel, suggèrent que le Ministère de la Défense ait suspecté que cette connaissance scientifique de la part des Russes soit venue de l’étude des OVNIS – ou phénomènes aériens non identifiés (UAP) comme le Ministre de la Défense préfère les appeler -. « Les républiques soviétiques russes, les anciennes républiques et les autorités chinoises ont fait un effort coordonné pour comprendre le phénomène des UAP. Plusieurs avions ont été détruits et au moins quatre pilotes ont été tués en « pourchassant les OVNIS ». » L’une de conclusions du projet Condign est que des événements UAP pourraient étre expliqués comme des phénomènes mal compris appelés « plasmas ».

Le rapport indique que les militaires russes faisaient des recherches en utilisant des plasmas comme antennes de réflecteur, réducteurs de traînée aérodynamiques, revétement furtifs et les employait pour produire des « volumes en forme de soucoupes. » La demande initiale de 1993 relatives à  un projet de recherche sur le phénomène ovni, qui émanait du Ministère de la Défense, avait été enterrée. Mais dans une note postérieure datée du 19 juin 1995 à  la suite d’une augmentation subite des rapports d’observations d’ovnis, le méme commandant d’escadrille anonyme du DI55 a écrit : « jusqu’à  ce que nous fassions une certaine analyse des dossiers nous n’aurons aucune idée de ce que représentent ces nombreux rapports. Si à  n’importe quelle étape dans l’avenir il est démontré que les UAP existent, alors il y a potentiellement un risque que nous soyons ridiculisés. » Clarke, dont le livre « Flying Saucers : The social History of Ufology » [Les Soucoupistes : Histoire Sociologique de l’Ufologie »] sera publié en avril, a dit : « ils savaient que parce qu’aucune étude détaillée du phénomène n’avait jamais été réalisée – et par conséquent ils n’avaient aucune idée de ce qu’étaient les OVNIS – ils ne pourraient pas justifier l’affirmation qu’ils ne sont pas une menace. »

Nick Pope, qui a travaillé au bureau public s’occupant  des ovnis, au ministère de la Défense jusqu’en 1994 et qui est cité dans la correspondance, ajoute : « C’était toujours cela le grand débat. Comment pouvez vous examiner la question de savoir si le phénomène ovni comporte des éléments importants pour la Défense, sans avoir fait des recherches approfondies au préalable sur le sujet et mis en oeuvre un programme d’enquétes ?  Je pense que c’est un de ces sujets où il y a à  la fois basses probabilités et conséquences élevées, » ajoute-il.  « S’ils voulaient dépenser un petit peu d’argent, le potentiel de bénéfice, s’il y avait quelque chose de la moindre importance pour la Défense, justifierait largement cette dépense. » Mais quelle somme d’argent le Ministère de la Défense a-t-il dépensé ? Un document nous indique une estimation des coûts de 35,000£, alors que dans d’autres document datant de 1996, le chef du renseignement de la défense (scientifique et technique) estimait qu’une étude d’un an coûterait 80,000£.

Le projet Condign, de la date de son lancement à  celle de sa clôture, a durée plus de trois ans. Est-ce que cela signifie une dépense d’au moins 240,000£ ? Non, selon le Ministère de la Défense, bien qu’il ne publie pas le chiffre effectif. « Cette supposition que la somme ira jusqu’à  80,000£ par an n’est qu’une estimation et est imprécise. Elle a été reprise à  partir d’un contrat existant et qui est mentionné dans un poste budgétaire. » ajoute-il. L’étude a été donné à  un entrepreneur de confiance de la Défense et bien que les détails du contrat n’aient pas été indiqués, les documents suggèrent qu’il ait été géré afin de ne pas exposer le « projet Condign » à  un examen minutieux. Dans la correspondance initiale sur le sujet en 1993, une note du DI55 se rapporte « à  l’embarras politique » potentiel si le projet devenait connu publiquement. La note continue : « je crois que l’ouverture d’un nouveau contrat spécialement pour une telle étude et faire un appel d’offre, exposeraient potentiellement l’étude à  un public trop large. »

Mais Nick Pope pense que c’était simplement une mesure pratique. « Utiliser un contrat existant va toujours étre plus facile que de réellement commissionner un nouveau contrat, » dit-il. « Ce n’était pas une tentative pour le mettre à  l’abri des oreilles du public. C’était la solution la plus simple. » Esprits soupçonneuxLes notes internes et les notes sommaires, sont pimentées des tonalités considérablement sceptiques, que le commandant du DI55 a rencontré chez ses supérieurs. Dans le dossier original d’août 1993, il écrit : « je suis bien conscient du fait que les personnes qui parlent du phénomène ovni sont traitées avec un certain degré de suspicion. Je vous parle de cela parce que le DI55 a une responsabilité au niveau du phénomène OVNI et non pas parce que je parle à  des petits hommes verts chaque nuit ! » Et dans un document postérieur, il décrit un briefing qui a eu lieu au DI55 sur les ovnis. « Les scientifiques et les ingénieurs prenaient le sujet au sérieux tandis que les non scientifiques (ou ceux sans culture scientifique) faisaient les plaisanteries habituelles au sujet des petits hommes verts et les hallucination de masse ! »

Quand le projet Condign a finalement pris fin en 2000, il a conclu qu’il n’y avait aucune évidence que les UAP étaient d’origine extraterrestre. Mais l’auteur a travaillé dans des conditions ne lui permettant pas une analyse sérieuse, car il ne lui a pas été permis d’interviewer les personnes qui avaient été témoin d’événements d’UAP ou de discuter avec des experts. [Ndt : d’où l’incroyable bétise de ce rapport !] « La nature de la classification de sécurité voulait dire qu’il ne pouvait pas discuter de l’étude avec des scientifiques, qui auraient pu alors le conseiller sur la crédibilité des conclusions qu’il a tirées » dit Clarke. Ceci explique la conclusion imprécise du rapport : les UAP sont réels, mais causé par des plasmas étranges, qui sont sur les franges de la compréhension scientifique. « Il a finalement tenté d’expliquer un phénomène inconnu en se référant à  un autre phénomène inconnu, » a dit Nick Pope. (1)    Traduction au mot pour mot, chez nous « secret défense ».

Article original communiqué aux Repas Ufologiques Parisiens par Christian Macé. Traduction de Patrick Gross.transmis par Yeti

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